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NOUS, Personnels Administratifs des Services Judiciaires. Nos vies et notre santé valent plus que vos indicateurs !

Les visites de terrain de FO Justice dans les Services Judiciaires confirment malheureusement ce que tout le monde sait déjà : Les services sont à bout de souffle !

Sur le terrain, il n’y a plus de “charge de travail”, il y a de la survie quotidienne.

Pendant que l’administration regarde les chiffres, NOUS, nous vivons l’épuisement.

► LE CONSTAT DE TROP !

Effectifs en chute libre : on nous demande de faire toujours plus avec toujours moins.

Surcharge chronique épuisante : des dossiers qui s’accumulent, des délais intenables.

Management sous tension : pression constante, manque de respect, manque de moyens, manque de reconnaissance.

Santé en danger : stress chronique, épuisement, burn-out… jusqu’à l’effondrement. Travailler ne devrait pas abîmer !

► NE NOUS TROMPONS PAS DE CIBLE !

On pointe du doigt les arrêts maladie ? FO Justice rétablit la vérité :

Les arrêts maladie ne sont pas le problème. Ils sont le signal d’alarme d’un système qui a dépassé ses limites.

Le vrai sujet, c’est l’inaction de ceux qui dirigent. Ignorer la dégradation de nos conditions de travail n’est plus une erreur : c’est une faute !

► FO JUSTICE EXIGE :

1. Des renforts concrets et immédiats dans les services

2. L’arrêt de la pression hiérarchique injustifiée, inutile et contre-productive

3. Une véritable prise en compte des risques psychosociaux

4. Le respect dû à chaque agent, quel que soit son grade

ASSEZ DE MOTS ! On ne manque pas de diagnostics. On manque d’actes. Les promesses ne suffisent plus !

Aujourd’hui, ce n’est pas une alerte de plus. C’est un système qui tient encore… mais à quel prix ?

FO Justice exige des actes MAINTENANT !!!

Sans réponse concrète rapide, nous prendrons nos responsabilités.

La solidarité est notre force. L’isolement est leur outil.

Restons mobilisés, restons groupés.

ENSEMBLE, FAISONS RESPECTER NOS DROITS !

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Prison de Lorient-Ploemeur : L’administration persiste dans l’indécence !

À peine notre collègue agressée au Quartier d’Isolement l’affront tombe déjà.

Alors que notre Major est encore sous le choc de son agression, la Direction Interrégionale vient de nous adresser une belle réponse : l’arrivée cet après-midi d’un nouveau transfert « MOS » (Mesure d’Ordre et de Sécurité) de Vannes.

C’EST UN SCANDALE ! C’EST UNE INSULTE !

Comment peut-on faire preuve d’autant d’insensibilité et de mépris envers les agents de terrain ?

Pour Force Ouvrière Justice recevoir un nouveau profil ultra-violent 24 heures seulement après un drame c’est piétiner la dignité des agents blessés et jeter de l’huile sur le feu dans un établissement déjà à bout de souffle.

C’est la preuve que pour nos dirigeants, nous ne sommes que des variables d’ajustement, des numéros sur un tableau.

Le message envoyé par l’Administration est clair : Un agent tombe ?

« Peu importe, on continue d’empiler les profils dangereux chez vous. »

L’administration persiste dans sa gestion aveugle. Plutôt que de tirer les leçons de l’agression d’hier, elle réitère la même erreur en nous envoyant une nouvelle “bombe à retardement”.

Le bureau local Force Ouvrière Justice refuse cette nouvelle affectation qui met en péril la sécurité de l’établissement et dénonce une gestion technocratique déconnectée du terrain et dépourvue de toute humanité.

LA COUPE EST PLEINE !

L’Administration devra assumer les conséquences de son entêtement !

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Prison de Caen-Ifs : Matelas au sol, résultat d’une gestion défaillante

Ça y est, le moment tant redouté est arrivé.

Les premiers matelas au sol font leur apparition dans notre établissement. Depuis hier, cette pratique inadmissible est désormais une réalité au QAE. Une situation qui illustre, une gestion à courte vue.

Des mutations décidées à la dernière minute en MAH, sans aucune vision d’ensemble, alors même que des mesures de désencombrement pouvaient être mises en place en amont. Une fois de plus, l’encadrement agit dans l’urgence quand il est déjà trop tard !

Rien n’a été anticipé. Rien n’a été organisé. Tout est subi.

Dans le même temps, la population pénale ne cesse d’augmenter tandis que les effectifs de personnel, eux, continuent de diminuer au fil des départs en mutation. Ce déséquilibre devient intenable et met en péril la sécurité des agents comme celle de l’établissement.

Et après, on s’étonne que les agents veuillent quitter le CP CAEN IFS ?

Qui voudrait travailler dans de telles conditions ?

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS le dit clairement, cette situation est le résultat d’un manque d’anticipation et d’une gestion déconnectée de la réalité du terrain.

