Ce mardi, vers 12H00 lors de la distribution des repas, l’officier en charge du bâtiment B s’est présenté à la cellule d’un détenu particulièrement belliqueux afin de récupérer la télévision conformément à une décision de la commission de discipline.
Mécontent de cette mesure, le détenu a :
AGRESSÉ GRATUITEMENT NOTRE COLLEGUE :
En lui portant un violent coup de poing au visage
Résultat : blessure, traumatisme, choqué.
Il aura fallu l’intervention rapide et déterminée des personnels présents pour mettre fin à cette agression et maîtriser l’individu, immédiatement conduit au quartier disciplinaire.
Une fois encore, les agents paient le prix d’un climat de tension permanent au sein de notre établissement.
Depuis de nombreuses semaines, notre établissement s’enfonce dans une situation alarmante : manque cruel de personnels, surcharge de travail, épuisement des équipes, multiplication des incidents… Chaque jour, exercer nos missions devient plus difficile et plus dangereux.
Nos collègues ne peuvent plus continuer à travailler dans de telles conditions
UNE SITUATION INACCEPTABLE !!
FO SalonAPPORTE tout son soutien à notre collègue blessé et se tiendra à sa disposition pour l’accompagner dans ses démarches administratives et pénales.
FO SalonDEMANDE des sanctions pénales et disciplinaires EXEMPLAIRES.
FO SalonEXIGE le transfert immédiat de ce détenu après sa peine au Quartier Disciplinaire
FO SalonSOUHAITEun prompt rétablissement à notre collègue.
Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire
Ministère de la justice
Direction de l’Administration Pénitentiaire
13 Place Vendôme
75042 PARIS Cedex 01
Objet : Demande de versement de la revalorisation de l’Indemnité de Fonctions et d’Objectifs du corps de commandement au titre de l’année 2026
Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire,
Je reviens vers vous concernant le versement de la revalorisation de l’indemnité de fonctions et d’objectifs (IFO) au titre de l’année 2026 pour le corps de commandement, dont celui-ci devra bien évidemment avoir un effet rétroactif au 1er janvier 2026.
En effet, déjà 5 mois se sont écoulés et ce versement de l’IFO revalorisée n’a toujours pas eu lieu de manière effective.
Malgré un contexte général de surcharge de travail dans les établissements et services, au regard d’un taux record de surpopulation carcérale, les officiers font preuve tous les jours d’un engagement sans faille dans l’accomplissement de leurs missions.
Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire, cette situation ne peut plus perdurer et je vous demande donc de traiter ce sujet en urgence afin que le versement de cette revalorisation de l’IFO ait lieu dans les plus brefs délais.
Dans l’attente de votre retour,
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire, l’expression de mes salutations les plus respectueuses.
Ce jour au Centre pénitentiaire de Meaux, un collègue a été victime d’une violente agressiondès 7h20 au Centre de Détention Gauche.
C’est au deuxième étage de ce bâtiment que l’agression s’est produite.
Alors que notre collègue ouvre la porte de cellule du détenu B. après un bref échange, le détenu se montre virulent et marche d’un pas déterminé en direction du surveillant qui le repousse, en tentant de déclencher son alarme portative individuelle (API).
Mécontent, ce « casseur de bleus » est revenu à la charge violemment, en faisant chuter notre collègue, qui tentait en vain de le maîtriser. De nombreux coups de poings, lui ont été portés au niveau de la tête.
Un agent agressé, ce n’est pas un “incident” c’est un drame humain et professionnel.
Notre collègue n’est pas “un dommage collatéral”
Il est un professionnel agressé parce qu’il a fait son travail.
Nous lui apportons tout notre soutien ainsi qu’à l’ensemble des collègues qui sont intervenus.
Chaque agression, non suivie d’une réponse forte, est un signal envoyé aux prochains agresseurs, c’est pourquoi nous demandons :
Contacté, notre collègue et ami tient le coup, malgré la violence des faits.
Une plainte sera déposée contre l’auteur, de cette lâche agression e n espérant une issue pénale à l a hauteur des faits commis.
► FO Justice PJJ SUD-EST tire la sonnette d’alarme : depuis plusieurs mois, un management toxique et autoritaire s’installe au STEMO de Toulon. Face à la gravité des faits, notre organisation syndicale alerte la Direction Interrégionale afin que des mesures fortes soient prises rapidement pour protéger les agents.
