PourFO JUSTICE CD MURET, il n’est pas question de rester inerte et silencieux lorsque les manques en personnel de la structure sont palliés de manière inadmissible.
Sur notre établissement, la direction passe trop souvent par la formulation:
DÉSHABILLONS PAUL POUR HABILLER JEAN …
Syndicat Majoritaire de l’Administration Pénitentiaire
La proposition de gestion des parloirs le week-end pour remédier aux lacunes en personnel ouvre inévitablement des FAILLES SÉCURITAIRES sur les autres secteurs que l’on dégarnit.
S’arrêter sur le fait que l’on fait appel à un agent portier UVF du Bâtiment A serait un manque de compréhension sur l’impact et sa déclinaison que ça a sur le reste.
FO JUSTICE CD MURET vous rappelle et vous alerte qu’à ce moment, les conditions de travail et de sécurité sont dégradées.
Le 2ème agent QI s’occupe des ouvertures du A et du PARLOIR. Être multitâches, être multi-secteurs, ce n’est pas la bonne méthode.
Si l’agent en question est de sexe féminin alors, l’équipe dite « fouilleurs » se trouve démunie d’un personnel.
FO JUSTICE CD MURET demande expressément un groupe de travail afin de définir les besoins et de mettre en place une gestion sécuritaire plus adaptée à la réalité du terrain.
FO JUSTICE CD MURET demande qu’une réflexion soit apportée afin qu’une BRIGADE dite PARLOIR voit le jour. Elle aurait pour mission la prise en charge du secteur BAS et le week-end la gestion du secteur du PARLOIR
FO JUSTICE CD MURET alerte l’administration : Les déficits en effectifs ont des effets néfastes sur les conditions de travail et sur la sécurité des agents.
FO JUSTICE CD MURET à vos cotés, dans l’intérêt de toutes et tous, afin de défendre vos droits et vos conditions de travail.
Ce jour, lors d’une fouille de cellule ordonnée par le chef du bâtiment F/G, les agents du Centre de Détention de MURET ont procédéà une découverte préoccupante.
En effet, du produit stupéfiant à hauteur de 24 grammes a été retrouvé au sein de la cellule fouillée, confirmant une nouvelle fois la présence de substances illicites en détention. Les contenants répartis dans deux sachets plastiques étaient dissimulés dans une boite de sel.
FO JUSTICE MURET tient à féliciter l’ensemble des agents pour leur professionnalisme, leur vigilance et leur sens du devoir, qui ont permis cette découverte. Leur engagement quotidien contribue pleinement à la sécurité de l’établissement.
FO JUSTICE MURET ne peut cautionner le fait que le détenu se soit vu simplement être déplacé du secteur. La logique aurait été qu’il soit placé au Quartier Disciplinaire.
FO JUSTICE MURETalerte avec la plus grande fermeté sur une réalité inquiétante : notre établissement n’est pas épargné par les livraisons par drone!
Aujourd’hui, il s’agit de la substance blanche appelée tout simplement « de la cocaïne »
CETTE DÉCOUVERTE COMME MALHEUREUSEMENT TOUTES CELLES PRÉCÉDENTES NE REPRÉSENTENT QU’UN POURCENTAGE INFIME DES SUBSTANCES ET OBJETS ILLICITES QUI PULLULENT DANS NOS DÉTENTIONS. C’EST POURQUOI :
FO JUSTICE MURET demande une fouille XXL en urgence.
La situation impose desréponses immédiates.
Il est urgent de renforcer la sécurisation du Centre de détention de MURET afin de garantir la sécurité des personnels tout comme celle des personnes détenues.
La vie des personnels de MURET n’a pas de prix !
Notre Administration en est le garant !
FO JUSTICE MURET ne cessera jamais de défendre les intérêts de tous les personnels, tous corps et grades confondus.
Ce matin du Mercredi 1 Avril 2026, notre collègue surveillant USN2/SMPR à été victime d’un déferlement de violence de la part d’un détenu qui s’est littéralement déchâiné sur lui !
UN DÉTENU (OQTF) DÉJÀ CONNU DE L’ÉTABLISSEMENT POUR DE PRÉCÉDENTES CONDAMNATIONS (ARRIVÉ LA VEILLE) S’EN EST PRIS À NOTRE COLLÈGUE A. EN LE ROUANT DE COUPS À LA TÊTE !
UN VÉRITABLE TABASSAGE !
C’EST CHOQUANT, RÉVOLTANT ET INACCEPTABLE !
