Hier soir, vers 20H30, un détenu hospitalisé d’office à l’hôpital de THUIR s’est fait la belle.
D’après les premiers éléments, il s’agirait d’un détenu condamné à dix ans de réclusion criminelle. Il a été condamné pour plusieurs méfaits tels que : extorsion de fonds, incendies de véhicules et pour une fusillade mortelle sur la commune de BEZIERS.
Depuis plusieurs années, FO JUSTICE demandait la construction d’une Unité Hospitalière Spécialement Aménagée (UHSA) sur le domaine de l’hôpital de THUIR afin que les détenus dangereux hospitalisés soient surveillés par du personnel pénitentiaire.
L’arbitrage de l’ARS et des autorités compétentes avaient tranché en faveur d’une structure UHSA sur BÉZIERS.
Cette construction est censée voir le jour l’année prochaine, en 2025. Lors des relances par FO JUSTICE auprès des préfets, le sujet serait toujours d’actualité, mais le calendrier et l’ouverture des travaux reste inconnu.
Pour FO JUSTICE, c’est une nécessité que nous puissions construire ce type d’établissement qui lie le médical à la sécurité.
Pour l’instant, les circonstances exactes de cette évasion restent à déterminer.
Mais pour FO JUSTICE, c’est bien la preuve que la construction d’une UHSA reste primordiale et indispensable pour garantir la sécurité non seulement des personnels soignants, des personnels pénitentiaires, mais aussi de toute la population qui maintenant court un danger si elle croise la route de ce fugitif.
À l’approche de la fin de l’année, le bureau local FO Justice CP CAEN IFSsouhaite rappeler son engagement constant à défendre les intérêts des agents et à œuvrer pour l’amélioration de leurs conditions de travail.
Plusieurs points majeurs demeurent au cœur de nos revendications, et nous comptons poursuivre nos efforts avec détermination en 2025.
Problèmes techniques et infrastructurels à résoudre :
Infiltrations d’eau : Nous continuerons à demander des interventions rapides et efficaces pour résoudre les infiltrations d’eau dans les différents secteurs, qui compromettent non seulement le confort mais aussi la sécurité du personnel et des installations.
Dysfonctionnements de la biométrie : Les problèmes techniques, comme les dysfonctionnements des dispositifs biométriques, nécessitent une attention particulière. Ces anomalies perturbent le fonctionnement quotidien et doivent être corrigées en priorité.
Aménagements nécessaires dans les secteurs spécifiques :
Installation de bardages comme le CD ARGENTAN en 2014 : La mise en place de bardages adaptés est essentielle dans des secteurs tels que les MAH, QI/QD et le parloir. Ceux-ci doivent garantir une meilleure confidentialité et améliorer l’esthétique des espaces de circulation, tout en renforçant la sécurité et l’intimité des bâtiments.Nous demandons également un aménagement digne de ce nom pour la guérite du PIPR, afin d’assurer des conditions de travail adéquates pour les agents qui y sont affectés.
Utilisation du budget des ACT 2025 : Améliorer le quotidien du personnel
L’utilisation judicieuse du budget alloué pour 2025 est primordiale afin d’améliorer le confort des locaux destinés aux agents. Parmi nos propositions :
– Installation de télévisions : Nous préconisons l’installation de télévisions dans la salle de repos, située dans le bâtiment du mess.
Ce type d’équipement contribue au bien-être des agents lors de leurs pauses, favorisant un environnement plus convivial et relaxant.
– Fontaines à eau : La mise en place de fontaines à eau à proximité des bâtiments est également essentielle. Cela permettrait de répondre aux besoins quotidiens en matière d’hydratation, contribuant ainsi à améliorer les conditions de travail de manière concrète.
Notre engagement continu pour 2024 et au-delà
L’année se termine bientôt, mais les revendications du bureau local FO Justice CP CAEN IFSse poursuivront. Nous restons mobilisés pour garantir des conditions de travail dignes, sûres et respectueuses du personnel.
Le vendredi 15 novembre 2024, les organisations syndicales (OS) ont été conviées à un Comité Social d’Administration Interrégional (CSA I) par la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires (DISP) de Marseille. Cette rencontre a été initiée par le Directeur Interrégional (DI) pour faire suite aux discussions tenues lors du dernier CSA I du 24 octobre 2024, avec un accent particulier sur le déploiement des Équipes de Sécurité Pénitentiaire (ESP).
