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Prison de Bordeaux : L’année 2024 se termine et il était temps !

Une année qui restera marquée à tout jamais dans nos mémoires suite au drame d’Incarville.

Nous pensions que malgré cela notre administration aurait un sursaut d’orgueil, avec plus de sécurité, plus de personnels, plus d’écoute.

Nous avons constaté à quel point nos responsables sont à côté de leurs pompes.

L’ensemble des personnels du CPBG en a pâti avec cette ouverture forcée, où nous n’avons pas eu, ni les moyens, ni le temps, ni le personnel pour mener à bien notre mission.

Une Ouverture complètement ratée !

Il y a des malfaçons partout, le bâtiment PiPr est en train de moisir, des cellules du QM prennent l’eau quand il pleut, pas de téléphone au 3eme étage de la MAH1 (pourtant signalé depuis des mois par les agents et les OS), le Bâtiment A complètement oublié par les mesures de sécurité auprès de la Direction Interrégionale mais cela semble le cadet de leurs soucis.

Un bâtiment neuf, c’est tout simplement une honte !!!

Le Bureau local FO porte de nombreux projets pour l’amélioration des conditions de travail de chacun, il va falloir que l’on soit entendu et que l’on arrête de jouer avec les personnels sinon nous prendrons nos responsabilités, le parvis du nouvel établissement est encore neuf, il ne devrait pas le rester si d’avenir on se moque de nous.

Des discussions sérieuses concernant la promenade unique sur la MAH1 doivent être mises en place, les surveillants, les gradés, les officiers, tous les services en lien avec la MAH1 le demandent. Alors pourquoi cela prend il autant de temps ????

La réinstauration des brigades par bâtiment doit être un sujet, la mise en place de référents est un échec, soi-disant pour limiter les heures supp, c’est plutôt pour rendre les personnels corvéables à souhait. Tous les surveillants explosent les 108 heures trimestrielles.

Monsieur le directeur, vous êtes le premier à vous plaindre lorsque notre établissement fait la UNE des journaux, parce que les OS, dénoncent les conditions scandaleuses dans lesquelles nous exerçons et nous continuerons à le faire !

Mais lorsque vos agents mettent en lumière l’AP par leurs actions, aucun membre de la direction n’est présent pour les soutenir, quand d’autres se proposent pour participer au groupe de travail et sont renvoyés à leur tâche manu militari alors même que vous manquez de candidature.

Ne venez pas vous plaindre, vous êtes aussi responsable de ce climat.

Profitez de la trêve des confiseurs mais en 2025, il va falloir que les choses évoluent et dans le bon sens.

Le Bureau local FO est là pour porter les revendications des collègues du terrain.

Le Bureau local FO souhaite à toutes et à tous de bonnes fêtes de fin d’année mais nous n’en oublions pas l’essentiel.

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Paiement de la PSS : Lettre Ouverte au Directeur de l’Administration Pénitentiaire

Objet : Paiement de la Prime de Sujétions Spéciales suite à l’application des articles 2 et 3 de l’arrêté du 19 septembre 2012

Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire,

De nombreux éléments concordants m’amènent à constater un défaut d’application des articles 2 et 3 de l’arrêté du 19 septembre 2012 fixant le montant de la prime de sujétions spéciales attribuée à certains personnels des services déconcentrés de l’administration pénitentiaire.

En vertu de l’article 2 de l’arrêté susvisé : « La prime allouée à un agent n’appartenant pas aux personnels administratifs ne peut être inférieure à celle qui serait attribuée à un surveillant parvenu au 2e échelon de son grade. »

En vertu de l’article 3 de ce même arrêté : « La prime allouée à un attaché d’administration ne peut être inférieure à celle qui serait attribuée à un agent du même grade parvenu au 4e échelon. La prime allouée à un secrétaire administratif de classe normale ne peut être inférieure à celle qui serait attribuée à un agent du même grade parvenu au 6e échelon. La prime allouée à un adjoint administratif principal de 2e classe ne peut être inférieure à celle qui serait attribuée à un agent du même grade parvenu au 4e échelon. »

Certains personnels, en particulier des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation, ont pu constater, en application de ces dispositions, une régularisation sur leur traitement de mois de décembre, pour l’année 2024.

Toutefois, certains agents de ce corps, mais aussi de nombreux personnels d’autres corps sont concernés par les dispositions de l’un de ces 2 articles, et ce depuis plusieurs années, sans qu’une quelconque régularisation ne soit effectuée à ce jour.

Je vous demande donc de bien vouloir solliciter vos services afin de dresser un état précis des erreurs liées à l’application de ces dispositions et, par la suite, de procéder au versement des sommes dues avec rétroactivité sur les 4 dernières années, en application de l’article 1er de la Loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’Etat, les départements, les communes et les établissements publics.

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur de l’administration pénitentiaire, l’expression de mes salutations les plus respectueuses.

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Prison de Béthune : Quand L’insécurité règne !