En effet, dans le cadre de son parcours arrivant, l’énergumène mécontent de sa prise en charge par le personnel médical, n’a pas trouvé mieux que de refuser de regagner sa cellule en devenant très virulent.
Durant la gestion de cet incident, le collègue SMPR se retrouve seul sur le secteur de l’USN1/UCSA face à l’individu pour tenter de le faire partir, pendant que le surveillant de l’UCSA donne l’alerte. Après plusieurs essais et tentatives infructueuses, il sécurise la zone et va lui prêter main forte ! Durant ce laps de temps où il se retrouve isolé, le collègue A. se fait plaquer au sol et subit un enchaînement coups de poings/pieds à la tête et dans la mâchoire !
Les renforts cumulés des agents et du personnel médical ont été décisifs pour maîtriser l’individu et éviter le pire.
Notre collègue a immédiatement été pris en charge et évacué d’urgence à l’hôpital ! Le détenu est placé en prévention au Quartier disciplinaire.
CET ÉVÈNEMENT DÉPLORABLE VIENT METTRE EN LUMIÈRE LES CONDITIONS DE TRAVAIL DÉPLORABLES ET LE MANQUE CRIANT DE SÉCURITÉ À LA MAISON D’ARRÊT DE NICE !
Plusieurs alarmes (ICOM, coups de poings, API) sont déclenchées sans résultats !
Le système d’ouverture des portes, archaïque et obsolète, a ralenti l’arrivée des renforts ainsi que la sectorisation des zones complètement inadaptée à l’établissement !
Les moyens humains et matériels trop insuffisants pour répondre à une violence sans limite.
Le sous-effectif criant et le mode dégradé constant qui met les personnels en danger.
FO Justice exige que la sécurité du personnel devienne la priorité : bombes incapacitantes, PIE, classification des établissements.
FO Justice réitère sa demande au gouvernement et à l’administration de débloquer des moyens financiers conséquents pour la réhabilitation de MA NICE laissée à l’abandon.
Le bureau local FO Justice demande une refonte totale de la sécurité de l’établissement : Sectorisation MCI à revoir, mouvements en détention, système d’alarmes, de communication et d’ouverture des portes à minima !
Le bureau local FO Justice souhaite un prompt rétablissement au collègue blessé et exige le transfert du détenu à l’issu de sa sanction disciplinaire et un traitement judiciaire exemplaire !
La situation actuelle du Quartier de Semi-Liberté d’Haubourdin est plus qu’inquiétante : elle deviendra certainement intenable dans quelques semaines.
La surpopulation pénale de nos maisons d’arrêt déborde et dans peu de temps le QSL d’Haubourdin en fera également les frais. Ce quartier est désormais utilisé comme variable d’ajustement, avec une montée en charge de détenus qui s’annonce… sans aucun renfort d’effectifs de surveillants.
Dans le même temps, la population pénale évolue. Elle est de plus en plus difficile, de plus en plus violente. Nous constatons la présence régulière de détenus issus d’unités pour détenus violents, alors même que notre structure n’est absolument pas adaptée à ce type de profils.
Et pour cause : le QSL repose sur des locaux vieillissants, inadaptés à cette évolution. Ce vieillissement engendre aujourd’hui un manque cruel de sécurité, ressenti quotidiennement par les personnels. Les infrastructures ne permettent plus d’assurer sereinement leurs missions.
À cela s’ajoute une réalité aberrante : un nombre important de détenus ne travaille pas, ce qui est pourtant contraire à l’esprit même de la semi-liberté, et ne fait qu’accroître les tensions au sein de la structure.
Les incidents récents ont également mis en évidence les limites de l’organisation actuelle : la cellule d’attente disciplinaire est inadaptée. Nous demandons la mise en place d’une véritable cellule, avec des moyens à la hauteur des situations rencontrées.
Enfin, la présence de punaises de lit dans une chambre, avec un risque réel de propagation, vient encore dégrader des conditions de travail déjà fortement impactées.
Trop, c’est trop.
Nous refusons cette dégradation continue des conditions de travail et les risques grandissants pour les personnels.
Nous exigeons :
Une véritable cellule d’attente disciplinaire, adaptée et équipée
Une prise en compte réelle des problématiques de sécurité
Une réponse urgente aux problèmes sanitaires constatés
Remplir davantage le QSL dans ces conditions, c’est mettre en danger les agents.
Les agents pénitentiaires du Centre Pénitentiaire de Fleury-Mérogis exercent leurs missions dans des conditions de plus en plus difficiles.
