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Prison de Toulon-la-Farlède : 12 agents proposés pour juillet 2027 !

Une nouvelle fois, FO JUSTICE doit apporter quelques informations utiles aux Personnels du C.P Toulon pendant que certain(e)s se glorifient d’avoir obtenu (encore grâce à eux !!?) un apport de 12 Agents pour juillet 2027 !! (Après les “AAE”, on persiste toujours dans la “mégalomanie qui s’arrange avec la véritable Histoire !) LA REALITE EST TOUT AUTRE !

Dans le cadre d’une “enveloppe dédiée à la mobilité des Surveillants”, la DISP de Marseille s’est vue attribuée “50 postes priorisés pour la mobilité de 2026” au titre du comblement de la vacance de postes (avec prise de fonction prévue au 1er juillet 2027).

Cette répartition a été effectuée selon “l’harmonisation les taux de couverture des établissements de la D.I et de ses besoins sensibles des R.H”.

C’est dans ce cadre que le C.P Toulon-la Farlède s’est vu octroyé 12 Agents sur les 50 prévus sur la DISP.

Nous le devons à 2 facteurs :

1) Nos statistiques locales inquiétantes que nous ne cessons de dénoncer depuis des années !

2) De respecter les promesses Nationales “d’harmoniser et d’augmenter les taux de couverture à 90%”.

Avec ce renfort de 12 agents prévus, notre établissement arriverait à un taux de couverture de 89,91% au lieu des 84,65% actuel … C’est toujours bon à prendre !! (En espérant que tous soient présents et surtout opérationnels !).

La “vacance réelle de postes” du C.P Toulon passerait alors de -35 Agents à -23. (voir les statistiques D.I ci dessous).

Établ. THÉO. RÉEL DISPO Vacances RÉEL Vacances DISPO Taux de couverture réel Taux de couverture disponible Priorisation mobilité 2026 Stagiaire de la 25ème Vacances RÉEL Vacances DISPO Taux de couverture réel Taux de couverture disponible
TOULON 228 193 186 35 42 84,65% 81,58% 12 23 30 89,91% 86,84%

Le Bureau Local FO JUSTICE du C.P Toulon-la Farlède prend note de cette annonce … mais ne compte pas “s’en gargariser” comme certains, qui une nouvelle fois, sont adeptes de “l’autosatisfaction permanente” !

(les “A.A.E” et ces effectifs obtenus, c’est EUX !!   Bientôt la “CATEGORIE B et la REFORME DE FO” AUSSI !?).

Notre équipe locale FO JUSTICE restera vigilante et prudente au regard de notre expérience passée et de nos besoins en Personnels dans un établissement où la surpopulation carcérale demeure une surcharge de gestion pour les Personnels !

Nous continuerons donc (malgré cette annonce qui va dans le bon sens) à nous battre encore pour améliorer les choses !

Pour notre Syndicat LE COMBAT CONTINUE au niveau National avec des négociations tendues à Paris !!
Voilà véritablement où se jouent les décisions Ministérielles et les véritables “arbitrages budgétaires” !

Vous savez pouvoir compter sur nos Nationaux de FO JUSTICE qui depuis des années obtiennent des avancées historiques pour les Agents du Ministère dans un contexte économique et politique particulièrement difficile !!

D’autres enveloppes dédiées et répartitions sont encore en cours de négociations …

FO JUSTICE PREFERE ÊTRE AU TRAVAIL … ET VOUS INFORMER EN TOUTE TRANSPARENCE !
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UISP Lille : Déclaration Liminaire Formation Spécialisée du 15 Octobre 2026

Madame la Directrice interrégionale,
Mesdames et Messieurs les membres de la formation spécialisée,

Les personnels n’ont plus besoin de déclarations d’intention. Ils ont besoin de repos, de protection et de conditions de travail dignes. L’administration ne peut pas continuer à faire reposer le fonctionnement des services sur leur épuisement.

Pour les agents qui assurent les missions extérieures, notamment les PREJ et les ERIS, l’encadrement des temps de travail et de pause est une nécessité absolue. Faute de cadre national, nous nous réjouissons que la direction interrégionale prenne l’initiative de fixer des règles communes. La note présentée aujourd’hui doit désormais se traduire concrètement dans l’organisation des services, notamment concernant les durées maximales de travail, les pauses et les onze heures de repos quotidien. Nous serons vigilants à son application effective et au suivi des éventuels manquements.

