Prison du Port : Assez de l’immobilisme – Stop aux notes de service !

La dernière note de service N°121 ainsi que le rappel de la note N°26 du directeur sont inacceptables.

Elle illustre une fois de plus l’incapacité de la direction à assumer son rôle : diriger, arbitrer et manager.

Depuis trop longtemps, les problèmes de management des officiers sont connus, identifiés, signalés. Depuis trop longtemps, la direction choisit de ne pas voir, de ne pas trancher, de ne pas décider. Et comme toujours, ce sont les Brigadiers Chefs Encadrants qui servent de fusibles, chargés de faire tenir un système bancal, sans cadre clair, sans soutien réel, sans reconnaissance.

FO JUSTICE le dit clairement :

👉🏻 les Brigadiers Chefs Encadrants ne sont pas responsables du désordre managérial actuel.

👉🏻 ils en sont les premières victimes.

Les tensions entre officiers, laissées volontairement sans réponse, se dégradent jour après jour. Cette situation délétère ne se limite plus à un simple malaise interne : elle met directement en danger la sécurité des agents et de l’établissement. Quand la chaîne hiérarchique est fracturée, quand l’autorité n’est plus lisible, ce sont d’abord les personnels de terrain qui en subissent les conséquences immédiates, et c’est l’ensemble du personnel qui en pâtit.

La sécurité ne peut pas reposer sur le bricolage, l’improvisation ou la peur de déplaire.

FO JUSTICE EXIGE le retrait immédiat de cette note de service, qui ne règle rien, ne protège personne et ne fait qu’aggraver les tensions existantes.

Un établissement pénitentiaire ne se gère pas à coups de notes descendantes, rédigées pour masquer l’absence de décisions.

Un établissement pénitentiaire se gère par :

  • Des choix clairs,
  • Des arbitrages assumés,
  • Un management courageux,
  • Et une protection réelle des personnels.

Refuser d’affronter les conflits, ce n’est pas gouverner : c’est abandonner.

Fermer les yeux sur les dysfonctionnements, ce n’est pas apaiser : c’est mettre en danger.

Monsieur le Directeur, l’heure n’est plus aux faux-semblants.

La question est désormais simple et directe : quel souvenir souhaitez-vous laisser ?

Celui d’un directeur qui a su reprendre la main, restaurer un cadre hiérarchique clair et garantir la sécurité de ses agents, ou celui d’un responsable qui a préféré éviter les conflits, quitte à laisser l’établissement s’enfoncer dans le désordre et la défiance ?

Les personnels n’attendent plus des écrits.

FO JUSTICE RÉCLAME des ACTES, des DÉCISIONS, et du COURAGE.

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