Publié le Laisser un commentaire

DI de Lyon : Visite du bureau régional en présence de notre représentant national missions extérieures

Du 02 au 06 mars 2026, le bureau régional s’est rendu auprès des ESP de la Région en présence du représentant national. Semaine trop courte ou région trop grande, nous avons dû faire des choix dans les déplacements. L’important étant d’avoir un maximum de retour des personnels.

Nous étions attendus et les échanges ont été riches. Nous remercions toutes les structures pour leur accueil.

Lundi 02

Matin : visite de la base ELSP de Lyon Corbas ainsi que le QID.

Comme depuis l’ouverture, une ELSP qui n’arrive pas à être pérennisée (encore des départs à prévoir sur la CAP des surveillants) et ne permettant pas les EJ. Des agents en attente de matériel de sécurité.

Au QID, la mise en place d’un caillebotis XL aurait dû renforcer la sécurité, mais malheureusement, grillage trop fin (facilement dégradable), espace libre entre les panneaux permettent toujours le yoyotage et échanges.

Après-midi : visite de la base Prej de SQF :

Le bureau local a fait remonter plusieurs devis pour les ACT, mais le DESP a fait son choix sans concertation avec notre OS. De plus, le matériel reçu n’est pas adapté (gilet + plaques).

Nous interrogerons le DESP à ce sujet.

Mardi 03

Matin : Nous avons été reçus avec nos experts ELSP, PREJ et ERIS par le Directeur Interrégional et le Directeur des ESP afin d’avoir des réponses à nos interrogations.

1- L’emploi des BC et Major expertise sur les escortes 3 et 4 par manque de BCEnc

Nous dénonçons et rappelons le cadre : un BC expertise est un surveillant et non un encadrant, son utilisation en tant que tel est hors cadre. Nous demandons que lorsque qu’un BCExp fait fonction d’encadrant, cela soit officialisé dans le service avec toutes les prérogatives d’un BCEnc et pas seulement chef d’escorte.

Le Directeur Interrégional demande un état des lieux sur la situation géographique des détenus répertoriés crime org.

2- Utilisation Renault Espace (X19) et Parc automobile

Le Directeur des ESP fait état d’un usage avec parcimonie des Renault espace. Ces véhicules ne doivent être utilisés que pour les escortes 3 et 4 et à moyen terme par les ESR. Deux établissements en cible :

ELSP de Bourg en Bresse qui les utilisent trop alors que deux autres véhicules sont sous utilisés.

ELSP de Bonneville, mais qui s’explique par une augmentation des sorties et des véhicules HS.

Nous lui avons rappelé que les agents utilisent ces véhicules afin d’honorer les missions en forte augmentation avec un parc automobile restreint. Ce n’est pas pour leur plaisir personnel.

D’autant plus qu’ils ne sont pas adaptés pour la conduite des détenus d’une part, et encore moins pour les ESR du fait du matériel encombrant et d’un habitacle peu volumineux.

Une bilatérale est programmée avec l’ELSP de Bonneville prochainement afin de revoir leur parc automobile.

Nous rajouterons : « Charité bien ordonné commence par soi-même ».

Comment pouvez-vous utiliser un Renault espace en véhicule de fonction ?

Riom : véhicules sérigraphiés des ELSP.

Nous avons demandé qu’ils ne le soient plus, ainsi que l’enlèvement de la rampe. le DESP ne s’y oppose pas et demande aux ELSP de fournir un devis à l’ARPEJ.

Nous avons signalé que le département formation n’avait plus de véhicules, donc la conduite opérationnelle pas possible en l’état sur les FAE et les ESR.

Le DI demande au DESP de se mettre en relation et de trouver un accord avec le DRF.

3- GRAP : instance évaluant les niveaux d’escorte

Notre questionnement est sur l’attribution des niveaux d’escorte qui nous paraissent évoluer sans concertation avec le terrain et nous dénonçons les niveaux d’escorte de détenus redescendus régulièrement, mais qui remontent quand ils changent de DISP.

