Dans la nuit du 11 au 12 décembre, l’un de nos pensionnaires a contacté les pompiers depuis sa cellule, prétextant un malaise. Résultat : les pompiers se déplacent jusqu’à l’établissement, et l’autorisation est donnée pour transférer ce détenu au CH de Beuvry pour ce qui s’apparente à de la bobologie.
Le plus inquiétant, c’est que personne ne semble s’interroger : cette sortie à l’hôpital n’a-t-elle pas été préméditée ? Le détenu aurait-il pu prévenir ses proches ou des complices pour organiser une intervention sur place ? Pourquoi les forces de l’ordre n’ont-elles pas été sollicitées pour sécuriser cette escorte, d’autant plus qu’il s’agissait d’un détenu classé « escorte 2 » ? Ce protocole prévoit pourtant la présence de trois agents, mais seulement deux étaient mobilisés.
PAR CES DECISIONS, VOUS METTEZ EN DANGER LA SÉCURITÉ DE VOS AGENTS !
Ce n’est que deux jours plus tard, soit le vendredi 13 décembre, que sa cellule est finalement fouillée. Tout va bien ? Lors de cette fouille, trois téléphones portables, de la cocaïne et du cannabis sont découverts. Et comme si cela ne suffisait pas, un autre téléphone portable a été de nouveau retrouvé quelques jours plus tard dans sa cellule.
Le drame d’Incarville, où deux collègues ont perdu la vie, ne vous a-t-il donc pas servi de leçon ?
FO Justice exige le respect strict des protocoles, de jour comme de nuit, en semaine comme le week-end.
FO Justice a déjà réclamé à plusieurs reprises l’organisation d’une fouille sectorielle, mais rien ne bouge, malgré les nombreux jets de colis et l’utilisation régulière de drones pour ravitailler la détention.
FO Justice exige la mise en place immédiate d’une fouille sectorielle, avec le soutien des ERIS et de l’équipe de fouille régionale.