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Prison de Bar-le-Duc : Une agression en guise de remerciement

Ce Dimanche 20 Juillet Il était 17h45, quand une bagarre a éclaté dans une cellule au 1er étage de l’établissement.

Le gradé et les agents présents sont intervenus afin de mettre fin à l’altercation, c’est alors que l’un des détenus s’en est pris au gradé en lui assénant un coup de poing au visage.

La mise en prévention a été nécessaire, pour mettre fin à l’incident.

Il aurait été de bon sens que l’astreinte se déplace dans ce genre de situation tendue.

Le bureau local FO Justice exige une sanction disciplinaire à la hauteur et des poursuites pénales.

Le bureau local FO Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue et le soutiendrons dans ses démarches.

Le bureau local FO Justice félicite le personnel présent pour leur grand professionnalisme.

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UEHC d’Asnières : Un foyer qui tenait bon… jusqu’à l’arrivée de la direction

Pendant des années, malgré l’absence de direction, les postes vacants, les galères du quotidien, les agents ont tenu le foyer à bout de bras. Ils ont assuré l’accueil des jeunes, la continuité du service, l’esprit d’équipe. Tout reposait uniquement sur l’engagement des professionnels.

Et puis… est arrivée Madame la Directrice de Service. Depuis, tout part en vrille.

MANAGEMENT À LA TRONÇONNEUSE – FOYER À LA DÉRIVE

– Services retirés la veille, sans prévenance : les agents doivent se tenir disponibles… puis sont annulés !

– Récups et horaires modifiés sans concertation,

– Pressions permanentes sur les heures sup’,

– Pression sur le personnel administratif et changement de bureau imposés, travail dominical du cuisinier sans indemnisation.

– Congés validés à la dernière minute, malgré des relances depuis septembre,

– Aucune anticipation RH, fins de contrat gérées à la dernière seconde,

– Budgets du week-end faméliques,

– Travail isolé : éducateurs seuls face à des situations lourdes,

– Admissions hors-sol, sans préparation ni moyens,

– Climat de surveillance, de contrôle et de silence,

– Zéro cadre stable pour garantir le bon fonctionnement de l’unité.

LE BILAN ? DES ÉQUIPES À BOUT

Depuis son arrivée, jamais il n’y a eu autant d’arrêts maladie. Le mal-être est réel, constant, visible… et ignoré. La souffrance n’est pas une fiction. Elle est le symptôme d’un management délétère.

UNE DIRECTION TERRITORIALE QUI CAUTIONNE

► Quand FO Justice PJJ alerte ? Réponse du Directeur Territorial des Hauts-de-Seine :

« C’est comme ça dans les foyers… »

Donc les dérives sont normales ? Le mépris devient la règle ?

Le droit, la santé, la sécurité ?

Le foyer n’est pas en crise. C’est sa gestion qui l’a mis à terre !

LES AGENTS MÉRITENT MIEUX

Ils ont tenu sans direction, sans cadre, sans reconnaissance, avec professionnalisme et humanité. Aujourd’hui, ils sont méprisés, broyés, poussés à bout.

FO JUSTICE PJJ DIT STOP !!

NOS EXIGENCES SONT CLAIRES :

– Assez de cette logique d’usure. Assez des règles piétinées.

Fini le mascarade interne.

– Un encadrement digne, compétent, respectueux du droit et des agents.

– Des engagements clairs de la Direction Interrégionale.

REMETTONS LES AGENTS AU CENTRE DU SERVICE

Le droit d’organiser sa vie professionnelle et personnelle,

Le droit d’organiser les récupérations dans le respect des règles,

Le droit d’être entendu et respecté

FO Justice PJJ ne se taira pas.

Nous défendrons chaque agent, chaque droit, chaque dignité.

Notre FOrce, c’est vous

Pour une rémunération et des conditions de travail dignes.

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Prison de Longuenesse : Quand l’incompétence flirte avec l’absurde…

Apparemment bien décidée à camper sur ses positions, Madame la directrice de la SAS envisage sérieusement d’installer des détenus sortants… au 3 étage du bâtiment SAS. Oui, vous avez bien lu :

AU NIVEAU DES SEMI-LIBRES ! (Ce n’est pas une blague, même si ça y ressemble.)