Le DESP nous explique que les membres de cette instance sont : lui-même, DSD, les CE ou leurs représentants(récent), MLRV. Le projet serait d’y associer les FSI pour favoriser le prêt de main-forte. Il nous confirme que depuis sa création, le prêt de main-forte a augmenté car justifié auprès des forces de l’ordre.

Nous sommes invités à la prochaine réunion afin de constater son efficacité.

4- Responsabilité de la mise en place d’une équipe extraction

Le problème se pose généralement sur les escortes 3 et 4 où l’ARPEJ missionne une ELSP et où, on retrouve des CE qui disent dépendre de l’ARPEJ, sans possibilité d’intervenir.

Nous avons pris pour exemple, l’équipage de Villefranche début février: escorte 4 sans BC Enc.

Notre intervention auprès de la direction de l’établissement a permis la modification de l’équipage.

Le DESP explique que l’ARPEJ prévoit les EJ, mais que c’est l’établissement qui met à disposition les effectifs.

Nous lui avons demandé d’être plus vigilant sur la mise en place de ces équipages.

Nous avons également demandé sans minimiser le travail déjà effectué, que l’ARPEJ puisse revoir la planification des missions programmées ou annulées en temps réel afin d’optimiser les ressources RH, les heures effectuées et l’utilisation des véhicules.

5- PREJ Valence

Info ou intox, nous avons voulu connaître le vrai.

Le DI et le DESP souhaiteraient avant tout revoir les locaux des ELSP pas adaptés au vu de la montée en effectifs des personnels.

L’ouverture du QLCO et l’augmentation des détenus crim org originaires de la DI de Marseille pose la question d’un PREJ sur la structure, mais rien de décider à ce jour.

La question d’un transfert de compétence entre les ELSP de Valence et un futur PREJ n’est que rumeur.

6- Déploiement des ESR

La question est, pourquoi ne pas utiliser nos ESR sur les escortes 3 et 4.

Le DESP nous répond qu’à ce jour, il y a 36 habilités à tous les postes sur 55 formés (comment est-ce possible ?). Il nous dit que le déploiement à commencer et montera progressivement. Sur la DISP, on priorisera les EJ.

Nous lui avons rappelé qu’il est important de le faire également sur les EM et les transferts.

Quid de la bombe incapacitante grande capacité ?

Le DESP se cache derrière une incapacité de mise en place car non cadré et pas de formation.

Nous lui avons rappelé que le déploiement est national et ne peut être interprété.

7- Harmonisation des dotations ESP

Chaque base ELSP se plaint de n’avoir du matériel équivalent aux PREJ.

Le DESP répond qu’un groupe de travail national est en cours et qu’il y participe ainsi que le responsable de l’UHSI et un surveillant. Cela devrait permettre de matériels communs.

Nous avons mis en avant que les PREJ de Saint Quentin Fallavier avaient reçu des gilets neufs, mais les plaques lourdes n’étaient pas adaptées. L’achat de nouvelles plaques pour aller avec les nouveaux gilets serait plus pratique que de renouveler les gilets, surtout que les plaques actuelles arrivent en fin de validité.

Le DESP nous répond aller en ce sens

8- Questions diverses

– Armurerie des ELSP SQF

Le Directeur Interrégional n’y est pas opposé et attend une proposition du Directeur du CP

– Projet ACT Prej SQF

Nous avons interpelé le DESP sur les demandes faites par notre OS. Ce dernier nous dit avoir validé la table de ping-pong pour les ACT et prendre en charge les sacs à dos sur le budget établissement. Nous lui avons demandé d’en informer ses personnels afin de les rassurer.

– Formation ESR

Le dispositif ESR est composé à minima de trois agents. Nous avons demandé un quatrième agent à chaque fois que cela est possible afin que le chef du dispositif soit sorti du groupe pour une meilleure observation. Il est impossible à trois d’avoir une vue à 360 degrés.

Annonce de l’Ouverture de la base PREJ de Riom et de St Etienne mars 2026.

Après-midi : ERIS/Cyno

Des échanges constructifs ont eu lieu avec notre représentant national, lui-même ancien ERIS.

