Le bureau local FO Justice a constaté la présence, au sein de l’établissement, d’une personne détenue présentant un profil particulièrement préoccupant, dont la dangerosité soulève de graves interrogations en matière de sécurité.
Cette personne détenue, récemment arrivée, a vu son niveau d’escorte être rehaussé de manière significative, passant d’une escorte de niveau 2 à une escorte de niveau 3 avec FSI.
Il apparaît en effet que cette personne détenue :
• A bénéficié par le passé d’une complicité extérieure active, exploitant les dispositifs de tolérance existants. Lors de sa participation à l’évasion de 2009 au centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, sa complice a délibérément profité d’une broche chirurgicale lui permettant d’être dispensée du passage sous portique de sécurité. Cette dernière avait dissimulé sur elle, scotchés sous ses vêtements, un détonateur ainsi que des explosifs, transportés dans le dos, introduits directement par le parloir.
• A également été impliquée dans une tentative d’évasion à MELUN en 2013,
• A déjà fréquenté pas moins de 44 établissements pénitentiaires, illustrant un parcours carcéral particulièrement instable et problématique.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS rappelle avec force que notre établissement est classé en établissement à sécurité adaptée. De ce fait, il n’a ni la vocation, ni les moyens humains, matériels et structurels afin d’accueillir ce type de profils à haut potentiel de dangerosité et de déstabilisation.
Ces faits démontrent également, que le parloir constitue un point de vulnérabilité majeur lorsqu’il n’est pas sécurisé à la hauteur des profils reçus, et que certaines dérogations, même médicales, peuvent être exploitées à des fins criminelles graves.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS exige donc le transfert immédiat de cette personne détenue vers un établissement réellement adapté à son profil sécuritaire, disposant des moyens et du régime de détention adéquats.
Ce mercredi 21 janvier 2026, nos collègues du PREJ de Nantes découvrent leurs visages et des plaques d’immatriculation de leurs véhicules personnels sur un réseau social.
En effet, faute de cabines téléphoniques en cellule dans le CSL flambant neuf du CP de Nantes les détenus sont autorisés à disposer de leurs téléphones personnels en cellule, cellules avec vue sur la base PREJ de Nantes.
Mais bon on peut être rassuré les détenus signent une charte dans laquelle ils s’engagent à ne pas filmer les personnels pénitentiaires et leurs véhicules…..
Après l’année 2025 et les attaques perpétrées contre nos collègues dans toute la France et avec la mise en place des ESR le syndicat FO Justice de la DISP de Rennes exprime ses plus vives inquiétudes pour la sécurité de nos collègues.
FO Justicede la DISP Rennes exige des réponses judiciaires immédiates et exemplaires et qu’une réflexion soit rapidement engagée en coordination avec le CP de Nantes pour assurer l’intégrité morale et physique de nos collègues.
FO Justice de la DISP de Rennes apporte son indéfectible soutien à nos collègues déstabilisés par cette découverte et n’acceptera jamais que de telles menaces puissent être réitérées.
Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire,
C’est avec gravité, mais dignité, que FO Justicesouhaite s’exprimer en préambule de cette instance. Nos pensées vont vers nos Camarades sauvagement agressés à l’arme blanche le 9 janvier à Aix-Luynes et le 17 janvier à Salon-de-Provence. À deux reprises des agents au service de l’État ont frôlé la mort, à deux reprises le drame a été évité de peu, grâce évidemment au professionnalisme et aux réflexes des agents mais aussi, il faut bien le reconnaître, sans doute un peu de chance également.
➢ FO Justicetémoigne son soutien total et indéfectible envers ces Collègues touchés dans leur chair, blessés, et marqués à vie par des cicatrices mais aussi par un traumatisme que rien ne saura effacer, jamais.
Nous associons à ces pensées tous les Collègues qui, quotidiennement, sont agressés sur les coursives de métropole et d’outre-mer et dont on ne parle parfois même pas.
FO Justicetient à les féliciter toutes et tous pour leur courage, leur abnégation et leur force de continuer d’exercer leurs missions au péril de leur vie. FO Justice tient à leur assurer à nouveau que jamais nous n’accepterons de transiger avec leur sécurité.
➢ Aujourd’hui, une frange de la population pénale, sans foi ni loi, cherche par tous les moyens à attenter à la vie des Personnels.