Au-delà du caractère complètement farfelu de cette idée, c’est surtout le niveau d’improvisation qui interroge. Comment peut-on proposer une mesure aussi risquée quand on ne maîtrise pas le fonctionnement même du bâtiment dont on a la charge ?

OUI, LES MATELAS AU SOL, CE N’EST PAS ACCEPTABLE. Mais les collègues, eux non plus, ne sont pas corvéables à merci !

Déplacer le problème de la MA vers la SAS, en y ajoutant des contraintes humaines et sécuritaires, c’est non seulement inefficace, mais surtout dangereux.

FO Justice s’interroge : cette idée vient-elle vraiment de la DI ?

De la DAP ? Ou bien est-ce une décision locale, mal inspirée et prise en solitaire ?

Nous rappelons que la SAS est un régime de portes ouvertes.

Les détenus sortants n’ont rien à y faire. Point.

Madame, les arguments avancés dans notre précédent tract semblent n’avoir suscité aucun écho chez vous. Mais soyez certaine d’une chose : vous serez responsable des conséquences de vos choix.

FO Justice ne restera pas sans réaction. Nous allons interpeller la DI et la DAP pour connaître l’origine exacte de cette décision.

Et si les tracts ne suffisent plus à alerter, nous passerons à l’étape suivante : devant les grilles du CP de Longuenesse.

Chers collègues, préparez vos saucisses, vos merguez et votre détermination :

LES VRAIES SOLUTIONS SERAIENT : UN STOP ÉCROU ET UNE OPÉRATION DE DÉSEMCOMBREMENT !

Ici, ce n’est pas Lyon. C’est le Nord. Et ici, on se fait entendre.

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Prison de Val-de-Reuil : Un drame évité de peu !

Ce week-end encore, des collègues ont failli se faire fracasser la tête par un fou furieux enfermé à l’isolement depuis plus d’un an.

Pendant la distribution du repas, ce barjot a profité de l’ouverture de sa porte pour se jeter sur les agents avec un montant de fenêtre en bois clouté arraché de la fenêtre de sa cellule. Une tentative d’agression violente, clairement préméditée. Sans le sang froid et la réactivité des surveillants, on aurait eu des blessés graves, voire pire…

Ce type est un cas psychiatrique lourd. Il passe ses journées à dormir à même le sol au milieu de son urine et des excréments qu’il étale sur les murs ! Et ceux, jour après jour, dans l’indifférence totale malgré les multiples alertes des agents QDI.

Et comme si cela ne suffisait pas, un autre énergumène du QI, le détenu D, passe son temps à provoquer le personnel, à les menacer et à exhiber ses parties au passe menotte défiant toute autorité. Un vrai poison au quotidien !

Nous le disons clairement, ces profils n’ont rien à faire ici !

Ce ne sont pas des détenus mais des bombes à retardement. Leur place est à hôpital pas en détention classique !

Les agents ne sont ni des infirmiers psy ni des punching-balls !

Il n’est plus possible de nous demander de gérer l’ingérable ! Et si la direction ferme les yeux, elle portera l’entière responsabilité du drame à venir !

FO justice Val de Reuil souhaite tout son soutien aux agents touchés par cet acte de violence et apporte également tout son soutien aux agents qui quotidiennement doivent gérer ces profils psychologiquement dérangés.

Fo Justice Val de Reuil félicite les agents qui, grâce a leur grand professionnalisme ont pu sortir indemne de cette situation, nous demandons à ce qu’ils soient félicités à la hauteur de leurs actes !

Fo Justice Val de Reuil exige que les détenus G&D soient transférés dans les plus brefs délais, nous sommes arrivés au bout de cette gestion chaotique. Ces patates chaudes doivent quitter notre établissement vers des lieux plus adaptés à leurs prises en charge !

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Prison de Tarascon : Merci !!!

FO Justice Tarascon souhaite remercier l’ensemble des agents, collègues, sympathisants et soutiens, qui ont répondu présent et ont manifesté leur solidarité lors du mouvement initié par notre organisation syndicale.

FO Justice Tarascon tient à saluer la présence du député de la 16ème circonscription des Bouches-du-Rhône, qui s’est déplacé pour venir à la rencontre des agents montrant ainsi son intérêt pour nos revendications et la situation que nous vivons chaque jour !!!

