Ce samedi 12 septembre 26, en milieu d’après-midi, lors de la fouille programmée d’une cellule, le détenu X est mis en salle d’attente mais celui-ci arrivé devant, refuse de rentrer donc les agents négocient avec peine et finissent tant bien que mal à ce qui l’intègre la salle d’attente. Il a alors tapé sa tête à plusieurs reprises contre les vitres, fais des doigts d’honneur et proféré de nombreuses insultes à l’encontre des personnels présents.
Les ELSP venus en renfort, sont intervenus pour maitriser l’individu et mettre fin à l’incident. Lors de cette maitrise, le détenu psychologiquement instable, donne sans relâche des coups de poings et des coups de pieds à nos collègues ELSP. Deux d’entre eux furent blessés durant l’intervention au niveau des genoux.
Cet individu avait un lourd passé psychiatrique et ne prenait plus son traitement depuis plusieurs jours, et ce sont nos collègues qui en font les frais.
FO Justice demande que les détenus souffrant de problèmes psychologiques lourds aient une vraie prise en charge au sein de notre structure.
FO Justice demande que les sanctions disciplinaires et pénales à l’encontre de ce détenu soient exemplaires ainsi que son transfert à l’issue de sa peine disciplinaire.
FO Justice félicite l’ensemble des personnels qui sont intervenus lors de cet incident et souhaite un prompt rétablissement à nos deux collègues ELSP blessés.
FO JUSTICE REFUSE L’IMPLANTATION ACTUELLE DU FUTUR CENTRE DE SEMI-LIBERTÉ
Une fois de plus, afin de satisfaire une décision déjà arrêtée, l’administration choisit d’ignorer l’avis des professionnels et des acteurs de terrain.
En effet, c’est dans la plus grande discrétion qu’il a été décidé d’implanter le futur Centre de Semi-Liberté (CSL) sur une zone abritant des espèces végétales endémiques de La Réunion, patrimoine naturel unique et irremplaçable.
L’HISTOIRE se répète MALHEUREUSEMENT.
Souvenons-nous : plus de 300 manguiers ont été abattus pour permettre la construction d’une ferme photovoltaïque. À l’époque, de belles promesses avaient été faites, notamment celle de permettre l’emploi d’une vingtaine de détenus sur le site.
Aujourd’hui, le constat est sans appel : aucune de ces promesses n’a été tenue. Pire encore, aucun détenu n’y travaille.
Malgré les alertes et les constats réalisés par des professionnels reconnus de la protection de la nature, notamment le Conservatoire Botanique National de Mascarin, l’administration persiste dans son projet.
L’arboretum sacrifié. FO JUSTICE DIT NON.
Le futur CSL ne doit pas être construit à l’emplacement actuel de l’arboretum.
Cet espace vert constitue pourtant un lieu privilégié pour les personnels, leur permettant de se restaurer, de se détendre et de bénéficier d’un environnement apaisant durant leur pause méridienne.
Pour réaliser ce projet, il est prévu d’arracher les espèces endémiques présentes afin de les replanter ailleurs.
Pour FO JUSTICE, cette logique est inacceptable.
On ne déplace pas notre patrimoine naturel comme un simple objet d’aménagement.
FO JUSTICE DÉNONCE : La construction du futur CSL sur l’emplacement de l’arboretum.
FO JUSTICE EXIGE : D’être pleinement associé à ce dossier et aux réflexions concernant l’implantation du futur CSL.
FO JUSTICE DEMANDE Que l’ensemble des acteurs compétents soient associés au projet :
Le Conservatoire Botanique National de Mascarin.
Le Parc National de La Réunion.
La Région Réunion.
Les associations de protection de l’environnement concernées.
🔴 PA DE CSL DANN L’ARBORETUM ! 🔴 PROTÈGE NOUT ESPÈCES ENDÉMIQUES ! 🔴 RESPECT A NOU
Une nouvelle fois, les agents pénitentiaires sont confrontés à la violence alors qu’ils ne font que leur travail.
Ce 13 septembre 2026, vers 14h45, alors qu’un surveillant QAE procédait à la fouille intégrale réglementaire du détenu arrivant A au niveau du vestiaire, celui-ci a refusé d’obtempérer aux injonctions de l’agent avant de le pousser au niveau de la poitrine, tentant ainsi de s’échapper de la salle de fouille.
