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Prison de Beauvais : 25 Jours d’ITT !

Notre syndicat souhaite porter à la connaissance de l’ensemble du personnel les circonstances regrettables survenues lors d’une intervention récente à la MAH2.

Alors qu’il était préoccupé par un éventuel conflit entre codétenus, notre collègue a pris la décision de se rendre au deuxième étage du bâtiment accompagné d’un autre agent. À leur arrivée, après avoir ouvert la cellule, ils ont demandé des explications aux deux détenus concernant le bruit provenant de leur cellule.

L’un des détenus a alors exprimé son mécontentement de manière virulente, en déclarant haut et fort qu’il avait le droit de crier tout en proférant des insultes à l’égard des agents : « Fermez la porte, les connards ! Vous êtes des fils de putes, fermez vos gueules ! ». Malgré une tentative de dialogue afin de résoudre le problème, le détenu a maintenu ces propos et, dans une attitude agressive, a quitté son lit pour les inciter à entrer dans sa cellule.

Face au refus des agents de répondre à cette provocation, il a intensifié ses propos, s’approchant dangereusement d’eux tout en brandissant son bras pour frapper. En tentant de se protéger, notre collègue a été agrippé par le gilet, et entrainé dans la cellule. Une fois à l’intérieur, il s’est retrouvé dans une situation périlleuse, coincé entre la fenêtre et l’étagère.

Constatant la gravité de la situation, le second collègue est entré à son tour dans la cellule pour lui porter assistance. Une lutte s’en est suivie, au cours de laquelle notre collègue a reçu un coup au niveau de la joue gauche. Grâce à un travail d’équipe déterminé, ils sont parvenus à maîtriser le détenu.

À la suite de cette altercation, notre collègue a ressenti une douleur à la main gauche, nécessitant une visite aux urgences. Les médecins ont diagnostiqué une fracture de la main, entraînant un arrêt de travail de 25 jours !!

Notre syndicat réaffirme sa solidarité indéfectible envers nos collègues victimes de cette violence inacceptable. Nous souhaitons un prompt rétablissement à notre camarade blessé et exigeons des sanctions appropriées face à de tels actes.

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Prison de Lutterbach : AGRESSION au CD juste pour un transfert !

Ce lundi 28 Octobre 2024, un détenu défavorablement connu de nos services agresse un Surveillant pour obtenir son transfert.

Tout commence lors d’un mouvement vers le sport, le détenu traine en discutant avec d’autres détenus et ne tient pas compte des différentes injonctions de notre collègue. Pour finir celui-ci ne désire plus se rendre au sport donc notre collègue l’invite à réintégrer sa cellule, ce qui ne plaît pas à cet énergumène qui commence par des menaces de mort, des insultes et devient violent physiquement avec le surveillant qui le repousse, à cet instant il profite pour attraper le bras de notre collègue et l’entraîne dans sa cellule.

Il l’étrangle et le roue de coups.

L’arrivée des renforts pour la mise en prévention a mis un terme à l’incident.

FO Justice demande que les sanctions pénales et disciplinaires envers ce détenu soient exemplaires.

FO Justice demande que le transfert disciplinaire ne soit pas celui attendu par la personne détenue.

FO Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue.

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Les Acteurs de Formation – Lettre Ouverte au Directeur de l’Administration Pénitentiaire

Objet : Les acteurs de formation

Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire,

Je viens par la présente attirer votre attention sur différentes situations relatives aux acteurs de formation :

1. Les premiers surveillants et majors pénitentiaires promus dans le corps de commandement par la voie de l’examen professionnel notamment

Depuis plusieurs années, nous rencontrons des difficultés dans l’application de l’article 17 de l’arrêté du 22 mai 2014 portant règlement d’emploi des fonctions spécialisées exercées par les personnels pénitentiaires. Ce dernier indique très clairement :

« L’habilitation pédagogique est conservée en cas d’avancement de grade ou de changement de corps.

[…)

Sous réserve d’avoir exercé pendant une durée supérieure ou égale à trois ans, l’habilitation pédagogique reste valide pendant une durée de cinq ans à compter de la cessation des fonctions dans la spécialité. »

Or vos services RH appliquent de manière aléatoire ces dispositions selon les modalités de recrutement et notamment pour ce qui concerne les officiers recrutés par la voie de l’examen professionnel, leur refusant le maintien de l’habilitation pédagogique, en totale contradiction des dispositions de l’article 17 susvisé.

