Tout commence, ce lundi 2 mars, par la valse sans ménagement des officiers de l’établissement. Il faut certes composer avec la vacance de 4 postes non remplacés depuis des mois, alors évidemment, la charge de ceux présents augmente. Une situation qui n’est plus tenable engendrant une augmentation constante des missions, des responsabilités lourdes, des astreintes répétées…L’accumulation de la fatigue, la pression persévérante et cette absence de renforts tant attendus, conduisent à un risque clair qui s’appelle les risques psycho-sociaux…Les officiers tiennent… Mais pour combien de temps encore ?
Et bien pourquoi ne pas bousculer les uns et les autres et voir qui résiste après déjà des semaines de suspens ?
Par la suite, la pression est mise sur les postes fixes et la chasse au trinôme. Bien sûr des problèmes ont été remontés sur certaines associations peu fonctionnelles. De là à faire voler en éclat les équilibres pourtant fragiles qui permettent malgré tout que le travail soit fait, il y a un pas immense ! Chacun tremble alors pour son avenir, nouvel opus…
Après quoi, les mois de politique de remplissage de l’établissement ont eu les conséquences prévisibles et tant redoutées par notre organisation.
En effet, jeudi soir, lors de la distribution du repas, un surveillant a été lâchement et violemment agressé par un détenu et ce malgré la consigne d’ouverture avec un gradé. Est-il utile de préciser qu’il s’agit encore une fois d’un profil psy inadapté à nos détentions ordinaires ? Lors de la montée en prévention, le détenu s’en prend de nouveau à un collègue en le mordant au bras.
Dans un second temps, un incendie en cellule mobilisera encore une équipe de personnels toujours plus vigilants que jamais.
Le bilan est lourd : jours d’ITT, traumatisme profond, entorses de la cheville et du genou, morsure…
Enfin, la journée se termine de nouveau sur des heures supplémentaires et une fouille sectorielle de nuit. Les quelques trouvailles devenues désormais banales n’en sont pas moins inquiétantes et ne permettront pas aux organismes toujours plus éprouvés de se remettre du manque de sommeil afin d’assurer pourtant leurs missions dès le lendemain matin.
Le Bureau local FO CP MDM tient à saluer le travail remarquable de tous les personnels, tous corps et grades confondus.
Grâce à leur courage, leur dévouement, leur disponibilité sans faille et leur professionnalisme, l’établissement est maintenu à flot dans des conditions de plus en plus dégradées.
Le Bureau local FO CP MDM demande le transfert immédiat de ce détenu, après l’exécution d’une sanction disciplinaire exemplaire.
Le Bureau local FO CP MDM souhaite un prompt rétablissement aux collègues blessés, tant physiquement que psychologiquement et se tient à leurs côtés pour les aider dans l’ensemble des démarches.