Cet arrivant, au profil particulièrement préoccupant, avait déjà nécessité pas moins de quatre maîtrises par les forces de l’ordre avant même son arrivée au CP Caen-Ifs.
L’intervention du Major et de l’agent PEP 2 a été nécessaire afin de maîtriser l’individu. Face à sa virulence, des renforts ont été sollicités afin de permettre son acheminement au quartier disciplinaire.
Lors de sa maîtrise, le détenu a tenté à plusieurs reprises de porter des coups de pied aux agents et a également tenté de mordre un collègue venu en soutien.
Une nouvelle fois, les personnels pénitentiaires sont pris pour cible dans l’exercice de leurs missions.
Le bureau local FO justice du CP CAEN IFS félicite encore une fois, l’ensemble des agents intervenus pour leur professionnalisme et leur engagement.
Le bureau local FO justice du CP CAEN IFSreste pleinement à leurs côtés et se tient à leur disposition pour les accompagner dans l’ensemble de leurs démarches.
A l’issue la directrice a souhaité apporter les informations suivantes :
Caillebotis – bâtiment d’hébergement des adultes
L’installation des caillebotis sur le bâtiment d’hébergement des adultes est actuellement en cours.
La direction précise que cette opération avait été engagée depuis plus d’un an et qu’elle est donc sans lien avec les récentes bagarres générales.
Trois caillebotis ont déjà fait l’objet de dégradations. La question de leur réparation reste à régler, la société Sodexo n’étant pas compétente pour intervenir sur ces équipements.
Filins sur les cours de promenade
Le projet d’installation de filins sur les cours de promenade poursuit son avancement. La phase d’étude étant terminée, une mise en œuvre pourrait intervenir au second semestre 2027, sous réserve de la poursuite du projet.
Dans un premier temps, le dispositif serait installé sur le bâtiment F, avant d’envisager d’éventuelles extensions.
Renforcement de la vidéosurveillance
Un projet prévoit l’installation de cinq caméras à la périphérie de l’établissement, dont trois fixes et deux mobiles.
Les caméras mobiles peuvent être mises en place sans difficulté particulière. Pour les caméras fixes, des autorisations sont encore nécessaires puisque leur implantation est prévue sur des propriétés privées.
À terme, les caméras auront vocation à être reliées au central de commandement de la police municipale de Saint-Denis.
Opérations de police
La direction a également fait état de plusieurs opérations de police menées récemment aux abords de l’établissement afin de lutter contre les projections.
L’une de ces opérations a notamment permis trois interpellations. Une autre avait mobilisé d’importants moyens, dont des drones et une vingtaine de policiers.
1/Validation du PV du dernier CSA
2/ Présentation et validation des services (quartier femmes, posté,qsl)
La nouvelle organisation des services des personnels du quartier femmes, des équipes postées et du quartier de semi-liberté a été présentée au CSA.
Cette organisation, élaborée en amont dans le cadre d’un groupe de travail réunissant des représentants des différents secteurs, a été validée par le CSA.
Des effectifs toujours préoccupants
FO Justice a cependant renouvelé ses alertes concernant les effectifs nécessaires au fonctionnement de l’établissement.
Le service des postés a été construit sur la base d’un effectif cible particulièrement contraint, alors même que l’établissement connaît actuellement de nombreuses vacances de postes.
Cette situation entraîne des rappels réguliers de personnels et fait peser une charge importante sur les équipes, avec des conséquences en termes de fatigue et de conditions de travail.
FO Justice demande que cette situation soit pleinement prise en compte par la direction.
PCI : une situation particulièrement préoccupante
La situation du PCI a une nouvelle fois été signalée.
Alors que le PCI comptait 9 agents à l’ouverture de l’établissement, son fonctionnement peut aujourd’hui reposer sur seulement 6 agents.
FO Justice rappelle qu’une organisation réduite à deux agents ne peut pas permettre d’assurer le même niveau de missions et de sécurité qu’une organisation fonctionnant normalement avec trois agents.
Une attention particulière a notamment été portée au samedi matin et à la prise en charge de l’unité sanitaire.
La direction a évoqué une piste consistant à utiliser l’agent ALAT afin de compenser l’absence d’un agent PCI. FO Justice a exprimé de fortes réserves sur cette organisation et demande que la problématique des effectifs soit traitée.
3/ Projet intergénérationnel au quartier mineurs
La direction a présenté un projet visant à accueillir au quartier mineurs 4 à 6 personnes détenues majeures, sélectionnées parmi les personnes âgées actuellement hébergées au bâtiment F1.
