Le détenu K arrivé mardi dernier en grande pompe sur le Centre Pénitentiaire de Riom continue de faire parler de lui…
Un slogan publicitaire indiquait « Kiss cool, le seul bonbon double effet ».
Il était prémonitoire !
Vers 12h30, il a allumé un premier incendie volontaire avant d’être extrait de sa cellule et conduit sur la cour de promenade.
Il en a profité pour casser les vitres de la promenade avant d’être remis dans une autre cellule…
Vers 15h00, il a de nouveau incendié une couverture et une chaise en plastique devant sa porte. Il sera de nouveau extrait de sa cellule par une équipe sous A.R.I.
Il crachera sur un officier avant son départ et sera transporté à l’hôpital par les pompiers accompagnés d’un agent, un gradé et un officier.
Cet énergumène, ingérable, continue son tour de France :
Riom étant sa 36ème affectation depuis 2021
Merci pour la patate chaude ! À qui le tour ?
Dans la dégradation, l’insulte et la menace de mort constante, il ne respecte aucune règle !
Heureusement qu’il est reconnu personne à mobilité réduite, qu’il bénéficie d’un lit médicalisé et d’un fauteuil roulant pour se déplacer !!!
Le Syndicat local FO JUSTICE demande à la direction locale une note de gestion spécifique et très strict pour ce détenu !
Le Syndicat local FO JUSTICE soutient l’ensemble des personnes qui ont à gérer cet individu.
Le Syndicat local FO JUSTICE demande d’envoyer ce genre d’individu dans un établissement spécifique !
C’est avec incompréhension que le bureau local FO, prend connaissance que les VTD, dont le flocage avait été retirées par des agents du PREJ dans les semaines qui ont suivi le drame, ont été resérigraphié.
Et cela, sans aucune concertation avec les OS, et pire encore sans communication avec les agents.
Plus qu’une maladresse, c’est un aveu de méfiance envers les agents du PREJ.
Là où les autres DI ont fait l’éloge et ont remercié leurs agents d’avoir supprimé la sérigraphie des véhicules de leurs DI par leurs propres soins, au PREJ de Saint Quentin Fallavier, on dépense tout bêtement du budget pour refloquer des véhicules.
A-t-on oublié le 14 mai 2024 ?La demande des agents à effectuer leurs missions en toute discrétion pour ne pas subir le même sort que nos collègues de Caen, n’a jamais varié.
Au PREJ, les agents sont inquiets, voilà la réalité ! Les actes de malveillance touchant tout ce qui représente l’AP et l’Etat au sens large, sont en augmentation. Quel est donc le message que doivent en tirer les agents ?
Rappelant au passage que la volonté de la DI de Lyon a toujours été d’effectuer le minimum de la dépose de la sérigraphie, soit 75% des véhicules, incluant honteusement les véhicules administratifs et les véhicules commandés, question de budget !!!
Il nous apparaît inacceptable que 25% de nos collègues continuent à partir en mission à bord de véhicule sérigraphié. Les conséquences du drame d’Incarville sont toujours présentes dans nos esprits et restent une réalité à ne pas ignorer.
Lors de la visite du DI au PREJ suite au drame, un collègue l’avait interpellé avec une question qui résonne particulièrement avec les agissements de ceux qui nous dirigent : « Que vaut ma vie, aujourd’hui durant une mission ? »
FOJustice PJJ a été reçu en bilatérale par la Directrice de la PJJ et le DRH. À cette occasion, notre organisation syndicale a alerté sur les situations préoccupantes sur l’ensemble des services.
Le dialogue social a été constructif et laisse présager un avenir plus serein en termes de négociation. Nous tenions à le saluer.
► PAE et ressources humaines
FOJustice PJJ a dénoncé les situations RH préoccupantes sur le territoire national et la situation critique sur le territoire du Grand-Nord. Notamment les postes gelés, le non- renouvellement des contractuels, une explosion de l’absentéisme, des fermetures de structures pour travaux ou déménagement, des conditions de travail dégradées.
