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Prison de Saint-Denis : Les Personnels de Domenjod au Point de Rupture !

Le Bureau Local FO Justice tire aujourd’hui une nouvelle fois la sonnette d’alarme.

Les personnels du Centre pénitentiaire de Saint-Denis sont au bout du rouleau.

Depuis de nombreux mois, ils subissent une dégradation constante de leurs conditions de travail. Les effectifs n’ont jamais été aussi faibles tandis que la surpopulation pénale ne cesse, elle, d’augmenter. Cette équation est devenue tout simplement intenable.

Les personnels sont rappelés sur leurs jours de repos tous les deux cycles. Cette situation est devenue insupportable. Les agents accumulent fatigue, épuisement physique et psychologique, au détriment de leur santé, de leur vie familiale…

À ce jour, aucune perspective concrète ne permet d’espérer une amélioration des effectifs dans les mois à venir. Pire encore, tout laisse présager une aggravation de cette situation.

L’arrivée de 11 agents au 1 er septembre, fléchés ELSP n’aura, bien entendu aucune incidence sur les 23 postes actuellement vacants.

Les conséquences sont déjà bien visibles : les accidents de travail se multiplient, les arrêts maladie deviennent récurrents et le surmenage touche désormais l’ensemble des services.

FO Justice refuse que cette situation devienne la norme.

Sans renfort immédiat et significatif en personnels, le pire est à craindre dans les prochains mois. Il en va de la sécurité des agents et du bon fonctionnement de notre établissement.

FO Justice lance donc un véritable cri d’alarme à destination de la Direction des Services pénitentiaires de l’outre-mer ainsi qu’à la direction générale de l’administration pénitentiaire.

Nous exigeons :

  • Un renfort en effectifs afin de compenser les carences actuelles ;
  • Une véritable prise en compte de la souffrance au travail que connaissent aujourd’hui les agents du CP de ST Denis

Les personnels ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire depuis bien trop longtemps. Ils ne peuvent plus être les variables d’ajustement d’une administration qui tarde à apporter des réponses concrètes.

FO Justice ne laissera pas les personnels sombrer dans l’indifférence.

Il est désormais de la responsabilité de la DSPOM et de la DGAP d’agir, avant qu’un drame humain ou sécuritaire ne vienne rappeler les conséquences de leur inaction.

Nos collègues ne demandent plus des promesses, ils exigent des renforts. Chaque jour qui passe sans réponse rapproche notre établissement du point de rupture

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Prison de Brest : Une Lame Découverte en Détention. Jusqu’ou Faudra-t-il Attendre Avant d’Agir ?

Lors d’une fouille de cellule, UNE LAME A ETE DECOUVERTE EN DETENTION. Un nouvel événement qui rappelle une réalité de plus en plus préoccupante : la sécurité en détention est aujourd’hui fragilisée.

La livraison par drone d’objets interdits représente une menace supplémentaire à laquelle les personnels doivent faire face. Ces nouveaux modes d’introduction compliquent encore davantage la mission des agents, déjà confrontés à des conditions de travail de plus en plus difficiles.

Mais derrière chaque incident, une réalité demeure :

NOTRE ETABLISSEMENT SE DEGRADE ET LES PERSONNELS SONT EN PREMIERE LIGNE.

Le sous-effectif chronique pèse chaque jour davantage sur les agents. Des équipes réduites, des charges de travail qui augmentent, des missions qui s’accumulent… Les personnels doivent continuer d’assurer leurs missions de sécurité dans un contexte toujours plus tendu.

À cette situation s’ajoutent des conditions de travail qui deviennent particulièrement éprouvantes, notamment en période de fortes chaleurs et de canicule. Travailler dans ces conditions, avec des effectifs insuffisants et une pression constante, n’est plus acceptable.

DEVONS-NOUS ATTENDRE QU’UN DRAME SURVIENNE POUR QUE LA SECURITE DES PERSONNELS ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL SOIENT ENFIN CONSIDEREES A LEUR JUSTE NIVEAU ?

Le Bureau local FO Justice exige des réponses concrètes :

LA MISE EN PLACE D’UNE FOUILLE SECTORIELLE DE GRANDE AMPLEUR,

DES EFFECTIFS A LA HAUTEUR DES BESOINS DE L’ETABLISSEMENT,

DES MOYENS ADAPTES FACE AUX NOUVELLES MENACES,

DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES POUR LES PERSONNELS.

La sécurité ne peut pas reposer uniquement sur le professionnalisme et le dévouement des agents

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UISP – Lille : GT Risques Routiers – Des Avancées Concrètes Obtenues !