Il apparaît pourtant que la filière des acteurs de formation est en souffrance. Nous constatons un manque d’attractivité notoire, et une déperdition importante des ressources en formateurs et responsables de formation, que de telles interprétations ne font qu’accentuer.

Il convient donc de sensibiliser vos services RH afin de revenir à une application stricte et formelle des dispositions de l’article 17, afin que, dès lors qu’ils en remplissent les conditions, les agents concernés puissent s’orienter de nouveau vers la filière formation.

Aussi, je vous demande de bien vouloir donner des consignes pour que soient respectées les dispositions de l’article 17 de l’arrêté du 22 mai 2014, et ainsi permettre aux agents ayant été promus, quel que soit le mode de recrutement, de se positionner sur des postes de responsable de formation pour les mobilités du corps de commandement à venir et d’étudier leur candidature sur la mobilité du corps de commandement en cours.

2. Les moniteurs « secours opérationnel pénitentiaire», dans le cadre de la réserve civile pénitentiaire

Je souhaite également attirer votre attention sur la note DAP du 19 décembre 2022 relative au développement des missions de formation de la réserve civile pénitentiaire.

Il me semble dommageable pour notre Institution de se priver des compétences des personnels étant formateurs en secours opérationnel pénitentiaire (SOP).

Sur ce point, je vous demande de bien vouloir intégrer les formateurs SOP, et de manière générale tous les personnels détenant un monitorat de quelque nature que ce soit, à la note citée précédemment dans le cadre de la réserve civile pénitentiaire.

La formation dans son ensemble va accroître ses besoins notamment dans le cadre de la formation des élèves surveillants de catégorie B mais aussi dans le cadre du protocole d’accord signé le 13 juin 2024.

Comptant sur votre compréhension, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire, à l’expression de mes salutations respectueuses.

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Prison de Rennes-Vezin : QSL – Une situation ALARMANTE

Le 25 octobre 2024, le bureau local FO Justice s’est rendu dans un secteur trop souvent négligé : le Quartier de Semi-Liberté (QSL), situé sur le site de la direction interrégional et dépendant de Rennes-Vezin. Nous avons échangé avec plusieurs agents qui nous ont fait part des graves dysfonctionnements de cette structure.

Depuis 12 ans, un seul surveillant est présent, de jour comme de nuit. Faut-il attendre un drame pour que les choses changent ? En cas de problème de santé ou incident, combien de temps faudra-t-il avant que quelqu’un ne s’en rende compte ?

Les risques au QSL sont multiples : retours tardifs des pensionnaires, projections de colis, détenus revenant alcoolisés, parfois avec des bouteilles d’alcool, sans crainte de sanctions ! Finis les retours au centre pénitentiaire de Vezin en attendant un dégrisement puis un passage en commission de discipline ; désormais, l’agent du QSL gère seul, espérant que rien de grave ne survienne. Quant au juge d’application des peines, il ne sanctionne plus ; il étend même les horaires de sortie de certains !

Les équipements de sécurité sont quasi inexistants. Dans le bureau, un écran unique pour une seule caméra, qui ne couvre que deux moitiés de coursive. Aucune caméra dans la cour de promenade, le hall, la salle de sport, ni dans les escaliers. La caméra extérieure pour la porte d’entrée des détenus ?

Inefficace, aucune visibilité sur la porte. La zone des parloirs n’est pas sécurisée, et la clé de la porte de retour en détention est obsolète, digne d’un musée !

Mais que craindre ? Ah oui ! Les cellules sont ouvertes 24h/24, les détenus sont maîtres des lieux ! Car aucune cellule n’est équipée de WC, avec pourtant une arrivée d’eau dans chacune d’entre elles.

Le protocole d’alerte du QSL est à revoir de manière approfondie. Le 25 octobre, lors d’un test d’alarme par le nouveau Directeur Interrégional, un incident au CPF a entraîné un délai de 20 minutes pour l’arrivée des renforts.

Enfin, sur les 23 détenus présents au QSL, seuls 3 travaillent. La majorité n’a aucun projet de réinsertion. Et lorsque l’auxiliaire est absent, c’est le surveillant qui distribue les repas, faute de remplaçant.