Situation difficilement compréhensible lorsque l’on sait que la centrale à octroyer les moyens nécessaires au bon fonctionnement des services.
À l’issue de l’audience, nous avons pris attache avec le Directeur interrégional Grand-Nord qui a pris la mesure de la gravité de la situation et a apporté un premier niveau de réponse auprès de notre organisation syndicale. S’agissant de la prétendue fusion Villeneuve-d’Ascq Tourcoing, celle-ci ne devrait pas avoir lieu des renforts RH seraient prévus, la situation RH de l’UEHC de Maubeuge et Douai, la situation inquiète mais la DIR cherche également à renforcer, le déménagement impromptu de l’UEHD Béthune, l’équipe sera reçue, rien ne serait figé, les MIS de Poix du Nord, les propositions de FO auraient été entendues.
► Le bureau Régional FO Grand Nord est reçu en direction interrégionale le 1er avril pour entériner l’ensemble des revendications et apporter des précisions sur les autres points évoqués :
► REVALORISATION INDICIAIRE ÉDUCATEUR/CADEC
FOJustice PJJ a rappelé ses revendications depuis le début de sa mandature sur le niveau indiciaire très faible des éducateurs et des CADEC
S’agissant des éducateurs une troisième grille indiciaire serait en cours d’élaboration pour les éducateurs. Cela est très loin d’être satisfaisant pour notre organisation syndicale mais symboliquement c’est la manifestation d’une prise en compte de l’administration de notre revendication. Il faudra aller beaucoup plus loin en la matière S’agissant des CADEC, aucune projection de l’administration concernant notre demande de revalorisation de la grille indiciaire des CADEC. Nous avons rappelé qu’il est inadmissible qu’un CADEC soit moins bien rémunéré que ses subordonnées.
Aucune projection également sur notre demande de fin du profilage CADEC et de la mise à disposition des PSDV dans le cadre des mobilités FO a informé la Directrice de la PJJ qu’une délégation spécifique visant à représenter les intérêts de l’ensemble des CADEC sollicitera une audience dans les plus brefs délais afin d’aborder la plateforme revendicative de ce corps.
► PRIME MARSEILLE
FOJustice PJJa réaffirmé la nécessité de la mise en place d’une prime spécifique pour les agents des bouches du Rhône exposés aux risques liés au narcotrafic.
L’administration est favorable à cette mesure et a conscience de la particularité du territoire.
Il s’agit en l’espèce d’une victoire pour notre organisation syndicale même si la question budgétaire et les modalités de validation au niveau ministériel restent très incertaines.
► IFSE SEAT/UEAT
FOJustice PJJ a réaffirmé sa revendication visant à obtenir un changement de groupe IFSE pour les SEAT et UEAT. L’administration centrale s’est enfin positionnée favorablement. Toutefois, la question de la capacité budgétaire est incertaine mais FO Justice PJJ restera vigilant sur l’aboutissement de ce dossier.
► ATTRACTIVITÉ CEF
FOJustice PJJ a rappelé que nous ne promouvons pas la politique du tout CEF. Pour autant, il constitue une alternative à l’incarcération. Nous avons pointé le manque d’attractivité de ces dispositions et les dysfonctionnements récurrents. Nous avons proposé des mesures concrètes pour améliorer l’attractivité des CEF tels que la priorité en matière de mobilité, d’’avancement, la fin du profilage, un IFSE plus important qu’en UEHC, un déroulé de carrière plus favorable pour l’accès à la liste d’aptitude. Nous avons également alerté sur l’appareil de formation et le recrutement des prochaines générations d’éducateurs.
► OSCP
Notre organisation syndicale a dénoncé le manque de clarté et la redondance des nouveaux documents proposés OSCP. Ceux-ci viennent alourdir inutilement la charge administrative des professionnels.
