Hier tentative d’évasion au tribunal judiciaire de Cambrai : Un drame évité de justesse
⇒ Suite à l’obtention du visa du Contrôleur Budgétaire et Comptable Ministériel (CBCM),
FO Justice vous informe que des consignes permettant la mise en œuvre de la revalorisation 2026 de l’Indemnité de Fonctions et d’Objectifs (IFO) des agents relevant du Corps de Commandement ont été adressées aux DISP.
⇒ Cette revalorisation, avec effet au 1er janvier 2026, sera versée sur la paie du mois d’octobre 2026.
FO JUSTICE alerte une nouvelle fois sur un problème de sécurité majeur
Et bis repetita : à Lavau, il n’est décidément pas nécessaire d’être tombé dans la potion magique étant petit pour défoncer une porte. Pour la troisième fois, les agents se sont retrouvés en difficulté à cause de portes défaillantes, incapables de résister à un simple coup de pied.
Résultat : la personne détenue s’est retrouvée sur la coursive, mettant directement en danger les agents présents.
FO JUSTICE félicite une nouvelle fois les personnels pour leur réactivité et leur professionnalisme face à une situation qui aurait pu dégénérer.
Exigence immédiate
FO JUSTICE demande :
• un audit complet des installations,
• une réaction rapide et concrète de l’administration,
• des mesures correctives immédiates.
La sécurité des personnels en dépend.
Monsieur Pascal COURTADE
Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire
Ministère de la justice
Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire
13 Place Vendôme
75042 PARIS Cedex 01
Objet : Demande de maintien de la majoration de traitement (« prime de vie chère ») lorsqu’un agent est placé en congé de maladie ordinaire pendant un congé bonifié
Monsieur le Directeur Général de l’Administration Pénitentiaire,
Force Ouvrière Justice souhaite attirer votre attention sur les conséquences financières subies par les fonctionnaires éligibles aux congés bonifiés, lorsqu’ils sont placés en position de congé de maladie ordinaire au cours de leurs séjours sur leurs territoires considérés.
En effet, des instructions sont données par les services gestionnaires de procéder à la suspension de la majoration de traitement, communément appelée « Indemnité de vie chère », au motif que l’agent serait placé en congé de maladie pendant son séjour en congés bonifiés.
Cette pratique apparaît aujourd’hui contraire à l’état du droit.
La jurisprudence récente est constante. Elle rappelle qu’un fonctionnaire de l’État placé en congé de maladie ordinaire conserve le bénéfice de la majoration de traitement dans les mêmes proportions que son traitement, que cette majoration n’est ni conditionnée à l’exercice effectif des fonctions ni à la présence effective de l’agent dans le département ou la collectivité d’affectation pendant son congé de maladie (CAA de Bordeaux, 3ème chambre, 26 mars 2024 n°22BX01677 – Conseil d’État, 6ème – 5ème chambres réunies, 28/03/2024, 473733).
La loi du 3 avril 1950 ne subordonne nullement le versement de cette majoration à une résidence effective dans le territoire concerné ni même à l’exercice effectif des fonctions.
Cette prime ne constitue ni une indemnité liée à une sujétion particulière ni une prime modulée selon les résultats ou la manière de servir.
Elle bénéficie donc du régime de maintien prévu par le décret n° 2010-997 du 26 août 2010 applicable aux congés de maladie ordinaire.
Au regard de ces jurisprudences récentes, Force Ouvrière Justice sollicite qu’une instruction nationale soit adressée à l’ensemble des directions interrégionales afin de garantir une application uniforme du droit et de mettre fin aux disparités de traitement constatées.
Nous demandons ainsi que soit expressément confirmé le maintien de la majoration de traitement lorsqu’un agent est placé en congé de maladie ordinaire durant un congé bonifié.
Une telle clarification permettra de sécuriser juridiquement les décisions des services gestionnaires, d’éviter des contentieux inutiles et de préserver les droits des fonctionnaires éligibles, déjà confrontés à des contraintes importantes dans le cadre de leurs congés bonifiés.