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Comité de suivi sur la réforme indiciaire des DSJ du 14 avril 2026 : Compte-rendu

En préambule, Mme la sous-directrice des ressources humaines des greffes a rappelé le contexte du présent COSUI qui fait suite à la réforme indiciaire des DSGJ actée par les décrets du 26 décembre 2025.

Les arrêtés de reclassement :

Les arrêtés de reclassement sont en cours, Mme Berbach assurant que RHG1 est pleinement mobilisé, une modification informatique d’Harmonie étant nécessaire. Les cas les plus urgents (notamment les départs à la retraite ou les détachements) seront traités prioritairement. Les arrêtés pour l’ensemble du corps devraient être pris courant mai-juin (finalisation prévue fin juin).

Les postes de fonctionnels et les EDMJ :

Mme la sous-directrice a évoqué un abaissement des conditions d’accès aux postes de directeurs fonctionnels. Le texte a reçu un avis favorable du guichet unique et de la DGAFP et sera évoqué dans un prochain CSA.

Le basculement des fonctionnels en EDMJ est toujours en discussion pour 52 emplois + 3 nouveaux emplois. Le projet est à porter auprès du secrétariat général.

La réalisation du principalat :

Cette année 47 places de directeurs principaux ont été pourvus par la voie de l’examen professionnel. Il reste à ce jour 8 lauréats des promotions antérieures qui n’ont pas encore réalisé (le plus ancien attendant de réaliser depuis 2016).

Conformément au large consensus qui s’était dégagé chez les organisations syndicales la SDRHG a indiqué que les lauréats à l’examen du principal de cette année pourront réaliser sur poste.

⇒ Sur question de FO Justice, Mme la sous-directrice a confirmé que les DSG actuellement en détachement et nouveaux lauréats du principalat pourront réaliser sur poste sans avoir à réintégrer.

Les 8 lauréats des promotions antérieures devraient également pouvoir réaliser sur poste et sans mobilité exigée sous réserve de respecter le taux maximal de promotion imposé.

Tous les lauréats pourront réaliser sur poste (sans mobilité) et avec effet rétroactif au 1er janvier 2026, soit les 55 lauréats, toujours sous la réserve du respect du taux maximum de promotion annuelle.

La cartographie des DP restera inchangée sur la CLE 2026 – le projet de CLE doit être présenté prochainement en CSA – pour être revue en 2027 afin de laisser un peu de temps pour voir comment le corps va se comporter.

Selon Mme la sous-directrice, avec la réalisation sur place et pour éviter de scléroser le grade de principal, le directeur qui devient DP doit pouvoir prendre des responsabilités croissantes, ou s’inscrire dans la mobilité. En conséquence, Mme Berbach indique que la règle des 3 ans d’ancienneté ne leur sera pas opposée.

Sur les épreuves du principalat (présentation du projet d’arrêté) :

L’examen principal reposera désormais sur une épreuve unique sur la base du dépôt d’un RAEP (suppression de l’épreuve d’admissibilité). Le projet d’arrêté propose d’allonger la présentation à 10 minutes (au lieu de 5) sur une durée totale de l’épreuve toujours de 30 minutes.

Sur le contenu de l’épreuve orale, le projet d’arrêté prévoit des mises en situation destinées à apprécier les capacités du candidat à exercer les missions dévolues aux DP. Une modification est également prévue s’agissant de la composition du jury qui doit être diversifiée (demande de la DGAFP).

Projet d’arrêté sur les fonctions permettant de prétendre au hors classe :

Le projet d’arrêté prévoit de rendre éligibles au hors classe les « intérims longs » sur un poste de DG et certaines fonctions exercées hors juridiction mais qui relèvent de responsabilités supérieures. Reste à définir la notion d’intérim long …

Au titre des questions diverses, les organisations syndicales ont évoqué l’augmentation du taux de pro-pro (Mme la sous-directrice indique avoir réitéré une nouvelle augmentation du taux au titre de 2027) et l’augmentation du nombre de NBI (Mme Berbach a chiffré et porté des demandes budgétaires en ce sens dans le cadre du PLF 2027).

⇒ FO Justice a posé la question de savoir si des demandes avaient été faites sur l’indemnitaire pour les DSGJ dans le cadre du PLF 2027, sur le montant des socles. Mme la sous-directrice n’a pas souhaité répondre indiquant qu’il s’agissait d’une communication relevant du directeur des services judiciaires. A suivre donc …

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DI de Dijon : L’administration face à la flambée de l’énergie

Le 28 février 2026 le conflit iranien a débuté par une frappe américano-israélienne sur l’Iran. L’ouverture de ce front au Moyen-Orient a eu pour conséquence de perturber très fortement la navigation dans le détroit d’Ormuz, et par voie de conséquence d’entrainer une augmentation brutale et conséquente du prix des énergies et donc de l’inflation.