La circulaire du Garde des Sceaux du 21 mars 2025 « relative à la prise en charge des personnes détenues de nationalité étrangère définitivement condamnées » a été dévoilée le 23 mars 2025 dans la presse.
L’Union FO Justice se réjouit que le Ministre reprenne dans cette circulaire une partie de nos propositions.
En effet, dès le mois d’octobre 2024, l’Union FO Justice avait saisi l’ancien garde des Sceaux, Didier MIGAUD, puis l’actuel, Gérald DARMANIN, pour voir mieux appliquer le droit positif s’agissant des détenus étrangers ressortissants ou résidents de l’Union européenne.
Nous avions souligné que les dispositions règlementant le transfèrement de ces condamnés, qui relèvent de la décision-cadre européenne 2008/909/JAI du Conseil du 27 novembre 2008 transcrite dans les articles 728-10 à 728-17 du code de procédure pénale, sont pleinement mises en œuvre par nos collègues des pays voisins et sont de nature à libérer un nombre non négligeable de places en détention, au visa notamment de l’art 8 CEDH (droit à la vie privée et familiale).
Cette circulaire vise donc à améliorer la situation carcérale, en diminuant la surpopulation et le nombre de détenus dormant à même le sol, dans le double objectif d’améliorer les conditions de travail de l’ensemble des personnels, et la prise en charge des personnes détenues.
L’Union FO Justice continuera à œuvrer par tous les moyens pour trouver des solutions afin de résorber, de manière efficace et durable, la surpopulation pénale qui met à mal notre système carcéral, épuise nos personnels et réduit nos capacités de gestion et de réinsertions des publics qui nous sont confiés.
Le 16 décembre dernier, FO Psychologues avait été reçu par le secrétariat général. À cette occasion, nous avions abordé plusieurs sujets. Il avait été convenu d’une nouvelle rencontre, qui a eu lieu le 27 mars dernier.
►Le secrétariat Général a avancé sur les sujets que nous avions évoqués :
►Concernant le concours, nous avions alerté le SG sur le choix des postes, qui constitue un frein pour les agents contractuels. Le SG nous a fait une proposition qui nous paraît satisfaisante, mais qui nécessite encore des ajustements. Nous vous tiendrons informés. À noter qu’il n’y aura pas de concours en 2025. FO Psychologues a affirmé la nécessité de tenir un concours en 2026, le SG a confirmé qu’il serait programmé.
►Sur la mobilité, nous avons constaté une disparité entre les DISP quant au nombre de postes offerts pour la DAP. Il nous paraît essentiel que les postes de psychologues ne soient pas une variable d’ajustement. Nous avons commencé à sensibiliser la DAP sur ce point.
►Afin de s’assurer que les postes de psychologues ne disparaissent pas au gré d’arrangements locaux ou régionaux, nous avons rappelé la nécessité de construire une cartographie des postes de psychologues du ministère de la Justice. Dans cette perspective, nous allons saisir les différentes directions. Ce travail prendra des mois, nous resterons mobilisés.
►Concernant l’article 10 et le temps de travail, un recensement des pratiques est en cours au sein de la DAP et de la DSJ. De nombreuses disparités ont déjà été constatées. Le SG a bien entendu ce constat porté par FO Psychologues et accepte de s’en saisir.
►Sur l’indemnitaire, la circulaire IFSE est en cours de réécriture. De nouvelles fonctions de psychologues y seront ajoutées, et nous ferons des propositions en ce sens.
►Concernant l’accès au grade hors classe, le SG nous a entendus. Des travaux vont être engagés afin de créer une seconde voie d’accès.
►Enfin, nous avons sensibilisé le secrétariat général sur l’importance pour les psychologues de pouvoir bénéficier de formations spécifiques. Conscient et volontaire sur ce sujet, le SG propose de travailler de concert sur cette question.
FO Psychologue continue de représenter l’ensemble des psychologues de la justice dans les directions ainsi qu’auprès du Secrétariat Général.