Les collègues ont été satisfait des réponses apportées. Une autre rencontre aura lieu spécifiquement afin de développer des thématiques liées à leur mission.

Sur le reste de la semaine, nous avons rencontré les ELSP et PREJ de Moulins, Riom et les ELSP de Villefranche-sur-Saône et Bourg-en-Bresse

– Pour les ELSP : la problématique rencontrée est sur toutes les bases, soit l’utilisation des agents ciblés EJ. Nous sommes la seule DISP à avoir ce fonctionnement. Ces agents restent à disposition de l’ARPEJ en permanence, mais en cas d’annulation ou si pas de mission ne peuvent être sur des missions EM, transferts ou autres. Ils restent cantonnés sur base dans l’attente de mission.

Cela entraîne pour les équipes des problèmes d’organisation :

– Une surcharge de missions pour certains

– Une impossibilité d’organiser un planning décent pour les vacances, car en fonction des équipes le nombre cible limite le nombre de départs simultané.

– Oblige régulièrement le panachage par manque d’agents

– La récurrence des missions illogique (Exemple : mission ELSP Valence sur le TJ de Grenoble et transfert de Valence vers Lyon fait par les ELSP de Grenoble)

Le manque de matériel et de véhicules en état sur base

La quasi-impossibilité de faire les missions de sécurité intérieure et périmétriques.

Pour les PREJ :

Moulins : fonctionnement autonome et doit accueillir un agent supplémentaire.

Riom : une équipe en attente de sa nouvelle base depuis trop longtemps.

Nous demandons la prise en compte des moyens logistiques et sécuritaires présentés par le responsable de la base.

Nous avons également rencontré les collègues de l’UHSI et de l’UHSA :

Seuls UH de France à monter des astreintes, personne n’entend leurs souffrances. Nous le payons aujourd’hui par un sous-effectif croissant et une situation catastrophique en terme Rh dès le 1er juillet. 7 départs supplémentaires sur l’UHSA.

La livraison de matériel devient urgente. Gilet et autres.

Il nous a été remonté que de nombreux ESP n’avaient pas encore suivi la formation SOP.

Notre représentant national rencontrera prochainement le DGAP et fera un retour de sa visite sur notre DISP. Nous ne manquerons pas de vous en informer.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Basse-Terre : Un établissement tout neuf… Mais déjà sous l’eau !!

Cher(e)s collègues,

Quelques mois Seulement après la prise de possession de notre établissement flambant neuf et attendu pendant tant d’années, la réalité nous saute déjà au visage. Mardi 10 mars 2026, suite à une pluie pourtant loin d’être exceptionnelle, la zone administrative, véritable poumon de l’établissement, a été littéralement inondée.

Une véritable cascade d’eau s’est abattue dans la zone détente du personnel, dont certains bureaux ont dû être évacué en urgence.

Face à cette situation ubuesque, les personnels administratifs ont dû quitter précipitamment leurs bureaux, cherchant refuge ailleurs pour se protéger de l’inondation. Et rappelons-le : ce n’est pas la première fois !

Une première infiltration avait déjà été constatée avant même l’installation des personnels dans leurs bureaux.

La question est désormais simple : Faudra-t-il évacuer les bureaux administratifs à chaque épisode pluvieux ? Pour un établissement à peine âgé d’un an, la situation devient tout simplement scandaleuse. Un établissement qui fonctionne, en si peu de temps, comme un bâtiment à bout de souffle.

Les dysfonctionnements s’accumulent :

• infiltrations d’eau dans les bureaux,

• remontées d’odeurs nauséabondes dans plusieurs services,

• ascenseurs en panne ou fonctionnant une fois sur deux,

• bugs informatiques à répétition au niveau de la PEP.

Trop c’est trop ! Les personnels pénitentiaires, qu’ils soient administratifs ou de surveillance, méritent de travailler dans des conditions dignes et sécurisées, pas dans un établissement qui ressemble déjà à un chantier permanent.

Monsieur le Directeur, il est urgent que des solutions concrètes et durables soient apportées. Les personnels n’ont pas à subir les conséquences de malfaçons ou de défaillances techniques.

