Une nouvelle agression brutale, insupportable, et scandaleuse s’est produite le 20 novembre à la Maison d’Arrêt d’Epinal. Un surveillant a été lâchement attaqué par un détenu notoirement dangereux, un individu connu déjà surpris en possession d’une arme artisanale lors d’une fouille. Jusqu’à quand tolérera-t-on ce climat de violence et d’insécurité absolue dans nos murs ?
Cette attaque, d’une sauvagerie intolérable, impliquant des coups violents et une tentative de strangulation, est la goutte de trop. Cet événement tragique, survenu après d’autres agressions récentes, démontre clairement que les récidivistes ultra-violents n’ont pas leur place dans des établissements standards. Les discours et promesses ne suffisent plus : nous exigeons des actions immédiates et concrètes, pas de simples mots.
Nos revendications immédiates :
- Une refonte totale et immédiate des protocoles de gestion des détenus à haut risque.
- Le transfert URGENT, sans délai ni excuse, du détenu agresseur vers un établissement hautement sécurisé. Ce type de danger public n’a rien à faire dans des structures où il peut continuer à terroriser.
La direction et l’administration doivent cesser leur inaction coupable !
Nous refusons catégoriquement que ces violences deviennent une banalité. La sécurité des surveillants est piétinée, et cela ne peut plus durer. Chaque jour sans mesures fortes expose nos collègues à des risques de mort. Quand agirez-vous pour stopper ce carnage ? Nous ne voulons pas d’une nouvelle victime parmi nos rangs pour enfin déclencher une prise de conscience.
Un appel à la responsabilité et à l’honneur :
- Stoppez les belles paroles et les demi-mesures.
- Mettez en place des réponses radicales et immédiates.
- Nous ne tolérerons plus l’inaction ni les compromis qui mettent en danger nos vies.
Nous restons solidaires avec notre collegue agressé, une victime de trop dans une machine pénitentiaire qui sacrifie ses agents. Notre engagement ne fléchira pas, mais notre patience a des limites. Si ces violences se reproduisent, la responsabilité incombera directement à ceux qui refusent d’agir:
Nous, agents pénitentiaires, sommes en colère, à bout, et déterminés à ne plus laisser nos vies et notre dignité être mises en jeu. La sécurité n’est pas une faveur : c’est un droit non négociable.