I – UNE SURPOPULATION ALARMANTE
Le DI a confirmé une augmentation continue du nombre de détenus, atteignant un chiffre record de 8 917, soit un taux d’occupation de 148 %. Les conditions de travail des personnels deviennent de plus en plus critiques, illustrées par l’inquiétante augmentation du nombre de matelas au sol.
Tous les établissements sont touchés par cette crise, à l’exception du centre de détention (CD) de Casabianda, qui ne peut accueillir que des détenus spécifiques.
TAUX D’OCCUPATION PAR ÉTABLISSEMENT
Þ Moyenne des établissements de la DISP de Marseille :148 %
Þ Maison d’Arrêt (MA) de Nice :188 %
Þ Centre Pénitentiaire (CP) de Marseille :184 %
Þ MA d’Ajaccio :156 %
Þ CP d’Aix-Luynes :151 %
Þ MA de Digne :142 %
Þ MA de Grasse : 134 %
Þ CP de Borgo : 133 %
Þ CD de Casabianda : 60 %
SECURISATION ET ENGAGEMENTS
Le CP de Marseille a récemment attiré l’attention médiatique lors de la visite conjointe de deux ministres, un moment qualifié par le DI de « belle séquence, valorisante » pour l’établissement et son personnel. Il a salué le bon fonctionnement des brouilleurs de téléphone, tout en soulignant des failles dans d’autres établissements, notamment la Maison Centrale (MC) d’Arles et le CP d’Aix-Luynes, où l’installation des équipements, entamée en 2021, reste inachevée.
La sécurisation des Quartiers d’Isolement (QI) demeure une priorité. Le DI s’est engagé à respecter les engagements pris dans le cadre du protocole d’accord, citant l’arrivée de nouveaux véhicules et l’accélération des formations. De plus, une brigade cynophile sera bientôt créée, renforçant la présence de chiens spécialisés.
CRÉATION DE PÔLES DE RATTACHEMENT DES EXTRACTIONS JUDICIAIRES (PREJ)
La DISP de Marseille a annoncé la création d’un PREJ à Marseille, effective depuis le 1er novembre 2024. Cependant, ce point suscite des débats. En 2018, la décision de ne créer que deux bases PREJ sur la région a été reconnue comme une erreur. Aujourd’hui, la DISP s’engage à mieux répartir ces bases, en réponse aux revendications de FO Justice PACA-Corsepour des PREJ dans chaque département.
Le DI a noté que la base de l’Équipe Locale de Sécurité Pénitentiaire (ELSP) de Marseille avait en réalité fonctionné comme un PREJ, malgré des déclarations contradictoires antérieures.
→ Pour FO Justice PACA-Corseil est inacceptable qu’un établissement aussi important que le CP de Marseille-Les Baumettes ne dispose pas d’une équipe locale digne de ce nom.
DIFFICULTÉS DANS LES EXTRACTIONS JUDICIAIRES
FO Justice PACA-Corse déplore le désengagement progressif de la police et de la gendarmerie nationale. Récemment, une extraction judiciaire a failli échouer, nécessitant des négociations prolongées avec le préfet de police pour obtenir une escorte.
LES MISSIONS D’EXTRACTION AUGMENTENT, ALORS QUE LE SOUTIEN DES FORCES DE SECURITE INTERIEURE DIMINUE.
Concernant le PREJ de Corse, le DI a reconnu que les infrastructures ne sont pas encore prêtes pour accueillir de nouvelles équipes, un constat qui contraste avec la situation à Marseille.
CONDITIONS DE TRAVAIL ET INFRASTRUCTURES
Les locaux actuels, souvent inadaptés, compromettent la sécurité et le bien-être des agents. Les ELSP et PREJ doivent être établies dans des environnements appropriés, avec des aménagements adaptés au nombre d’agents présents. Il est essentiel que ces équipes bénéficient des conditions de travail adéquates pour garantir leur efficacité et leur sécurité.
→ FO Justice PACA-Corse insiste sur l’urgence d’améliorer les infrastructures.