L’objectif serait de permettre à ces personnes de transmettre certaines compétences et savoir- faire aux mineurs dans le cadre d’activités et d’échanges.
La direction précise que ce projet ne répond pas à une volonté de désengorger le quartier hommes et qu’il ne constitue pas un objectif inscrit dans le projet d’établissement.
FO Justice a exprimé de fortes réserves et son opposition au projet en l’état, notamment concernant sa plus-value éducative et ses conséquences potentielles sur le fonctionnement et la capacité d’accueil du quartier mineurs.
Le quartier dispose actuellement de 38 cellules, dont certaines sont déjà mobilisées pour le dispositif renforcé, les arrivants et le projet intergénérationnel à venir.
FO Justice considère que le dispositif pourrait devenir problématiquesi le nombre de mineurs accueillis venait à augmenter.
FO Justice précise toutefois que si les personnels du quartier mineurs se prononçaient favorablement à la mise en œuvre de ce dispositif, FO ne s’y opposerait pas.
4/ retour sur l’intérêt de porter l’expérimentation CDA
La direction souhaite donner une nouvelle impulsion à l’expérimentation du codétenu accompagnant (CDA), présenté comme un outil de prévention et d’apaisement des violences en détention.
Les personnes détenues volontaires bénéficient d’une formation, notamment autour de l’écoute et du dialogue, et obtiennent à son issue un certificat de compétences.
Le dispositif reste toutefois actuellement peu utilisé dans l’établissement.
La direction souhaite donc développer son utilisation afin de pouvoir s’appuyer davantage sur les
codétenus accompagnants dans certaines situations de tension ou de conflit.
5/ Signature de la chartre du surveillant acteur
La direction a présenté la charte du surveillant-acteur, dispositif national visant notamment à renforcer l’accompagnement et le suivi de certaines personnes détenues.
La majorité des agents a déjà bénéficié de la formation correspondante.
Un appel à candidatures a permis de recueillir 20 candidatures, provenant de différents secteurs et fonctions de l’établissement.
Les agents retenus pourront travailler en binôme et assurer le suivi d’environ 4 à 6 personnes détenues. Leurs missions comprendront notamment des temps d’échange, des audiences et un accompagnement dans différentes démarches, notamment en lien avec les CAP.
Les secteurs identifiés comme prioritaires sont notamment F1, H3 et le CD MAF.
Une coordinatrice du dispositif sera également désignée au sein de l’établissement.
Vigilance sur la charge de travail
FO Justice prend acte de la mise en place de ce dispositif, mais reste particulièrement vigilantquant à son intégration dans le fonctionnement quotidien.
Dans un contexte marqué par la surpopulation carcérale, les nombreux mouvements et les difficultés d’effectifs, FO Justice estime que l’ajout de nouvelles missions doit être accompagné des moyens nécessaires.
FO Justice s’est également montré dubitatifau principe consistant à faire réaliser ces missions sur les jours de repos des agents. Les personnels sont déjà fortement sollicités et doivent pouvoir préserver leurs temps de repos.
6/questions diverses
Uniformisation des promenades sur l’ensemble des bâtiments d’hébergements adultes
FO Justice a renouvelé sa demande concernant l’uniformisation de l’organisation des promenades sur le bâtiment H, avec la mise en place d’une promenade unique sur le modèle de celle actuellement organisée au bâtiment F.
La direction précise qu’une réflexion est actuellement en cours concernant une place par demi aile, l’exception du HR3. Une réduction du nombre de promenades est également envisagée, mais celle-ci ne serait pas similaire à celle mise en place au bâtiment F.
Sécurisation des cours de promenades
Une question relative à la sécurisation des cours de promenade a également été soulevée.
La direction a déjà apporté des éléments de réponse sur ce point, notamment concernant les dispositifs de sécurisation et les projets présentés en début de séance. Il est donc renvoyé aux développements précédents du présent compte-rendu.
Point de situation sur l’encadrement de la MAF
Un officier ou une officière sera positionné(e) au niveau de la MAF. Cette personne aura des missions d’encadrement et de gestion propres à la maison d’arrêt des femmes, tout en conservant des missions transversales sur différents dossiers de l’établissement.
Prise en charge des personnes détenues en cas d’urgence médicale
FO Justice a de nouveau interpellé la direction concernant les pratiques demandées aux surveillants lors de situations d’urgence médicale ou de malaises survenant dans les bâtiments.
