Cet après-midi du mardi 03 mars 2026, le Centre de Détention de Roanne a une nouvelle fois été le théâtre d’une violence préméditée et sauvage. Ce n’était pas un simple mouvement d’humeur, mais un véritable guet-apens.
Mécontent de se voir refuser l’accès à la promenade collective (étant lui-même en promenade isolé), l’individu a mis en place un scénario macabre :
- Préparation d’eau bouillante.
- Tapage nourri pour forcer la venue des collègues.
- Déchaînement de violence : coups, griffures, il saisit à la gorge le gradé lui occasionnant des marques, et le passage à l’acte le plus lâche : un collègue ébouillanté à la main.
Un contexte psychiatrique alarmant
L’administration le savait. L’unité sanitaire le savait. Ce détenu, aux troubles psychiatriques, avait arrêté son traitement depuis plus d’une semaine. Malgré une tentative infructueuse de l’infirmière peu avant le drame, cela n’a pas suffi à empêcher l’inévitable.
Jusqu’à quand allons-nous servir de substituts aux lits d’hôpitaux psychiatriques ?
FO Justice Roanne apporte tout son soutien aux collègues blessés, au gradé et à l’officier de bâtiment lâchement pris à partie. Nous exigeons :
- Le transfert immédiat de l’agresseur
- Une réponse pénale exemplaire : S’attaquer à l’intégrité physique par des coups et de l’eau bouillante est un acte de barbarie. On ne touche pas au surveillant !
- Une révision des protocoles pour les détenus en rupture de traitement : la dangerosité doit être réévaluée en temps réel !
Les surveillants ne sont ni des boucliers humains, ni des infirmiers psychiatriques de fortune !