Le Syndicat Force Ouvrière Justice était en visite sur certains PREJ franciliens et a été reçu en bilatérale avec la chefferie de l’ARPEJ de Paris, le jeudi 27 mars 2025. Dès notre prise de parole, il était impératif de faire état des nombreux constats que nous avons relevés. Il était temps de pointer du doigt les dysfonctionnements et les insuffisances qui perdurent, ainsi que les revendications légitimes qui émergent des agents sur le terrain.
Nous avons échangé avec des personnels exténués par une charge de travail insupportable. Il est urgent de mettre en œuvre des mesures concrètes pour concilier vie professionnelle et familiale.
Constats alarmants :
• Charge de travail excessive : Actuellement, la couverture des PREJ est de 50 %, et les réquisitions augmentent de manière significative. Cette situation impacte gravement le fonctionnement des PREJ, qui opèrent à flux tendu. Les gros procès simultanés sans concertation avec l’administration pénitentiaire exacerbent encore cette surcharge de travail. La sollicitation d’autres Directions Interrégionales en renfort est une réponse insuffisante face à cette crise.
• Mise en œuvre des mesures de sécurité : Notre organisation a regretté que le futur déploiement des Escorte de sécurité Renforcée (ESR) sur les PREJ 91/94/77 se fasse à effectif constant. Nous exigeons des moyens supplémentaires et une réévaluation de cette approche pour garantir la sécurité de tous. Nous veillerons à ce que la mise en place des ESR se fasse correctement et efficacement avec une formation à la hauteur afin d’assurer la protection de nos agents et des convois.
• Conditions de travail précaires : Nous avons dénoncé le placement inadéquat de certains agents sur des postes non adaptés, que notre organisation qualifie « agents canapés » ou des établissements de proximité. Cette situation est inacceptable et doit être corrigée rapidement au regard de la précarisation des effectifs des PREJ.
Revendiquer l’équité et la logique :
Nous avons été entendus sur plusieurs points, notamment la réduction des mandats d’amener en lien avec la DAP et les autres DI. Cependant, nous demandons des réponses concrètes et rapides sur les sujets suivants :
• Application du plan d’équité : Les absences justifiées et longues doivent être traitées de manière juste et équitable, sans pénaliser les agents concernés. Nous avons rappelé l’importance de la nouvelle doctrine ESP sur les conditions motivées qui encadrent une suspension ou le retrait des habilitations.
• Suivi des agents en arrêt : Le retour des agents après de longs arrêts doit être encadré rigoureusement. Le chef de service doit orienter ces agents vers la médecine de prévention pour garantir leur aptitude à reprendre des missions armées.
• Formation et équipement : Le déploiement des holsters cuisses et d’autres matériels sont toujours en attente sur certains PREJ ce qui est incompréhensible.
Force Ouvrière Justice a rappelé avec détermination le respect du protocole dans son intégralité qui a été signé à la suite du drame d’Incarville qui a couté la vie à deux des nôtres et blessés trois autres grièvement. Notamment sur la généralisation de la visioconférence.
Le syndicat Force Ouvrière Justice attend des engagements clairs de la part de la direction pour répondre à nos revendications. Il est temps d’agir avec logique et cohérence dans la gestion des PREJ. Les agents méritent un traitement juste et respectueux de leur engagement quotidien.
Nous demandons au Directeur Interrégional de mettre à l’ordre du jour du prochain CSA dans sa formation spécialisée la situation des PREJ placée sous son autorité.
Dimanche 30 Mars 2025 aux alentours de 15h00, sur le bâtiment MAH1 du RDC s’est déroulé :
UNE GROSSE AGRESSION SUR PERSONNEL FEMININ !
Détails de l’incident :
La surveillante après avoir ramené une télécommande à un détenu du RDC, celui-ci se permet de prononcer ces mots :
« ici , je ne suis pas respecté, je n’ai pas de coussin »
La collègue plus que professionnelle fera son travail, elle lui ramènera dans la foulée un kit arrivant ! Mais il ne l’entend pas de cette oreille : La discussion monte et il finit par attraper :
le poignet de la surveillante et la projette violemment au fond de la cellule, contre la fenêtre !