FO Justice a émis des réserves sur cette pratique, considérant que certaines situations peuvent nécessiter une évaluation et une prise en charge médicale préalable et qu’il peut être difficile pour les personnels de surveillance d’assurer seuls le transport.
La direction va évoquer cette situation avec l’unité sanitaire.
Certains comportements au quartier mineurs deviennent de plus en plus préoccupants et ce sont, une nouvelle fois, les personnels qui se retrouvent en première ligne.
Ce 12 septembre 2026, vers 15h00, le mineur D, MA 127 récemment arrivé en provenance d’un autre établissement a catégoriquement refusé de déboucher son œilleton.
Face à son refus, et sur ordre du gradé, les agents, équipés, procèdent à l’ouverture de la cellule.
Le « mineur » a ensuite refusé les injonctions lui demandant de sortir. Les agents ont donc dû intervenir afin de procéder à son extraction.
Au moment du contact, le détenu a poussé un agent au niveau du thorax avant d’armer son poing en direction de son visage.
Les personnels ont alors dû le maîtriser avant de l’acheminer vers le quartier disciplinaire.
Tout au long de l’intervention, le mineur a proféré de nombreuses menaces de mort et de violences à l’encontre des personnels :
Venez ! wallah je vais vous baisez bande de chien ! Vous êtes mort, je vais vous crever, tous autant que vous êtes, je vais vous planter »
Par la suite, les agents ont découvert dans la cellule deux objets artisanaux susceptibles d’être utilisés comme armes :
Une brosse à dents dont le manche avait été aiguisée
Une fourchette bricolée avec un drap de lit.
Dans ces conditions, les menaces de « planter » les personnels ne peuvent évidemment pas être prises à la légère.
Un profil et un comportement qui interrogent, au-delà même de la minorité qui lui est officiellement reconnue.
Le bureau local FO justice du CP CAEN IFS exige que les suites disciplinaires et judiciaires soient à la hauteur de la gravité des faits et que toutes les mesures nécessaires soient prises pour garantir la sécurité des personnels.
Le bureau local FO justice du CP CAEN IFS tient à féliciter l’ensemble des agents intervenus pour leur professionnalisme et se tient à leur disposition pour les accompagner et les soutenir dans l’ensemble de leurs démarches.
Ce dimanche 13 septembre vers 16h45, une soixantaine de détenus du quartier de la “MAD” ont refusé de réintégrer leurs étages à la fin de la promenade !
Par cette belle journée ensoleillée, voila qu’à la fin de la récré, nos pensionnaires décidaient de ne pas quitter la cour pour dénoncer leurs conditions de détention !
Selon nos informations, la mise en place de la “promenade unique” la limitation de certaines activités semblent les frustrer, comme la gestion des cantines et du tabac!
Bref, les raisons de ce blocage de promenade étaient un “Gloubi boulga” de faux arguments bidons portés par quelques meneurs de la MAD !
Leurs revendications sont des caprices de détenus gâtés !
Finalement, près de 2 heures plus tard, les détenus remonteront fièrement de leur promenade après avoir mobilisé nos effectifs en présence qui quitteront leur service de jour à 20 heures.
FO JUSTICEapporte tout son soutien aux collègues présents ce dimanche.
FO JUSTICE demande que les “meneurs” de ce mouvement soient identifiés et soient sévèrement sanctionnés pour cette défiance contre le règlement intérieur de notre établissement.
N’en déplaise aux détenus capricieux :“La prison n’est pas une gestion OPEN BAR!”
La véritable cause de cette rébellion serait plutôt à chercher du côté de la “sécurisation du C.P”, des nouvelles mesures de “gestion des mouvements” ainsi que des saisies opérées dimanche dans les cellules du bâtiment !
Contactée par notre Syndicat, la Direction locale assure avoir identifie les véritables meneurs et avoir immédiatement engagé toutes les mesures nécessaires pour sanctionner rapidement les détenus concernés en demandant leurs transferts rapides.
La Direction tient tout particulièrement à féliciter l’ensemble des Personnels pour leur gestion efficace lors de cette situation de crise. Dont acte !!
Après deux agressions en deux jours sur cette fin de semaine, ce midi, la violence a de nouveau frappé le CP Rennes femmes. Ce qui devait être une procédure de sécurité a viré à un déferlement de violence pour nos collègues. Les faits sont d’une gravité inacceptable.
