Suite au nombreux bruits de drones sur le CP Borgo ce week-end, une fouille a eu lieu hier dans quelques cellules et dans les parties communes de l’unité 2.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela a été prolifique !
8 téléphones, des anabolisants sous forme de fioles ou de cachets, des stéroïdes en fioles et en cachets (en grande quantité), des seringues et des aiguilles !
Il y avait aussi sur le toit de l’unité 1 des stupéfiants : 300g de résine de cannabis, de la cocaïne et un téléphone.
FO Justice Borgofélicite les agents ayant participé à cette fouille.
Mais surtout FO Justice Borgo exige que notre établissement soit équipé au plus vite d’un brouilleur anti-drones !
Il n’y a pas si longtemps, les astreintes chauffeurs étaient assurées par les chauffeurs de l’établissement. Ceux-ci étaient sous la responsabilité de l’Attachée via le pôle économat.
Ils organisaient leur service et tout fonctionnait pour le mieux.
Puis, la Direction a décidé de changer leur responsable, de modifier leur mode de fonctionnement, et de les rattacher aux ESLP (qui n’existent pas encore) sans même les écouter ni passer par le CSA Local.
Les efforts qu’ils faisaient ( presque le double du nombre légal d’astreintes, ne pas respecter le temps de repos légal…), ils n’ont plus eu envie de les faire.
Alors la Direction a décidé de prendre les choses en main. Sans attendre le passage en CSA Interrégional, elle a décidé que les ELSP étaient créées, que les agents Extractions Médicales en faisaient partie et qu’ils devaient participer au roulement des astreintes. Il y avait urgence !
Et que constatons-nous aujourd’hui ? Personne pour faire l’astreinte du week-end qui vient de passer, et personne de programmé pendant 2 semaines !
Nous devrions presque en sourire tant nous sommes habitués maintenant à tant d’amateurisme, mais ces manquements obligent l’Officier de permanence à devoir bricoler et découvrir encore plus la détention ou le service de nuit en cas d’extraction médicale d’urgence.
FO Justice Borgo n’a qu’un seul message à faire passer à la Direction : ressaisissez-vous !
Car FO justice Borgo ne laissera pas le CP Borgo sombrer.
Le 6 janvier 2025, le Directeur Interrégional a adressé un courrier à tous les chefs d’établissement, où un paragraphe sort du lot.
« Il importe que vous convoquiez un Comité Social d’Administration à votre niveau qui devra étudier, avec les représentants des organisations professionnelles, les projets d’ACT. Dans le cadre de la seconde enveloppe qui concerne des opérations de travaux, vous nous ferez remonter les projets validés dans ces instances, accompagnés de vos devis, avant le 28 mars 2025. »
Une fois n’est pas coutume, à la Maison d’Arrêt de Rochefort, nous nous démarquons des autres établissements puisque, lors du dernier CSA, nous n’avons jamais abordé le point ACT.
Nous avons parlé des travaux que l’administration nous impose pour le futur bâtiment des ESP. Mais le reste… aux oubliettes !!!
Pourquoi demander aux surveillants s’ils ont besoin de quelque chose pour améliorer LEURS conditions de travail alors que depuis l’an dernier il a été demandé un nouveau siège à la PEP et un autre en salle de repos pour le service de nuit !
Tout ça va avec le reste : Pression permanente, rappels à tout-va, mouvements à l’étage non- stop, ouverture intempestive de la porte de la promenade pour envoyer les détenus à droite et à gauche, activités en nette progression, double poste au détriment de la sécurité des agents… c’est presque Marche ou Crève.
Mais surtout, ne rien dire, ne pas se plaindre, ne pas réclamer, ne pas vouloir de changements et être dans les clous 24/24, car attention on t’a à l’œil.
Toi, le « surveillant », tu dois être irréprochable.
Tu dois trimer sans broncher.
Tu dois accepter tout ce qui vise à te fliquer.
Tu dois tourner comme un avion en service de nuit.
Tu dois, tu dois, tu dois…
« Dégage si ça ne te convient pas ! »
As-tu eu des remerciements pour tout ce que tu fais tout au long de l’année ? RIEN ; même pas un repas en service de nuit pour les fêtes de fin d’année !
Et comme si nous n’étions pas assez en galère, on envoie des agents à l’EPM !!?
