Lundi 3 août, la représentante régionale FO Justice CPIP s’est rendue au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis afin d’aller à la rencontre des collègues du SPIP.
Ces échanges directs ont permis de faire un point précis sur leurs conditions de travail, leurs besoins et les difficultés quotidiennes qu’ils rencontrent, avant un entretien constructif mené avec le chef d’antenne.
Le constat dressé est alarmant : nous sommes loin du compte, et la situation s’annonce purement ingérable dès la rentrée.
Une pénurie structurelle d’effectifs
► Des chiffres éloquents : L’effectif de référence fixe le besoin à 71 CPIP, mais seuls 56 titulaires seront en poste en septembre.
► Le gel des recrutements : L’embauche de contractuels CPIP est actuellement à l’arrêt complet, révélant les limites de volumes de recrutement institutionnels insuffisants.
► Un manque d’attractivité persistant : La faiblesse des grilles salariales proposées bloque l’attractivité des postes et paralyse l’embauche d’un DSPIP contractuel.
Une anticipation défaillante face aux échéances à venir
L’administration a-t-elle seulement anticipé l’ouverture prochaine du CD/MA (prévue en décembre, avec 400 places en Maison d’Arrêt et 200 en Centre de Détention) pour le SPIP ? Les motifs d’inquiétude sont majeurs.
Pour garantir un fonctionnement minimal et correct de cette nouvelle structure, le besoin est pourtant connu :
➢ 1 DPIP
➢ 10 CPIP
➢ 1 Assistant Social (AS)
➢ 1 Adjoint Administratif
La Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire compte-t-elle faire surgir ces agents par un tour de magie ?
Les risques psychosociaux engendrés par un tel dysfonctionnement ont atteint leur paroxysme.
Plus que jamais, FO Justice reste pleinement mobilisé et prendra ses responsabilités pour défendre sans compromis les agents et exiger l’amélioration immédiate de leurs conditions de travail.