La surveillante d’étage E2 (régime CD fermé) suspecte la détenue F. de détenir un téléphone portable. Accompagnée de la collègue du E3, elle procède à une fouille intégrale de la détenue.
Lors du contrôle, la surveillante aperçoit un objet noir dissimulé dans l’interfessier de la détenue.
Malgré les injonctions des collègues pour remettre l’objet, la détenue nie toute possession.
Présente sur l’établissement, l’officier d’astreinte gagne la cellule et demande à la détenue d’en sortir afin de la faire patienter dans une pièce, en vue de son extraction hôpital pour un scanner.
La détenue, déjà très énervée, refuse de quitter sa cellule. L’officier se place alors derrière elle pour l’accompagner. C’est à ce moment que la détenue pète les plombs et menace directement l’officier :
« Arrête de me toucher, je te jure je vais te butter, je vais te défoncer. »
Une fois sur la coursive, la détenue se déchaîne avec une violence inouïe sur l’officier :
Elle lui assène des coups de tête, des coups de pied et multiplie les tentatives de coups de poing. Amenée au sol, la détenue continue de se débattre hystériquement et mord le bras de l’officier jusqu’au sang, tout en hurlant des menaces de mort et des insultes :
« Je vais te tuer », « Je vais te défoncer », « Grosse pute »…
La détenue a été immédiatement mise en prévention au QD avant d’être placée en garde à vue. Une collègue sera touchée au genou durant l’intervention.
FO Justice félicite les collègues du secteur et renfort pour leur intervention dans la maîtrise et mise en prévention de la détenue, malgré son état d’hystérie et de violence débridée. Notre soutien va à l’officier agressée très violemment, à qui nous souhaitons un prompt rétablissement, ainsi qu’à la collègue touchée pendant l’intervention.
FO Justice tient à saluer la présence de la Cheffe d’Établissement, qui s’est rendue très rapidement sur les lieux pour apporter son soutien direct aux agents touchés par ce grave incident, notamment l’officier d’astreinte, marquée par les coups.
FO Justice exige des sanctions disciplinaires et pénales exemplaires à la hauteur de la barbarie de cette attaque, et le transfert de la détenue à l’issue de son QD.
FO Justice se tient à la disposition des agents pour les soutenir et les accompagner dans l’ensemble de leurs démarches administratives et judiciaires.
FO Justicedéplore la non possibilité d’accès des collègues du QMA, pourtant mitoyen, au QCD-E. Cette sectorisation a retardé leur intervention sur la coursive voisine. FO Justice demande à nouveau, que le nécessaire soit fait afin de remédier à cette problématique.
Aujourd’hui deux détenus gravement blessés. Demain, un personnel ?
ÇA SUFFIT !
DES AGENTS ENGAGÉS AU QUOTIDIEN, UN SOUTIEN SANS FAILLE !
LES FAITS
Ce dimanche 13 septembre 2026, vers 15h20, une nouvelle scène d’une extrême violence s’est déroulée sur les cours de promenade du bâtiment D3 du CP de Fleury-Mérogis.
Les personnels ont été confrontés à une violente rixe impliquant plusieurs détenus.
Le bilan est lourd : deux détenus gravement blessés, vraisemblablement à la suite de plusieurs coups portés avec une arme de type couteau en céramique.
Face à la gravité de la situation, le SAMU et les sapeurs-pompiers ont dû intervenir pour prendre en charge les blessés.
DES ARMES EN DÉTENTION : L’ADMINISTRATION ATTEND QUOI ?
Pour FO Justice, cette situation est tout simplement inacceptable.
Comment une arme peut-elle se retrouver en détention et être utilisée lors d’une agression aussi violente ?
Cette nouvelle affaire démontre une fois encore que la menace évolue plus vite que les moyens de sécurité dont disposent les personnels.
MÊME SANS MÉTAL, LE DANGER EST RÉEL !
Nos dispositifs actuels de détection par masse métallique sont aujourd’hui insuffisants face à des armes non métalliques, notamment en céramique.
Les personnels le savent. FO Justice le dénonce.
La réalité du terrain vient une nouvelle fois de le démontrer.
DRONES, PROJECTIONS, TRAFICS : LE DANGER MONTE
Et pendant ce temps, les livraisons par drones continuent de manière incessante au-dessus de Fleury-Mérogis.
Téléphones, stupéfiants, matériels interdits…
Et désormais la crainte légitime de voir entrer toujours davantage d’armes capables d’échapper à nos moyens de détection.