L’administration ne peut plus fermer les yeux sur les dérives de la Direction de Service. Le quotidien subi par les agents relève de la maltraitance.
► En outre, ces derniers doivent faire face à :
•Un flicage et un contrôle permanent : Tous les déplacements sont surveillés, les pauses méridiennes sont épiées, à cela s’ajoute une règle absurde digne d’un monastère à savoir l’interdiction formelle de discuter avec certains collègues ou d’évoquer sa vie privée. Une hérésie imposée également lors des temps de pause.
•Une ingérence constante et des propos inadmissibles : La direction de service se permet des intrusions abjectes dans la vie privée de certains agents et des remarques managériales sur fond de totalitarisme telles que « dans mon service ça doit être carré comme chez moi en Corée ».
•Des violences managériales et humiliations : La direction de service s’autorise de manière décomplexée des cris, des dénigrements systématiques et un acharnement verbal allant jusqu’à provoquer la sidération des équipes. Le dialogue est rompu.
•Un climat de terreur et des menaces déguisées : Les libertés individuelles sont piétinées pour instaurer un régime de peur et de représailles
Alors qu’elle interdit formellement aux agents de parler de leur vie, la directrice de service, dans une incohérence affligeante, communique et assume dans le service le fait d’avoir été recadrée par le passé suite à des blagues racisées qu’elle trouvait hilarantes.
La communication est unilatérale. Les agents jettent des bouteilles à la mer. Tous les signes, pourtant visibles, ne semblent pas interpeller cette direction. Nul n’est plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.
FO justice PJJ SUD-EST continue de dénoncer la dérive de certains cadres !
Au STEMO de Toulon, nous tenons à rappeler fermement à la direction de service que nous sommes dans un État de droit, pas dans une dictature et le respect des droits des agents n’est pas négociable.
►Eu égard aux nombreuses dérives et aux risques majeurs en termes santé et sécurité au travail, FO Justice PJJ SUD-ESTexige de la Direction Interrégionale :
1. Le déclenchement immédiat d’une enquête administrativesur le STEMO de Toulon.
2. La fin immédiate de ces pratiques managériales destructrices.
3.Des mesures urgentes pour libérer la paroleet garantir le retour à un climat de travail serein et respectueux pour tous les agents.
► FO Justice PJJ SUD EST alerte sur un risque imminent d’atteinte grave à la santé de plusieurs professionnels.
Face à l’arbitraire, FO Justice PJJ SUD-EST invite les professionnels du STEMO à rejoindre le mouvement de GRÈVE RÉGIONAL du 27 mai 2026 !
Mesdames et Messieurs les membres du Comité Social d’Administration,
Force Ouvrière Justicesouhaite aujourd’hui rappeler une réalité que plus personne ne peut ignorer au CP de Fleury-Mérogis : la surpopulation carcérale est devenue une crise permanente.
Au-delà des chiffres, cette situation a désormais des conséquences directes sur le fonctionnement de l’établissement, sur la sécurité et surtout sur les personnels.
Force Ouvrière Justicefait le choix d’un discours clair, responsable et ancré dans le terrain. Notre priorité reste la défense des agents et de leurs conditions de travail.
Chaque semaine, les équipes doivent faire face à une charge de travail toujours plus lourde : multiplication des mouvements, hausse des incidents, tensions accrues entre personnes détenues, surcharge des quartiers et pression constante sur les services.
Les personnels travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles, avec une fatigue physique et psychologique qui s’installe durablement.
À moyens constants, chaque détenu supplémentaire entraîne davantage de fouilles, davantage d’extractions, davantage de consultations, davantage de tâches administratives et davantage d’interventions.
Cette situation use les agents. Les risques psychosociaux augmentent, les arrêts maladie se multiplient et beaucoup de collègues ont aujourd’hui le sentiment de travailler en permanence sous tension.
Force Ouvrière Justicerefuse que cette situation devienne la norme.
Car la surpopulation carcérale ne dégrade pas seulement les conditions de travail : elle fragilise aussi la sécurité de l’établissement. Elle favorise les violences, les trafics, les conflits et réduit les capacités d’action des personnels.
Nous rappelons également qu’il n’est plus possible que l’administration pénitentiaire et ses agents supportent seuls les conséquences des politiques d’incarcération.