FO Justice remercie la Direction interrégionale d’avoir pris la responsabilité de normer concrètement le temps de travail des agents.
Ces premières décisions constituent une avancée importante en matière de prévention des risques routiers et de protection des personnels.
FO Justice restera pleinement mobilisée pour aller encore plus loin et obtenir d’autres mesures indispensables à la sécurité et à l’amélioration des conditions de travail de tous.
LES AVANCÉES OBTENUES À L’ISSUE DU GT
🕒 APPLICATION DES 11 HEURES DE REPOS
Dès septembre, les 11 heures de repos seront appliquées à l’ensemble des PREJ.
👥 UN ÉQUIPAGE PAR JOUR ET PAR PREJ EN SIMPLE MISSION D’APRÈS-MIDI
Un équipage par jour et par PREJ sera dédié à une seule mission d’après-midi.
Les agents ayant effectué une mission longue la veille seront prioritairement concernés afin de garantir le respect du temps de repos.
Cette mesure aura un impact significatif sur le nombre d’IDF et d’ITA programmés par l’ARPEJ.
📋 RÉVISION DES PROGRAMMATIONS DE MISSIONS
Les programmations seront revues à la baisse :
* passage de 13 h 15 actuellement à 10 missions prévisionnelles maximum par journée.
En revanche, le retour à une seule mission quotidienne n’a pas été retenu.
🛣️ MISSIONS LONGUE DISTANCE : DEUX JOURS POUR GARANTIR LA SÉCURITÉ
* Au-delà de 3 h 30 de trajet aller, auxquelles s’ajoutent 2 heures de présentation à l’autorité judiciaire, les missions seront organisées sur deux jours.
* Pour les transferts, ce seuil est porté à 4 h 30 de trajet aller.
⚖️ AUDIENCES À DURÉE ANORMALEMENT ÉLEVÉE
Lorsqu’une audience dépasse une durée anormalement élevée, un signalement devra systématiquement être effectué auprès du référent PREJ de la juridiction.
☀️ CANICULE : APPLICATION IMMÉDIATE EN CAS D’ÉPISODE CANICULAIRE
En cas de vigilance orange ou rouge, l’application stricte des 11 heures de repos s’imposera.
Les extractions seront renforcées d’un agent supplémentaire, à l’exception des présentations rapides devant le JLD.
Cette mesure entraînera nécessairement des annulations de missions.
En complément des consignes déjà diffusées (eau, glacières…), les juridictions seront de nouveau sensibilisées à la nécessité de mettre à disposition des **locaux rafraîchis**, aussi bien dans les geôles que dans les salles d’audience.
SÉCURITÉ ROUTIÈRE : AGISSONS AUJOURD’HUI POUR QUE TOUS RENTRENT DEMAIN !
FO Justice restera vigilante et force de propositions afin de poursuivre l’amélioration des conditions de travail et de sécurité des personnels.
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MUTINERIE AU CP DE LONGUENESSE : CE QUI DEVAIT ARRIVER… EST ARRIVÉ !