Dans la nuit du 11 au 12 décembre, l’un de nos pensionnaires a contacté les pompiers depuis sa cellule, prétextant un malaise. Résultat : les pompiers se déplacent jusqu’à l’établissement, et l’autorisation est donnée pour transférer ce détenu au CH de Beuvry pour ce qui s’apparente à de la bobologie.

Le plus inquiétant, c’est que personne ne semble s’interroger : cette sortie à l’hôpital n’a-t-elle pas été préméditée ? Le détenu aurait-il pu prévenir ses proches ou des complices pour organiser une intervention sur place ? Pourquoi les forces de l’ordre n’ont-elles pas été sollicitées pour sécuriser cette escorte, d’autant plus qu’il s’agissait d’un détenu classé « escorte 2 » ? Ce protocole prévoit pourtant la présence de trois agents, mais seulement deux étaient mobilisés.

PAR CES DECISIONS, VOUS METTEZ EN DANGER LA SÉCURITÉ DE VOS AGENTS !

Ce n’est que deux jours plus tard, soit le vendredi 13 décembre, que sa cellule est finalement fouillée. Tout va bien ? Lors de cette fouille, trois téléphones portables, de la cocaïne et du cannabis sont découverts. Et comme si cela ne suffisait pas, un autre téléphone portable a été de nouveau retrouvé quelques jours plus tard dans sa cellule.

Le drame d’Incarville, où deux collègues ont perdu la vie, ne vous a-t-il donc pas servi de leçon ?

FO Justice exige le respect strict des protocoles, de jour comme de nuit, en semaine comme le week-end.

FO Justice a déjà réclamé à plusieurs reprises l’organisation d’une fouille sectorielle, mais rien ne bouge, malgré les nombreux jets de colis et l’utilisation régulière de drones pour ravitailler la détention.

FO Justice exige la mise en place immédiate d’une fouille sectorielle, avec le soutien des ERIS et de l’équipe de fouille régionale.

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UISP – Lille : Compte Rendu CSA Interregional du 19 décembre 2024

La première réunion du Comité Social d’Administration (CSA) sous la présidence de Madame Bleuet, nouvelle directrice interrégionale des Hauts-de-France, s’est tenue le jeudi 19 décembre 2024. Cette rencontre, qui a duré près de neuf heures, a permis d’aborder de nombreux sujets stratégiques et opérationnels.

PRÉSENTATION DES OBJECTIFS DI 2025

La directrice a exposé ses objectifs à travers le projet 2025, centré d’une part sur l’amélioration de la prise en charge intitulé « AGIR SUR LA QUANTITÉ »

1. Définir et gérer les seuils de criticité des structures :

  • Création d’outils et indicateurs pour identifier les seuils critiques.
  • Évaluation des impacts sur les missions en détention, SPIP et DISP.
  • Communication renforcée avec les partenaires institutionnels.

2. Contenir la surpopulation carcérale :

  • Optimisation de l’utilisation des places disponibles (détention, semi-liberté, SAS).
  • Politiques de transferts et désencombrement adaptées aux seuils critiques.
  • Promotion des réductions de peine contextuelles.

3. Promouvoir les alternatives et aménagements de peine :

  • Accompagnement des parcours interrompus des PPSMJ.
  • Développement des dispositifs de semi-liberté et placement extérieur.

4. Renforcer les réponses RH :

  • Soutenir le fonctionnement des services en affinant les indicateurs de priorisation d’ouverture de poste, de recours aux contractuels et aux réservistes
  • Développer le suivi du traitement des situations individuelles.
  • Développer l’équité devant la charge de travail (lutte contre l’absentéisme injustifiée, DHM équilibrée, rappels…)

FO Justice accueille favorablement ces propositions, sous réserve qu’elles apportent un réel soulagement aux personnels sur le terrain. Si ces mesures permettent d’objectiver les situations dans les établissements, d’optimiser les mouvements en détention et d’innover sur l’organisation du travail ou la gestion pénale, FO Justice s’engagera pleinement.

Puis sur un second axe intitulé « SÉCURISATION DES FONDAMENTAUX pour prévenir les risques »

En résumé, la directrice a également présenté des objectifs visant à renforcer la sécurité et les conditions de travail, développer le contrôle interne « Métiers », prévenir les violences, déployer le protocole d’Incarville et les ELSP.

Enfin pour conclure, un ultime axe intitulé « ENCOURAGER LES INNOVATIONS, EXPERIMENTATIONS ET NOUVELLES MÉTHODES DE TRAVAIL » :

  • Développer le dispositif du surveillant acteur d’une détention sécurisée.
  • Préparer l’ouverture de l’établissement INSERRE Arras
  • Développer les actions collectives, le programme de parrainage de désistance, la démarche du service public + en MO, les pairs accompagnants

Il va de soi, que FO Justice s’associera pleinement dans l’effectivité de ces lignes directrices.