II. PÔLE DE RATTACHEMENT DES EXTRACTIONS JUDICIAIRES DE MARSEILLE
RESSOURCES HUMAINES
L’ouverture du PREJ de Marseille, prévue avec celle de « Baumettes 3 », se dessine avec un effectif de 58 personnels de surveillance, 6 brigadiers-chefs et 1 officier. La campagne de mobilité des surveillants et surveillants brigadiers du second semestre 2024 a d’ores et déjà publié 46 postes, permettant ainsi de répondre aux besoins cruciaux de cette nouvelle structure. Les agents ayant sollicité une mise à disposition (MAD) pour le PREJ de Marseille seront intégrés et régularisés jusqu’à ce que l’ensemble des 58 postes soit pourvu. Le poste de responsable adjoint sera publié ultérieurement.
→ FO Justice PACA-Corsesouligne que la création du PREJ de Marseille sur la base de l’actuel Établissement de Liaison et de Sécurité Pénitentiaire (ELSP) du CP de Marseille entraîne des retards dans l’augmentation des effectifs de l’ELSP, qui devrait atteindre 32 agents à terme.
SITUATION DU PREJ DE MARSEILLE ET DÉPLACEMENT DE L’ELSP DU CP DE MARSEILLE
Le PREJ de Marseille occupe actuellement les locaux de l’ELSP du CP de Marseille. Quatre projets ont été envisagés pour relocaliser l’ELSP :
1.PARKING DE L’ACCUEIL FAMILLE ET ADMINISTRATION (AFA) :Projet non retenu en raison de contraintes liées au parc national des Calanques.
2.ZONE DE L’AIRE DE LIVRAISON DES ATELIERS (ALAT) : Impossibilité de déplacer les véhicules, projet non retenu.
3.VESTIAIRES DES PERSONNELS DE BAUMETTES 2 :L’aménagement d’un espace de 240 m² pour un coût de 700 000 euros est en projet, mais des problèmes de stationnement et d’espace de stockage persistent. Les travaux ne pourront commencer qu’à l’ouverture de Baumettes 3. Actuellement, seule la zone du vestiaire actuel, située au premier étage, pourrait faire l’objet d’aménagements.
4.SAS VEHICULE DE LA PEP MARTINI : Ce second SAS véhicule est essentiel pour garantir une entrée et une sortie distinctes pour le CP de Marseille.
→ FO Justice PACA-Corses’interroge : pourquoi tous ces projets concernent-ils le déplacement de l’ELSP et non la recherche d’un local pour le PREJ ? La DISP a finalement retenu le projet 3.
PROBLÉMATIQUES AUTOUR DE LA CRÉATION DE LA BASE PREJ DE MARSEILLE
La création d’une base PREJ au sein de la DISP de Marseille s’est heurté à des obstacles majeurs, notamment le classement du site en tant que zone « NATURA 2000 ». Cela signifie qu’aucun permis de construire ne peut être délivré.
Face à cette situation, la réhabilitation de l’ancienne base de l’Équipe Régionale d’Intervention et de Sécurité (ÉRIS) est envisagée, mais les coûts associés à un tel réaménagement sont jugés prohibitifs. La formation des agents nécessite un espace adéquat, incluant l’utilisation d’une armurerie, ce qui complique encore davantage la situation.
Par ailleurs, FO Justice PACA-Corse souligne les enjeux budgétaires liés à la base ELSP du CP Marseille-Les Baumettes. Actuellement, cette base ne pourra pas accueillir le PREJ sans réaliser des travaux d’agrandissement et d’aménagement dont le coût s’avère également élevé.
La DISP de Marseille envisage de déplacer l’ELSP vers des locaux que FO Justice PACA-Corseestime être inadaptés, qui nécessiteront des travaux conséquents et engendreront des dépenses supplémentaires.
Lors de la récente visioconférence avec le Directeur de l’Administration Pénitentiaire (DAP), le Directeur Interrégional (DI) et FO Justice, la possibilité de réhabiliter l’ancienne base de l’ÉRIS a été abordée. Cependant, aucune estimation des coûts de ce projet n’a encore été réalisée, laissant la situation dans l’incertitude.
FO Justice PACA-Corse à ne pas « concurrencer » les deux entités que sont l’ELSP et le PREJ. Nous demandons la construction d’un étage sur la base existante, le déplacement du Pôle PSE et la récupération des terrains nécessaires. Aucune évaluation n’a été effectuée jusqu’à présent, ce qui accentue les difficultés que nous rencontrons. Seul souci pour la création de cet étage sur la base existante, le « Sporting Club des Baumettes » qui bénéficie de la salle de sport à cet étage.