CETTE MOBILISATION ET VOTRE SOUTIEN SONT LA PREUVE QUE NOUS NE SOMMES PAS SEULS FACE AUX DÉFIS ET A L’INSÉCURITÉ QUE RENCONTRENT QUOTIDIENNEMENT LES AGENTS DE NOTRE ÉTABLISSEMENT.

Cette mobilisation montre notre force collective et notre volonté de faire respecter la sécurité et le respect de chacun sur notre centre de détention.

FO Justice Tarascon continuera à lutter pour défendre nos collègues et exiger des mesures concrètes pour garantir notre sécurité.

MERCI À TOUTES ET TOUS POUR VOTRE SOLIDARITÉ ET VOTRE SOUTIEN ENVERS NOTRE COLLÈGUE !!!

CELA MONTRE A QUEL POINT NOUS SOMMES SOLIDAIRES !!

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Prison d’Eysses : Incendie au bâtiment A, nos collègues en première ligne !

Ce dimanche 20 juillet 2025, aux alentours de 21h, une intervention d’une extrême urgence a mobilisé les agents du service de nuit au bâtiment A.

Un détenu, manifestement mécontent du service public, a volontairement incendié sa cellule, mettant en danger sa propre vie ainsi que celle des autres détenus et du personnel.

Face à cette situation, nos collègues ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire en intervenant immédiatement pour extraire le détenu et sécuriser les lieux, avant l’arrivée des sapeurs-pompiers, rapidement dépêchés sur site.

Un de nos collègues a dû être conduit aux urgences après avoir inhalé des fumées.

Les trois autres ont été pris en charge par les secours sur place.

Le détenu incendiaire a été immédiatement placé au quartier disciplinaire.

La Directrice de l’établissement et l’Officier de permanence se sont rendus sans délai sur les lieux, apportant leur soutien aux équipes mobilisées.

Cet événement vient malheureusement rappeler que les personnels pénitentiaires sont quotidiennement confrontés à des situations à haut risque.

Une nouvelle fois, ce sont les agents de terrain qui, par leur réactivité, leur sang-froid et leur solidarité, ont évité le pire.

F.O Justice adresse ses sincères remerciements à tous les agents du service de nuit, au gradé de détention et à l’encadrement présent lors de cette intervention.

F.O Justice félicite et apporte tout son soutien aux agents touchés par cet événement.

F.O Justice reste plus que jamais le seul syndicat à se tenir aux côtés des agents lorsque les événements l’exigent.

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Sécurité des escortes pénitentiaires : Accès prioritaire aux péages autoroutiers

Objet : Sécurité des escortes pénitentiaires – accès prioritaire aux péages autoroutiers

Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire,

Le syndicat national FO Justice souhaite attirer votre attention sur une problématique structurelle qui affecte toujours la sécurité des Personnels pénitentiaires et la sûreté des personnes transférées : l’absence de déclenchement automatique des barrières de péage lors du passage des véhicules de l’administration pénitentiaire en mission.

Alors que des dispositifs de levée automatique existent déjà pour d’autres forces de sécurité intérieure (notamment la gendarmerie, la police nationale et les services de secours), les équipes pénitentiaires restent exclues de ce type d’accès facilité, et se retrouvent, lors de leurs missions, exposées à des situations de vulnérabilité et de danger.

Ce point de vulnérabilité a une résonance tragique au regard du drame survenu à Incarville par l’assassinat de nos deux Collègues, qui a profondément marqué notre institution et révélé, une fois de plus, les carences logistiques et sécuritaires dans le cadre des missions d’escorte. À la suite de ce drame, un protocole a été signé, auquel FO Justice a pleinement participé, réaffirmant l’engagement de tous à renforcer sans délai les conditions de sécurité des escortes.

Dans ce contexte, la déclinaison de l’action 12 de ce protocole, prévoit un travail sur la levée anticipée des barrières de péage sur le réseau autoroutier national.

Aujourd’hui, force est de constater que rien n’a avancé depuis.