Le bureau local dénonce la problématique du travailleur isolé et demande le renforcement des effectifs afin de ne plus laisser d’agent seul.

Le bureau local réclame des équipements de sécurité modernes et efficaces, tel que des caméras couvrant l’ensemble des zones sensibles et d’équiper les cellules de toilettes afin de pouvoir enfin fermer les portes la nuit.

Le bureau local demande une révision complète du protocole d’alerte pour réduire au maximum les délais d’arrivée des renforts.

Les agents seraient heureux de faire découvrir le QSL à Monsieur le Directeur du CPRV, qui n’a pas encore eu l’occasion de se rendre sur place, afin de lui faire découvrir les réalités de leur quotidien.

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Incident au SPIP de la Nièvre

Le 24 octobre 2024, un incident, qui aurait pu être dramatique, s’est produit au sein du milieu ouvert du SPIP de la Nièvre : une collègue a été « prise en otage » par un probationnaire semblant avoir des troubles psychiatriques, lors d’un premier entretien. Cet événement, qui aurait pu avoir des conséquences graves, rappelle avec force les risques auxquels sont confrontés quotidiennement nos collègues. Cet incident met en lumière la nécessité urgente de renforcer les mesures de sécurité et de protection pour l’ensemble des personnels, notamment sur les milieux ouverts.

FO Justice CPIP, en sa qualité de syndicat majoritaire au sein du CSA SPIP de la Nièvre, souhaite tout d’abord exprimer son soutien total à notre collègue récemment titularisée, qui a fait preuve d’un courage exemplaire dans cette situation particulièrement éprouvante. Nous saluons également la gestion rapide et appropriée de cet incident par la direction du service. La prise en charge de notre collègue une fois l’incident terminé, a été assurée de manière professionnelle et humaine, avec l’accompagnement psychologique nécessaire pour l’aider à surmonter ce traumatisme.

Toutefois, cet événement souligne une fois de plus les insuffisances dans les dispositifs de sécurité au sein des MO des SPIP. Les agents sont régulièrement exposés à des situations potentiellement dangereuses, souvent en l’absence de moyens adéquats pour prévenir et gérer ces risques. Comme indiqué dans le PLNV (plan de lutte national contre les violences) qui a été travaillé avec la DAP et les différentes OS représentatives, la formation sur la gestion des situations de crise doit être renforcée et étendue à l’ensemble des personnels ; et les dispositifs de sécurité en place doivent être réévalués de manière urgente.

Ainsi, comme évoqué au sein de notre plateforme revendicative et comme cela est déjà mis en place au sein de certains SPIP (notamment sur la DISP de Paris), FO Justice CPIP revendique :

  1. La sécurisation des SPIP via la présence de portiques, ouverture ou accès avec effet de SAS, et d’agents d’accueil PA/PS en doublure.
  2. La création et le renforcement de vrais protocoles de sécurité pour les MO
  3. L’amélioration de la formation des personnels : Il est crucial de renforcer la formation en gestion des situations de crise, y compris les techniques de désescalade et de protection personnelle. Cette formation doit être systématique pour tous les agents, et non réservée à un groupe restreint.
  4. L’évaluation et la révision des conditions d’accueil des probationnaires : Une meilleure évaluation des profils à risque et l’adaptation des modalités d’entretien pour les cas potentiellement sensibles pourraient prévenir de tels incidents.
  5. Le soutien psychologique renforcé pour les agents : Un suivi systématique et prolongé doit être assuré pour les agents ayant vécu des incidents violents ou traumatisants, afin de les aider à se reconstruire et à reprendre leur activité dans les meilleures conditions possibles.

Cet événement ne doit pas être traité comme un fait isolé, mais comme un signal d’alarme qui appelle des réponses structurelles et durables pour l’ensemble des SPIP. La sécurité des agents n’est pas négociable, et il est du devoir de l’AP de garantir un environnement de travail sécurisé et protecteur.

Nous appelons l’ensemble des personnels à rester vigilants et à signaler toute situation à risque, et nous invitons l’ensemble des directions à engager, sans délai, une réflexion approfondie sur les mesures de sécurité à renforcer au sein de leurs SPIP.

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