Le bureau local FO Justice Bastè tient toutefois à saluer et remercier les agents d’entretien et les techniciens d’IDEX, qui, une fois de plus, ont dû intervenir dans l’urgence pour limiter les dégâts et permettre la reprise de l’activité.

Mais soyons clairs : la débrouille et le professionnalisme des agents ne doivent pas servir à masquer les défaillances de l’établissement.

Le bureau local FO Justice Bastè restera particulièrement vigilant et n’exclut aucune action si cette situation venait à perdurer.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Réau : Gestion en bout de course !

Une nouvelle fois, Force Ouvrière Justice alerte sur une situation incompréhensible et dangereuse pour nos collègues.

Un détenu au profil violent, menaçant et provocateur, connu pour ses multiples incidents disciplinaires, est réintégré au Centre de détention homme après un passage par le quartier d’isolement.

Et pourtant, les faits parlent d’eux-mêmes.

UN PROFIL CLAIREMENT IDENTIFIÉ

Les comptes-rendus d’incidents démontrent une accumulation de comportements graves :

Menaces de mort envers nos collègues

• Violences verbales répétées envers le personnel

• Refus d’obtempérer aux injonctions

• Provocations et intimidation du personnel

• Détention et introduction d’objets ou substances prohibés

• Dégradation, Agression physique

Parmi ces faits d’armes les plus graves recensés :

Menaces de mort explicites :

« Je vais te retrouver dehors et je vais te tuer… si tu n’es pas encore mort car tu es en prison. »

« Arrête de parler de moi avec les autres détenus… je vais vous traquer comme un prédateur. »

Menaces ciblées envers l’encadrement :

« Tu vas laisser mon yo-yo, tu ne sais pas ce que je vais te faire à ma sortie… »

Violences physiques :

Lors d’une intervention, la personne détenue assène un coup de tête au visage d’un collègue, provoquant une blessure au niveau du nez.

Détention de produits illicites :

Découverte d’une boule de substance brunâtre (7 grammes).

Menaces réitérées

Et malgré plusieurs comptes-rendus d’incident pour violences verbales, menaces et agressions, ce profil est réintégré en détention classique.

UNE DÉCISION INCOMPRÉHENSIBLE

Pour Force Ouvrière Justice, cette décision pose une question simple :

Quel message la direction envoie-t-elle à nos collègues ?

Qu’un détenu peut menacer de mort le personnel agresser physiquement un collègue, multiplier les incidents disciplinaires et retrouver malgré tout une détention classique ?

Dans un contexte où les effectifs sont déjà sous tension, cette gestion irresponsable ajoute un risque supplémentaire pour nos collègues sur le terrain.

Force Ouvrière Justice refuse que la sécurité de nos collègues passe après des décisions incompréhensibles.

Force Ouvrière Justice rappelle que chaque menace de mort contre un personnel pénitentiaire est un fait d’une extrême gravité.

NOS EXIGENCES

Le transfert immédiat de ce détenu vers un établissement adapté à son profil.

• La prise en compte réelle de la sécurité de nos collègues.

• Une gestion ferme des profils violents et menaçants.

FO JUSTICE NE LÂCHERA RIEN !

Force Ouvrière Justice sera toujours aux côtés de nos collègues et de nos camarades confrontés à ces comportements.

La sécurité du personnel pénitentiaire n’est pas négociable.

Quand un détenu menace, insulte, agresse et provoque, la réponse doit être ferme et immédiate.

Force Ouvrière Justice exige son transfert par mesure d’ordre et de sécurité !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Nice : Du concret pour la sécurité !

Lundi 9 mars, lors de son déplacement sur la Maison d’Arrêt de Nice, la délégation nationale FO Justice constatait l’état de délabrement du filet anti-projections du terrain de sport, affaissé sous leur poids, contraignant à en interdire l’accès aux détenus.

FO justice s’est engagé envers la direction de l’établissement à intervenir auprès du garde des Sceaux afin de lui rappeler ses promesses de novembre dernier, faites à l’occasion d’une « fouille XXL » à la Maison d’Arrêt de Nice.