Ils agressent pour tuer, des actes prémédités, gratuits, imprévisibles, le plus souvent perpétrés par des PPSMJ présentant les signes d’une grave crise psychotique et qui n’ont donc rien à faire dans nos détentions.
Nos Collègues, vos agents, ne sont pas de la chair à canon que vous pouvez envoyer impunément, sans défense, en première ligne face à des individus le plus souvent atteints de troubles psychiatriques.
Mais pour autant, FO Justicel’affirme et le martèle :
il n’y a pas de fatalisme !
► C’est la raison pour laquelle FO Justice a été à l’initiative d’un mouvement de colère et de mobilisation ce lundi 19 janvier, suivi partout sur le territoire métropolitain et ultramarin. Cette mobilisation massive est à considérer comme un avertissement, un coup de semonce, avant des actions de plus grande ampleur si nous n’étions pas entendus sur l’ensemble de nos revendications.
➢ FO Justicetient, une nouvelle fois, à féliciter et remercier l’ensemble des agents, de tous corps, grades et statuts, qui se sont mobilisés et ont démontré que la solidarité est une valeur qui les honore.
Ils se sont montrés solidaires hier… soyez assurés qu’ils le seront plus encore demain pour défendre rien de moins que leur sécurité… que leur vie.
Leurs attentes sont légitimes… elles sont désormais vitales.
FO Justiceporte donc des revendications claires et ne transigera pas :
► Sur le volet sécuritaire, les surveillants doivent pouvoir se défendre face à cette violence décomplexée, ils doivent disposer de moyens adaptés. C’est la raison pour laquelle FO Justice réclame depuis des années la généralisation de la bombe incapacitante. C’est désormais chose faite puisque le garde des Sceaux s’y est engagé au lendemain de l’agression de Salon de Provence. Nous l’en remercions, c’est une avancée considérable. Une telle dotation pourra, demain peut-être, sauver des vies, en tout cas permettre à un Collègue de s’extraire d’une situation critique.
Mais ça n’est pas suffisant. Le déploiement des pistolets à impulsion électrique (PIE) et la généralisation des caméras-piétons sont également des revendications portées et obtenues par FO Justice, mais pour lesquelles les lenteurs administratives ne sont plus acceptables.
Nous exigeons un déploiement immédiat de ces dispositifs.
► Sur le volet de la prise en charge des détenus souffrant de troubles psychiatriques, la position de FO Justiceest claire :
ils doivent faire l’objet d’une prise en charge adaptée à leur profil, leur dangerosité et leur imprévisibilité. Et cette prise en charge ne peut plus incomber exclusivement à l’administration pénitentiaire. La prison ne peut plus être le réceptacle des carences de la psychiatrie publique.
C’est en ce sens que FO Justice exige l’ouverture urgente de travaux sur la prise en charge de ce type de profils.
L’annonce impromptue du garde des Sceaux, par voie de presse, au sujet de l’expérimentation de « prisons-hôpitaux » destinées à l’incarcération de détenus atteints de troubles psychiatriques n’est pas, en l’état, une réponse adaptée, n’en déplaise à certains qui s’en gargarisent déjà, sans véritablement en comprendre les enjeux.
➢ Si FO Justicerevendique depuis des années la classification des établissements,et que cette annonce peut s’inscrire dans cette démarche, encore faut-il qu’elle dispose d’un cadre législatif lui permettant un fonctionnement efficient.
En effet, il existe déjà des UHSA, au nombre de 9, une dans chaque DISP, à l’exception de l’Outre-Mer qui n’en dispose toujours pas. Un rapport de l’IGJ de décembre 2018 dressait déjà un bilan très mitigé de leur fonctionnement et aujourd’hui, le constat n’est guère reluisant. Ces unités affichent un taux moyen d’occupation d’à peine 75% avec plus de 100 lits inoccupés, et parfois même des secteurs entiers restés fermés, faute de personnels pénitentiaires et, plus encore, de personnels soignants.