LE PLAN D’ÉTANCHÉITÉ : NOUS VOULONS DES ACTES !
Depuis trop longtemps, il est question de lutte contre les projections, de sécurisation et de plan d’étanchéité.
FO Justice ne veut plus de promesses, de réunions ou d’effets d’annonce.
Nous voulons un calendrier, des moyens et des résultats.
Le CP de Fleury-Mérogis doit bénéficier d’un véritable plan d’étanchéité, communiqué aux représentants des personnels et mis en œuvre sans délai.
STOP AUX PROJECTIONS !
FO JUSTICE EXIGE UNE OPÉRATION « PRISON PROPRE » !
FO Justice demande la mise en place d’une opération d’envergure « PRISON PROPRE », complémentaire aux opérations de fouilles XXL.
L’objectif doit être clair :
NETTOYER LES DÉTENTIONS DE TOUTES LES ARMES ET OBJETS DANGEREUX QUI METTENT EN PÉRIL L’INTÉGRITÉ PHYSIQUE DES PERSONNELS.
Il ne s’agit plus simplement de réagir après une agression. Il faut anticiper, rechercher, saisir et neutraliser les menaces.
DÉSARMER – NETTOYER – SÉCURISER
FO JUSTICE EXIGE DES PORTIQUES À ONDES MILLIMÉTRIQUES !
FO Justice réclame également le déploiement en urgence de portiques à ondes millimétriques, afin d’adapter nos moyens de contrôle aux nouvelles menaces.
On ne peut pas demander aux personnels de garantir la sécurité avec des outils qui ne permettent pas de détecter certaines armes.
L’administration doit se donner les moyens de ses ambitions.
DES OUTILS ADAPTÉS POUR PLUS DE SÉCURITÉ !
LES PERSONNELS NE SERONT PAS LES PROCHAINS !
Les agents du CP de Fleury-Mérogis sont confrontés quotidiennement à la violence, aux trafics, aux projections et désormais à la circulation d’armes potentiellement indétectables avec les moyens actuels.
FO Justice refuse que les personnels deviennent les victimes de l’insécurité carcérale.
Nous refusons que l’on attende un drame parmi les personnels pour découvrir que le danger était pourtant parfaitement identifié.
Aujourd’hui, deux détenus ont été gravement blessés. Demain, ce sera un des nôtres ?
FO Justice refuse de jouer à la roulette russe avec la sécurité des agents !
L’administration doit maintenant prendre ses responsabilités.
ADMINISTRATION, AGISSEZ MAINTENANT !
FO JUSTICE EXIGE :
➡️ Des portiques à ondes millimétriques.
➡️ La communication immédiate du plan d’étanchéité du CP de Fleury-Mérogis.
➡️ Un calendrier précis et contraignant de déploiement des dispositifs anti-drones.
➡️ Une opération « PRISON PROPRE » d’envergure contre les armes et objets dangereux.
➡️ Des moyens à la hauteur du niveau de menace auquel les personnels sont confrontés.
LES PERSONNELS NE VEULENT PLUS DE PROMESSES : ILS VEULENT DES ACTES !
À FLEURY, LA SÉCURITÉ NE PEUT PLUS ATTENDRE !
FO JUSTICE DIT STOP À L’INACTION !
NOS MÉTIERS, NOS VIES : DU RESPECT, DES MOYENS, DE LA SÉCURITÉ.
ENSEMBLE POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES !
⚠️ PARCE QUE LE PROCHAIN COUP DE COUTEAU POURRAIT ÊTRE PORTÉ CONTRE L’UN DES NÔTRES.
À Melun, les dossiers s’accumulent. Et à force, il devient difficile de parler de simples maladresses.
FO Justice le dit clairement : nous combattons l’absentéisme abusif. Nous savons ce qu’il fait subir aux agents présents : rappels, fatigue, postes découverts, surcharge et désorganisation.
Mais le Plan Équité n’a jamais été conçu pour devenir une machine à répression.
1 — 7 JOURS… PUIS 9… TOUJOURS PAS « PLUS DE 9 » !
Un collègue est placé en service aménagé avec 7 jours d’absences injustifiées.
FO Justice intervient. Deux jours supplémentaires apparaissent : finalement, il en aurait 9.
La note applicable au CD Melun prévoit le service aménagé pour des absences irrégulières totalisant plus de 9 jours sur une année glissante.
