Jour : 15 mai 2026
Prison de Baie-Mahault : Incident à la MA 1 sud. Le pire a été évité !
Chers collègues,
Ce vendredi matin, aux environs de 9 h15, toute la MA était en ébullition suite à un violent incident dans le quartier MA1 Sud.
Une bagarre d’une violence inouïe s’est déclenchée, deux belligérants se sont livrés à un affrontement sans merci, l’un utilisant un couteau d’une vingtaine de centimètres. Il a fallu l’intervention rapide des collègues appuyés par l’ELSP pour mettre fin à l’incident et ramener un calme apparent dans le quartier.
Vu la violence des coups portés, le résultat est sans appel : les deux sont partis aux urgences. Pour l’un des deux : perforation au niveau des poumons et plusieurs plaies ouvertes ; l’autre dans un état moins critique mais qui a fallu aussi une évacuation vers les urgences pour de nombreuses plaies ouvertes aussi.
Cependant, durant cette bagarre, plusieurs agents se sont blessés pendant la gestion de l’incident. Une collègue a reçu un coup de couteau au niveau de la cuisse. Un autre collègue a une luxation du doigt et un collègue, celui qui a ceinturé l’un des acteurs est tombé sur ses genoux et doit suivre un protocole d’exposition au sang.
Parallèlement à cet incident, certains agents du CD venus en renfort à la MA, ont dû repartir vers leur quartier suite à la tentative de suicide une personne détenue.
Vraiment, cette matinée de vendredi, qu’on qualifiera de « vendredi noir », a montré le professionnalisme des personnels et leur aptitude à être omniprésents et opérationnels quel que soient les circonstances. Ce qui mérite la reconnaissance de notre hiérarchie.
FO Justice Bémao déplore ce déchaînement de violence et cette folie meurtrière sur l’établissement, surtout dans ce contexte de surpopulation carcérale, de manque d’effectif et d’usure professionnelle.
FO Justice Bémao félicite les agents pour leur sang-froid, leur réactivité et leur engagement sans faille (malgré des conditions de travail de plus en plus difficiles), ce qui a permis d’éviter le pire. Nous demandons à la direction que les agents soient félicités à la hauteur de leur intervention.
FO Justice Bémao déplore aussi les blessures des agents. Nous leur assurons de notre soutien indéfectible et leur adressons un prompt rétablissement.
FO Justice Bémao demande le départ d’un des acteurs, afin d’éviter tout croisement éventuel de ces deux personnes détenues.
Tableau d’Avancement : Major Encadrement – Session 2026

FO Justice informe l’ensemble des personnels concernés du lancement officiel du tableau d’avancement pour l’accès au grade de Major Pénitentiaire – Filière Encadrement au titre de l’année 2026.
⇒ Le nombre d’agents à promouvoir s’élève à 94
⇒ Peuvent être promus les Brigadiers-Chefs Pénitentiaires – Filière Encadrement ayant atteint le 2ème échelon et comptant au 31 décembre 2026 au moins un an de services effectifs dans le grade.
⇒ Date de transmission des propositions : avant le 22 juin 2026
⇒ Date de publication des résultats : à compter du 1er août 2026
⇒ Date d’effet de la promotion : 1er janvier 2026
➢ Pour rappel, la promotion au grade de Major Pénitentiaire – Filière Encadrement n’est soumis à aucune mobilité.
Nous invitons les agents remplissant les conditions à se rapprocher rapidement de leur hiérarchie et de leurs représentants FO Justice !
1ère Campagne de Mobilité des Techniciens du Ministère de la Justice
Suite aux opérations de reclassement des personnels Techniques de la DGAP dans les nouveaux corps communs, FO Justice PT vous informe de l’ouverture de la première campagne de mobilité des Techniciens du ministère de la Justice.
➢ Les postes proposés sont consultables sur l’intranet du Secrétariat Général, rubrique ressources humaines (mobilité) via le lien suivant :
http://intranet.justice.gouv.fr/site/ressources-humaines/202340
Pour rappel, les mobilités de l’ensemble de la filière technique ministérielle seront désormais pilotées par le Secrétariat Général.
Calendrier à retenir :
⇒ Date limite de candidature : 10 juin 2026
⇒ Publication des résultats : à partir du 2 juillet 2026
⇒ Prise de fonctions (exceptionnelle) : 1er octobre 2026
FO Justice PT se tient à votre disposition. N’hésitez pas à nous contacter à l’adresse suivante : pt@fojustice.fr pour obtenir des conseils ou un accompagnement dans la préparation de votre dossier et vos démarches de candidature.