Y aurait-il une nouvelle prime à prendre encore sur notre dos ??
SERVICE DES AGENTS : UN RAPPEL A L’ORDRE S’IMPOSE !!
Depuis trop longtemps de nombreux Agents et gradés nous font part de leur ras-le-bol concernant la gestion de leurs plannings et d’un manque évident de communication et de respect notamment de la part de l’Agent en poste au Service Origine !
Qu’elle fasse ce pourquoi elle est payée, c’est-à-dire savoir gérer le service en fonction des présents et des absents sous l’autorité de son supérieur hiérarchique.
Qu’elle arrête ses commentaires déplacés, ses menaces à peine voilées, ses remontrances inappropriées vis-à-vis des Personnels qui triment chaque jour en sous-effectif !
Elle n’est pas payée pour donner des ordres ou mépriser ses collègues !
Ni de conseiller aux « Gradés de jour » de mettre des D.E aux Agents d’étage qui ne voudraient pas doubler leur poste sur la coursive … pendant 12h !
IL NE FAUDRA PAS DIRE AUX O.S QUE L’ABSENTEISME REPART A LA HAUSSE SI CEUX QUI TRAVAILLENT DUREMENT SONT MALTRAITES ET DECONSIDERES A CE POINT !!
LES PERSONNELS POURRAIENT FINIR PAR CROIRE QUE « LES ABSENTS ONT RAISON ET QUE LES PRESENTS ONT TORD » !?
Il a bon dos le « statut spécial » avec sa « nécessité de service » … pour dédouaner les couacs d’une gestion au jour le jour !!
CONDITION DE TRAVAIL & SECURITE : DU GRAND N’IMPORTE QUOI !
Mr le Directeur, il n’y a pas de PCC de 11h à 14h !
Il n’y a pas de NEF, pas d’agent QNEF ni de chef de poste à partir de 11h30.
Et toujours pas de « SAS piéton »( ?) malgré les attaques à la Kalashnikov et les menaces sur les Personnels de notre établissement !? ? AU NIVEAU SECURITAIRE ?… C’EST ZERO !!
Notre C.P Toulon est devenu une véritable Maison Centrale !!
10 DPS
74 « escortes 3 » (des « Hauts de spectre et autres)
Plus de 200 clandestins
Détenus au « profil PSY» de plus en plus nombreux
Des MOS qui arrivent de toute part …
Mr le Directeur, tous les services sont désormais à bout de souffle et de patience !!
Le greffe est à flux tendu sous le poids toujours croissant des tâches à accomplir sans les moyens humains réellement nécessaires !
L’agent qui cumule QNEF et NEF en laissant sa promenade sans aucune surveillance !
Le Q.A (avec sa gestion calamiteuse sans officier dédié !) laisse ses Agents seuls face à des profils de détenus dignes d’un Quartier d’Isolement !
Une brigade INFRA contrainte de revenir sur ses repos et de cumuler les tâches de 2 Agents à la PEP comme au PCI !
Aucun « Agent mouvement » pour gérer les nombreux « mouvements isolés » (de plus en plus nombreux !) et les flux de détenus qui occasionnent de nombreux retards, des attroupements et des trafics entres bâtiments.
La NEF devient un véritable hall de gare avec plus de 70 escortes dont 3 profils semblables à celui d’un « Mohamed AMRA avant son évasion ».
Et que dire de tous ces détenus qui en l’absence de l’agent Nef montent sans aucun contrôle à l’UCSA et aux activités scolaires ?
AU NIVEAU SECURITAIRE ?… C’EST UN DOUBLE ZERO !!
Qu’attendez-vous pour mettre enfin notre établissement en « fonctionnement réduit ou de crise » ??
FO JUSTICE demande qu’une « Note de Service » soit rapidement rédigée pour dédouaner l’agent multi tâches du « QNEF-NEF » au cas où il se passerait quelque chose en son absence forcée ! Idem pour l’agent isolé du PCI qui ouvre à l’aveugle de 11h à 14h !!
Stoppons durablement toute les activités et mouvements non essentiels comme le préconise le Garde des Sceaux, et ce, tant que les effectifs des Personnels disponibles sur le C.P Toulon ne permettront pas la garantie d’une sécurité réelle pour tous et toutes.