Face à l’usure professionnelle, au manque de reconnaissance et à la dégradation continue des conditions de travail, il devient urgent de rappeler nos droits, nos attentes et nos revendications légitimes.
Cette plateforme revendicative locale en 17 points a pour vocation de donner une voix collective aux personnels de toutes catégories, et de promouvoir un dialogue social équitable et constructif.
1.Effectifs et surcharge de travail
Comblement des postes vacants non pourvus il manque près de 240 agents(197 surveillants/20 BCE/21 CDC).
Augmentation du ratio détenus/agents, mettant en péril la sécurité et la qualité du travail.
Exigence d’un plan de renforcement des effectifs permanents et d’un suivi annuel des besoins par pôle et par structure.
2. Conditions et cycles de travail
Planning instable et rotations excessives.
Prévisionnel du planning sur 3 mois minimum
Non-respect des cycles de travail équilibrés.
Fin du matin-nuit.
Revendication d’un cadre horaire plus humain, respectueux du repos, de la vie familiale et de la santé physique et mentale.
3. Respect et reconnaissance des personnels
Climat hiérarchique souvent dégradé.
Manque de reconnaissance du travail accompli.
Nécessité d’un plan interne de respect mutuel et de prévention des tensions entre agents /encadrants/ cadres.
4. Sécurité et agressions
Hausse inquiétante des agressions verbales et physiques.
Renforcement des effectifs des psychologues pour un meilleur suivi des agents.
Renforcement d’un protocole clair de prise en charge post-agression et d’un accompagnement systématique.
Déploiement des bombes incapacitantes/ PIE/ caméras-piétons.
5. Formation et accompagnement professionnel
Formations inadaptées ou inexistantes pour certaines fonctions.
Besoin d’une formation continue obligatoire et qualifiante.
Valorisation de la polyvalence et des parcours internes.
Création d’un statut des tuteurs de stage.
6. politique de Logement et qualité de vie
Exigence d’un plan logement spécifique pour les personnels pénitentiaires de Fleury-Mérogis.
Création d’un quatrième foyer hôtel.
Extension et rénovation de l’unité de vie.
Rénovation et équipement de la salle de musculation du gymnase.
Réhabilitation du terrain de football et de la piste d’athlétisme du domaine.
Installation de bornes électriques sur les différents parkings.
Revoir la politique de la petite enfance avec la mairie de Fleury-Merogis pour un augmentation des places en crèches en prenant en compte les horaires atypiques.
Gratuité des transports en Île-de-France.
7. Absentéisme et santé au travail
Taux d’absentéisme élevé lié aux conditions de travail.
Besoin d’un audit indépendant sur les causes de l’usure professionnelle et des arrêts maladie en lien avec la médecine de prévention.
Plan local santé au travail.
Renforcement de la médecine de prévention pour répondre aux attentes des personnels et les exigences de la taille du CP de Fleury-Mérogis.
8. Justice sociale et équité
Inégalités dans la répartition des primes, mutations et avantages.
Demande d’un plan d’équité et de transparence dans la gestion des carrières, mutations et bonifications.
Récompenser davantage les agents sur leur manière de servir.
9. Gestion et cogestion
Dysfonctionnements dans la gestion des équipes.
Nécessité d’une cogestion concertée entre personnels, encadrement et administration.
Mise en place d’un comité de concertation interne à Fleury-Mérogis.
10. Congés bonifiés et égalité de traitement
Difficultés récurrentes dans la gestion et la validation des congés bonifiés.
Injustices dans les délais d’attribution et les remplacements d’agents.
Non-imposition des dates de congés bonifiés.
Exigence d’un cadre clair, équitable et transparent pour le traitement des congés bonifiés, garantissant le respect des droits de chacun.
Mise en œuvre d’un TCCBS (taux de calcul de compensation de besoins de services) évalué à 24 % pour prendre en compte la spécificité de notre établissement pénitentiaire.
11. Maison d’Arrêt des Femmes (MAF) : un secteur en souffrance
Conditions de travail particulièrement dégradées à la MAF.
Infrastructures vétustes, espaces de travail inadaptés, surcharge des effectifs féminins.
Absence d’un véritable plan de rénovation ambitieux et planifié.
Nécessité d’une modernisation urgente des locaux et d’une revalorisation du travail des agents affectés à la MAF, souvent invisibilisés mais essentiels au bon fonctionnement de l’établissement.
12. Le Greffe : surcharge, manque d’effectifs et insécurité juridique
Manque chronique d’effectifs face à une charge administrative en constante augmentation.
