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CPIP : Première Note, Première Dérive !

Suite à la réception de la note de service du SPIP 50 intitulée « Avis du SPIP concernant les PPSMJ faisant l’objet d’une OQTF » en date du 04/02/2026 et transmise par e-mail par la direction le 06/02/2026, les organisations syndicales de La Manche s’interrogent sur le fondement juridique de cette note et de sa légalité.

En effet, il est demandé aux CPIP d’émettre « systématiquement et obligatoirement un avis défavorable » « à toute demande de permission de sortir pour une personne écrouée et soumise à une OQTF. »

De même, les CPIP doivent émettre un « avis défavorable systématique et obligatoire pour toute demande d’aménagement de peine (article 712-6 du CPP et 723-15 du CPP) formulée par une PPSMJ soumise à une OQTF ».

Il est également demandé aux CPIP dans le cadre des LSC de présenter l’OQTF comme un élément bloquant à l’octroi de la mesure.

Au regard des questionnements que cette note soulève, il est regrettable qu’elle ait été diffusée avant tout examen en CSA, mais simplement et purement imposée aux agents sans dialogue social.

Il paraît tout d’abord primordial de rappeler le principe de l’individualisation de la peine prévu par l’article 132-1 du Code pénal : « toute peine prononcée par la juridiction doit être individualisée »

Ce principe a également valeur constitutionnelle en ce qu’il découle de l’article 8 de la Déclaration de 1789 visée par le préambule notre Constitution de 1958.

Il fonde même les missions des CPIP, comme précisé par l’article 4 du Décret n° 2019-50 du 30 janvier 2019 qui dispose que les CPIP « contribuent à la politique d’individualisation des peines ainsi qu’au développement des alternatives à l’incarcération et des aménagements de peine, selon les conditions prévues par le code de procédure pénale. »

De plus, l’article 723-15 du CPP prévoit que « le condamné est alors, sauf décision contraire du juge de l’application des peines, convoqué en premier lieu devant le juge de l’application des peines, puis devant le service pénitentiaire d’insertion et de probation, […] afin de déterminer les modalités d’exécution de sa peine les mieux adaptées à sa personnalité et à sa situation matérielle, familiale et sociale. »

Dans ce cadre, l’avis du CPIP constitue une appréciation professionnelle et individualisée, éclairant l’autorité judiciaire. Il ne saurait être réduit à l’application automatique d’un critère tiré de la situation administrative des personnes concernées.Le SPIP a notamment pour mission d’éclairer l’autorité judiciaire dans la prise de décision.

L’article 131-30 al 5 du CPP dispose que « l’interdiction du territoire français prononcée en même temps qu’une peine d’emprisonnement ne fait pas obstacle à ce que cette peine fasse l’objet, aux fins de préparation d’une demande en relèvement, de mesure de SL, PE, DDSE ou de PS ».

La jurisprudence des juridictions de l’application des peines rappelle d’ailleurs de manière constante que l’existence d’une mesure administrative telle que l’OQTF ne peut, à elle seule, fonder un refus automatique d’aménagement ou de permission, sans examen individualisé de la situation.

En outre, une telle automaticité est susceptible de soulever une difficulté au regard du principe de non-discrimination, rappelé par l’article 30 du code de déontologie du service public pénitentiaire, « les personnes physiques, les agents des personnes morales concourant au service public pénitentiaire ont, à l’égard des personnes placées sous main de justice auprès desquelles ils interviennent, un comportement appliquant les principes de respect absolu, de non-discrimination et d’exemplarité » .

Enfin, il est demandé aux CPIP de formuler un avis négatif systématique et obligatoire là où la loi autorise des permissions de sortir et des aménagements de peine aux PPSMJ faisant l’objet d’une OQTF.

Si l’autorité hiérarchique peut légitimement fixer un cadre méthodologique et attirer l’attention des agents sur certains points de vigilance, elle ne saurait juridiquement imposer le sens d’une appréciation individualisée destinée à éclairer l’autorité judiciaire.