Ce dysfonctionnement est inacceptable au regard de l’exigence absolue de sécurité qui encadre les missions de transfèrement judiciaire ou pénitentiaire. Il est indispensable que les moyens logistiques soient à la hauteur des risques encourus par nos Collègues.

FO Justice demande donc instamment que des mesures concrètes soient prises, en concertation avec les concessionnaires d’autoroutes et les services de l’État concernés, pour que :

– Un système d’identification et d’ouverture automatique soit mis en place pour tous les véhicules pénitentiaires affectés aux escortes, même ceux banalisés,

– Les agents soient dotés des équipements nécessaires à l’activation rapide des accès péage (télébadges sécurisés, canaux de communication prioritaires),

– Des consignes claires soient élaborées pour garantir la fluidité et la sûreté du passage des convois sur l’ensemble du réseau autoroutier français.

Ce sujet doit faire l’objet d’une réponse prioritaire de votre part, à la hauteur des enjeux de protection du personnel et de la maîtrise des risques d’évasion, d’agression ou d’embuscade.

Nous restons bien entendu à votre disposition pour échanger sur les solutions envisageables, et attendons de votre part des engagements rapides et concrets.

Dans l’attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire, à l’assurance de notre considération distinguée.

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Prison de Longuenesse : Tentative d’agression sur les PREJ. Une gestion 3 étoiles du “client”…

Encore une fois, un acte de violence a pu être évité grâce au sang-froid et au professionnalisme des agents.

Le vendredi 18 juillet à 12h50, un détenu devait être extrait au tribunal de Boulogne-sur-Mer pour une comparution immédiate, pris en charge par les PREJ de Longuenesse.

À son arrivée, placé en geôle, monsieur n’a pas supporté l’attente et s’est montré rapidement vindicatif : exigence de tabac, demande de café… rien que ça !

Face au refus, il se met à frapper dans les murs et la porte, tout en continuant à provoquer les agents.

MAIS CE N’EST PAS TOUT…

Au retour de l’audience, dans le véhicule, malgré le menottage, le détenu tente à plusieurs reprises de retirer sa ceinture de sécurité. Il finit par lever les poings, prêt à frapper le collègue assis à ses côtés.

Heureusement, ce dernier, réactif, parvient à tirer sur la sangle de conduite, empêchant l’agression.

L’agent SAS intervient rapidement pour sécuriser l’extraction, le détenu est conduit au vestiaire, puis confié à l’équipe d’intervention.

Et la suite ? Notre « gentil petit canard » n’est même pas placé au quartier disciplinaire…

Une belle récompense pour une attitude inacceptable.

FO Justice exige des explications immédiates concernant cette décision incompréhensible !

FO Justice soutient les agents PREJ, qui chaque jour prennent des risques, et félicite le collègue pour son sang-froid et son professionnalisme.

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Urgence du déploiement des équipements validés pour la sécurité des personnels pénitentiaires : Lettre ouverte au Directeur de l’Administration Pénitentiaire

Monsieur Sébastien CAUWEL

Directeur de l’Administration Pénitentiaire

Ministère de la justice

Direction de l’Administration Pénitentiaire

13 Place Vendôme

75042 PARIS Cedex 01

Objet : Urgence du déploiement des équipements validés pour la sécurité des personnels pénitentiaires

Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire,

Le Syndicat National FO Justice vous adresse cette lettre ouverte avec gravité. En effet, la situation sur le terrain devient chaque jour plus alarmante. À l’image des agressions survenues au Centre Pénitentiaire de Lannemezan et tout récemment à la Maison d’Arrêt d’Osny, où un détenu, muni d’un objet tranchant, s’est violemment jeté sur un surveillant, le blessant grièvement au visage, lui causant une plaie s’étendant de la nuque jusqu’à la bouche.

Depuis des années, notre Organisation syndicale mène une lutte tenace pour obtenir les dotations indispensables à la sécurité des Collègues intervenant au sein des établissements pénitentiaires. Cette démarche, menée dans l’intérêt des personnels, a été légitimée et validée par les plus hautes autorités de la Justice.

En effet, dès 2019, et à la suite d’une mobilisation conduite par FO Justice, nous avons obtenu auprès de Madame Nicole BELLOUBET, seul contre tous, l’ouverture de groupes de travail sur l’équipement des personnels de surveillance, incluant le déploiement du Pistolet à Impulsion Électrique (PIE) et des aérosols incapacitants.