Malgré le choc , elle a le bon reflexe d’appuyer sur le bouton de l’alarme de l’ICOM,
Malheureusement le matériel ne permet pas de rendre son message audible et l’alarme ne se répercute pas. Le Brigadier Chef Encadrement arrive sur les lieux rapidement car il comprend malgré le message inaudible que quelque-chose se déroule au RDC de la MAH1.les renforts arriveront quelques instants après.
Le détenu sera maîtrisé non sans mal car il se débattra durant le trajet jusqu’ à sa nouvelle demeure : LE QUARTIER DISCIPLINAIRE !
BILAN DES DEGATS après examen :
ENTORSE DU GENOU
ENTORSE DU POIGNET SANS IMMOBILISATION
GROS CHOC PSYCHOLOGIQUE
FO JUSTICE TOULOUSE SEYSSEStient à féliciter l’ensemble des personnels qui sont intervenus suite à cet incident qui ne cesse d’augmenter !
FO JUSTICE TOULOUSE SEYSSESapporte tout son soutien à « Mel » et lui souhaite un prompt rétablissement et reste à sa disposition si besoin ( démarches administratives).
FO JUSTICE TOULOUSE SEYSSESdemande une révision des moyens de communication et d’alarme ! la sécurité des personnels n’a pas de prix.
FO JUSTICE TOULOUSE SEYSSESdemande à la direction une sanction à la hauteur des faits et une fois la peine exécutée, un transfert sous d’autres cieux !
Ce week-end, marqué par des températures printanières et un soleil agréable, a été particulièrement agité au sein du Centre Pénitentiaire de Fleury-Mérogis.
Plusieurs refus de réintégrer ont perturbé la remontée des promenades des bâtiments suivants D4 et D3 sans compter les remontées tardives sur le D5/D2/D1.
UN DÉBUT DE JOURNÉE SOUS TENSION
Dès 9h20 sur le quartier mineur, un pensionnaire faisant l’objet d’une mesure de surveillance gestion particulière avec deux agents et un gradé, a refusé de quitter la cour de promenade sous prétexte de ne pas avoir reçu sa télévision.
Une équipe ELAC a dû intervenir pour le réintégrer, mobilisant ainsi des ressources déjà en tension.
UNE APRÈS-MIDI EXPLOSIVE
Vers 17h, la situation s’envenime davantage : environ 25 mineurs, répartis sur les trois cours de promenades, refusent de réintégrer leur cellule. Malgré les efforts de négociation menés par la hiérarchie, cinq récalcitrants persistent sur deux cours de promenades.Face à cette escalade de tensions, la direction donne l’ordre d’une intervention :
une équipe composée de six agents du Quartier Mineur et de trois ELAC pénètre dans les cours pour contraindre les jeunes détenus à réintégrer. Les protagonistes vont même au contact de l’équipe en donnant des coups de pieds sur les boucliers.
Parmi eux, un mineur de plus de 16 ans est directement acheminé au Quartier Disciplinaire.
Le seuil d’alerte des effectifs a été largement dépassé sur ce secteur, et les bagarres se multiplient sur les cours de promenades. Cette montée en violence complique encore davantage les conditions de travail des agents.
Pour information, le quartier mineur ne dispose plus de cellules opérationnelles à part le quartier arrivant. En effet, les dégradations volontaires des cellules semblent être un exutoire pour « nos poussins ». Pour illustrer nos propos un minot a saccagé 3 cellules en l’espace d’une semaine. Son incompatibilité au QD lui donne un totem d’immunité … On ne peut que croiser les doigts pour qu’il ne puisse pas dégrader une autre cellule. Ce qui caractérise notre impuissance !
Nous soulignons la solidarité des agents des autres structures qui sont venus renforcer le D4 pour sécuriser la distribution du repas. Les agents ont quitté l’établissement vers 20H40.