Aujourd’hui comme demain, FO Justice PT avance à vos côtés en plaçant toujours vos attentes au cœur de ses engagements
Prison de Fleury-Mérogis : Compte rendu détaillé de la bilatérale DSD
Le 7 mai 2026 s’est tenue La bilatérale entre la DSD et le syndicat Force Ouvrière Justice afin d’aborder les nombreuses problématiques remontées par les personnels concernant la sécurité, les conditions de travail, la surpopulation carcérale et les difficultés quotidiennes rencontrées sur l’établissement. Force Ouvrière Justice a porté l’ensemble des inquiétudes et demandes exprimées par les agents.
Concernant la problématique des drones :
La direction a confirmé qu’un tableau de suivi est tenu quotidiennement par la cellule sécurité puis transmis à la DI. Les bâtiments les plus touchés sont actuellement D4, D3 et D1. Des fouilles régulières sont menées avec la gendarmerie ainsi que des fouilles sectorielles ciblées, notamment sur la tranche horaire de 1h00 à 4h00 du matin. Les ERIS et les FSI travaillent conjointement sur cette problématique.
Force Ouvrière Justice a proposé l’installation de filets anti-drones. La DSD valide le principe et étudie actuellement sa faisabilité technique. Concernant la demande d’équipes dédiées de nuit pour la neutralisation des drones, la direction comprend cette demande mais rappelle les difficultés d’effectifs actuelles.
Force Ouvrière Justice a également demandé un état des lieux des vitrages des miradors, galeries et postes stratégiques ainsi que l’installation de portiques à ondes millimétriques capables notamment de détecter les lames en céramique.
Concernant le maintien de l’ordre :
Force Ouvrière Justice a rappelé que certaines interventions, notamment sur les cours de promenade, relèvent du champ de compétence des ERIS. La DSD souhaite former davantage les agents tout en rappelant respecter les compétences spécifiques des équipes spécialisées.
Force Ouvrière Justice a alerté sur les dérives possibles concernant certaines missions ELSP lorsqu’elles viennent en soutien des PREJ ou des ERIS au détriment de leurs missions premières de sécurité en détention.
La DSD prend pleinement en considération les sollicitations des ELSP, qui peuvent parfois impacter l’exercice de leurs missions principales au sein du service. Toutefois, elle tient également à souligner que les ELSP ont fait remonter l’intérêt et le plaisir qu’ils trouvent à découvrir d’autres missions, notamment en soutien aux PREJ et aux ERIS.
Les rotations DPS devraient progressivement reprendre.
Concernant les portes crantées sur les promenades :
Des devis sont actuellement en cours.
La surpopulation carcérale a été largement abordée. Le taux d’occupation actuel est de 182 %, soit 4 923 personnes détenues.
Concernant les matelas au sol :
– D1 : 85
– D2 : 45
– D3 : 97
– D4 : 170
– D5 : 90
Force Ouvrière Justice a dénoncé les conséquences directes de cette situation sur les conditions de travail, les violences et la sécurité des personnels.
Concernant les cellules bloquées :
Le parquet a été relancé. Des pénalités sont appliquées aux partenaires extérieurs en cas de retard concernant les travaux et la restitution des cellules.
Une réflexion est menée concernant la gestion des triplettes et quadruplettes.
Force Ouvrière Justice demande que la gestion sécuritaire renforcée soit recentrée sur les triplettes contraintes.
Notre organisation a également rappelé l’importance de disposer d’ailes dédiées pour les profils psychiatriques nécessitant un encadrement spécifique et un suivi médical adapté.
Force Ouvrière Justice a insisté sur la notion d’impossibilité de faire au regard des difficultés rencontrées quotidiennement par le corps d’encadrement.
Concernant les sanctions disciplinaires :
Force Ouvrière Justice rappelle que les sanctions doivent être exécutées dans leur intégralité et refuse une disparition progressive du quartier disciplinaire au profit de sanctions alternatives.
Force Ouvrière Justice demande une expérimentation au bâtiment D3 concernant la continuité des sanctions provisoirement suspendues ainsi qu’une révision de la note sur la non-poursuite des sanctions.
Notre organisation demande également :
– un état des lieux des vitrages du QD ;
– le renouvellement des ICOM du QI ;
– une réflexion sur l’isolement des agents de nuit ;
– le respect des consignes concernant le port des bombes incapacitantes et des menottes ;
– une vérification des systèmes d’aération avant l’été.