Des failles connues, des alertes ignorées…
La majorité des failles ayant conduit à cet incident étaient déjà connues de l’administration. Elles avaient été signalées à plusieurs reprises par les personnels il y a maintenant plusieurs semaines. Malheureusement, aucune réponse concrète n’a été apportée.
Le résultat est désormais connu de tous.
Ce dimanche 28 juin, vers 10 heures, la surveillante du PCI alerte immédiatement le gradé de brigade après avoir constaté, sur les écrans de vidéosurveillance, deux détenus du quartier disciplinaire circulant librement dans le cheminement des cours de promenade.
Après vérification, le gradé confirme l’impensable : un détenu placé au quartier disciplinaire la veille se promène librement avec un autre détenu.
Non, vous n’êtes pas dans un film !
Le détenu meneur est parvenu à forcer la porte de sa cour de promenade à coups de pied, alors même que ces équipements sont censés être de haute sécurité. Un constat particulièrement inquiétant lorsque l’on sait que le CP de Longuenesse est un établissement fléché CrimOrg.
Dans le même temps, un second détenu a arraché le passe-menottes afin de s’extraire de sa cour avant de libérer les deux autres détenus.
Les quatre protagonistes ont ensuite arraché des câbles et détruit plusieurs caméras de vidéosurveillance, privant ainsi les personnels de toute visibilité sur la situation.
Face à ce contexte particulièrement dangereux, les agents ont dû s’équiper et sécuriser le secteur pendant près de trois heures, dans l’attente de l’intervention de nos collègues de l’ERIS.
À leur arrivée, grâce à leur professionnalisme, les personnels de l’ERIS ont procédé à la maîtrise des quatre détenus, qui ont été réintégrés en cellule sans qu’aucun agent ne soit blessé.
Une question demeure aujourd’hui dans tous les esprits : Comment une telle situation a-t-elle pu être rendue possible ?
FO Justice Longuenesse félicite :
* Le gradé de brigade, pour son sang-froid et la qualité de sa gestion face à une situation exceptionnelle.
* Les personnels de l’ERIS, pour leur intervention rapide, efficace et parfaitement maîtrisée.
* L’ensemble des personnels, tous corps confondus, qui ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire dans un contexte particulièrement dangereux.
FO Justice exige désormais :
* Le remplacement immédiat des portes des cours de promenade du quartier disciplinaire, ainsi que des portes des douches, dont la vétusté et les défaillances constituent un risque majeur pour la sécurité des personnels.
* La rénovation des installations vétustes, notamment des douches, qui participent également à la dégradation des conditions de sécurité.
* Le transfert sans délai du détenu meneur vers un établissement adapté à son profil.
* Le renforcement des effectifs, avec la présence permanente d’un deuxième agent sur ce quartier particulièrement sensible. Il est inacceptable qu’un secteur aussi stratégique d’un établissement fléché CrimOrg continue à fonctionner avec des moyens aussi insuffisants.
Les personnels ont, une nouvelle fois, démontré leur engagement, leur sang-froid et leur professionnalisme.
Une fois encore, c’est grâce à eux que le pire a été évité.
Mais cette fois, il faudra tirer toutes les conséquences de cet événement.
Lorsque des agents signalent des défaillances de sécurité, ils doivent être entendus. Les alertes répétées des personnels ne peuvent plus rester sans réponse.
Il est désormais temps que l’administration assume pleinement ses responsabilités et mette enfin en œuvre les mesures attendues pour garantir la sécurité des agents.
FO Justice sera, comme toujours, aux côtés des personnels pour défendre leur sécurité, leurs conditions de travail et obtenir les moyens qu’ils méritent.
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Prison de Béziers : Compte Rendu du CSA du 30 Juin 2026

Ce jour s’est tenu le CSA consacré à l’amélioration des conditions de travail au CP Béziers.

À l’issue de cette instance, plusieurs demandes portées par FO Justice ont été entendues et validées.

Installation de stores à l’entrée principale, avec une éventuelle prise en charge par Eiffage.

Réfection des chambres de nuit :

Remplacement du lit en 90 et du sommier pris en charge par Eiffage

Changement des matelas prévu dès cet été dans l’ensemble des chambres

Installation de tables de nuit programmée pour le 1er trimestre 2027

Réfection des douches des chambres de nuit avec :

Reprise des joints

Remplacement des portes de douches dégradées

Changement des équipements défectueux.

Sièges et bureaux de la buanderie seront remplacés.

Installation de fontaines à eau :

UVF

Parloirs avocats

Unité sanitaire

Acquisition d’un transpalette à assistance électrique, qui bénéficiera à l’ensemble de l’établissement (vestiaire, cantine, économat, bâtiments, transport de matériel sportif…).

Achat de nouveaux équipements :

Réfrigérateur pour le CD1

Remplacement des fauteuils relax des salles de repos de la Maison d’Arrêt (et du Centre de Détention si le budget le permet)

Achat d’une télévision en salle de repos du 4ème étage du bâtiment K

Installation d’une télévision pour une chambre de nuit actuellement non équipée

Ces avancées sont le résultat direct des revendications portées par FO Justice.

Nous restons pleinement engagés pour continuer à améliorer concrètement les conditions de travail des personnels, qui doivent pouvoir exercer leurs missions dans des conditions dignes et adaptées.

Ces avancées font partie des ACT, pour FO Justice, le combat quotidien continue et reste le même ! FO Justice continuera de porter avec détermination les revendications légitimes des personnels et d’exiger des mesures immédiates, concrètes et efficaces.

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UISP Paris : FO justice PREJ Île-de-France présente sa plateforme revendicative et obtient des premières avancées

À la suite de notre dernier tract en date du 26 juin 2026 consacré aux difficultés rencontrées par les personnels des PREJ d’Île-de-France, FO Justice a été reçu ce mardi 30 juin par la direction de l’ARPEJ afin d’échanger sur la situation des services et de présenter officiellement sa plateforme revendicative PREJ Île-de-France, élaborée à partir des remontées des agents de terrain.

