Prison de Fleury-Mérogis : Week-End Mouvementé en CPFM

Ce week-end, marqué par des températures printanières et un soleil agréable, a été particulièrement agité au sein du Centre Pénitentiaire de Fleury-Mérogis.

Plusieurs refus de réintégrer ont perturbé la remontée des promenades des bâtiments suivants D4 et D3 sans compter les remontées tardives sur le D5/D2/D1.

UN DÉBUT DE JOURNÉE SOUS TENSION

Dès 9h20 sur le quartier mineur, un pensionnaire faisant l’objet d’une mesure de surveillance gestion particulière avec deux agents et un gradé, a refusé de quitter la cour de promenade sous prétexte de ne pas avoir reçu sa télévision.

Une équipe ELAC a dû intervenir pour le réintégrer, mobilisant ainsi des ressources déjà en tension.

UNE APRÈS-MIDI EXPLOSIVE

Vers 17h, la situation s’envenime davantage : environ 25 mineurs, répartis sur les trois cours de promenades, refusent de réintégrer leur cellule. Malgré les efforts de négociation menés par la hiérarchie, cinq récalcitrants persistent sur deux cours de promenades.Face à cette escalade de tensions, la direction donne l’ordre d’une intervention :

une équipe composée de six agents du Quartier Mineur et de trois ELAC pénètre dans les cours pour contraindre les jeunes détenus à réintégrer. Les protagonistes vont même au contact de l’équipe en donnant des coups de pieds sur les boucliers.

Parmi eux, un mineur de plus de 16 ans est directement acheminé au Quartier Disciplinaire.

Le seuil d’alerte des effectifs a été largement dépassé sur ce secteur, et les bagarres se multiplient sur les cours de promenades. Cette montée en violence complique encore davantage les conditions de travail des agents.

Pour information, le quartier mineur ne dispose plus de cellules opérationnelles à part le quartier arrivant. En effet, les dégradations volontaires des cellules semblent être un exutoire pour « nos poussins ». Pour illustrer nos propos un minot a saccagé 3 cellules en l’espace d’une semaine. Son incompatibilité au QD lui donne un totem d’immunité … On ne peut que croiser les doigts pour qu’il ne puisse pas dégrader une autre cellule. Ce qui caractérise notre impuissance !

Nous soulignons la solidarité des agents des autres structures qui sont venus renforcer le D4 pour sécuriser la distribution du repas. Les agents ont quitté l’établissement vers 20H40.

UN DIMANCHE QUI SE TERMINE DANS LA TENSION

Pour clore cette journée sous haute tension, un détenu du bâtiment D3 refuse également de réintégrer sa cellule à l’issue des promenades. Sa revendication principale ? Un transfert immédiat. Une nouvelle situation conflictuelle qui vient encore alourdir la charge des agents.

Cette journée mouvementée illustre une fois de plus les difficultés rencontrées au quotidien par les agents de notre établissement pénitentiaire.Manque d’effectifs, multiplication des incidents, insécurité croissante :

jusqu’où faudra-t-il aller pour que des mesures concrètes soient enfin prises ?

Le bureau local Force Ouvrière Justice face à cette situation critique demande :

  • Un renforcement immédiat des effectifs.
  • Une meilleure gestion des tensions pour prévenir les incidents.
  • Une reconnaissance des difficultés subies par les agents.

Le bureau local Force Ouvrière Justice tient à saluer le professionnalisme et le sang-froid des équipes mobilisées dans un contexte toujours difficile. Ces incidents soulignent une fois de plus les défis liés à la gestion quotidienne de l’établissement avec une surpopulation carcérale galopante.

La sécurité des agents et le bon fonctionnement de l’établissement ne doivent pas être compromis !

Lire le communiqué

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