→ FO Justice PACA-Corseexprime également des inquiétudes concernant le ressenti des agents qui cohabitent dans des locaux déjà saturés. Lors de la campagne de mobilité du second semestre 2024, 4 agents ont choisi de rejoindre l’ELSP, tandis que d’autres souhaitent intégrer le PREJ de Marseille.
→ Avec le calendrier actuel du projet 3, les travaux ne devraient pas s’achever avant la fin 2026. Ainsi, la cohabitation entre les 60 agents du PREJ et de l’ELSP à partir du 1er juillet 2025 sera inévitable, exacerbant les conditions de travail déjà difficiles.
→ FO Justice PACA-Corse estime que cette période sera particulièrement complexe, tant pour la gestion des ressources humaines que pour les conditions de travail des agents. Il est impératif d’agir rapidement et de manière concertée pour trouver des solutions durables et adaptées à la situation.
PRÉOCCUPATIONS CONCERNANT LE PREJ DE CORSE
Alors que le PREJ de Corse est envisagé sur le site du CP de Borgo, le DI a exprimé des réserves quant aux conditions de mise en œuvre de ce programme. En effet, il a souligné sa volonté de ne pas reproduire les erreurs observées dans la création du PREJ de Marseille, où des problématiques de gestion et de suivi ont été notées.
Le DI insiste sur l’importance de prendre le temps nécessaire pour assurer un déploiement réfléchi et efficace du PREJ en Corse. Cette prudence pour garantir que le projet se déroule dans des conditions optimales.
→ FO Justice PACA-Corsesoutien cette approche, il est impératif d’élaborer un programme solide qui réponde aux besoins du futur PREJ de Corse.
Notre organisation syndicale restera vigilante pour veiller à ce que ce projet soit bien travaillé, et non une simple formalité.
III. QUESTIONS DIVERSES FO JUSTICE PACA-CORSE
I. La Direction des Ressources Humaines (DRH) a annoncé qu’un CSA I spécial pour le CP de Marseille (Baumettes 3) se tiendra le 8 janvier 2025.
II. Les membres du CSAI ont obtenus l’enregistrement audio des réunions du CSAI, comme demandé lors du CSA I du 24 octobre 2024. Une modification du règlement intérieur sera bientôt communiquée aux organisations syndicales, et la commande de l’appareil d’enregistrement a été validée par le Directeur Interrégional. Les enregistrements seront détruits une fois le procès- verbal validé, garantissant ainsi la confidentialité des échanges.
III.FO Justice PACA-Corse souhaite obtenir des précisions concernant une escorte à Ajaccio, réalisée en panachage avec un seul agent armé.
→ L’établissement affirme que la DISP a donné son accord, mais nous tenons à rappeler qu’il s’agit d’un transfert et que le seul agent armé était le chauffeur.
L’ARPEJ n’étant pas informée, elle va se renseigner sur cette situation.
IV FO Justice PACA-Corse revient sur la demande de véhicule pour la MA d’Ajaccio, évoquée lors du dernier CSA I FS. Les agents ont souligné que le véhicule actuellement utilisé est inadapté en raison de sa taille.
→ La Direction Interrégionale reconnaît le problème et s’engage à doter rapidement la MA de Gap ainsi que celle d’Ajaccio de véhicules plus spacieux.
Le Vendredi 22 novembre 2024, vers 11h30 lors d’ une mutation de cellule au bâtiment D5, un pensionnaire mécontent de sa nouvelle affectation en cellule, s’en est pris violemment à deux de nos collègues. Armé de ses poings il a tenté d’ agresser physiquement son premier interlocuteur et dans la continuité de son agressivité a porté un violent coup de poing au visage du second collègue présent.
L’alarme a aussitôt été déclenchée, le renfort des collègues a été salutaire pour la maitrise de l’agresseur. La personne détenue a été acheminée au quartier disciplinaire.
Pour information depuis sa récente arrivée au sein de nos murs, cette personne détenue avait été signalée par les personnels pour son instabilité psychologique.
Dans ce contexte de surpopulation carcérale Force Ouvrière justice appelle les collègues à la plus grande vigilance et alerte la direction du CP de Fleury-Merogis sur le manque d’effectif chronique de notre établissement.
Bilan : Deux collègues fortement choqués dont l’un présente une coupure au niveau de la lèvre.
Le bureau local Force Ouvrière Justice condamne cette ignoble agression et exige des sanctions à la hauteur de la gravité des faits.