Les agents PREJ et ERIS ont aussi une vie personnelle et familiale. Les amplitudes excessives, les changements tardifs et l’imprévisibilité des horaires compromettent cet équilibre. La disponibilité opérationnelle ne peut signifier une disponibilité permanente. Nous exigeons une organisation permettant aux collègues de récupérer, d’anticiper et de préserver leur vie privée. Le sens du service des agents ne dispense pas l’administration d’avoir le sens des limites.

Nous nous réjouissons également de la relaxe d’Antony. Ce soulagement n’efface toutefois ni l’épreuve traversée ni les carences de l’administration mises en évidence par le tribunal. Les agents PREJ ne peuvent être laissés seuls à supporter les conséquences des défaillances du service : l’administration doit les protéger et assumer ses responsabilités.

Dans les établissements, la surpopulation carcérale endémique continue de dégrader les conditions de travail. Les personnels absorbent quotidiennement les conséquences d’une situation qu’ils n’ont pas créée. Jusqu’à quand leur demandera-t-on de tenir sans leur donner les moyens de travailler en sécurité ?

À la maison d’arrêt d’Amiens, nos saisines ont dénoncé une situation devenue intenable : surpopulation massive, difficultés d’hygiène et manque d’effectifs. L’ouverture du quartier de semi-liberté exige des moyens humains supplémentaires. Elle ne saurait se faire en ponctionnant des services déjà exsangues.

À la maison d’arrêt de Douai, les travaux du bâtiment B imposent un désencombrement effectif. Les 60 à 70 transferts annoncés doivent se concrétiser, tout comme les retours vers leur établissement d’origine des détenus accueillis temporairement pour leur procès. Les engagements ne peuvent rester sur le papier pendant que les collègues en supportent les conséquences.

À la cour d’appel de Douai, malgré notre signalement de la semaine dernière, les agents restent exposés quotidiennement aux poussières générées par les travaux, sans protection ni aménagement de leurs conditions de travail. Rien n’a changé et l’activité se poursuit comme si aucune alerte n’avait été lancée. Nous demandons que des analyses soient réalisées sans délai pour déterminer la composition de ces poussières et évaluer les risques auxquels les personnels sont exposés. Les résultats devront être communiqués aux représentants des personnels. Dans l’attente, des mesures de protection immédiates doivent être prises : l’absence d’analyses ne saurait justifier l’inaction.

En parallèle, FO Justice se bat pour obtenir davantage d’effectifs. Contrairement à ce que certains ont pu écrire, notre mobilisation a contribué à porter à 37 postes, contre 21 initialement prévus, l’enveloppe accordée à la direction interrégionale pour la prochaine campagne de mobilité des personnels de surveillance. Ces renforts restent insuffisants, mais ils sont le résultat d’interventions concrètes et répétées.

Pour FO Justice, la révision systématique des organigrammes de référence doit constituer un chantier prioritaire, afin de prendre pleinement en compte les nouvelles missions et la charge de travail qu’elles génèrent. On ne peut pas multiplier les missions tout en maintenant des effectifs de référence devenus inadaptés. FO Justice soutiendra chaque demande de révision permettant de mettre les moyens humains en adéquation avec les besoins réels des établissements et des services.

Pendant ce temps, l’administration centrale s’enlise dans ses difficultés et reste incapable de donner des directives claires sur le recours aux contractuels. Les services sont contraints d’annuler ou de différer des recrutements, tandis que les personnels dont le contrat doit être renouvelé restent dans l’incertitude. Cette carence désorganise les services et fragilise les agents concernés. Elle est indigne de notre administration.

Pour les collègues sur le terrain, c’est la double peine : à des conditions de travail déjà lourdement dégradées s’ajoutent des délais interminables pour le traitement de leurs dossiers. Reprises d’ancienneté, paiement des sommes dues aux parties civiles, remboursements des frais optiques et dentaires, paniers-repas, frais de déplacement : les dossiers s’accumulent et les régularisations se font attendre.

Ce ne sont pas les crédits qui font défaut dans ces situations, mais les agents pour instruire les demandes et assurer leur suivi. Les personnels administratifs, eux-mêmes sous pression, ne peuvent absorber indéfiniment cette charge. Obtenir le traitement de son dossier et le versement des sommes dues ne devrait jamais devenir un combat. L’administration sait imposer des délais aux agents ; nous aimerions qu’elle mette la même rigueur à respecter les siens.