Nous souhaitons un entretien avec vous, nous voulons du changement, nous n’attendrons pas cet été.
Avec l’arrivée de nos nouveaux casiers une nouvelle règle vient de tomber. Aussi ridicule qu’humiliante : Les agents de la brigade sécurité sont désormais sommés de signer un papier pour s’engager à …ne pas entrer avec leur téléphone !
Sérieusement ?
Une règle déjà connue me semble-t-il ? Déjà écrite ? Déjà en vigueur ? !!! Et pourquoi seulement les agents portiers ? Pourquoi, encore une fois les surveillants ? Pourquoi les intervenants extérieurs, eux ne signent ils pas un tel engagement par exemple ?
Si ce n’est pas de la stigmatisation, alors qu’est-ce que c’est ?
Signer un papier inutile, c’est déjà grotesque ! L’imposer à une seule catégorie de personnel, c’est méprisant !
Allons ! Monsieur l’officier responsable de l’infra, un peu de sérieux !
Faire signer une telle ineptie, c’est non seulement remettre en cause la loyauté et le professionnalisme des agents de la brigade sécurité mais c’est surtout afficher un profond mépris pour leur travail !
Jusqu’à quand devrons nous tolérer des décisions aussi absurdes qu’infantilisantes ?
FO Justice Val de Reuil exige immédiatement la fin de cette mesure humiliante !
Nous réclamons le retour à une gestion saine, fondée sur la confiance et le respect des agents !
FO Justice Val de Reuil adresse tout son soutien aux agents qui subissent déjà un quotidien difficile et à qui l’on ose en plus imposer ce genre de décision !
Dans le cadre de l’Accord National Interprofessionnel (ANI), FO Justice, au travers de laConfédération FO, a obtenu les droits à l’accès à la retraite progressive pour les agents de la fonction publique, permettant aux fonctionnaires de bénéficier de la retraite progressive dès 60 ans contre 62 ans actuellement.
Ce dispositif permet de percevoir une fraction de sa pension de retraite tout en travaillant à temps partiel.
Cette avancée, liée à la seule transposition de l’ANI, est donc à mettre au crédit de FO qui continue de revendiquer l’abrogation de la contre-réforme des retraites !
Une avancée sociale indéniable pour les agents du ministère de la Justice, y compris pour les Personnels de Surveillance de la catégorie active.
60 ans au lieu de 62 ans actuellement
Les modalités précises seront détaillées dans le décret, notamment le pourcentage d’activité minimum requis et la durée possible du cumul emploi-retraite progressive.
La toute première formation ESR de France a débuté le 14 avril 2025. Faute de suffisamment de volontaires sur Lille dû à son impréparation, à son amateurisme et son refus obstiné d’écouter FO Justice qui avait transmis un dossier opérationnel complet de déploiement, la DME a sollicité les agents du PREJ de Longuenesse pour y participer…
Dès le début, les promesses volent en éclats : le module TIR devait se faire dans des conditions conformes à la doctrine. Sur le terrain, les agents découvrent une réalité bien différente :
Réplique airsoft HK empruntée à la place de l’APC9 initialement prévu
Aucun casque de communication
Pas de gilet pare-balles lourd
Véhicules inadaptés aux futures missions
Un lancement bâclé, sans anticipation, où l’approximation remplace la rigueur.
Les agents, motivés malgré tout, ont tenu bon. Mais une formation aussi sensible, tournée vers la sécurisation de nos missions extérieure, nul doute qu’avec plus de temps, on aurait pu mieux faire.
Ce n’est malheureusement pas tout… Le 22 avril, la DME débarque et exige le retrait de trois volontaires, faute de formateurs. Une manœuvre hypocrite : depuis février, les consignes prévoyaient un effectif limité à 12 par session
Une fois encore, la transparence est sacrifiée sur l’autel de l’improvisation.
Trois agents « volontaires » ont été exclus, dont certains avaient annulé leurs congés pour répondre présent.Un profond manque de respect !
Le reste de la formation ne fait que confirmer le chaos :
Matériel distribué en retard, et en plein module
Gilets assemblés à la va-vite dans des conditions indignes
Aucun armement d’entraînement digne de ce nom
Pas de moyens de communication pour les mises en situation
Aucun entraînement aux gestes techniques spécifiques (lancé de grenade, embarquement/débarquement)
Heureusement, les formateurs de la DI Hauts-de-France et l’encadrant de l’ERIS de Lille ont permis de relever le niveau par leur engagement et leur soutien matériel. UN GRAND MERCI À EUX !