Moins de 48 heures plus tard, FO Justice est en mesure de confirmer que les engagements du ministre seront bien tenus.

Le budget est bien débloqué, la commande est passée.

Il reste le délai de livraison et de pose pour qu’enfin ce filet soit de nouveau fonctionnel.

FO justice y veillera !

FO Justice, des actions concrètes, au quotidien pour

VOTRE SÉCURITÉ !!!

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison d’Angoulême : Mode dégradé = Danger

CE WEEK-END :

VENDREDI – SAMEDI – DIMANCHE

DES POSTES NON COUVERTS

DES ÉQUIPES DÉJÀ EN EFFECTIF RÉDUIT

LA NUIT: 4 AGENTS AU LIEU DE 5

Dans un établissement touché par la surpopulation carcérale, certaines cellules peuvent contenir jusqu’à 7 dètenus.

→ Dans ces conditions, ouvrir une cellule avec des effectifs réduits devient une situation sécuritairement trés compliquée.

FO POSE LA QUESTION

Est-il raisonnable d’envoyer des agents. en formation ELSP alors que les services manquent déjà d’effectifs pour fonctionner normalement ?

DEMAIN, EN CAS D’INCIDENT…

À qui retombera la responsabilité ?

– La couverture de tous les postes

– 5 agents minimum la nuit

– Une gestion des formations compatible avec les effectifs

– Le respect de la sécurité des personnels

FO JUSTICE – MA ANGOULÈME

LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS NÉGOCIABLE !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

RT TIG : Faut-il effacer ce qui fonctionne ?

Depuis plusieurs semaines, certaines organisations syndicales expliquent qu’il n’y aurait plus réellement d’avenir pour les Référents Territoriaux TIG, au motif que l’objectif de développement des postes de TIG serait désormais atteint.

Certaines vont même jusqu’à affirmer que l’on ne saurait plus quoi faire de ces personnels.

Pour FO Justice, ces propos sont particulièrement inquiétants et traduisent une méconnaissance profonde du rôle des RT TIG et de la réalité du terrain.

RÉDUIRE LES RT TIG À UNE SIMPLE PHASE DE

PROSPECTION : UNE ERREUR

Les RT TIG jouent un rôle central dans la politique pénale autour du travail d’intérêt général. Ils assurent notamment :

– La construction et l’animation du réseau partenarial avec les collectivités, associations et structures d’accueil

– L’accompagnement des partenaires dans la mise en œuvre concrète de la mesure

– La diversification et la sécurisation des postes de TIG

– La conduite de projets innovants, notamment l’élaboration de TIG pédagogiques et collectifs

– Le développement d’actions adaptées aux réalités locales

Sur cette mesure, les RT TIG disposent aujourd’hui d’une expertise unique au sein de la DGAP. Remettre en cause leur utilité revient à ignorer tout un pan du travail de structuration du TIG réalisé depuis plusieurs années.

UN GROUPE DE TRAVAIL NATIONAL OUVERT

L’administration a annoncé l’ouverture d’un groupe de travail national visant à réfléchir à l’évolution des missions des RT TIG.

Les agents concernés seront également sollicités à travers un questionnaire sur leurs attentes et sur l’évolution possible de leurs missions.

Pour FO Justice, ce groupe de travail doit permettre d’entendre l’expertise des professionnels de terrain, de valoriser le travail réalisé et de construire des perspectives professionnelles claires et pérennes.

POUR FO JUSTICE, PAS QUESTION DE SACRIFIER LES RT TIG, ET EXIGE :

– Le maintien des agents actuellement en poste

– La reconnaissance de leur expertise sur la mesure TIG

– L’élaboration d’une fiche de poste claire permettant de maintenir les agents dans leurs fonctions

– La pérennisation des missions partenariales et de conduite de projets autour du TIG

FO Justice restera mobilisée pour défendre les agents, leurs missions et l’avenir du TIG. FO Justice ne laissera pas effacer le travail des RT TIG.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : Un drame évité de justesse !!!