Cette rencontre marque une première étape importante et a permis d’obtenir plusieurs engagements.

DES AVANCÉES CONCRÈTES

FO Justice a obtenu la garantie de la régularisation des frais de repas, dont le remboursement est attendu depuis beaucoup trop longtemps par les personnels.

L’administration a également acté la mise en place d’un groupe de travail spécifique consacré aux PREJ, qui aura pour mission d’examiner les principales difficultés rencontrées par les agents et de proposer des axes d’amélioration concernant notamment :

  • les plannings
  • l’organisation des missions
  • les moyens matériels
  • les effectifs
  • la sécurisation des missions et des juridictions
  • la formation
  • les conditions de travail.

FO Justice veillera à ce que ce groupe de travail débouche sur des mesures concrètes et rapidement applicables.

UNE NOUVELLE DYNAMIQUE DE DIALOGUE

FO Justice a demandé la mise en place, d’une réunion annuelle réunissant les représentants des PREJ, les autorités judiciaires et les organisations syndicales représentatives.

Cette instance devra permettre de partager les difficultés rencontrées sur le terrain, d’améliorer la coordination entre les différents acteurs et de construire ensemble des solutions durables au bénéfice des personnels comme du service public.

UN CSA DÉDIÉ À LA CHARTE DES TEMPS

FO Justice demandera la convocation d’un CSA spécifique consacré à la Charte des temps des PREJ.

Le respect des amplitudes de service, des temps de repos et de la réglementation sur le temps de travail constitue une priorité.

Les agents doivent pouvoir exercer leurs missions dans des conditions compatibles avec leur sécurité, leur santé et leur vie familiale.

Concilier vie professionnelle et vie familiale ne doit plus être un objectif, mais une réalité.

UNE PLATEFORME REVENDICATIVE CONSTRUITE PAR LE TERRAIN

À l’occasion de cette rencontre, FO Justice a remis à la direction de l’ARPEJ sa plateforme revendicative PREJ Île-de-France, fruit des nombreuses remontées des personnels.

Cette plateforme porte des propositions concrètes visant à améliorer durablement les conditions d’exercice des missions des PREJ et à renforcer la sécurité, les moyens, l’organisation des services et la reconnaissance des agents.

Elle est jointe au présent communiqué.

FO JUSTICE RESTERA MOBILISÉE

Cette réunion constitue une première avancée.

FO Justice poursuivra son engagement avec détermination afin que les engagements pris soient suivis d’effets et que les revendications portées dans notre plateforme trouvent rapidement une traduction concrète au bénéfice de l’ensemble des personnels des PREJ d’Île-de-France.

FO JUSTICE La force du collectif au service des personnels.

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Bombe Incapacitante – FO Justice Gagne Encore ! Une Revendication Historique… Une Victoire Concrète !

Pendant que certains parlaient, FO Justice agissait !!

Après des années de revendications, d’interventions, de courriers, d’alertes et de combats menés sans relâche, FO Justice obtient SEUL une avancée majeure pour la sécurité des personnels pénitentiaires : la dotation individuelle en générateur d’aérosol, incapacitant de petite capacité, de type « gel », pour l’ensemble des agents au contact direct de la population pénale en détention.

La note de la DGAP du 26 juin 2026 vient désormais acter ce déploiement et encadrer son utilisation.

C’est une victoire concrète. C’est une victoire utile. C’est une victoire sécuritaire !

Cette dotation était nécessaire et attendue par les personnels qui, chaque jour, font face à une violence de plus en plus présente dans nos détentions.

Désormais, les agents concernés seront dotés individuellement de ce moyen de protection, dans un cadre réglementaire clair, afin de faire face aux situations les plus graves : légitime défense, tentative d’évasion, rétablissement de l’ordre ou résistance violente d’une ou plusieurs personnes détenues.

Cette décision n’est pas un simple affichage. Elle reconnaît enfin la réalité du terrain, la dangerosité des missions et la nécessité de donner aux personnels pénitentiaires les moyens de se protéger et d’agir.

► FO Justice le répète depuis des années, on ne protège pas les agents avec des discours, mais avec des moyens concrets !

Après le PIE, après les caméras-piétons, dont les déploiements sont aussi attendus, FO Justice continue d’imposer les avancées sécuritaires que les personnels pénitentiaires réclament et méritent.

Cette victoire est celle de la constance, de la détermination et du travail syndical mené jusqu’au bout.