À la sortie de la formation, les agents relèvent un bilan consternant : aucun équipement prêt pour les premières missions, tenues inadaptées au climat et aux exigences opérationnelles : blousons non imperméables, pantalons sans renfort, absence d’accessoires essentiels : poches pour grenades, sangles individuelles, radios, etc.
On leur confie des missions à hauts risques, mais on les équipe comme pour un exercice scolaire.
Résultat des courses : quand on n’écoute pas la DAP, qui ne souhaite pas de brigade dédiée, quand on y va sans réfléchir et avec sa science infuse et surtout quand on refuse de travailler avec nous !
ON VA DROIT DANS LE MUR
FO Justice dénonce une formation précipitée, construite sur des mensonges, et révélatrice d’un mépris total de l’administration pour ses agents.
La directrice aura réussi l’exploit de transformer une opportunité de montée en compétence en fiasco logistique, humain et professionnel. Les agents, eux, ont encore une fois tenu la barre. La direction, elle, coule le navire.
Elle a voulu briller aux yeux du ministère… Qu’elle aille maintenant briller ailleurs.
FO JUSTICEne cesse de dénoncer le climat délétère qui règne au sein de notre établissement.
Plus tôt, une bagarre a éclaté entre deux personnes détenues dans le bâtiment B. Alors que les gradés présents s’apprêtaient à procéder à la mise en prévention de l’auteur des faits, l’officier, jugeant celui-ci calme, a préféré le recevoir.
Sans doute à la suite de cela, peu de temps après la mise en place des promenades, une bagarre générale a éclaté dans la cour du bâtiment 1. Une vingtaine de personnes détenues, munies de manches de bois et d’armes artisanales, en sont venues aux mains. Rapidement, l’alerte a été donnée et les renforts présents, accompagnés de l’encadrement, ont tenté de ramener le calme et l’ordre par des injonctions.
Cependant, alors qu’à ce jour nous ne disposons pas d’ELSP sur notre structure, les agents ont réussi à rétablir le calme, et les auteurs identifiés ont été conduits au quartier disciplinaire.
FO JUSTICE EXIGE l’ouverture des 14 postes ELSP dès cette CAP de mobilité du premier semestre 2025.
Lors du retour de promenade, malgré la mise en place d’un dispositif de sécurité, une énième bagarre a éclaté dans les escaliers, impliquant l’auteur de la première altercation.
QUID de la mise en prévention de ce détenu lors du premier incident ?
FO JUSTICE s’interroge sur ces incidents et estime que si des mesures avaient été prises en amont, cela aurait pu prévenir la réitération des faits, relevant de fautes de premier degré.
FO JUSTICEDÉNONCE cette gestion de la détention en distribuant du tabac. Devons-nous informer le Ministre de la Justice de ce trafic organisé ?
Monsieur le Directeur, CESSEZ d’acheter la paix sociale pour masquer votre incompétence ou votre désintéressement.
FO JUSTICECONSTATE que les phénomènes de bandes existants à Mayotte se sont déplacés sur les cours de promenade du centre de détention du Port, opposant Réunionnais, Comoriens et Mahorais.
FO JUSTICE RECLAMEune fouille générale de l’établissement. Depuis plus de 15 ans aucune fouille générale n’a été faite.
FO JUSTICEn’attendra pas éternellement des réponses suites à notre mobilisation du 14 avril 2025. NOUS PRENDRONS NOS RESPONSABILITÉS.
FO JUSTICEREMERCIE tous les agents présents pour avoir rétabli l’ordre et la sécurité en détention. Vous êtes les patrons de cet établissement.
Monsieur le ministre d’État, garde des Sceaux, ministre de la Justice,
Une guerre contre la criminalité organisée et les narcotrafiquants a été déclarée, et l’Union FO Justice y prendra toute sa part. Il était temps de s’attaquer à ce fléau qui menace l’État de droit, la cohésion sociale et cible les Personnels du ministère de la Justice.