➢Alors quid de ces « prisons-hôpitaux » ? C’est le corps médical qui décidera des affectations, mais sur quels critères ? La dangerosité ? La nature de la pathologie ? Il est à craindre que leurs critères diffèrent des nôtres. On voit bien ce que donne cette même prérogative laissée aux magistrats pour les affectations en QLCO. Et on voit bien le fonctionnement actuel de nos UHSA, dans lesquelles on trouve le plus souvent des détenus certes atteints de pathologies, mais pas forcément les plus dangereux qui, eux, sont renvoyés vers les détentions classiques… là où finissent toujours ceux que personne n’arrive à gérer.
➢ Ensuite, où trouver les Personnels pour faire fonctionner ces structures ? Il faut des surveillants, des infirmiers, des médecins… les UHSA se heurtent déjà à ces carences… par quel miracle le garde des Sceaux les trouvera-t-il pour faire fonctionner ses « prisons-hôpitaux » ?
Enfin, FO Justice le rappelle, gérer des détenus dangereux fait partie intégrante de nos missions, certes, mais prendre en charge, sous notre seule responsabilité, des individus dont la dangerosité est inhérente à un trouble psychiatrique, c’est non !
L’Administration Pénitentiaire est souvent perçue comme le dernier rempart d’une société malade, un réceptacle pour les individus que la société ne souhaite plus gérer. Chaque ministère a des responsabilités spécifiques, et la prise en charge des détenus souffrant de troubles mentaux ne peut pas relever exclusivement de nos attributions.
La véritable solution, la seule, passera par une évolution du cadre législatif, pour permettre à l’Administration Pénitentiaire d’être décisionnaire des affectations dans ces structures, et sans le consentement des intéressés.
➢ Dans tous les cas, rien ne peut se faire sans prendre l’avis des professionnels et s’en référer aux principaux acteurs du terrain : les pénitentiaires.
FO Justice réitère donc sa revendication relative à l’ouverture de travaux autour de cette thématique, avant toute mise en œuvre précipitée.
FO Justice est à l’initiative de la revendication de classification des établissements, il est hors de question que son aboutissement se fasse sans notre expertise au risque de se solder par un nouvel échec.
Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire,
FO Justice le répète, vous êtes le garant de la sécurité de vos agents, nous ne tolèrerons pas que tout ne soit pas mis en œuvre pour garantir leur intégrité physique.
Mesdames et Messieurs les membres du Conseil national d’action sociale (CNAS),
L’action sociale constitue un droit pour l’ensemble des agents de la fonction publique de l’État, qu’ils soient en activité ou retraités. Elle n’est ni une faveur ni un dispositif accessoire, mais un engagement concret de l’employeur public envers ses agents et leurs familles. Dans un contexte social de plus en plus contraint, l’Union FO Justice rappelle que l’action sociale vise à améliorer concrètement les conditions de vie des personnels.
►Elle intervient dans des domaines essentiels du quotidien, tels que :
– La restauration,
– Le logement,
– L’enfance,
– Et les loisirs,
Mais également comme outil de solidarité lorsque les agents sont confrontés à des situations difficiles, parfois brutales, et que les dispositifs de droit commun ne suffisent plus.
Les besoins en aides exceptionnelles risquent d’augmenter fortement en ce début d’année 2026, dans un contexte budgétaire national particulièrement incertain, marqué par l’absence de budget définitivement voté.
►L’UnionFOJusticetient toutefois à souligner que, contrairement à ce que l’on observe dans d’autres ministères où l’action sociale est aujourd’hui à l’arrêt, au ministère de la Justice, les commissions et les groupes de travail continuent de se réunir et de fonctionner, cela est rendu possible grâce à l’engagement, au sens des responsabilités et au professionnalisme du bureau des politiques sociales (POLSOC) et des acteurs sociaux.
La restauration constitue à ce titre un enjeu central. Elle représente près d’un tiers du budget de l’action sociale et concerne directement les agents au quotidien. L’Union FO Justicedemande de manière claire et formelle la transmission d’une cartographie générale, exhaustive et actualisée de l’ensemble des offres de restauration.
Il n’est pas acceptable que les membres du CNAS ne disposent toujours pas de ces informations, alors même qu’elles ont été demandées par le POLSOC aux différents DRHAS !
Sans ces données, le CNAS ne peut ni mesurer les disparités territoriales, ni évaluer l’efficacité des dispositifs existants, ni orienter les choix budgétaires de manière éclairée.
Le pilotage national de la restauration impose une information complète, partagée et transparente !
Cette exigence est d’autant plus nécessaire que le contexte inflationniste pèse fortement sur le coût des matières premières.