Ces travaux ont permis d’avancer et ont été confirmés sous le mandat de Monsieur Éric DUPOND-MORETTI, par décret en Conseil d’État n°2021-1313 du 8 octobre 2021 modifiant le décret n° 2011-980 du 23 août 2011 relatif à l’armement des personnels de l’administration pénitentiaire et les dispositions règlementaires du code de procédure pénale relatives à l’usage de la force et des armes à feu par ces personnels :

Le PIE aux agents ELSP (Équipes Locales de Sécurité Pénitentiaire) et des PREJ (Pôle de Rattachement des Extractions Judiciaires),

La bombe incapacitante à l’ensemble des personnels d’encadrement dans les établissements.

Pourtant, en 2025, force est de constater que ces équipements ne sont toujours pas déployés :

Les agents des ELSP et PREJ sont privés de PIE, sous le prétexte fallacieux de l’absence de caméras piétons qui sont pourtant autorisées et généralisées par l’article 43 de la Loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 d’orientation et de programmation du ministère de la justice 2023-2027, créant l’article L223-20 du code pénitentiaire,

Les bombes incapacitantes, réclamées par notre Organisation depuis 2019 et bien qu’acquises, sont bloquées en armurerie car de nombreux chefs d’établissement refusent de les mettre en service, alors même qu’au CTAP du 15 novembre 2022, FO Justice alertait déjà sur les disparités d’acquisitions entre DISP.

Et, malheureusement, plus récemment, le protocole INCARVILLE signé le 13 juin 2024 par le garde des Sceaux, après le décès tragique de nos deux Collègues Arnaud et Fabrice, déclinait dans la mesure n°7 ce que FO Justice avait obtenu :

« Le déploiement rapide du PIE et de la caméra piéton, ainsi que de la bombe incapacitante à grande capacité. », prévoyant ainsi le déploiement de « 3 000 caméras la première année pour équiper les Personnels de surveillance des quartiers spécifiques, les ESP et les Personnels d’encadrement). En deuxième année, 6 000 caméras. En troisième année, 20 000 ». Lors du COSUI Incarville du 28 avril 2025, vous nous avez rappelé que le marché pour le PIE était bien existant jusqu’en janvier 2026 et que celui des caméras avait été notifié le 26 novembre 2024.

Cette situation est inacceptable. Rien, absolument rien ne permet d’arriver à une telle situation car, pendant ce temps de laxisme, les agressions contre les Personnels se multiplient en intensité et en fréquence. Chaque jour, des Collègues tombent, sans disposer des outils pourtant achetés et validés pour assurer leur protection.

Qu’attendez-vous ? Qu’un agent perde la vie en détention pour enfin autoriser l’utilisation de ces équipements ?

FO Justice exige :

Le déploiement immédiat des équipements achetés (PIE et bombes incapacitantes) dans tous les établissements et services pénitentiaires concernés. Pour rappel, dans notre courrier du 11 Juillet 2025, FO Justice a également attiré votre attention sur l’acquisition du modèle TASER 10, doté de technologies améliorées, offrant jusqu’à 10 cartouches.

La mise à disposition généralisée du PIE dans tous les quartiers spécifiques, et dans chaque structure ne disposant ni d’ELSP ni de quartier spécifique, avec du personnel habilité.

Que la dotation des bombes incapacitantes à l’encadrement soit systématique et ne dépende plus des décisions locales des chefs d’établissement.

À terme, que chaque agent du personnel de surveillance soit équipé individuellement d’une bombe incapacitante, ce qui permettrait de réduire fortement les agressions ou tentatives d’agressions.

Ces revendications sont claires, cohérentes et urgentes. Elles reposent sur un principe fondamental : la protection des personnels de l’administration pénitentiaire, exposés chaque jour à des risques croissants et inadmissibles.

Nous vous demandons, Monsieur le Directeur, de considérer cette alerte avec le sérieux qu’elle impose. Il est impératif que votre administration cesse d’entraver la mise en œuvre de mesures validées et financées, et passe à l’action sans délai.

Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire, l’expression de notre détermination sans faille et de notre vigilance face à l’urgence.

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