Au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis, il ne manque plus que le tapis rouge et la tour de contrôle pour officialiser ce qui devient une véritable piste d’atterrissage… de drones !
Depuis plusieurs semaines, les collègues assistent, impuissants et surtout exaspérés, à un ballet aérien digne d’un feu d’artifice… sauf qu’ici, ce ne sont ni des étoiles ni des confettis qui tombent du ciel, mais des colis parfaitement ciblés. À croire que certains pilotes clandestins connaissent mieux les lieux que ceux qui y travaillent tous les jours !
Force Ouvrière Justice dénonce avec fermeté cette situation ubuesque où l’administration semble regarder le ciel avec autant d’attention qu’un touriste en vacances… sauf que nous, ce qu’on attend, ce n’est pas le coucher de soleil, mais des mesures concrètes.
Car pendant que les drones font leur petite livraison express, les personnels, eux, continuent de travailler dans un climat d’insécurité grandissant. Faut-il rappeler que ces survols ne sont pas anodins ? Derrière ces gadgets volants se cachent des trafics, des tensions accrues et un risque réel pour la sécurité des agents comme des détenus.
À ce rythme, faudra-t-il bientôt distribuer des jumelles et des talkies-walkies façon contrôle aérien aux surveillants ? Ou installer une application “Suivi de drone en temps réel” sur les téléphones professionnels ?
Force Ouvrière Justice refuse de voir les collègues transformés en simples spectateurs d’un spectacle illégal.
Nous exigeons :
- Des moyens techniques efficaces pour détecter et neutraliser ces engins
- Un renforcement immédiat des dispositifs de sécurité
- Surtout, une prise de conscience urgente de l’administration.
Parce que non, Fleury-Mérogis n’est pas un aéroport low-cost du trafic en tout genre.
Il est temps de redescendre sur terre… et de faire atterrir ces drones une bonne fois pour toutes.
Force Ouvrière Justice : pas de sécurité en mode avion !