Lundi, lors de la distribution des cantines, une collègue a été violemment prise à partie par un détenu sortant du quartier disciplinaire.
Insultes sexistes, propos ignobles, menaces explicites.
Une attaque directe contre sa dignité, son intégrité, et au-delà, contre toute l’institution.
Mais les faits ne s’arrêtent pas là.
➡️ Surveillance de sa vie privée.
➡️ Menaces de mort assumées : «Je sais que tu prends le bus pour Saint-Quentin»
Nous franchissons un cap.
Ce n’est plus une dérive. C’est une mise en danger.
PRÉCISIONS SUR LES FAITS GRAVES
Les propos tenus ne relèvent pas de simples incivilités.
➡️ Insultes d’une extrême violence, à caractère sexiste et dégradant, visant directement la collègue dans son honneur et son intégrité personnelle.
➡️ Menaces explicites et répétées, évoquant des représailles physiques graves.
➡️ Intimidation ciblée, avec référence à ses habitudes personnelles et ses déplacements.
➡️ Volonté assumée de pression psychologique, visant à instaurer un climat de peur durable.
Ces faits sont caractérisés, précis, et d’une gravité majeure.
Ils traduisent une escalade inquiétante dans le passage à l’acte verbal et dans la volonté d’atteindre les agents au-delà du cadre professionnel.
UN CONTEXTE EXPLOSIF QUE L’ADMINISTRATION NE PEUT PLUS IGNORER
Le CP Bois d’Arcy est aujourd’hui au bord de la rupture :
• 211 % de taux de surpopulation pénale
• Plus de 40 matelas au sol
• 115 cellules triplées
• Des conditions de détention indignes
• Des conditions de travail dégradées, épuisantes, dangereusesCette réalité produit mécaniquement :
➡️ Plus de tensions
➡️ Plus de violences
➡️ Moins de contrôle
➡️ Plus de risques pour les personnels
On entasse, on sature, et ensuite on s’étonne que ça explose.
CE QUE VIVENT LES COLLÈGUES
Travailler dans ces conditions, c’est :
• Intervenir en sous-effectif
• Gérer des profils violents dans des structures saturées
• Subir insultes, menaces, pressions quotidiennes
• Risquer d’être ciblé jusque dans sa vie privée
Ce n’est pas un métier à risque. C’est devenu un métier exposé.
FO JUSTICE EXIGE DES MESURES IMMÉDIATES
1. Transfert immédiat du détenu mis en cause
→ Aucun maintien possible après des menaces sur la vie privée d’un agent
2. Réponse pénale ferme et exemplaire
→ Tolérance zéro face aux menaces et intimidations
3. Protection fonctionnelle immédiate de la collègue
→ Accompagnement juridique et sécuritaire renforcé
4. Plan d’urgence pour désengorger l’établissement
→ La surpopulation tue la sécurité
5. Reconnaissance réelle de la pénibilité et des risques
→ Les agents ne sont pas des variables d’ajustement
IL EST TEMPS D’AGIR
L’administration ne peut plus se contenter de gérer.
Elle doit protéger.
Chaque jour sans décision est un risque supplémentaire.
Chaque silence est une validation implicite.
SOUTIEN TOTAL À NOTRE COLLÈGUE
FO Justice sera présent.
FO Justice ne lâchera rien.
Nos collègues ne sont pas des proies.