Multiplication des tâches : gestion des écrous, mouvements, procédures judiciaires, extractions, contentieux, etc.
Risques accrus d’erreurs en raison du volume de travail disproportionné et de l’absence de moyens humains adaptés.
Insécurité juridique croissante pour les agents, exposés à des responsabilités lourdes sans accompagnement suffisant.
Exigence d’un renforcement urgent des effectifs au greffe, d’une formation spécifique sur les procédures juridiques, et d’une clarification des responsabilités pour protéger les agents.
Prise en compte des risques psychosociaux.
Audit spécifique au greffe.
Valorisation des agents de ce secteur.
13. Sécurisation périmétrique et lutte contre les trafics
Nécessité d’un renforcement immédiat de la sécurisation périmétrique du centre pénitentiaire.
Multiplication des jets de colis par drones, intrusions et trafics aux abords du site.
Création d’une brigade locale spécifique anti-drone.
Demande de la création d’un poste de police avancé en lien direct avec le CP de Fleury-Mérogis pour intervenir rapidement en cas d’incident.
Mise en place d’une coopération renforcée avec la préfecture, la gendarmerie et nos partenaires institutionnels afin de lutter efficacement contre les trafics, les projections et les complicités externes.
Élaboration d’un plan global de renforcement de la sécurisation du périmètre incluant vidéosurveillance, éclairage, patrouilles et coordination interservices.
14. Anticipation de la réouverture du Centre de Détention (CD)
Réouverture prochaine du Centre de Détention nécessitant une anticipation rigoureuse des besoins humains et matériels.
Risque d’aggravation de la surcharge actuelle si les effectifs ne sont pas renforcés en amont.
Exigence d’un plan de recrutement spécifique avant la réouverture, afin de combler les postes vacants et d’assurer une montée en charge progressive.
Nécessité d’une concertation préalable avec les personnels pour adapter les organisations de service, les affectations et la logistique interne.
Demande d’un engagement ferme de l’administration sur les effectifs, les moyens techniques et la planification opérationnelle du redémarrage du CD.
15. Les personnels administratifs « un personnel oublié » par les différentes réformes.
Revalorisation indemnitaire IFSE (Indemnités de Fonction, de Sujétions et d’Expertise) pour tous les personnels administratifs.
Suppression de l’abattement IFSE appliqué aux personnels des services déconcentrés de la DAP.
Plan de requalification / promotion de corps : Passage massif des personnels de catégorie C (adjoints administratifs) vers B (secrétaires administratifs), puis B en A (attachés).
Transparence et égalité de traitement et des primes (CIA) (Complément Indemnitaires Annuelle)
Reconnaissance des missions réellement exercées.
FO Justice demande un suivi concret et transparent du protocole signé.
Pour information FO Justice a signé un protocole, validant une revalorisation de l’IFSE à compter du 1er janvier 2025 : + 600€ brut/an pour les adjointsadministratifs (catégorie C), + 700€ brut pour les secrétaires administratifs (B),+ 800€ pour les attachés administratifs.
Le protocole prévoit un plan de requalification à terme (2026-2029), 1000 adjoints administratifs devront pouvoir accéder au corps de secrétaires administratifs.
16. Les personnels d’insertion et de probation « un personnel pas assez entendu ».
L’une des conséquences de la surpopulation carcérale est l’augmentation du nombre de suivi de dossiers rendant difficile et anxiogène le travail des personnel affectés au SPIP de notre établissement.
Par ailleurs, les récentes affaires médiatiques ont montré l’énorme responsabilité qui pèse sur ce corps qui est souvent pointé du doigt.
Ainsi, les risques psychosociaux sont omniprésents dans l’environnement professionnel de ce service et doivent être prise en compte dans le management de la hiérarchie à tous les niveaux.
17. les personnels techniques.
Les personnels du CP de Fleury-Mérogis demandent un changement profond, fondé sur le respect, l’équité, la sécurité et la reconnaissance.
Et notamment une réforme à la hauteur de la spécificité de cette filière et une revalorisation de ce corps.
En conclusion, Cette plateforme est un appel à la mobilisation collective, à la solidarité professionnelle, et à un dialogue social rénové.
Restons lucides, unis et attachés à la vérité des faits.
L’avenir de notre profession mérite mieux que des illusions.
La dernière note de service N°121 ainsi que le rappel de la note N°26 du directeur sont inacceptables.
Elle illustre une fois de plus l’incapacité de la direction à assumer son rôle : diriger, arbitrer et manager.