SUR LES MISSIONS EXTERIEURES

Nous avons refait un point d’étape sur la mise en œuvre du protocole. Au-delà des informations que nous vous avions fourni lors de notre dernière réunion de suivi, il en ressort le déploiement des équipements : les bombes lacrymogènes grande contenance (300 ml) seront attribuées aux véhicules avec un sac à dos, permettant leur transport constant par les agents. Il a été rappelé que ces équipements ne doivent jamais être laissés dans les véhicules.

Par ailleurs, 450 cagoules ont été réceptionnées à la DISP. Cependant, la note actuelle sur leur utilisation nécessite une révision, notamment concernant le droit à l’image des personnes détenues qui n’a pas sa place selon nous dans cette note.

FO Justice insiste pour que l’utilisation des cagoules s’étende à l’ensemble d’une même mission afin de préserver l’anonymat des agents.

ASTREINTES DES OFFICIERS PREJ

Le projet d’astreinte pour les officiers PREJ vise uniquement à soulager l’ARPEJ (contrairement à ce qu’on a essayé de nous faire croire…). FO Justice s’est opposé à leur imposition en l’état, proposant à la place une expérimentation sur la base du volontariat avec quatre officiers. Selon la DME, des officiers font déjà ce travail avec leurs agents aujourd’hui, de jour comme de nuit, sans être rémunérés dans le cadre d’une astreinte.

Un outil informatique est en cours d’élaboration afin de permettre à l’officier d’astreinte d’avoir un visuel sur les plannings de l’ensemble des bases. Le sujet sera réexaminé début 2025.ASTREINTES D’EQUIPAGES PREJ

Cette initiative portée par FO Justice de longue date nécessite de nombreux ajustements, notamment en intégrant les contraintes opérationnelles des agents sur le terrain. Notre proposition avait été faite pour essayer de fiabiliser les plannings prévisionnels. Mais trop de questions restent encore en suspens pour les valider en l’état. Avec le déploiement des armes longues, ces astreintes s’imposeront à nous. En attendant,

il nous faut des garanties sur les moyens, les temps de repos et les missions de nos collègues.

CRÉATION DU PREJ DE DOUAI

FO Justice a rappelé que la création de l’ALEJ de Douai découle de sa proposition initiale d’un PREJ sur le Douaisis.

Cependant, le courrier d’intention sur la création de ce PREJ de 20 agents impactera le PREJ de Lille et devra donc respecter la circulaire sur la restructuration des services, pour garantir les primes associées aux agents ainsi qu’une priorisation sur ces postes qu’ils occupent actuellement. La DI est bien sur la même longueur d’onde sur ce point.

DÉPLOIEMENT DES ELSP ET ASTREINTES

Concernant la reprise des extractions vicinales sur Sequedin et Annœullin, là encore, la proposition faite en CSA n’a pris en compte que les besoins de l’ARPEJ. En ponctionnant 4 ELSP/jour sur Annœullin et Sequedin, c’est potentiellement 8 agents PREJ qui étaient économisés afin de permettre davantage de missions. Mais ce projet repose sur la bonne volonté de la Police à bien vouloir gérer les présentations d’Annœullin, ce qui est loin d’être une évidence. De plus, nous avons démontré que l’argumentaire qui prétendait que le taux d’occupation entre les deux établissements était déséquilibré, était fallacieux.

Madame Bleuet le confirmant elle-même, chiffres à l’appui ! Pour nous, il n’est de toutes façons pas envisageables de sacrifier la sécurité intérieure et périmétrique de ces établissements, sur l’autel des missions extérieures. Un projet à vite oublier…

Sur les astreintes ELSP, après avoir rétropédalé, une réflexion locale impliquant les organisations syndicales sera menée pour envisager des propositions adaptées, site par site. On ne doit rien s’interdire, quitte à innover sur les propositions d’organisations. L’objectif partagé à termes, est bien que toutes les missions extérieures se fassent armées. En attendant, Il sera possible de panacher les équipages avec des personnels non armés. L’objectif est de déployer des astreintes ELSP dans les services de plus de huit agents, d’ici fin 2025.

FO Justice regrette néanmoins que cette réforme se fasse à moyens constants, en contradiction avec la doctrine ESP de 2019. Pour répondre aux enjeux de formation, seuls les modules obligatoires seront priorisés, permettant de former 100 agents supplémentaires en 2025.

Tous les établissements, à l’exception de Quiévrechain et Château-Thierry, devront disposer d’une ELSP opérationnelle d’ici fin 2025.

FO Justice plaide pour la création rapide de centres régionaux de formation, afin d’accélérer la montée en charge du nombre d’agents habilités.

Cette première réunion a permis de poser les bases d’une méthode de travail et de définir les lignes rouges.

FO Justice salue l’écoute et la lucidité de la directrice interrégionale, sur les difficultés de la région. Tout en restant vigilant, FO Justice continuera d’apporter sa contribution, dès lors que l’intérêt des personnels sera garanti.

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