Force Ouvrière Justice dénonce avec la plus grande fermeté la violente agression dont a été victime un agent du bâtiment D1 du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis.
Ce jour, lundi 23 mars 2026 lors du départ promenade aux environs de 09h00, un collègue a été pris pour cible et attaqué à l’aide d’une arme artisanale composée d’une lame fixée à une brosse à dents. Cet acte d’une extrême gravité aurait pu avoir des conséquences dramatiques.
Force Ouvrière Justice apporte tout son soutien à notre collègue blessé et choqué, ainsi qu’à l’ensemble des personnels du bâtiment D1, qui exercent leurs missions dans des conditions toujours plus dégradées.
Car cette agression n’est pas un fait isolé. Elle est le symptôme d’un mal profond que Force Ouvrière Justice ne cesse de dénoncer :
➢ Une surpopulation carcérale chronique, qui exacerbe les tensions et rend les détentions incontrôlables,
➢ Un trafic toujours plus organisé, alimenté notamment par les livraisons par drones, qui introduisent armes, stupéfiants et téléphones en toute impunité.
Aujourd’hui, les détenus se dotent d’armes artisanales avec une facilité déconcertante. Demain, faudra-t-il attendre une tragédie irréversible pour que l’administration prenne enfin la mesure du danger ?
Force Ouvrière Justice refuse que les personnels deviennent des cibles dans l’exercice de leurs fonctions. Nous refusons que la prison se transforme en zone de non-droit sous perfusion de trafics extérieurs.Nous exigeons immédiatement :
- Des mesures concrètes pour lutter efficacement contre les survols de drones,
- Un plan d’urgence contre la surpopulation carcérale,
- Un renforcement significatif des effectifs et des moyens de sécurité,
- Des sanctions pénales exemplaires contre les auteurs de ces violences.
Il est temps que l’administration cesse de subir et commence à agir. À Fleury-Mérogis, les agents ne sont ni des boucliers, ni des cibles.
Force Ouvrière Justice : la sécurité des personnels n’est pas négociable.