Depuis trop longtemps, les problèmes de management des officiers sont connus, identifiés, signalés. Depuis trop longtemps, la direction choisit de ne pas voir, de ne pas trancher, de ne pas décider. Et comme toujours, ce sont les Brigadiers Chefs Encadrants qui servent de fusibles, chargés de faire tenir un système bancal, sans cadre clair, sans soutien réel, sans reconnaissance.
FO JUSTICE le dit clairement :
👉🏻 les Brigadiers Chefs Encadrants ne sont pas responsables du désordre managérial actuel.
👉🏻 ils en sont les premières victimes.
Les tensions entre officiers, laissées volontairement sans réponse, se dégradent jour après jour. Cette situation délétère ne se limite plus à un simple malaise interne : elle met directement en danger la sécurité des agents et de l’établissement. Quand la chaîne hiérarchique est fracturée, quand l’autorité n’est plus lisible, ce sont d’abord les personnels de terrain qui en subissent les conséquences immédiates, et c’est l’ensemble du personnel qui en pâtit.
La sécurité ne peut pas reposer sur le bricolage, l’improvisation ou la peur de déplaire.
FO JUSTICEEXIGE le retrait immédiat de cette note de service, qui ne règle rien, ne protège personne et ne fait qu’aggraver les tensions existantes.
Un établissement pénitentiaire ne se gère pas à coups de notes descendantes, rédigées pour masquer l’absence de décisions.
Un établissement pénitentiaire se gère par :
Des choix clairs,
Des arbitrages assumés,
Un management courageux,
Et une protection réelle des personnels.
Refuser d’affronter les conflits, ce n’est pas gouverner : c’est abandonner.
Fermer les yeux sur les dysfonctionnements, ce n’est pas apaiser : c’est mettre en danger.
Monsieur le Directeur, l’heure n’est plus aux faux-semblants.
La question est désormais simple et directe : quel souvenir souhaitez-vous laisser ?
Celui d’un directeur quia su reprendre la main, restaurer un cadre hiérarchique clair et garantir la sécurité de ses agents, ou celui d’un responsable qui a préféré éviter les conflits, quitte à laisser l’établissement s’enfoncer dans le désordre et la défiance ?
Les personnels n’attendent plus des écrits.
FO JUSTICERÉCLAME des ACTES, des DÉCISIONS, et du COURAGE.
À l’occasion de la journée nationale du 05 avril, dédiée à la valorisation des métiers et des missions pénitentiaires, FO Justice UISP Paris tient à saluer l’engagement sans faille de l’ensemble des personnels de l’administration pénitentiaire.
Chaque jour, sur le terrain, ces femmes et ces hommes assurent des missions essentielles au bon fonctionnement de notre justice et à la sécurité de notre pays. Surveillance, insertion, probation, accompagnement, missions extérieures, gestion des établissements : autant de responsabilités exercées avec professionnalisme, courage et sens du service public.
Cette journée est l’occasion de mettre en lumière un savoir-faire souvent méconnu, mais indispensable, et de rappeler que l’administration pénitentiaire constitue aujourd’hui un pilier fondamental de notre sécurité collective.
FO Justice UISP Parissouhaite également souligner une avancée majeure : le renforcement de notre administration en tant que troisième force de sécurité nationale avec la création récente de la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP). Cette reconnaissance institutionnelle vient légitimer le rôle stratégique de nos missions et l’importance croissante de nos responsabilités.
Toutefois, cette reconnaissance doit impérativement s’accompagner de moyens à la hauteur des enjeux : effectifs renforcés, conditions de travail dignes, formation adaptée et reconnaissance statutaire.
FO Justice UISP Paris réaffirme son engagement à défendre les droits, les conditions de travail et la reconnaissance de tous les personnels pénitentiaires.
En ce 05 avril, nous rendons hommage à celles et ceux qui, chaque jour, œuvrent dans l’ombre pour garantir la sécurité de tous.
Le mardi 31 mars 2026, une délégation FO JUSTICE, composée de représentants régionaux, départementaux et locaux, s’est rendue au Centre de détention de Bapaume ainsi qu’au Quartier de Lutte contre la Criminalité Organisée (QLCO).
Centre de détention de Bapaume
Dans le cadre de notre visite, nous avons rencontré une équipe investie, dynamique et pleinement engagée dans le bon fonctionnement du service. Les échanges ont permis de mettre en lumière certaines difficultés opérationnelles rencontrées par l’équipe. Des aménagements ont ainsi été pensés et obtenus en collaboration avec la directrice de service.
