Les beaux jours arrivent, le sureffectif bat son plein au sein de notre belle Maison d’arrêt avec 210 detenus présents au bâtiment H
Un détenu sur trois dort sur un matelas au sol et nos chers locataires n’ont qu’une seule envie qui est de s’aérer.
Malheureusement notre établissement moderne et modèle dispose d’un magnifique terrain de sport qui ferait palir les autres petites structures sur le territoire national. Cependant actuellement nous ne sommes en mesure de proposer à la population pénale que la promenade et quelques ridicules séances de musculation sans encadrement sportif ni surveillance effective.
Notre terrain de sport ne sert donc plus à rien depuis mi-décembre en attente de budget à la Direction régionale selon les dires de notre Directeur.
Monsieur le Directeur, vous avez repris vos fonctions récemment et nous vous demandons de vous réveiller afin de faire le nécessaire auprès de la Direction interrégionale pour qu’un Moniteur de sport soit recruté en urgence !!!
Il sera trop tard quand un mouvement de protestation de la population pénale mettra en danger la sécurité de vos personnels.
FO RODEZexige que notre revendication soit prise en compte afin qu’au bout de trois mois sans moniteur de sport notre établissement reprenne un fonctionnement normal pour la sécurité de tous.
Force Ouvrière Justice tient à revenir sur un incident aussi grave qu’édifiant survenu au parloir ce mardi 24 mars 2026.
Une visiteuse lors de la 1er série parloir du bâtiment D1 a fait le choix, en toute connaissance de cause, d’introduire de l’alcool dissimulé à destination d’une personne détenue.
Un comportement loin d’être isolé puisque cette visiteuse est déjà connue pour des faits similaires et a déjà fait l’objet de suspensions de permis de visite.
Visiblement, certaines leçons peinent à être retenues…
Le professionnalisme des agents, a une nouvelle fois fait la différence, en constatant dès l’ouverture de la cabine, la forte odeur d’alcool qui émanait de la personne détenue.
L’agent décide immédiatement d’isoler l’individu pour éviter tout débordement.
Et débordement il y a eu…
Mécontent, la personne détenue a commencé à perturber le calme du parloir en tapant, en proférant des menaces et en laissant entendre qu’elle pourrait être en possession d’une lame.
Les ELAC ont alors été appelés en renfort afin de procéder à l’extraction d’un individu visiblement sous l’emprise de l’alcool.
Mais ce n’était pas le seul “numéro” du jour.
À l’ouverture de la porte, les ELAC découvrent avec stupeur un individu dissimulé dans le faux plafond de la salle d’attente.
Un véritable “Spiderman” du bâtiment D1, (extrait non sans difficulté par les agents).
Le funambule a été immédiatement pris en charge et acheminé au QD D2 (QG).
Mettant fin à cette tentative pour le moins… acrobatique.
Force Ouvrière Justicedénonce :
– Des visiteurs récidivistes qui mettent en péril la sécurité de tous.
– Des tentatives d’introduction de produits prohibés toujours plus audacieuses.
– Des agents exposés à des situations de plus en plus dangereuses.
Force Ouvrière Justiceexige :
– Des sanctions exemplaires pour les visiteurs fraudeurs.
– L’acquisition de portiques à ondes millimétriques.
– Des moyens concrets pour protéger les personnels (parce que non, “Spiderman” ne fait pas partie des effectifs).
– Les agents ont fait preuve, une fois encore, de sang-froid et de professionnalisme face à une situation surréaliste mais bien réelle.
Force Ouvrière Justicerestera mobilisée.
Morale :
Sous couvert d’humour, le message est pourtant clair : les personnels ne sont pas là pour jouer des scènes de film, mais pour exercer leur métier dans des conditions de sécurité.
L’UISPFO Justice Lyon alerte notre Direction Interrégionale. Nos établissements atteignent aujourd’hui un seuil critique qui met en péril la sécurité de tous.
L’hémorragie des effectifs est réelle. Entre les départs massifs et le manque d’attractivité, la balance est catastrophique, avec un déficit total de -145 agents sur la région.
Nos grands établissements sont FUIS et BOUDÉS.
COMMENT INTERPRETER CE CONSTAT ALARMANT ?
La dégradation de nos conditions de travail n’est plus supportable :
. Surpopulation pénale : elle accentue l’insécurité et rend le travail sur les coursives invivable.
. Violences banalisées : incivilités et agressions sont devenues notre lot quotidien.
. Sacrifices personnels : les collègues passent plus de temps au service qu’auprès de leur famille.
. Gestion comptable : des heures supplémentaires bloquées, sans visibilité de paiement et une pression managériale malveillante qui se banalise lors des arrêts-maladies.
L’UISPFO Justice Lyonexige des actes concrets et immédiats. Nous demandons au Directeur Interrégional :
. Une répartition juste et prioritaire des futurs stagiaires des promotions 222 et 223 (prévue en avril et en mai), pour combler ces manques criants.
. La reconnaissance réelle de la pénibilité de l’engagement des personnels.
Le Syndicat National FO Justice – Personnels Administratifs, vous informe de l’ouverture de la campagne de mobilité des adjoints administratifs pour une prise de fonctions au 1er septembre 2026.
Calendrier des opérations :
Candidatures des adjoints administratifs du Ministère de la Justice :
Peuvent faire acte de candidature les agents ayant, à la date de publication sur le site Choisir le Service Public (CSP), la qualité de fonctionnaire titulaire ou de contractuel en CDI de catégorie C exerçant des fonctions relevant du corps des adjoints administratifs du ministère de la Justice et de la Grande Chancellerie de la Légion d’Honneur.