Par conséquent, nous réitérons notre questionnement sur le cadre légal de cette note car comme le précise l’article R.122-19 du code de déontologie du service public pénitentiaire, « Tout agent de l’administration pénitentiaire doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Si l’agent croit se trouver en présence d’un tel ordre, il a le devoir de faire part de ses objections à l’autorité qui l’a donné, en indiquant expressément la signification illégale qu’il attache à l’ordre litigieux. ».

Le SPIP 50 demande aux CPIP de violer l’ensemble de ces règles.

Un agent public attaché à ses missions et au respect de l’État de droit, se trouve dans l’impossibilité d’appliquer cette note de service sans méconnaître ses obligations professionnelles, légales et déontologiques.

Aussi, nous demandons le retrait immédiat de cette note de service, l’ouverture d’un dialogue institutionnel respectueux des instances et la garantie du plein exercice de nos missions dans le cadre légal et déontologique.

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Prison de Caen – IFS : Des Profils de Plus en Plus Explosifs au QM

Aujourd’hui, lors de l’ouverture d’une cellule occupée par le détenu B, il lui est notifié qu’il doit se rendre en salle d’audience avec un intervenant. Mécontent d’avoir été réveillé, le mineur se met immédiatement à hurler et adopte une attitude agressive.

Lorsque la porte est entrouverte afin qu’il puisse se préparer, il lance un projectile en direction du surveillant, lequel viendra heurter la porte.

Un peu plus tard, lors de la réouverture de la cellule afin qu’il rejoigne son activité scolaire, le détenu adopte une posture d’intimidation en venant au contact direct de l’agent, tête contre tête, avant de lui asséner un violent coup de tête.

Face à cette agression caractérisée, la mise en prévention a dû être ordonnée afin de mettre un terme à l’incident et garantir la sécurité des personnels.

Une situation qui n’est plus isolée

Ce nouvel épisode s’inscrit dans une succession de faits violents au quartier mineurs. Les personnels sont confrontés à des profils de plus en plus instables, provocateurs et physiquement agressifs.

La banalisation de ces comportements ne peut plus être tolérée.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS exige une adaptation immédiate de la prise en charge des mineurs violents. Des réponses disciplinaires systématiques et adaptées. Une réévaluation des profils accueillis au regard de la capacité réelle de l’établissement.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient à saluer le professionnalisme et le sang-froid des agents, qui ont su gérer cette situation avec maîtrise malgré une nouvelle agression et souhaite un prompt rétablissement au collègue touché et rappelons que le bureau local reste pleinement mobilisé pour accompagner les personnels dans toutes leurs démarches administratives et judiciaires.

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Prison de Villeneuve-les-Maguelone : Un Travail Consciencieux… Et au Bout, Deux Lames Bien Réelles !

Ce mardi 03 mars 2026, lors du sondage des barreaux au 1er étage du bâtiment A, vers 16 h, nos deux collègues ont fait une découverte plutôt…tranchante !

  • Deux couteaux en céramique , soigneusement dissimulés derrière les barreaux.

Pas vraiment le genre d’ustensiles fournis, dans le « kit cuisine » du parfait détenu.

Suite à cette trouvaille, nos trois pensionnaires, contrariés par la découverte faite par nos deux agents, n’ont rien trouvé de mieux que de chanter à leur manière un véritable inventaire « ornithologique » !!!

FO JUSTICE CP VLM exige que ces détenus soient présentés au plus vite au quartier disciplinaire pour que la sécurité et le respect des règles soient rétablis !

Nos collègues n’ont pas signé pour être des cibles potentielles, ni pour être injuriés.

FO JUSTICE CP VLM vous rappelle vos droits: il existe la gendarmerie pour porter plainte en cas d’insultes ou d’agressions verbales.

Du côté de la sphère de direction, FO JUSTICE CP VLM se pose la question suivante : Se creusent ils vraiment la tête pour protéger le personnel et trouver des solutions ou bien est-ce seule la parade qui compte dans cet établissement ?

Encore un coup de maître de nos deux collègues féminines !!

Bravo à vous deux !

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Prison de Joux-la-Ville : Rendez-vous n°2 !