Dans cette perspective, une note de service à visée organisationnelle devrait prochainement voir le jour afin d’entériner de nouvelles modalités de fonctionnement, adaptées aux contraintes actuelles, tout en soutenant la continuité et la qualité du travail réalisé.
Notre organisation syndicale veillera au respect des engagements pris ainsi qu’à la bonne organisation du service.
Nous remercions l’ensemble de l’équipe pour sa disponibilité, ainsi que la directrice de service pour la qualité des échanges.
Quartier de Lutte contre la Criminalité Organisée (QLCO) de Vendin-le-Vieil
Les conditions de travail des agents ont évolué sur l’ensemble de l’établissement, notamment pour les personnels exerçant au SPIP. En effet, la prise en charge exclusive d’un nouveau public, en lien étroit avec la criminalité organisée, induit des pratiques professionnelles sensiblement différentes et, pour beaucoup, inédites.
L’objectif de cet établissement est de neutraliser, sur le plan criminologique, les personnes qui y sont incarcérées, notamment en :
isolant les personnes détenues (activités en petits groupes, avec des compositions stables) ;
limitant les contacts extérieurs, que ce soit dans la gestion des parloirs ou des conversations téléphoniques ;
sécurisant les locaux (caméras, clôtures, portiques à ondes millimétriques, renforcement des fenêtres, brouilleurs de drones et de téléphones portables, etc.) ;
réorganisant les pratiques professionnelles du personnel de surveillance (palpations, présence de trois agents par coursive, ouvertures de cellules sécurisées, etc.).
Comme cela est souvent constaté, la place du SPIP dans ce type d’établissement a été pensée tardivement. Les agents du SPIP apparaissent encore trop souvent comme la « cinquième roue du carrosse », alors même que ce service est essentiel et doit être pleinement intégré et anticipé dans l’organisation de ces structures.Fonctionnement du SPIP au QLCO : Le QLCO étant auparavant une maison centrale, les agents disposaient déjà de compétences solides pour la prise en charge de personnes condamnées à de longues peines et profils particuliers. Toutefois, la transformation de l’établissement a entraîné des changements importants : la quasi- totalité des pratiques a été modifiée du fait de ces nouvelles prise en charge, notamment dans un souci de protection des agents afin de prévenir les risques de représailles et de pressions corruptives.
Sans entrer dans le détail organisationnel :
les entretiens avec les personnes détenues se déroulent désormais en binôme de CPIP ;
les dossiers sont devenus des dossiers de service, sans référent unique identifié ;
les appels des familles ne sont plus traités directement, mais via des messages vocaux, sans contact immédiat avec un agent ;
les procédures font l’objet d’une anonymisation accrue ;
les réunions d’équipe se sont multipliées.
Par ailleurs, l’équipe a été réduite à la suite du départ de deux agents, mis à disposition de l’ALIP de Béthune, laquelle bénéficie ainsi d’un renfort bienvenu au regard de ses difficultés en ressources humaines. L’administration ayant estimée que l’effectif de CPIP était trop important pour le QLCO, permettant ainsi de soutenir cette antenne.
Cependant, plusieurs éléments semblent avoir été insuffisamment anticipés :
l’organisation des entretiens en binôme est particulièrement chronophage et réduit fortement la flexibilité des agents dans la gestion de leur emploi du temps ainsi que le nombre de créneaux disponibles ;
la mise en place future d’actions collectives en petits groupes entraînera mécaniquement une augmentation de la charge de travail des agents du SPIP ;
la reprise des sessions QER viendra également accroître cette charge de travail ;
compte tenu de la taille réduite de l’équipe, toute absence prolongée d’un ou plusieurs agents pourrait fragiliser fortement le fonctionnement du service au regard des exigences sécuritaires.
Dans ce contexte, il aurait été opportun de maintenir un léger sureffectif lors de l’ouverture de l’établissement, au moins durant la première année, afin de pallier le manque de visibilité sur l’évolution de l’activité.
Nous remercions l’ensemble des personnels rencontrés sur place pour leur accueil et la qualité des échanges, qui ont contribué à la réussite de ces visites. Nous regrettons toutefois de ne pas avoir pu rencontrer la direction de service du QLCO, mais notre équipe reste à la disposition de l’ensemble des agents absents que nous n’avons pas pu rencontrer ce jour-là. Enfin nous resterons bien évidemment particulièrement vigilants quant à l’évolution du QLCO.