UN DIMANCHE QUI SE TERMINE DANS LA TENSION
Pour clore cette journée sous haute tension, un détenu du bâtiment D3 refuse également de réintégrer sa cellule à l’issue des promenades. Sa revendication principale ? Un transfert immédiat. Une nouvelle situation conflictuelle qui vient encore alourdir la charge des agents.
Cette journée mouvementée illustre une fois de plus les difficultés rencontrées au quotidien par les agents de notre établissement pénitentiaire.Manque d’effectifs, multiplication des incidents, insécurité croissante :
jusqu’où faudra-t-il aller pour que des mesures concrètes soient enfin prises ?
Le bureau local Force Ouvrière Justiceface à cette situation critique demande :
Un renforcement immédiat des effectifs.
Une meilleure gestion des tensions pour prévenir les incidents.
Une reconnaissance des difficultés subies par les agents.
Le bureau local Force Ouvrière Justicetient à saluer le professionnalisme et le sang-froid des équipes mobilisées dans un contexte toujours difficile. Ces incidents soulignent une fois de plus les défis liés à la gestion quotidienne de l’établissement avec une surpopulation carcérale galopante.
La sécurité des agents et le bon fonctionnement de l’établissement ne doivent pas être compromis !
Les derniers évènements pourraient laisser croire à notre direction du Cd le Port que nous oublions les problèmes qui s’accumulent dans notre établissement et pour lesquels vous semblez complètement démunies. Mauvaise gestion ? Manque de formation ?
Bref ! Reprenons quelques-uns des problèmes actuels, car la liste est longue et non exhaustives !
Le CD du Port tombe en morceaux, des émetteurs récepteurs hors service, des alarmes incendie défaillantes, des caméras hors service, des écrans de contrôle en panne depuis des mois, climatisation dans de nombreux postes défaillantes, murs extérieurs qui s’écroulent, les travaux des cuisines à l’arrêt, des infiltrations d’eaux aux plafonds dans différents bâtiments pendant le cyclone, porte d’entrée inondée, douches de détention défectueuses et insuffisantes.
Sur le plan technique et structurel, la liste des problèmes qui s’empilent sont sans fin et s’allongent encore. Cela ne semble pas inquiéter notre direction, les agents arrivent encore à tenir le cap et peu importe le stress et la fatigue que cela provoque.
D’ailleurs parlons-en de la fatigue du personnel de détention. Ceux sans qui vous ne pourriez rien faire en détention. Quand comptez-vous revoir l’organigramme de référence complètement obsolète.
Tous les postes de détention sont en manque d’effectifs et il est trop facile de pointer du doigt les agents malades. Nous dépassons pour beaucoup les 108 heures au trimestre cumulant la fatigue et le fait de ne pas être immédiatement payés pour notre travail. En est-il de même pour vos primes ???
Parlons-en de la gestion du budget. Allons-nous terminer l’année avec un budget d’établissement déficitaire ? Quelles seront les conséquences pour le personnel ?
PLUS de stress et PLUS de rendement avec MOINS de moyens ?
La gestion du budget est catastrophique. Quelles sont vos solutions pour redresser le navire ?
QUID des postes ouverts en CAP pour la création des ELSP ?
QUID de ce nouveau planning attendu par les agents afin d’améliorer leurs conditions de travail ainsi que leur vie de famille.
FO JUSTICE souhaite que ces problèmes soient traités dans les plus bref délai.
FO JUSTICE demande la révision de l’organigramme de référence avec une prise en compte des créations de postes. Chaque poste créé et pris sur l’effectif constant de l’établissement doit être remplacé lors de la CAP de mobilité.
FO JUSTICE ne laissera aucun problème sans réponse et soutiendra les collègues du CD le Port.
Le personnel est sur les rotules.
CESSEZ D’EN FAIRE PLUS AVEC MOINS. Sentez-vous les braises ardentes ?