Avec un prix des carburants littéralement aberrant, une augmentation conséquente du gaz et des prix en caisse qui s’envolent, « joindre les deux bouts », venir travailler, deviennent jours après jours de plus en plus compliqué et pour certains et cela va devenir rapidement impossible pour d’autres. Cette hausse massive du prix des carburants c’est aussi chaque jour qui passe, de plus en plus de familles d’agent qui vivent de plus en plus longtemps séparées. Ce sont chaque jour qui passe, davantage de détresse familiale et sociale. Ce sont chaque jour qui passe davantage de RPS qui s’installent dans la durée.

Face à cela, l’administration n’a aucune réaction. Rien n’a été proposé à destination des agents. En revanche, les extractions continuent à un rythme infernal. Des centaines, des milliers, des dizaines de milliers de litres de carburant sont brûlés pour le bon plaisir de l’irréductible magistrature qui se refuse toujours et encore à avoir recours à la visio. Le protocole d’Incarville est oublié, méprisé, remisé au détriment de la sécurité de tous, au détriment du budget national. Cela fait des années maintenant que nous réclamons un groupe de travail sur les économies d’énergie en détention. Mais nous avons vu les crises énergétiques se succéder sans jamais qu’un vrai groupe de travail visant à réduire les consommation ne soit organisé.

Pendant que les agents crèvent sous les charges, l’administration dépensent sans compter. Pendant que l’insécurité explose, l’administration, manquant à sa parole, piétine le protocole d’Incarville chaque jour davantage.

L’UISP FO Justice Dijon appelle à la cohérence :

Si des économies d’énergie sont nécessaires alors,

La sobriété en détention est nécessaire et le recours à la visio est obligatoire.

Si la sécurité est une priorité alors,

L’application du protocole d’Incarville est incontournable.

Si l’administration veut des agents en détention alors,

Il va falloir s’assurer que les agents aient les moyens de venir travailler.

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Prison de Meaux : QSL du CP, Madame la Juge, le compte n’y est pas

Un détenu affecté au Quartier Semi-liberté (QSL), est rentré avec 99,39 grammes de stupéfiants en détention lors de sa réintégration, le 6 Avril 2026.

Les objets prohibés ont été saisis par les collègues en poste ce jour, après le contrôle de sécurité et le détenu a été réintégré au Grand Quartier, par mesure conservatoire, dans le cadre de l’article D424-6. Il a donc été affecté au Quartier arrivant en attente de comparaître.

Ce dernier a comparu le 8 Avril 2026, dans le cadre du débat contradictoire, comme le veut la procédure, devant le Juge d’application des Peines (JAP) qui décide de le réintégrer au QSL !!! Motif avancé : Une suspension de 5 jours, jugée “proportionnée” à la gravité des faits.

FO Justice le rappelle fermement : La mesure de semi-liberté ne doit pas permettre aux délinquants de continuer à avoir leurs mauvais comportements sans être réprimés. Le Quartier semi-liberté ne doit en aucun cas devenir un cadre tolérant des manquements graves. Pire encore, dans ce contexte de surpopulation carcérale, les détenus qui bénéficient de cette mesure doivent se rendre compte, que c’est un privilège et non un acquis afin qu’ils aient un comportement exemplaire.

Le détenu G. aurait dû être sanctionné administrativement et pénalement.

Une situation qui interroge : Quel message est envoyé

À nos collègues, qui maintiennent le cadre, dans des conditions déjà sous tension ?

Aux personnes détenues, qui testent en permanence les limites du système ?

100 grammes de stupéfiants, ce n’est pas un incident mineur.

C’est un fait grave, nécessairement structuré, avec des conséquences directes :

• Alimentation des trafics

• Pressions en détention

• Atteinte à la sécurité des établissements

Une réponse institutionnelle en décalage :

FO Justice constate :

• Une sanction limitée dans le temps

• Aucune conséquence durable sur le parcours

• Une réintégration dans un dispositif fondé sur l’exemplarité La question est simple : où est la cohérence ?

Conséquences concrètes :

• Affaiblissement du sens des sanctions

• Perte de lisibilité des règles

• Atteinte à la crédibilité de l’institution

• Dévalorisation du travail de nos collègues. À terme, c’est tout le dispositif qui se fragilise.

FO Justice CP Meaux pose une ligne claire :

Le QSL ne peut pas être une étape automatique. Il doit rester un dispositif exigeant, fondé sur :

• Un comportement irréprochable

• Une adhésion réelle aux règles

• Une cohérence stricte entre faits et décisions.

FO Justice CP Meaux exige :

• Une cohérence réelle entre la gravité des faits et les décisions prises

• L’exclusion effective du dispositif QSL en cas de faits graves liés aux stupéfiants

• Des consignes claires, fermes et homogènes

• Une prise en compte réelle de l’impact sécuritaire des décisions

Conclusion FO Justice : Sans exigence, il n’y a plus de cadre. Sans cadre, il n’y a plus de sens. Le QSL doit rester un outil de responsabilisation. Sans cela, il perd sa finalité. Ce n’est plus de la réinsertion. C’est un signal d’affaiblissement.

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