C e mardi 10 mars 2026 , vers 16h15, un incident grave s’est produit sur le 1 er étage du bâtiment A ! Notre collègue en poste sur le secteur a été confronté à la violence gratuite du détenu R….

Celui-ci s’est mis à crier et à frapper violemment à la porte de sa cellule afin d’exiger une audience avec le chef de bâtiment . Lors de l’ouverture de la cellule, le surveillant lui explique calmement qu’une audience ne s’obtient pas en tapant de la sorte sur la porte de la cellule ! Quelques instants plus tard, le détenu recommence à frapper violemment contre la porte. Notre collègue ouvre à nouveau pour tenter d’apaiser la situation. Immédiatement , le détenu se met à proférer un flot d’insultes et menace à plusieurs reprises de « tuer l’agent » ! !! Alors que notre ami tente de refermer la porte de la cellule, ce détenu essaye de forcer le passage tout en voulant frapper notre collègue .

Grace à sa vigilance il parvient à esquiver le coup et évite un verre que l’individu tentait de lui jeter. L’alarme est déclenchée et l’intervention rapide des collègues permet de mettre fin à l’incident et de sécuriser la situation.

Mais ce qui est encore plus inacceptable, c’est la question que tout le monde se pose : que fait ce détenu sur le bâtiment A ? ?? N’est ce pas le même individu qui s’était déjà distingué dimanche dernier au quartier arrivant, en tentant de porter un coup de fourchette à l’agent en poste ? Mais alors quelles sont les consignes pour l’agent d’étage ? Devait -il le découvrir par lui -même !

La moindre des choses aurait été d’avertir les personnels concernés de la dangerosité de cet individu. N’est ce pas les prérogatives d’un chef d’établissement ? A ce rythme-là , on attend quoi ? Le prochain passage à l’acte ? Un blessé grave ? On voit bien que notre direction a les yeux ailleurs que sur la protection de ses agents ! !!

SOSSO reçoit tout le soutien de la section Fo , ainsi que toute notre amitié.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Fresnes : Fatigués mais déterminés ! Les collègues ont assuré !

Le bureau local FO JUSTICE du CP Fresnes tient à saluer l’engagement, le professionnalisme et le sang-froid de l’ensemble des collègues mobilisés lors de la nuit du 09 au 10 mars 2026, qui ont su faire face à une activité opérationnelle particulièrement intense malgré la fatigue, le sous-effectif et des conditions de travail toujours plus exigeantes.

Au cours de cette seule nuit, les équipes ont dû gérer une activité particulièrement soutenue, avec notamment :

Plusieurs extractions et retours d’extraction,

Plusieurs dépôts,

Une urgence médicale,

La découverte de téléphone portable en cellule,

Un départ de feu sur un secteur de détention,

Et une intervention particulièrement grave au QSA, mobilisant la chaîne de secours (médecin, pompiers, SAMU, police).

Malgré ces événements successifs, les collègues ont assuré leurs missions avec calme, coordination et efficacité, permettant la gestion des incidents et le maintien de la sécurité de l’établissement.

Mais il est essentiel de rappeler dans quelles conditions ils interviennent réellement.

La majorité des personnels engagés cette nuit effectuaient un service MATIN – NUIT :

Prise de service 06h45,

Fin de service 13h00,

Reprise 18h45,

Fin de service 07h00 le lendemain.

Entre ces deux vacations, le repos est souvent très relatif. Beaucoup d’agents ne résident pas à proximité de Fresnes, le logement étant difficilement accessible autour de l’établissement. Il faut donc prendre la route, rentrer chez soi puis revenir travailler quelques heures plus tard.

À cela s’ajoute une autre réalité : la veille, pour la majorité des agents, ils étaient MATIN-SOIR, 06h45-19h00.

Lorsque l’incident majeur de la nuit est survenu vers 02h30, nombre d’agents étaient donc réveillés depuis près de 20 heures, certains bien davantage, si l’on tient compte de l’heure de réveil avant la prise de service du matin.

Malgré cette fatigue accumulée, malgré ces journées de travail qui s’enchaînent, les collègues ont su rester pleinement mobilisés et professionnels pour faire face à des situations particulièrement sensibles.