►L’UnionFOJustice restera vigilante à ce que le « reste à charge » supporté par les agents n’augmente pas, alors que de nombreux personnels rencontrent déjà des difficultés pour accéder à une restauration quotidienne équilibrée.
Les commissions restauration au sein des Comité Régionaux d’Action Sociale (CRAS) jouent ici un rôle essentiel. Elles doivent être réunies régulièrement, reconnues et dotées de moyens réels pour remplir pleinement leur mission.
Au-delà de la restauration, l’UnionFOJusticesouhaite alerter sur la situation des acteurs de l’action sociale, et plus particulièrement de ceux qui œuvrent au sein des CRAS et des associations. Ce sont eux qui assurent, au quotidien, la mise en œuvre concrète de la politique d’action sociale ministérielle. Leur engagement repose souvent sur une forte implication personnelle, dans des conditions parfois difficiles, avec des moyens limités et une reconnaissance insuffisante.
Les acteurs sociaux des CRAS et des associations sont indispensables au fonctionnement de l’action sociale de proximité. Ils connaissent les agents, les réalités locales, les contraintes des services, les situations individuelles et sont souvent le premier point de contact pour les agents en difficulté.
►Pourtant, ils sont confrontés à de nombreuses difficultés :
– Manque de temps,
– Surcharge de travail,
– Difficultés à se réunir,
– Et souvent absence de soutien institutionnel.
►L’UnionFOJusticerappelle également le rôle essentiel des assistants de service social, qui travaillent en lien étroit avec les CRAS et les associations.Ils sont en première ligne face aux situations humaines les plus complexes et assurent un accompagnement indispensable des agents.
Leur action ne se limite pas à la gestion de l’urgence, elle repose également sur un travail de prévention et d’anticipation qui nécessite du temps, de la disponibilité et des moyens adaptés.
►L’Union FO Justice salue la prise de fonctions de la nouvelle Coordinatrice Nationale en Travail Social (CNTS). Cette fonction est stratégique pour la cohérence et l’efficacité de l’action sociale ministérielle. Elle doit être pleinement soutenue et dotée des moyens nécessaires afin de renforcer la coordination nationale, le travail de terrain et le dialogue avec l’ensemble des acteurs sociaux.
►L’Union FO Justice demande un renforcement des moyens alloués aux Assistants de Service Social (ASS) et, plus largement, à l’ensemble des acteurs de l’action sociale de proximité. Cela doit permettre de travailler en amont des situations de crise, de développer des actions de prévention, notamment dans les écoles de formation, et de renforcer les dispositifs existants.
La situation de l’ENAP est à cet égard révélatrice. Elle nécessite le renforcement par un agent dédié supplémentaire et ne peut reposer sur les ASS de ce secteur déjà en grande difficulté.
S’agissant des aides financières, l’UnionFOJustice demande une augmentation significative des enveloppes, notamment au niveau des commissions d’aides financières (CAFI) et des commissions secours des CRAS.
Les commissions constituent un maillon essentiel de l’action sociale de proximité permettant ainsi d’apporter des réponses rapides et humaines à des situations souvent urgentes. Ces commissions doivent pouvoir se réunir régulièrement, disposer de marges de manœuvre réelles et exercer un véritable pouvoir décisionnaire. Or, sur le terrain, certaines ne se réunissent pas suffisamment souvent ou sont réduites à un rôle subalterne sans réel pouvoir d’appréciation.
Cette situation est préjudiciable aux agents et va à l’encontre de l’esprit même de l’action sociale !
►L’Union FO Justicerappelle que les commissions (secours, restauration et logement) des CRAS ne doivent en aucun cas être de simples chambres d’enregistrement. Elles doivent être reconnues comme des instances à part entière, respectées dans leur rôle et dotées de moyens suffisants.
►L’Union FO Justice rappel que le ministère de la Justice se doit d’apporter une attention particulière aux orphelins des agents de son ministère. Nous demandons l’instauration d’une journée dédiée pour affirmer une solidarité collective envers ces enfants. Dans cette continuité, le renouvellement de la convention avec Orphéopolis doit être accompagné d’un engagement fort et visible du ministère.