► FO Justice restera vigilant sur la mise en œuvre effective de cette dotation dans tous les établissements, sur les conditions de port, de stockage, de renouvellement et sur l’application uniforme de cette mesure sur l’ensemble du territoire.

Car pour FO Justice, la sécurité des agents n’est pas négociable. La protection des personnels n’est pas une option. La reconnaissance de nos missions ne doit pas rester une promesse.

À FO Justice, nous ne promettons pas : NOUS OBTENONS ! 

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Prison de Troyes-Lavau : Management Par La Culpabilisation

Les personnels valent mieux que des reproches infantilisants !

Dans un récent courriel adressé aux équipes, la direction a cru bon d’exprimer son “insatisfaction” globale concernant la saisie des avis de détention dans le logiciel DOT. Sous couvert d’une exigence de « qualité », ce message cristallise une méthode de management que nous ne pouvons plus tolérer la pression individuelle, le reproche gratuit et l’infantilisation des agents. Alors que la direction affirme que les personnels sont « capables de faire beaucoup mieux », notre organisation syndicale rappelle une réalité de terrain bien différente.

La réalité du terrain vs. les exigences hors-sols.

  • Une charge de travail invisible : Exiger des avis ultra-détaillés (fin de peine, interdictions, profil pénal, liens familiaux) en prétendant que cela ne prend pas “la journée dessus” témoigne d’une méconnaissance totale du temps réel nécessaire pour analyser chaque dossier de manière qualitative.
  • Le chantage aux objectifs annuels : Rappeler aux officiers que la qualité du DOT est un objectif pour leur évaluation 2026, fixé de surcroît “oralement”, s’apparente à une méthode de pression managériale inacceptable. L’évaluation professionnelle ne doit pas devenir un outil de menace managériale.
  • Le syndrome du “Faites comme moi” : Proposer ses propres avis comme modèles absolus à atteindre est une posture managériale descendante et déconnectée. Les agents n’ont ni le même temps disponible, ni les mêmes leviers d’action au quotidien.

Le temps “qualitatif” ? Une illusion comptable !

Affirmer qu’au CPTL « nous avons le temps de travailler de façon qualitative » est une provocation pour l’ensemble des personnels qui jonglent quotidiennement avec les urgences, le manque de moyens et les injonctions contradictoires. Si les avis sont parfois synthétiques, ce n’est pas par manque de compétences ou de volonté, mais par nécessité d’efficacité face à l’urgence quotidienne.

FO Troyes-Lavau demande :

  • l’arrêt des injonctions culpabilisantes et demande un management basé sur la confiance et le soutien, non sur la critique publique et la comparaison entre agents.
  • des moyens, pas des reproches. Si la direction souhaite une hausse de la qualité, elle doit libérer du temps dédié pour ces tâches administratives de plus en plus lourdes.
  • une clarté des objectifs, et le refus total des objectifs fixés de manière volatile ou orale pour les évaluations annuelles. Les critères doivent être transparents, réalistes et négociés.

Où sont les fiches de poste ou feuilles de route ? Les personnels font face quotidiennement à leurs missions avec professionnalisme. Ils méritent du respect et du soutien, pas des leçons d’écriture.

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Compte Rendu du CSA – Ministériel du 26 Juin 2026

Ce vendredi 26 juin se tenait un CSA Ministériel, avec à l’ordre du jour un point portant sur la création de la Direction des Victimes et des Usagers (DVU).

Sur la volonté du garde des Sceaux, cette direction, rattachée à l’administration centrale du ministère de la Justice, au même titre que le Secrétariat Général et les autres directions (DGAP, DSJ, DACS, DACG, DPJJ), se dote d’une double mission :

  • Recentrer et rendre plus efficientes la prise en charge et l’aide aux victimes
  • Améliorer la qualité du service public de la Justice à destination des usagers

Si FO Justice ne peut que souscrire à cette volonté, en particulier en ce qu’elle donne une place centrale aux victimes, une barrière idéologique nous empêchait jusqu’alors d’apporter notre approbation aux textes présentés dans leur rédaction initiale.

En effet, l’administration a sciemment voulu inclure dans la notion d’usagers, les personnes détenues et les Personnes Placées Sous-Main de Justice (PPSMJ), allant même jusqu’à l’écrire noir sur blanc dans le décret.

Une Ligne Rouge pour FO Justice ! 

Mélanger au sein d’une même direction les victimes et les auteurs n’est tout simplement pas acceptable !