Il n’y aura pas eu de fumée blanche aujourd’hui. Merci à ceux qui ont participés aujourd’hui, merci d’avance à ceux qui demain, choisiront de défendre leurs conditions de travail à nouveau.

La direction nous a reçu avec bienveillance mais n’est pas en mesurevd’apporter des réponses à nos revendications. Elle aura donc pris des notesvdans l’objectif de rendre compte à la DISP.

La DISP ayant aujourd’hui choisi la voie de l’ignorance.

Nous donnons rendez-vous devant les portes dès 6h00 demain Jeudi 05/03/26.

Parce que trop, c’est trop. Parce que nous avons alerté, proposé, patienté.

Parce que nos revendications sont restées sans réponses concrètes et ont fait face à un mépris institutionnel. Parce que la situation n’est plus tenable pour les personnel

Ce mouvement est élan de responsabilité, de dignité et de défense collective. Il est fédérateur. Il concerne chaque agent, chaque service, chaque catégorie, parce qu’il concerne l’ensemble de l’établissement.

Comme nous l’avions annoncé, les départs à la retraite non anticipés, ceux à venir, ainsi que les déséquilibres successifs des CAP et sorties d’école ont créé une situation structurellement intenable. Il ne s’agit pas d’un confort, mais d’une nécessité opérationnelle et sécuritaire. Nous exigeons donc :

Dès cette CAP : ouverture de 15 postes à Joux au lieu des 8 prévus

Suite favorable garantie à toute demande de prise de fonction anticipée

5 postes garantis à chaque CAP pour Joux jusqu’au retour à l’effectif plein Conformément à ce que nous dénoncions et avions anticipé, la situation du quartier femmes est alarmante. Nous exigeons donc :

5 femmes garanties pour la prochaine sortie d’école

Réponse favorable immédiate à la demande de MAD formulée par une agent de la DISP de Marseille, compte tenu de l’urgence du besoin en personnel féminin.

Les personnels pénitentiaires ne sont pas des esclaves des temps modernes.

Nous défendons la santé des agents. Nous défendons la légalité. Nous défendons le respect. Nous exigeons donc :

Respect de la promesse de suppression des matins-nuits

Respect strict d’un rythme de travail réglementaire, hors de question de normaliser les semaines à 50 heures.

Épurement des heures effectuées au-delà de 432 heures (soit un an d’avance). Toutes les heures effectuées au-delà de ce seuil doivent être payées, peu importe la méthode, peu importe le budget. Vous avez expliqué l’impossibilité de payer et l’obligation de faire, les deux ne sont pas compatibles. Les heures sont faites, il est temps de passer à la caisse.

Ouverture immédiate de l’intégralité des postes administratifs

Recours aux contractuels si nécessaire, avec allocation budgétaire adaptée

Proposition à l’avancement et recommandations chaleureuses pour tous les personnels administratifs qui œuvrent et ont œuvrés bien au-delà de tout investissement raisonnable afin de maintenir la continuité du service public.

Parce que la représentativité locale a été niée. Parce que certains intérêts particuliers ont été privilégiés. Parce que même le calendrier que vous vous étiez fixé n’a pas été respecté.

Nous exigeons donc :

Fin des réunions de suivi à la DISP

Retour immédiat aux réunions de suivi locales, avec uniquement les organisations syndicales représentatives, à un rythme bimensuel

État des lieux exhaustif bimensuel :

effectifs réels

heures effectuées

heures rémunérées

Nous ne demandons pas l’impossible :

Nous demandons des moyens cohérents avec nos missions !

Nous demandons des conditions de travail dignes !

Parce vous avez refusé d’entendre, parce que vous avez louvoyé et parce que vous avez manqué de respect, vous faites face aujourd’hui à notre détermination.

Ce blocage est un acte collectif, déterminé mesuré et responsable. Nous avons les moyens d’amplifier, de renforcer, d’inscrire dans la durée. Nous avons certainement eu le tort d’avoir été longtemps trop conciliant et mesurés.