► Monsieur le ministre, même si les premières interpellations des présumés auteurs et commanditaires des attaques contre nos personnels et nos établissements ont eu lieu hier, cette guerre n’est ni terminée ni gagnée. C’est en ce sens que FORCE OUVRIÈRE vous a récemment fait parvenir deux courriers :
L’un concernant la protection des domaines pénitentiaires
l’autre concernant la protection du Personnel hors-mission
Nous vous demandons d’engager rapidement des négociations et de constituer des groupes de travail afin de répondre aux préoccupations des Personnels qui se sentent actuellement démunis et en totale insécurité face aux attaques dont ils sont la cible.
►Monsieur le ministre,ceux qui déclarent la guerre ne sont ni ceux qui sont sur le front ni ceux qui la mènent et prennent des risques pour eux et leurs familles.
Aujourd’hui même, sera votée à l’Assemblée nationale la loi sur la criminalité organisée et nous sommes bien loin du projet initial concernant l’administration pénitentiaire. De surcroit, ce texte n’a pas encore terminé son parcours législatif et risque d’être encore vidé de sa substance.
►L’UnionFOJustice dénonce avec force l’absence de volonté de nous donner les moyens indispensables pour mener cette guerre et la gagner !
Une fois la loi devenue définitive, nous n’aurons donc pas d’autre choix que d’en tirer toutes les conclusions et de rediscuter, ensemble, du projet relatif aux prisons de haute sécurité.
Pire encore, Monsieur le Ministre, alors que les Personnels de ce ministère et leurs familles sont aujourd’hui menacés et attaqués parce qu’ils représentent l’État et qu’il leur est demandé de mener cette guerre, quels moyens leur sont réellement donnés ?
Il se trouve que, très récemment, le Premier ministre a publié deux circulaires relatives à la gestion budgétaire. La seconde évoque plus particulièrement « la gestion de la masse salariale et des mesures catégorielles ».
► Il y est indiqué que :
« Ces dispositifs représentent en moyenne depuis plusieurs années une enveloppe de crédits nettement supérieure à celle consacrée aux mesures générales. »
Sont ainsi clairement ciblées, entre autres, les mesures prises en faveur de la justice ou, d’une manière plus large, la hausse du point d’indice dont la dernière remonte à 2023.
►Monsieur le ministre,si l’état voulait ouvrir un 2e front avec les organisations syndicales, il ne pouvait pas s’y prendre autrement, particulièrement dans ce contexte explosif.
► FORCE OUVRIÈRE a obtenu plusieurs réformes et, en aucun cas, ne transigera sur leur mise en place dans leur intégralité.
Nous ne plierons pas non plus sur la réforme des Personnels Techniques en cours de négociation, car le projet proposé est loin de nous convenir. Nous avons, depuis, entamé des discussions avec le secrétariat général et nous comptons sur vous pour faire céder la DGAFP.
Enfin, comme vous vous y êtes engagé, et comme l’ont fait vos prédécesseurs, des négociations en faveur des Personnels Administratifs, les autres grands oubliés de ce ministère, sont actuellement en cours. Comme nous l’avons fait savoir au secrétariat général, nous souhaitons qu’un protocole d’accord soit signé afin que, par votre signature, l’État s’engage à la reconnaissance légitime tant attendue par ces personnels.
►Monsieur le ministre, nous subissons actuellement de nombreuses pressions, au sein même de ce ministère, de la part de certains qui ont une tendance fâcheuse à politiser leur discours et leur posture, au détriment des intérêts des personnels.
Rappelons que, lors des récentes émeutes, alors que les banlieues étaient en proie aux flammes et que nos établissements étaient déjà la cible d’attaques, FORCE OUVRIÈREa été la seule organisation syndicale responsable à appeler à la cessation du mouvement social dans nos tribunaux.
Aujourd’hui, l’Union FO Justice vous prie de bien vouloir répondre à ses attentes et à celles des Personnels. Aucune stratégie, qu’elle soit politicienne ou syndicale, ne saurait être privilégiée à l’intérêt supérieur de l’État.
Néanmoins, faute de réponse, nous pourrions, à l’instar de ceux qui adoptent une approche plus populiste et démagogique ne servant qu’une stratégie syndicale en vue des prochaines élections professionnelles, être amenés à reconsidérer notre position.
Nul doute que le ministre et homme politique expérimenté que vous êtes maîtrise bien mieux que nous les usages en matière de stratégie.