Dans l’attente de votre position sur ce sujet, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur général de l’administration pénitentiaire, l’expression de notre haute considération.
LES JOURS PASSENT ET SE RESSEMBLENT…
Depuis plusieurs mois, FO Justice ne cesse d’alerter la direction sur les dérives du service des agents.
Qu’est-ce qui a changé depuis ?
RIEN !
La fracture entre certains personnels et l’OMAP ne cesse de se creuser.
De nombreux agents ne souhaitent même plus échanger avec ce service, tant le sentiment d’injustice, d’incompréhension et de mépris est devenu important.
FO Justice a saisi la direction afin de l’alerter sur plusieurs pratiques devenues inacceptables.
DES ASTREINTES DÉGUISÉES
Certains agents sont positionnés en VO lors de leur saut de nuit.
Dans les faits, il leur est demandé de rester disponibles dans l’attente de savoir s’ils devront finalement venir travailler.
Cela constitue une véritable astreinte déguisée.
Or, les astreintes sont encadrées et doivent notamment ouvrir droit à compensation ou rémunération.
DES RAPPELS SANS AUCUNE INFORMATION
D’autres agents sont positionnés en rappel sans avoir été personnellement avertis.
Lorsqu’ils ne se présentent pas, faute d’avoir eu connaissance de cette modification, ils se voient ensuite attribuer un AB1.
Pourtant, le cadre est clair :
« Les agents rappelés doivent être prévenus personnellement et oralement suffisamment à l’avance. »
Un simple changement sur un planning ne peut pas remplacer une information directe et claire adressée à l’agent concerné.
ET LE RESPECT DE LA VIE PRIVÉE ?
Au-delà de l’aspect réglementaire, il existe également une question de respect.
Respect de la vie privée.
Respect du repos.
Respect de l’organisation familiale.
Respect de la dignité des personnels.
Est-il réellement acceptable de rappeler un agent sans l’avertir et de le considérer comme un simple nom que l’on déplace sur une feuille de service ?
NON, LES AGENTS NE SONT PAS DES NUMÉROS !
Ils ne sont pas de simples variables d’ajustement que l’on positionne, déplace ou rappelle sans aucune considération.
FO Justice déplore que la Direction Interrégionale, pourtant parfaitement informée de la situation, ait elle aussi abandonné la Maison d’Arrêt de Nancy-Maxéville, laissant un établissement déjà en grande difficulté s’enfoncer, davantage.
FO Justice continuera à porter la voix des personnels, à défendre leurs droits, leurs conditions de travail et leur dignité.
FO Justice exige que la direction prenne enfin ses responsabilités et mette immédiatement en œuvre des mesures concrètes pour améliorer la situation.
FO JUSTICE SE TIENT PRÊT À PRENDRE SES RESPONSABILITÉS.
Le samedi 1er aout en début d’après-midi, le personnel du CPML a de nouveau été témoin et malheureusement victime de violences, en effet un détenu mineur qui n’a de cesse de faire parler de lui, agression d’un agent il y a 10 jours, sortie prématurée, pour le mettre en CPROU, multiples menaces envers le personnel depuis son retour au quartier mineur, confection d’armes artisanales et préméditations de nouvelles violences à venir : « la prochaine fois, c’est toi ! »
Refusant l’autorité et n’acceptant pas de se soumettre à sa fouille, ce dernier a décidé de passer sa frustration sur les agents, menaces verbales et agression physique ont été au menu : un coup de poing au visage a été asséné au collègue du quartier mineur, insultes raciales et menaces de mort sur une deuxième collègue ainsi que le gradé de jour.
Le sang-froid des collègues présents ont permis la maitrise ainsi que la mise en prévention du détenu au quartier disciplinaire.