Il est désormais temps de descendre de la confortable tour d’ivoire pour se confronter à la dure réalité du terrain.

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Compte-Rendu du Comité de Suivi INCARVILLE du 24 Février 2026

FO Justice a participé au premier comité de suivi 2026 relatif à la mise en œuvre des engagements issus du protocole d’Incarville. Voici les principaux éléments à retenir.

ARMEMENT – PROTECTION – MOYENS OPÉRATIONNELS

Armes longues (ESP / ERIS)

  • 338 APC9 livrés
  • 370 agents ESP habilités ESR
  • 416 missions ESR réalisées

La montée en puissance se poursuit mais nécessite un effort constant en formation et habilitations.

Holsters cuisse et poitrine

  • Dotation intégralement livrée
  • Port du holster poitrine autorisé pour les agents assis à l’avant du véhicule (note du 11/02/2026)

Une évolution attendue et obtenue.

Gilets pare-balles lourds (GPB)

  • Cahier des charges renforcé (munitions perforantes)
  • Marché reporté au T2 2026 pour garantir un niveau de protection optimal

Dotation prévue pour :

  • Agents ESR
  • Véhicules porteurs
  • Escortes niveau 4

FO Justice restera vigilant sur les délais.

PIE – CAMERAS – AEROSOLS

Pistolet à Impulsion Électrique (PIE) :

  • 300 livrés fin janvier 2026, 83 déjà déployés dans 17 établissements

Caméras piétons :

  • 958 déployées (ERIS, PREJ pilotes et établissements pilotes)

Aérosols incapacitants :

  • Présentation au CSA AP du 12/02/2026
  • Saisine du Conseil d’État
  • Publication envisagée mai 2026
  • Doctrine d’emploi en cours

FO Justice rappelle que la généralisation doit être rapide et effective.

UNITÉS CYNO

L’Abandon du modèle « un chien par établissement », mais un renforcement des unités existantes (Paris, Lyon, Toulouse).

La Création d’une 4ème base cyno sur Rennes actée avec base ERIS, stand de tir. L’expérimentation en cours au CP de Ducos (Antilles-Guyane), avec deux chiens formés à Paris et Toulouse.

Une nouvelle expérimentation est prévue à La Réunion en 2027

La conception de l’administration retenue privilégie des unités structurées plutôt qu’isolées.

PARC AUTOMOBILE – SÉCURISATION

Banalisation des véhicules 8 DISP ont terminées (75 % du parc), la DISP Paris est en cours de finalisation pour l’été 2026.

  • PREJ : 138 véhicules prévus entre 2024 et 2026 et 46 Renault Trafic livrés courant le 1er trimestre 2026
  • ESP : 252 véhicules commandés en 2025 et 11 M€ supplémentaires prévus en 2026
  • Sécurisation concernant les DASHCAM la publication d’un décret est prévue pour 2027 et 2 véhicules blindés seront financés pour Vendin-le-Vieil et Condé-sur-Sarthe.

LUTTE CONTRE LES COMMUNICATIONS ILLICITES

61 établissements sont équipés en dispositifs anti-drones, 23 établissements équipés en DNCI et 305 brouilleurs mobiles commandés

Pour FO Justice la montée en charge est réelle mais reste incomplète.

VISIOCONFÉRENCE

Actuellement 374 dispositifs sont déployés et 31 supplémentaires le seront en 2026. 231 visios ont été réalisées sur Vendin-le-Vieil depuis juillet 2025

► Pour FO Justice c’est l’axe principal!

Il faut limiter les extractions sensibles !!!

SÉCURISATION DES HÔPITAUX ET JURIDICTIONS

Pour l’heure, 60 établissements de santé sont recensés avec des Protocoles en cours d’actualisation disposant de zones d’extraction et de chambres sécurisées identifiées. Il reste 133 juridictions à prioriser dont 8 où des travaux sont engagés.

FO Justice rappelle que la pénitentiaire ne peut pallier les carences structurelles hospitalières, cela doit passer par des conventions.