FO Justice tient à saluer l’ensemble des personnels engagés cette nuit, tous grades et toutes fonctions confondues.

Dans des conditions de travail toujours plus tendues, les agents continuent d’assurer leurs missions avec un engagement et un sens des responsabilités exemplaires.

Ces nuits blanches, cette vigilance permanente et cet investissement quotidien doivent être reconnus à leur juste valeur.

FO Justice rappelle une réalité simple :

Ce sont les femmes et les hommes sur le terrain qui font tenir nos établissements.

Au regard de l’engagement et du professionnalisme démontrés lors de cette nuit particulièrement éprouvante, le bureau local FO JUSTICE du CP FRESNES demande qu’une reconnaissance officielle et des récompenses soient accordées à l’ensemble des personnels intervenus.

Il est temps que l’administration reconnaisse concrètement leur engagement, notamment par :

Des effectifs adaptés,

Une réelle prise en compte de la pénibilité du travail de nuit,

Et une amélioration des conditions de travail.

Les personnels font leur travail.

L’administration doit désormais prendre la pleine mesure de leur engagement.

FO JUSTICE

Les agents d’abord. Toujours.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Plan “zéro portable” en détention porté par Gérald Darmanin à la MA Arras : On va droit dans le mur !

IL Y A LES VŒUX PIEUX DES POLITIQUES ET DE NOS DIRIGEANTS… ET IL Y A LA RÉALITÉ DU TERRAIN.

A la Maison d’Arrêt d’Arras, la mise en œuvre du plan « zéro portable » se prépare dans des conditions qui font peser sur la sécurité des personnels et de leur santé, tant sur le plan moral que psychologique.

Aujourd’hui les constats sont sans appel :

Un manque d’effectif à tous les services : personnels de surveillance, administratif et technique

Des travaux PMR qui ont commencé qui entrainent une réorganisation des mouvements en impactant tous les services et du travail supplémentaire pour les agents, des agents qui sont rappelés sur leur repos, en renfort pour prendre en charge cette réorganisation

Aucun désencombrement de la détention pour permettre la réalisation de ces travaux dans de bonnes conditions et c’est même le contraire avec : une augmentation constante de la population pénale depuis ces dernières semaines due à un arrivage croissant et massif des mandats de dépôts

Une diminution de l’enveloppe budgétaire pour les moyens techniques annoncés, déjà revus à la baisse

Les prochains travaux prévus sont le remplacement et la pose de nouveaux caillebotis sans réhabilitation des postes protégés

Avant même l’annonce faite du plan « zéro portable » par le garde des sceaux, nous avions déjà alerté sur cette grosse carence en effectif et un mouvement de blocage avait été effectué devant la prison le 5 Novembre dernier, c’était une semaine juste avant.

A ce jour la situation reste inchangée depuis le 05 novembre, avec toujours cette même carence en effectif, qu’est-ce qu’il va en être lorsque les prochains travaux de sécurisation débuteront ?

Dans ces conditions poursuivre ainsi revient tout simplement à aller droit dans le mur.

Si ce plan est appliqué en l’état, les personnels pourraient se retrouver à travailler dans des conditions encore plus dangereuses qu’aujourd’hui.

Le syndicat FO Justice sera pleinement mobilisé pour dénoncer cette situation. Oui force Ouvrière exige davantage de sécurité. Mais certainement pas une sécurité construite au détriment de celle des personnels actuels Arrageois, déjà submergés par une accumulation de projets menés dans l’urgence et sans moyens adaptés. ET CELA PASSE PAR LES EFFECTIFS !

Si le Garde des Sceaux maintient la mise en œuvre du plan « zéro portable » dans ces conditions, il portera la responsabilité des drames qui pourraient survenir demain.

Le syndicat Local FO Justice a d’ores et déjà saisi ses instances régionales et nationales afin d’alerter sur les risques que fait peser cette situation sur notre établissement.

Nous appelons nos dirigeants à une prise de conscience rapide.

FO Justice : Agir pour ne pas subir.

Lire le communiqué