Chaque décision de placement en détention a des répercussions immédiates dans les établissements. Lorsque les capacités sont dépassées et que les personnels alertent depuis des mois, il est indispensable que cette réalité soit prise en compte.
Force Ouvrière Justicene remet pas en cause l’autorité judiciaire, mais rappelle qu’aucune décision ne peut être déconnectée des conséquences qu’elle produit sur le terrain.
Nous souhaitons également attirer l’attention sur les services administratifs, et notamment le greffe, qui subit lui aussi de plein fouet cette surcharge.
Chaque arrivée supplémentaire signifie davantage d’écrous, de levées d’écrou, de procédures et de gestion administrative. Les personnels du greffe travaillent dans l’urgence permanente, avec une charge de travail qui augmente sans que les moyens suivent réellement.
Force Ouvrière Justicetient aussi à souligner le rôle essentiel de la PEP.La PEP constitue un maillon central du fonctionnement de l’établissement. Porte d’entrée du CP, elle joue un rôle majeur dans l’accueil, le contrôle, l’identification des situations sensibles et la transmission des informations utiles aux différents services.
Son rôle est indispensable au maintien de la sécurité et à la bonne coordination des prises en charge.
Mais là encore, l’augmentation constante des flux et des sollicitations met les équipes sous pression et complique l’exercice quotidien de leurs missions.
Force Ouvrière Justicerappelle qu’une organisation claire, des effectifs adaptés et des conditions de travail préservées ne sont pas un confort : ce sont des nécessités pour garantir la sécurité des personnels comme celle de l’établissement.
Nous demandons donc une véritable prise de conscience de la situation du CP de Fleury-Mérogis.
Nous demandons des moyens humains supplémentaires, une réflexion sérieuse sur les capacités réelles d’accueil et des réponses concrètes face à une saturation devenue structurelle.
Les personnels ne peuvent plus être la variable d’ajustement d’un système à bout de souffle.
Force Ouvrière Justicecontinuera à défendre les agents, à porter leur parole et à rappeler que la sécurité des établissements passe avant tout par le respect et la protection de celles et ceux qui les font vivre au quotidien.
Ce 18 mai 2026, lors d’une fouille de cellule menée au 2ème étage du bâtiment D2, les agents ont une nouvelle fois démontré que lorsqu’ils fouillent, ils trouvent ……
Et cette fois-ci, la récolte mérite presque l’ouverture d’une boutique de téléphonie.
Les collègues ont fait une saisie plus que conséquente dans une cellule occupée par deux pensionnaires :
– 6 téléphones portables IPhone découverts en cellule. Oui, 6.
Avec tout un attirail :
-1 Clef Amazon 4G avec télécommande FIRE TV,
– 3 cartes SIM,
– 2 écouteurs,
– 2 adaptateurs
– 1 grinder bling weede
– 1 câble jack
– 1 adaptateur IPTV
– 5 câbles pour IPhone,
– et pour finir 12 grammes de stupéfiants
À ce niveau-là, on ne parle plus d’un téléphone clandestin mais d’un forfait famille.
Force Ouvrière Justice tient à saluer le professionnalisme et la vigilance des agents ayant procédé à cette fouille, car sans leur travail quotidien, certains secteurs de détention finiraient presque par bénéficier d’une meilleure couverture réseau que l’administration elle-même.
Cette découverte pose une nouvelle fois une question simple :
– Comment peut-on encore retrouver autant de matériels interdits dans certains secteurs sans déclencher une véritable réflexion sécuritaire globale ?
Car trouver 6 téléphones dans une cellule, ce n’est plus une découverte surprise. C’est une offre promotionnelle.
Force Ouvrière Justice rappelle que derrière chaque téléphone retrouvé se cachent :
– Des trafics,
– Des pressions,
– Des intimidations,
– Des projections,
Et parfois l’organisation de véritables réseaux depuis les cellules.
Mais heureusement, pendant que certains détenus pensent être chez un opérateur mobile, les personnels, eux, continuent de faire leur travail avec sérieux et efficacité.
Force Ouvrière Justiceexige :
– Des fouilles régulières et approfondies ;
– Des moyens humains supplémentaires ;
– Du matériel de détection performant ;
Et une politique sécuritaire qui capte enfin la réalité du terrain.
Parce qu’au D2, le problème ne vient manifestement pas du manque de réseau.
Force Ouvrière Justice
Le syndicat qui capte encore très bien ce qu’il se passe sur le terrain.