Les collègues ont été pris en charge par l’unité sanitaire. Le collègue touché au visage a été accompagné à l’hôpital et se verra prescrire 1 jour d’ITT et 7 jours d’accidents de travail.
Par ailleurs, un autre mineur plutôt dans la semaine a fait l’objet d’une mise en prévention pour un refus de réintégrer qui s’est transformé en une déferlante d’insultes et de menaces à l’encontre de la gradée responsable du quartier mineur, ce type de comportement est inacceptable dans une structure dont la vocation est la réinsertion.
Les temps sont durs pour notre établissement : entre la surpopulation, la forte chaleur estivale et surtout dû au manque de personnel. Les agressions et incidents se multiplient faisant passer cette violence quotidienne comme banale.
FO justice souhaite un bon rétablissement au collègue et accompagnera les agents dans leurs démarches.
FO justice félicite l’ensemble des agents pour leurs professionnalisme et leurs dévouements ainsi que le gradé présent pour sa gestion.
FO justice exige une sanction disciplinaire à la hauteur de ces comportement et agissements qui ne peuvent perdurer.
Le dimanche 2 août 2026, un incident d’une particulière gravité est survenue au bâtiment D5 du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis.
Une personne détenue a volontairement déclenché un incendie dans sa cellule en obstruant la porte avec des encombrants, compliquant considérablement l’intervention des personnels.
Face à un feu violent au seuil de la cellule, les agents ont immédiatement fait preuve d’un sang-froid exemplaire, d’une réactivité remarquable et d’un professionnalisme irréprochable.
Équipés en tenue de protection et contraints d’utiliser un Robinet d’Incendie Armé (RIA) pour maîtriser le sinistre, les personnels ont pu pénétrer dans la cellule, extraire la personne détenue encore consciente et permettre sa prise en charge rapide par les services de secours.
Grâce à cette intervention, son pronostic vital a pu être préservé.
Force Ouvrière Justice tient à saluer l’engagement de l’ensemble des collègues mobilisés, ainsi que la coordination des brigadiers-chefs qui ont assuré la gestion de cet incident majeur dans un contexte particulièrement périlleux.
Cet événement rappelle une nouvelle fois la réalité quotidienne des personnels pénitentiaires.
Ils interviennent dans un établissement confronté à une surpopulation carcérale chronique, où les tensions sont permanentes et où la prise en charge de profils psychiatriques ou présentant de lourdes fragilités psychologiques devient toujours plus importante, sans que les moyens humains et médicaux suivent l’évolution de cette population pénale.
Pourtant, malgré ces conditions de travail dégradées, les personnels continuent d’accomplir leur mission avec un sens du devoir exceptionnel.
On évoque régulièrement les suicides évités « in extremis », mais combien de vies les personnels pénitentiaires sauvent-ils chaque année dans le silence ? Combien d’incendies, de tentatives de suicide, d’agressions ou de malaises sont maîtrisés grâce à leur engagement, sans que cela ne fasse jamais la une de l’actualité ?
Les agents pénitentiaires ne sont pas l’image dégradant que veut envoyer les associations anti-prisons ou autres. Ils sont, chaque jour, les premiers intervenants face aux situations d’urgence, mettant parfois leur propre intégrité physique en danger pour sauver celle des autres.
Force Ouvrière Justice demande que les personnels ayant participé à cette intervention héroïque fassent l’objet de récompenses à la hauteur de leur engagement. Leur courage mérite une reconnaissance concrète de l’administration.
Force Ouvrière Justice adresse enfin ses plus sincères félicitations à l’ensemble des collègues engagés sur cette intervention. Leur professionnalisme, leur maîtrise et leur dévouement font honneur à notre profession et démontrent, une fois encore, que les personnels pénitentiaires sont les véritables remparts de la sécurité en détention.
« Les personnels pénitentiaires sont les pompiers de l’ âme : ils éteignent chaque jour les incendies de la détresse, de la violence et du désespoir, souvent dans l’ ombre et au péril de leur propre équilibre. »