9, CE N’EST PAS PLUS DE 9.
Pourtant, le service aménagé est maintenu.
Quand le texte ne colle pas à la décision, ce n’est pas au texte de se plier.
2 — « MARQUER LE COUP »… PUIS DEVENIR SOUDAINEMENT BIENVEILLANT ?
Une collègue totalise 41 jours de congés maladie ordinaires, tous régulièrement enregistrés.
Le Plan Équité permet un service aménagé en cas d’absences maladie nombreuses ou longues, mais dans une logique d’accompagnement, de stabilisation et de reprise.
Pourtant, on nous parle de « marquer le coup », de 5/1 ou 6/1, d’affectation à l’étage.
FO Justice intervient. Et soudain, le courrier devient beaucoup plus doux : accompagnement, préservation, reprise sereine…
CHANGER LES MOTS, C’EST BIEN.
CHANGER LES PRATIQUES, C’EST MIEUX.
3 — ET MAINTENANT, UN TROISIÈME DOSSIER…
Un autre collègue nous saisit : 2 jours d’absences injustifiées, 35 jours de congés maladie ordinaires, une problématique de santé connue et une rééducation en cours.
Et malgré cela, un placement en service aménagé aurait été décidé sans même qu’il ait été reçu préalablement.
À MELUN, LE SERVICE AMÉNAGÉ EST-IL DEVENU LA RÉPONSE AUTOMATIQUE À L’ABSENCE ?
4 — ET NOUS SAVONS DÉJÀ QUE CES TROIS SITUATIONS NE SONT PAS DES CAS ISOLÉS.
D’autres agents nous ont déjà signalé des placements en service aménagé ou des modalités d’application du Plan Équité qui interrogent.
FO Justice invite donc l’ensemble des agents concernés à se rapprocher de nous, qu’il s’agisse d’absences injustifiées, de congés maladie, d’une prolongation, d’un rythme imposé ou de toute situation qu’ils estiment incohérente ou injustifiée.
Nous examinerons chaque dossier, pièce par pièce, et nous confronterons les décisions prises aux règles réellement applicables.
FO JUSTICE PRENDRA SES RESPONSABILITÉS.
5 — FO JUSTICE DEMANDE UN AUDIT COMPLET
Nous demandons un retour précis sur :
le nombre de services aménagés décidés depuis l’application du Plan Équité 2.0 ;
leur fondement : absences injustifiées, congés maladie ou autre ;
le respect des seuils, entretiens et procédures ;
les rythmes imposés et les affectations retenues ;
la durée des services aménagés, leurs prolongations et leurs critères de sortie ;
le nombre de mesures contestées, modifiées ou levées.
Face aux incohérences constatées au CD Melun, nous demandons un arbitrage de la Direction interrégionale sur ces pratiques hors clous du dispositif prévu.
6 — LUTTER CONTRE L’ABSENTÉISME, OUI. MAIS TRAITER AUSSI LES CAUSES !
Lutter contre l’absentéisme ne consiste pas seulement à compter les jours.
Il faut aussi avoir le courage de traiter les causes : pénibilité, fatigue, rappels, organisation, sous-effectif, management, usure professionnelle.
À FORCE DE NE TRAITER QUE LES CONSÉQUENCES, ON FINIT PAR FABRIQUER LES CAUSES.
FO Justice luttera contre l’absentéisme abusif. Mais FO Justice luttera tout autant contre l’arbitraire.
Vendredi matin alors que notre collègue effectuait ses missions quotidiennes et en particulier le passage des douches, il a subi une violente agression en réintégrant le détenu après lui avoir refusé du temps supplémentaire sous l’eau.
Fort heureusement l’agent de la MA3 était en renfort car le coup de casserole au niveau de la tête et le coup de poing au niveau du coup finiront par « sonner » notre collègue !
Fo justice rappelle que quelque soit le gabarit, le sexe ou l’âge de l’agent, rien ne saurait arrêter la violence en détention. La surpopulation carcérale et les conditions de détention ne font qu’accroitre les tensions qui se répercutent malheureusement sur le personnel.
Fo Justice exige une sanction à la hauteur de cette lâche agression ainsi que le transfert du détenu à l’issue de sa peine de quartier disciplinaire.
Fo Justice souhaite un bon rétablissement à notre collègue qui restera marqué psychologiquement par cet évènement et continuera à l’accompagner dans ses démarches administratives.