Concernant les zones excentrées comme la guérite ou l’abri familles :
Force Ouvrière Justice demande la mise en place de procédures POI/PPI adaptées ainsi qu’une révision du plan d’évacuation de la PEP.
Force Ouvrière Justice demande également :
– un état des lieux général des caméras du site ;
– une zone de stockage sécurisée pour les agents de la MAF.
Notre organisation a aussi demandé :
– le renouvellement et la dotation des GPL ;
– la mise en fonction rapide du scanner palettes ;
– la formation de nombreux formateurs IRIS ;
– des formations contre les fraudes documentaires ;
– des formations avec les douanes concernant les contrôles de marchandises et de camions.
Force Ouvrière Justice considère que les compétences des douanes pourraient utilement compléter ponctuellement les dispositifs déjà menés avec la gendarmerie.
Enfin, concernant la PEP :
Force Ouvrière Justice demande la mise en place d’un système de badges visibles permettant l’identification rapide des intervenants extérieurs. La DSD reconnaît la complexité des missions exercées par les agents PEP et indique réfléchir à des améliorations afin de les accompagner davantage dans leurs missions.
Force Ouvrière Justice continuera à défendre les personnels, à faire remonter les difficultés du terrain et à proposer des solutions concrètes afin d’améliorer la sécurité, les conditions de travail et le fonctionnement de l’établissement.
Notre organisation tient également à rappeler sa volonté d’être totalement transparente auprès des agents concernant les interventions réalisées et les démarches engagées dans l’intérêt du bien commun.
1er juin 2026 Augmentation du SMIC : Des agents publics rémunérés sous le SMIC. UNE SITUATION INACCEPTABLE !
L’augmentation annoncée du SMIC au 1er juin 2026 met une nouvelle fois en évidence une réalité scandaleuse : aujourd’hui encore, des fonctionnaires de catégorie C, voire de catégorie B, se retrouvent avec une rémunération indiciaire inférieure au salaire minimum légal.
Cette situation touche également de nombreux ANT (Agents Non Titulaires) de l’État, dont les rémunérations demeurent particulièrement faibles malgré des missions essentielles au bon fonctionnement des services.
Pour tenter de corriger cette aberration, le Gouvernement a mis en place une indemnité différentielle lors de la précédente revalorisation du SMIC.
STOP AUX PRIMES PANSEMENT ! Les agents ne veulent plus de rustines indemnitaires, MAIS UNE VRAIE RECONNAISSANCE SALARIALE DURABLE !
FO Justice le dit clairement : cette indemnité ne peut en aucun cas remplacer une véritable augmentation des traitements.
Une prime ou une indemnité reste une mesure provisoire et insuffisante. Le vrai problème demeure l’effondrement des grilles indiciaires et l’écrasement total des débuts de carrière et l’absence de véritables perspectives salariales pour de nombreux agents, titulaires comme contractuels.
• Comment accepter que des agents de la Fonction Publique, investis au quotidien dans le fonctionnement du service public de la Justice, soient rémunérés sous le SMIC sans mécanisme correctif ?
• Comment accepter qu’avec plusieurs années d’ancienneté, les écarts de rémunération deviennent quasiment inexistants ?
Cette situation est le résultat de plusieurs années d’abandon salarial et de décisions politiques déconnectées de la réalité vécue par les agents.
►FO Justice exige :
• une refonte totale et immédiate des grilles indiciaires des corps communs administratifs et techniques ;
• une réelle revalorisation des traitements ;
• des écarts de carrière cohérents entre les grades et les échelons ;
• une reconnaissance salariale digne de l’engagement de ces corps communs.
Les agents publics ne peuvent pas vivre éternellement de mesures compensatoires. Ils ont besoin de salaires dignes, pérennes, intégrés à leur traitement et pris en compte dans le calcul de leur retraite.
FO Justice continuera de défendre sans relâche les intérêts des personnels et de dénoncer cette précarisation de la Fonction Publique !
Prison de Poitiers-Vivonne : Jail fighter
Lundi matin, sur le CP, nous avons commencé la semaine sur les chapeaux de roues !!
Et, c’est peu de le dire !!
Lancés sur une énième « Opération : la drogue c’est pas bô ! », ( là-dessus, rien de nouveau ), voilà donc les collègues partis sur le 1er étage de la MAH.
Inutile de préciser que la lutte contre les stupéfiants est notre lot quotidien.
Si, au départ, tout se passa relativement calmement, il est des signes annonciateurs qu’il ne faut pas ignorer …
En effet, un des occupants, portait une attention toute particulière quant à la présence d’une console, « Totem » de sa co-location.