Sur le logement, l’UnionFOJustice souhaite poursuivre le travail d’attractivité du Prêt Bonifié Immobilier du Ministère de la Justice (PBIMJ), permettant un meilleur accès à la propriété. Le contingent préfectoral reste trop limité et sous-dimensionné dans les zones sous tension. Il est indispensable de maintenir une attention particulière aux territoires accueillant des primo-arrivants afin de continuer à diversifier le parc de logements disponibles.
►L’Union FO Justicedemande enfin une revalorisation du montant du Chèque Emploi-Service Universel (CESU) afin de tenir compte de l’évolution réelle du coût de la garde d’enfants. Nous rappelons qu’il est inacceptable que certains territoires, tels que la Polynésie, soient exclus de ces dispositifs, et que certaines municipalités refusent le CESU. L’égalité d’accès à l’action sociale doit s’appliquer à tous les agents.
►L’Union FO Justicetient àremercier l’ensemble des acteurs de l’action sociale, les assistants de service social, les acteurs des CRAS, des associations de site, ainsi que les personnels du bureau des politiques sociales. Malgré un contexte budgétaire national contraint, des effectifs insuffisants et une charge de travail croissante, ces femmes et ces hommes continuent de faire vivre l’action sociale au sein de notre ministère.
Le POLSOC continue d’assurer ses missions avec professionnalisme, sens du service public et humanité.
C’est précisément pour ces raisons que l’UnionFOJustice est intervenue auprès du secrétariat général afin d’alerter sur les difficultés que rencontre ce service et sur la nécessité de lui donner les moyens d’agir.
Pour conclure, l’Union FO Justice réaffirme avec force qu’une action sociale ambitieuse, efficace et équitable repose avant tout sur des femmes et des hommes engagés. Les soutenir et leur donner des moyens, c’est investir dans la cohésion des personnels et dans le bon fonctionnement du service public de la Justice.
Aujourd’hui notre organisation syndicale tire la sonnette d’alarme, sur la dégradation persistante du service technique du centre pénitentiaire de Nouméa. Une situation opérationnelle désormais critique qui ne peut plus être ignorée ni minimisée. Elle compromet gravement la continuité et le bon fonctionnement du service, et appelle à des mesures immédiates et responsables.
Au regard de la vétusté de l’établissement, les interventions techniques se multiplient au quotidien, tandis que les chantiers en cours et les travaux à venir s’enchaînent, plaçant le service dans une pression permanente.
Depuis trop longtemps, les personnels techniques subissent un sous-effectif chronique, pourtant largement identifié et jamais résorbé. Sur le terrain, ces agents assurent des missions essentielles : réparer, sécuriser, entretenir, soutenir toute la logistique indispensable au fonctionnement de nos structures et à la sécurité de tous, personnels comme usagers.
Malgré cet engagement constant et une charge de travail toujours plus lourde, que reçoivent-ils en retour ?
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À l’instar des personnels de surveillance, le service technique du CPN, souvent reléguée au second plan, souffre également de problème de recrutement. Pendant que les effectifs fondent,les agents s’épuisent, la direction locale prend le risque de fragiliser davantage la sécurité structurelle d’un établissement déjà sous tension.
Le service technique du CPN est désormais à l’agonie. Il ne tient plus que par le sens du devoir et la conscience professionnelle d’agents éprouvés, qui ne comptent plus leurs efforts.
FOJustice CPN salue sans réserve le professionnalisme des agents du service technique dont le dévouement et l’engagement quotidiens permettent, encore aujourd’hui, d’assurer à bout de bras la continuité de ce service nécessaire au fonctionnement de notre établissement.
FOJustice CPNaffirme avec force :STOP à cette politique d’asphyxie qui use les agents et altère durablement leur motivation.
À souligner, qu’en dépit des difficultés rencontrées au niveau local,une action déterminante a été conduite à l’échelle nationale afin de faire évoluer le statut des PT. Portée, une fois encore, parNotre Organisation, qui agit sans relâches. Cette dynamique syndicale a permis d’obtenir des avancées statutaires et indemnitaires concrètes, une réforme qui constitue une étape historique pour une filière laissée pour compte.
Face à l’urgence de la situation, FO Justice CPN exige sans délai :
Le renforcement significatif de ce service,
Des conditions de travail dignes et sans risques psychosociaux,
La fin du mépris au CPN et un minimum de reconnaissance des personnels techniques.