Cette dernière formation spécialisée du mandat appelle également un bilan sans complaisance. Avec 23 CSA de proximité, le bilan présenté fait apparaître à peine deux réunions par instance en moyenne en 2025 et une seule en 2026 à ce stade. À cela s’ajoutent seulement huit formations spécialisées réunies sur ces deux années dans l’ensemble des établissements de la région.

Au regard du contexte, de l’actualité et de l’ensemble des sujets touchant à l’hygiène, à la santé, à la sécurité et aux organisations de travail, peut-on sérieusement qualifier ce dialogue social de « nourri » ? À ce rythme, ce sont surtout les ordres du jour qui sont au repos, certainement pas les personnels.

Les sujets ne manquent pas. Les alertes non plus. Ce qui manque, ce sont des espaces réguliers pour les examiner, apporter des réponses et en assurer le suivi. Les petites structures restent particulièrement oubliées, alors que leurs agents ont les mêmes droits à la protection.

Les grandes orientations régionales ont, elles aussi, fait l’objet de trop peu de consultations locales. Dans le bilan communiqué, les seuils de criticité n’apparaissent aux ordres du jour des CSA et des formations spécialisées qu’au sein des SPIP. Le dialogue social ne peut se résumer à annoncer des décisions déjà arrêtées : il exige une véritable consultation des représentants des personnels, au plus près du terrain.

Enfin, les difficultés d’accès au télétravail font l’objet de remontées croissantes. Nous demandons des critères transparents, un traitement équitable et des réponses motivées. La conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle doit se traduire concrètement dans les décisions de l’administration.

FO Justice exige des réponses précises, des échéances et des résultats. La santé et la sécurité des personnels ne peuvent plus attendre.

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UISP Bordeaux : Menaces de Mort – Apologie du Drame d’Incarville

Menaces de mort, apologie du drame d’Incarville et revendication du grand banditisme : l’institution pénitentiaire frappée au cœur !

Le bureau régional FO Justice exprime sa plus vive indignation et sa profonde colère à la suite des faits d’une gravité exceptionnelle subis par un équipage du PREJ de Bordeaux, le lundi 12 octobre 2026, lors d’une mission de transfèrement entre le tribunal judiciaire et le centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan.

Alors que le transport en véhicule cellulaire était déjà émaillé d’insultes répétées, un palier inacceptable a été franchi à bord du véhicule où deux individus se sont livrés à des actes d’intimidation criminels :

– Apologie d’assassinats : un détenu a ouvertement glorifié l’attaque sanglante d’Incarville en déclarant : « Je suis fier de Mohamed Amra, mais il n’a pas fini le boulot, comptez sur nous pour le finir !!! ».

– Menaces de mort nominatives : le même individu a directement menacé de mort notre collègue, étendant lâchement ses menaces à l’encontre de sa famille.

– Revendication du grand banditisme : son comparse s’est réclamé de la « DZ Mafia » et a promis la mort à l’ensemble des agents de l’escorte.

Face à cette violence verbale extrême et à ces menaces caractérisées, les agents du PREJ ont fait preuve d’un professionnalisme et d’un sang-froid exemplaires, menant la mission à son terme.

Une atteinte intolérable à la mémoire et à la profession

Il ne s’agit en aucun cas d’un simple incident de service : ce sont des actes criminels d’une violence inouïe.
Vouloir ôter la vie à des fonctionnaires et menacer leurs proches constitue une attaque directe contre l’ensemble de l’institution pénitentiaire. Glorifier le massacre d’Incarville piétine délibérément la mémoire de nos collègues tombés en service et rouvre une plaie béante pour toute la communauté pénitentiaire.
Puisque cet individu affiche avec fierté sa complaisance à l’égard des assassins d’Incarville, sa place est toute trouvée : un Quartier de Lutte contre la Criminalité Organisée (QLCO).

FO Justice exige sans délai :

  1. Des poursuites pénales fermes et une réponse judiciaire implacable à la suite des dépôts de plainte de nos collègues.
  2. L’octroi de la protection fonctionnelle
  3. Des sanctions disciplinaires maximales à la hauteur des actes.
  4. Le transfèrement et l’affectation urgente des deux détenus en structure sécurisée étanche de type QLCO.

Le bureau régional FO Justice apporte son soutien indéfectible à l’ensemble de l’équipage du PREJ de Bordeaux et veillera scrupuleusement à ce qu’aucune impunité ne soit accordée aux auteurs de ces ignominies.

Lire le communiqué