Le bureau local Force Ouvrière Justice soutient les collègues et les incite à déposer plainte pour ne pas banaliser de tels agissements.
Le bureau local Force Ouvrière Justice restera attentif aux sanctions prononcées à l’encontre des agresseurs des personnels, dans l’exercice de leurs missions régaliennes.
Une nouvelle agression brutale, insupportable, et scandaleuse s’est produite le 20 novembre à la Maison d’Arrêt d’Epinal. Un surveillant a été lâchement attaqué par un détenu notoirement dangereux, un individu connu déjà surpris en possession d’une arme artisanale lors d’une fouille. Jusqu’à quand tolérera-t-on ce climat de violence et d’insécurité absolue dans nos murs ?
Cette attaque, d’une sauvagerie intolérable, impliquant des coups violents et une tentative de strangulation, est la goutte de trop. Cet événement tragique, survenu après d’autres agressions récentes, démontre clairement que les récidivistes ultra-violents n’ont pas leur place dans des établissements standards. Les discours et promesses ne suffisent plus : nous exigeons des actions immédiates et concrètes, pas de simples mots.
Nos revendications immédiates :
Une refonte totale et immédiate des protocoles de gestion des détenus à haut risque.
Le transfert URGENT, sans délai ni excuse, du détenu agresseur vers un établissement hautement sécurisé. Ce type de danger public n’a rien à faire dans des structures où il peut continuer à terroriser.
La direction et l’administration doivent cesser leur inaction coupable !
Nous refusons catégoriquement que ces violences deviennent une banalité. La sécurité des surveillants est piétinée, et cela ne peut plus durer. Chaque jour sans mesures fortes expose nos collègues à des risques de mort. Quand agirez-vous pour stopper ce carnage ? Nous ne voulons pas d’une nouvelle victime parmi nos rangs pour enfin déclencher une prise de conscience.
Un appel à la responsabilité et à l’honneur :
Stoppez les belles paroles et les demi-mesures.
Mettez en place des réponses radicales et immédiates.
Nous ne tolérerons plus l’inaction ni les compromis qui mettent en danger nos vies.
Nous restons solidaires avec notre collegue agressé, une victime de trop dans une machine pénitentiaire qui sacrifie ses agents. Notre engagement ne fléchira pas, mais notre patience a des limites. Si ces violences se reproduisent, la responsabilité incombera directement à ceux qui refusent d’agir:
Nous, agents pénitentiaires, sommes en colère, à bout, et déterminés à ne plus laisser nos vies et notre dignité être mises en jeu. La sécurité n’est pas une faveur : c’est un droit non négociable.
Suite à la parution d’une nouvelle note de service concernant l’usage de la force par les personnels pénitentiaires, FO Justice CD ROANNE s’interroge.
Outre le rappel du code déontologie, des bonnes pratiques et gestes professionnels, nous assistons à un « suivi » extrêmement poussé des agents présents lors d’une intervention. Dans cette note, il est inscrit « sécurité dynamique » et « dimension relationnelle du métier ». Belle tournure pour simplement demander aux agents de ne rien faire et d’encaisser les provocations, les insultes et menaces afin de ne pas déranger la population pénale lors de ses caprices !
Est-ce que la « dimension relationnelle » du métier sera un bouclier efficace contre un crachat en pleine figure ?
Allons un peu plus loin dans cette note encore. Il est demandé aux agents de bien appliquer les gestes appris à l’ENAP et en formation en établissements.
Belle parade pour décharger l’administration. Comment appliquer ces gestes avec une formation dispensée UNE fois par an et encore ! Avec la carence en personnel, les formations sont annulées au fur et à mesure et il n’est pas rare de voir des agents sans mise à jour depuis plusieurs années. Soyons honnête :
On ne devient pas maitre Shaolin en une séance mais l’administration vous le demandera !
Aujourd’hui les détenus ont plus de droits que les surveillants !
Comment tenir un établissement si force est à la population pénale et non plus à la loi ! Saupoudré le tout de sanctions disciplinaires inexistantes et une réponse pénale édulcorée pour soutenir les agents…
FO Justice CD ROANNE rappelle que les retours sur les caméras piétons sont positifs et que le comportement de la population pénale change radicalement. Il est plus qu’urgent que tous les agents en soient dotés afin que chacun puisse prouver son professionnalisme sur des faits et non des dires de voyous.