La toute première formation ESR de France a débuté le 14 avril 2025. Faute de suffisamment de volontaires sur Lille dû à son impréparation, à son amateurisme et son refus obstiné d’écouter FO Justice qui avait transmis un dossier opérationnel complet de déploiement, la DME a sollicité les agents du PREJ de Longuenesse pour y participer…
Dès le début, les promesses volent en éclats : le module TIR devait se faire dans des conditions conformes à la doctrine. Sur le terrain, les agents découvrent une réalité bien différente :
- Réplique airsoft HK empruntée à la place de l’APC9 initialement prévu
- Aucun casque de communication
- Pas de gilet pare-balles lourd
- Véhicules inadaptés aux futures missions
Un lancement bâclé, sans anticipation, où l’approximation remplace la rigueur.
Les agents, motivés malgré tout, ont tenu bon. Mais une formation aussi sensible, tournée vers la sécurisation de nos missions extérieure, nul doute qu’avec plus de temps, on aurait pu mieux faire.
Ce n’est malheureusement pas tout… Le 22 avril, la DME débarque et exige le retrait de trois volontaires, faute de formateurs. Une manœuvre hypocrite : depuis février, les consignes prévoyaient un effectif limité à 12 par session
Une fois encore, la transparence est sacrifiée sur l’autel de l’improvisation.
Trois agents « volontaires » ont été exclus, dont certains avaient annulé leurs congés pour répondre présent. Un profond manque de respect !
Le reste de la formation ne fait que confirmer le chaos :
- Matériel distribué en retard, et en plein module
- Gilets assemblés à la va-vite dans des conditions indignes
- Aucun armement d’entraînement digne de ce nom
- Pas de moyens de communication pour les mises en situation
- Aucun entraînement aux gestes techniques spécifiques (lancé de grenade, embarquement/débarquement)
Heureusement, les formateurs de la DI Hauts-de-France et l’encadrant de l’ERIS de Lille ont permis de relever le niveau par leur engagement et leur soutien matériel. UN GRAND MERCI À EUX !
À la sortie de la formation, les agents relèvent un bilan consternant : aucun équipement prêt pour les premières missions, tenues inadaptées au climat et aux exigences opérationnelles : blousons non imperméables, pantalons sans renfort, absence d’accessoires essentiels : poches pour grenades, sangles individuelles, radios, etc.
On leur confie des missions à hauts risques, mais on les équipe comme pour un exercice scolaire.
Résultat des courses : quand on n’écoute pas la DAP, qui ne souhaite pas de brigade dédiée, quand on y va sans réfléchir et avec sa science infuse et surtout quand on refuse de travailler avec nous !
ON VA DROIT DANS LE MUR
FO Justice dénonce une formation précipitée, construite sur des mensonges, et révélatrice d’un mépris total de l’administration pour ses agents.
La directrice aura réussi l’exploit de transformer une opportunité de montée en compétence en fiasco logistique, humain et professionnel. Les agents, eux, ont encore une fois tenu la barre. La direction, elle, coule le navire.
Elle a voulu briller aux yeux du ministère… Qu’elle aille maintenant briller ailleurs.
ÇA SUFFIT !