FORMATION – RH – CONDITIONS DE TRAVAIL

  • Formation ESP : Une refonte de la formation initiale et continue est en cours avec un livret de formation continue prévu pour mai 2026.
  • Outre-mer : 12 postes ont été créés en 2024 et pourvus, 28 postes seront demandés en 2026 et 28 postes prévus en 2027
  • Organisation du travail : 80 établissements se sont engagés dans une réforme, avec une forte diminution du rythme matin/nuit. D’autres mises en œuvre de nouvelles organisations sont en cours sur le 1er trimestre 2026.

FO Justice constate des avancées concrètes sur l’armement, l’équipement, les véhicules et les moyens technologiques, les délais restent longs. Certaines mesures sont encore au stade réglementaire ainsi que les contraintes de formation.

Cependant, FO Justice alerte malgré tout sur un manque manifeste d’harmonisation entre les différentes Directions Interrégionales.

Trop souvent, certaines d’entre elles tendent à fonctionner de manière autonome, en interprétant ou en adaptant localement les mesures, voire en s’éloignant du cadre fixé par le protocole d’Incarville établi au niveau national avec l’ensemble des organisations syndicales.

Cette absence d’uniformité fragilise la cohérence nationale du dispositif, compromet le déploiement opérationnel des mesures décidées et nuit directement à leur efficacité sur le terrain.

FO Justice exige une application stricte, homogène et respectueuse des engagements pris au niveau national.

FO Justice restera pleinement mobilisé pour que les engagements d’Incarville ne soient ni ralentis, ni galvaudés ! 

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UISP Strasbourg : LA HONTE !

Hier se tenait une CDD sur la MA Nancy concernant une détenue ayant agressé un personnel du CSL MAXEVILLE, évènement datant du 12 Février.

Il aura fallu plus de quinze jours pour que cette personne passe devant les autorités pour des faits avérés, le résultat est à tomber par terre….

10 jours de confinement.

Comment est-ce possible de prononcer une telle sanction ?

Faire plus pour banaliser une agression physique de ce genre n’est tout simplement pas possible ?

Le syndicat FO Justice Grand Est demande des comptes à la direction de la MA Nancy sur le verdict prononcé et par la même occasion à la Direction Interrégionale pour recadrer les CE trop laxistes quant aux peines prononcées lors d’agressions sur personnels.

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Prison de Roanne : ALERTE AGRESSION – Le Sang et les Brûlures Comme Prix de Notre Devoir !

Cet après-midi du mardi 03 mars 2026, le Centre de Détention de Roanne a une nouvelle fois été le théâtre d’une violence préméditée et sauvage. Ce n’était pas un simple mouvement d’humeur, mais un véritable guet-apens.

Mécontent de se voir refuser l’accès à la promenade collective (étant lui-même en promenade isolé), l’individu a mis en place un scénario macabre :

  • Préparation d’eau bouillante.
  • Tapage nourri pour forcer la venue des collègues.
  • Déchaînement de violence : coups, griffures, il saisit à la gorge le gradé lui occasionnant des marques, et le passage à l’acte le plus lâche : un collègue ébouillanté à la main.

Un contexte psychiatrique alarmant

L’administration le savait. L’unité sanitaire le savait. Ce détenu, aux troubles psychiatriques, avait arrêté son traitement depuis plus d’une semaine. Malgré une tentative infructueuse de l’infirmière peu avant le drame, cela n’a pas suffi à empêcher l’inévitable.

Jusqu’à quand allons-nous servir de substituts aux lits d’hôpitaux psychiatriques ?

FO Justice Roanne apporte tout son soutien aux collègues blessés, au gradé et à l’officier de bâtiment lâchement pris à partie. Nous exigeons :

  • Le transfert immédiat de l’agresseur
  • Une réponse pénale exemplaire : S’attaquer à l’intégrité physique par des coups et de l’eau bouillante est un acte de barbarie. On ne touche pas au surveillant !
  • Une révision des protocoles pour les détenus en rupture de traitement : la dangerosité doit être réévaluée en temps réel !

Les surveillants ne sont ni des boucliers humains, ni des infirmiers psychiatriques de fortune !

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