C’est pourquoi FO Justice a travaillé en amont, et déposé des amendements afin d’exclure les personnes détenues et les PPSMJ du champ de la DVU.

L’UNSA a également présenté des amendements, selon une rédaction et une approche différente. En revanche, la CGT, fidèle à son positionnement idéologique, a affirmé ne voir aucun problème à associer victimes et auteurs au sein d’une même direction.

Pour parvenir à une version acceptable, FO Justice a su peser de tout son poids pour faire entendre raison à l’Administration, laquelle a repris à son compte nos amendements, et cédé à nos exigences pour exclure complètement et définitivement du champ de la DVU les personnes détenues et les PPSMJ.

Dans ces circonstances, bien que ce décret soit imparfait dans son fondement, FO Justice ayant été entendu sur le point de blocage majeur, a pu se positionner en responsabilité en votant l’abstention sur ce texte. La CFDT a fait de même, alors que l’UNSA et la CGT s’y sont opposés.

Cette DVU verra donc bien le jour prochainement, mais dans une version qui, sous l’impulsion de FO Justice, est désormais rendue conforme à l’éthique et la morale.

FO Justice sera toujours du coté des victimes… pas des auteurs !

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Assistantes et Assistants de Service Social… Un Métier, Une Expertise, Une Nécessité !

Au sein du ministère de la Justice, les assistantes et assistants de service social (ASS) accompagnent quotidiennement des agents, des familles et des publics confrontés à des situations parfois complexes :

➡️ DIFFICULTÉS SOCIALES,

➡️ PROBLÈMES DE LOGEMENT,

➡️ ACCIDENTS DE LA VIE,

➡️ SITUATIONS FAMILIALES DÉLICATES,

➡️ PRÉCARITÉ, ENDETTEMENT,

➡️ SOUFFRANCE AU TRAVAIL,

➡️ OU ENCORE PROBLÉMATIQUES DE SANTÉ.

Non, les ASS ne font ni du bénévolat ni des bonnes œuvres, Elles exercent un métier !

Un métier qui repose sur une formation spécifique, des compétences reconnues, une expertise professionnelle et le respect d’une déontologie exigeante. Pourtant, sur l’ensemble du territoire, les remontées des collègues se multiplient :

➡️ Des postes restent vacants pendant de longs mois.

➡️ Des recrutements tardent à aboutir.

➡️ Des secteurs sont redistribués entre professionnels déjà fortement sollicités.

➡️ Des continuités de service deviennent la règle alors qu’elles devraient rester exceptionnelles.

À chaque poste non remplacé, ce sont les ASS qui absorbent la charge supplémentaire afin de garantir la continuité de l’accompagnement social.

Par conscience professionnelle, les ASS répondent présents, mais chacun sait que cette situation a ses limites.

Chaque poste vacant reporte la charge sur les collègues en poste et fragilise l’accompagnement social proposé aux agents et aux publics.

À force de devoir compenser les manques, les professionnels s’épuisent et le temps consacré à l’accompagnement social se réduit. Dans le même temps, les ASS sont parfois sollicités pour intervenir bien au-delà de leur cœur de métier, au sein de la Direction générale de l’administration pénitentiaire (DGAP) comme de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), au risque de voir leur expertise se diluer et leur identité professionnelle s’effacer progressivement.

► FO Justice – ASS refuse cette évolution, les ASS ne sont pas une variable d’ajustement destinée à combler les insuffisances de moyens. Les ASS sont des professionnels qualifiés dont l’expertise est indispensable au bon fonctionnement des services et à l’accompagnement des personnes qui leur sont confiées.

FO Justice – ASS demande :

  •  Une politique de recrutement permettant de pourvoir rapidement les postes vacants
  • Une visibilité claire sur les effectifs et leur évolution
  • Une reconnaissance équitable des surcharges de travail liées aux continuités de service
  • Le respect des missions propres aux assistantes et assistants de service social
  • Une meilleure prise en compte de la situation des collègues contractuels
  • Une véritable reconnaissance de l’expertise sociale au sein du ministère de la Justice

Préserver les ASS, ce n’est pas défendre une corporation, c’est préserver un accompagnement social de qualité pour l’ensemble des agents et des publics du ministère de la Justice.

Les ASS ne demandent ni privilèges ni traitement particulier…

Simplement les moyens d’exercer pleinement leur métier et de mettre leur expertise au service de celles et ceux qu’ils accompagnent !

ASS, ensemble demeurons vigilants pour défendre notre corps sans y laisser notre peau professionnelle

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