Une partie des postes proposés aux adjoints administratifs est soumise à des entretiens préalables obligatoires avec les recruteurs dont les coordonnées sont indiquées dans l’offre publiée sur le site Choisir le Service Public (CSP). Il appartient aux agents de solliciter ces entretiens qui pourront avoir lieu par
téléphone ou par visio-conférence.
Les adjoints administratifs doivent compléter, sous format dactylographié, la fiche de candidature, dans la limite de 7 choix parmi les postes publiés vacants (PV) ou susceptibles de devenir vacants (PSDV), aucun autre poste ne pourra être choisi s’il n’est pas dans la liste,et la transmettre dûment remplie et signée à leur supérieur hiérarchique accompagnée, le cas échéant, des pièces justificatives
Chaque candidature est considérée comme utile et les affectations se feront prioritairement sur les postes vacants.
► Le dossier de candidature doit comprendre :
– La fiche de candidatures visée par N+1 et N+2 actuels
– Les pièces justifiant d’une situation particulière, y compris pour les centres d’intérêts matériels et moraux (CIMM)
Pour les postes nécessitant un entretien obligatoire
– Une fiche carrière Harmonie
– Un curriculum-vitae
– Une lettre de motivation si l’agent le souhaite
– Les 3 derniers CREP
Les documents sont adressés, par la voie hiérarchique, aux services gestionnaires des ressources humaines de la direction de rattachement.
Les pièces justificatives adressées après la date fixée pour la réception des candidatures ne pourront par principe pas être prises en compte, sauf si un changement dans la situation personnelle de l’agent est intervenu entre le dépôt de la demande et la date de clôture des candidatures.
Candidatures en détachement des adjoints administratifs extérieurs au Ministère de la Justice
► Les adjoints administratifs extérieurs au Ministère de la Justice ou membres d’autres corps de catégorie C peuvent candidater par la voie du détachement. Ils doivent transmettre les documents suivants :
– Le fiche de candidature complétée sous format dactylographié, avec l’avis de leur administration d’origine
– Les pièces justifiant une situation particulière
– Un CV ainsi qu’une lettre de motivation
– Leur dernier arrêté d’élévation d’échelon
– Leurs 3 derniers CREP
– Un état des services
► L’ensemble des documents doit être envoyé à l’adresse courriel du recruteur indiquée dans l’offre publiée sur le site Choisir le Service Public (CSP)
Les agents actuellement placés en position de détachement au sein du ministère de la justice dans le corps des Adjoints Administratifs ne disposent pas d’un droit à mutation. Dans l’hypothèse où ils souhaitent un changement d’affectation, il leur appartient de mettre un terme au détachement en cours et de solliciter un nouveau détachement dans l’affectation envisagée. Les demandes de détachement ne seront examinées qu’après l’examen des demandes de mutation des Adjoints Administratifs du ministère de la Justice
Les agents seront affectés et prendront leurs fonctions le 1er septembre 2026 sauf indication contraire dans la liste des postes offerts mentionnant une prise de fonction anticipée ou différée. Une autre date pourra également être convenue entre les services et l’agent.
► Vous trouverez les différentes informations et annexes encliquant ici
Le Syndicat National FO Justice Personnels Administratifs se tient à votre disposition, n’hésitez pas à prendre contact avec vos représentants ou à l’adresse suivante : pa@fojustice.fr
Ce qui se passe aujourd’hui au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis n’est plus une dérive. C’est un effondrement.
Des drones survolent régulièrement l’établissement. Ils livrent, ciblent, contournent les dispositifs de sécurité… et imposent leur loi depuis le ciel. Ce phénomène n’est plus marginal : il est organisé, répété, assumé.
Pendant que l’administration fouille, saisit, contrôle… les réseaux criminels réapprovisionnent dès le lendemain par voie aérienne. Une mécanique froide, efficace, incontrôlée.
Téléphones, objets interdits, et demain quoi ? Des armes ? Des explosifs ?
Force Ouvrière Justice alerte depuis des années sur ce risque croissant, face à des moyens jugés insuffisants.
Nous ne sommes plus face à de simples incidents.
Nous sommes face à une prise de contrôle progressive de l’espace aérien d’un site hautement sensible.
À Fleury-Mérogis, la plus grande prison d’Europe, la sécurité ne tient plus au sol, elle est contournée par les airs.
Combien de temps encore faudra-t-il pour réagir ?
Faudra-t-il un drame irréversible pour que des décisions concrètes soient enfin prises ?
Force ouvrière justicedénonce :
– L’impuissance face à des livraisons aériennes répétées
– L’absence de dispositifs anti-drones réellement efficaces et généralisés
– Le décalage entre la gravité des faits et la lenteur des réponses
Force ouvrière justice exige immédiatement :
– Des systèmes anti-drones opérationnels et déployés sans délai.
– Une stratégie nationale de lutte contre les intrusions aériennes en milieu pénitentiaire.
– Des moyens humains et technologiques à la hauteur de la menace.
– Une reconnaissance claire du danger encouru par les personnels.
– La création spécifique d’une brigade anti-drone.
Ce qui s’abat aujourd’hui n’est pas seulement matériel : c’est aussi l’autorité de l’Etat qui est mise à mal, ainsi que la sécurité des personnels qui est directement menacée.