Les collègues effectuèrent la fouille, qui malheureusement ne fût pas couronnée de succès, et par prudence retirèrent la console de jeux pour, entre autres en vérifier le contenu.
Console qui ne lui appartenait pas en l’occurrence ( est-il, là encore, bien nécessaire de le préciser) …
C’était sans compter sur l’attachement de notre chérubin pour son passe-temps favori, et qui s’offusquant de la confiscation de sa « BX 3000-NintenStation », refusa ensuite de réintégrer sa cellule et décida contre toute attente, de faire démonstration de sa pratique effrénée du jeu « street-fighter » !
Malheureusement, la prison n’est pas un jeu, et nos champions locaux eurent vite fait de faire entendre raison à notre « Mac Gregor » en devenir avec un pliage en bonne et due forme ( ou en « bon uniforme », c’est selon ).
Celui-ci fut prestement dirigé vers notre « AirBnB » local et ses installations tout confort.
Malgré cette note humoristique, il est à déplorer qu’un de nos collègues ait eu à encaisser plusieurs coups au torse.
Nous espérions, que lors de son passage en CDD, le « gamer » prendrait le maximum de points pour profiter pleinement de cet instant cocooning, un minima de 30 jours.
La section locale Force Ouvrière apporte tout son soutien à nos collègues dans leurs démarches administratives.
La section félicite l’ensemble des agents présents pour leur professionnalisme sans faille durant cette intervention !
Prison de Nouméa : Le 13 mai encore, les alertes restent lettres mortes
Le 13 mai 2026, au CD1, les personnels ont une nouvelle fois été confrontés à une violence d’une extrême gravité. Il ne s’agissait pas d’une simple agression, mais bien d’une attaque potentiellement mortelle. Lors du service du repas, un détenu, armé d’un stylo, a forcé le passage avec une volonté manifeste d’atteindre une zone vitale d’un agent. Notre collègue a été frappé au niveau du cou, une zone particulièrement vulnérable et exposée.
Cette agression démontre une réalité incontestable : La violence au CPN franchit un nouveau cap, elle évolue, se radicalise et vise désormais des zones du corps pouvant ôter la vie. FO Justice le rappelle : de nombreux objets du quotidien accessibles en détention peuvent être détournés et utilisés comme des armes potentiellement mortelles.
Et pourtant… FO Justice n’a cessé d’alerter l’administration !
Rappelons-le : le 13 mai 2024 la prise d’otage violente de notre collègue A.M. a profondément marqué les personnels et démontré à quel point notre établissement pouvait rapidement basculer. Un an plus tard, le 13 mai 2025, l’évasion de cinq détenus du CDK est venue confirmer les risques sécuritaires auxquels les personnels demeurent exposés.
« UNE INCOHÉRENCE SÉCURITAIRE INCOMPRÉHENSIBLE »
Dans un contexte socio-politique toujours préoccupant en Nouvelle-Calédonie, FO Justice déplore un manque évident d’anticipation et d’adaptation des dispositifs de sécurité à cette période particulièrement sensible (le renforcement massif d’agent en détention et une vigilance accrue). Malgré, les précédents extrêmement graves, malgré les alertes répétées, malgré les renseignements et tensions identifiés, les personnels continuent d’exercer dans des conditions dégradées et dangereuses.
Comment peut-on ignorer des faits ayant déjà failli faire perdre le contrôle de l’établissement ?
Comment peut-on ne pas tirer toutes les conséquences des signalements et informations recueillis ?
FO Justice rappelle que l’auteur de cette attaque est impliqué dans de nombreux incident en détention. La veille des faits, plusieurs insultes et menaces avaient déjà été proférées à l’encontre du même collègue. Malgré ces éléments préoccupants, aucune mesure adaptée n’a permis de prévenir le passage à l’acte.
FO Justice apporte tout son soutien à notre collègue
ET ANNONCE DÉSORMAIS DES ACTIONS MOINS PACIFIQUES !!!
FO Justice exige avec force :
– Un recrutement visible et immédiat d’effectifs supplémentaires en détention ;
– Une anticipation adaptée lors des périodes sensibles par un renforcement des effectifs et des moyens ;
– Le transfert immédiat de cette personne détenue concernée à l’issue de sa sanction disciplinaire ;
– La fin des journées de service de 12 heures imposée dans un même bâtiment, faute d’effectifs suffisants ;
« Les personnels ne sont pas des cibles, il faut les protéger »
UN AGENT AGRESSÉ, FO JUSTICE AGIRA !!!