Ce vendredi 14 novembre 2025, vers 15h40, le détenu R, bien connu pour ses antécédents de violence, était reçu en consultation par un médecin généraliste.
À la demande du praticien, un agent US est resté dans le cabinet médical afin d’assurer la sécurité. À la fin de l’entretien, lorsque l’agent lui a demandé de quitter le bureau, le détenu R s’est soudainement levé et a violemment projeté l’écran d’ordinateur du médecin qui était placé sur le bureau.
Le surveillant est immédiatement intervenu pour le maîtriser, rapidement épaulé par d’autres collègues qui ont fait preuve de sang-froid et de professionnalisme. L’alerte a été donnée sans délai, permettant au gradé de la zone Sud d’arriver sur place pour procéder à la mise en prévention.
Une fois de plus, nos collègues ont été confrontés à des violences devenues presque routinières, y compris au sein de l’unité sanitaire. Et comme trop souvent le vendredi soir, période particulièrement critique et propice aux crises, l’absence de psychiatre s’est une nouvelle fois fait sentir.
Cette carence, désormais récurrente, laisse les agents seuls face à des profils instables, sans l’expertise médicale nécessaire pour anticiper, encadrer ou désamorcer des comportements potentiellement dangereux. Une situation intolérable dans un secteur aussi sensible que l’US.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS exige une sanction ferme à l’encontre de ce détenu et rappelle que la sécurité des agents ne peut reposer sur l’improvisation ou la bonne volonté du moment.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient à féliciter les agents pour leur réactivité et leur professionnalisme, et ce malgré une violence qui ne cesse de monter chaque jour.
FO Justicevous informe que, suite aux différents problèmes techniques rencontrés lors de la saisie des candidatures des agents sur HARMONIE, nous vous recommandons d’enregistrer vos vœux sur le logiciel et d’en conserver une copie imprimée.
À la suite de notre intervention, le service RH de la DAP nous a néanmoins communiqué plusieurs éléments importants.
⇒ La DAP confirme que le SIRH permet bien l’enregistrement des vœux.
⇒ Les difficultés observées ces derniers jours trouvent principalement leur origine dans l’usage d’un navigateur inadapté. L’accès optimal à HARMONIE nécessite l’utilisation de Microsoft Edge.
⇒ Si certains agents ne voient pas apparaître leurs précédents vœux, la DAP nous assure que ces derniers ont bien été reconduits. Il s’agit d’un simple défaut d’affichage, actuellement en cours d’expertise.
⇒ Les informations attachées aux candidatures, ancienneté, classement, priorité sont sauvegardées.
Les agents sont donc invités à poursuivre la saisie de leurs vœux jusqu’au 25 novembre, comme prévu.
⇒ Une difficulté technique touche spécifiquement les candidatures ERIS. Dans l’attente d’une solution, il est demandé aux agents concernés : D’utiliser l’imprimé de demande de changement de résidence, puis de le transmettre à : mobilite-ps.dap-sa-rh-rh4@justice.gouv.fr
En cas d’anomalie, nous vous invitons à nous contacter dans les plus brefs délais et, parallèlement, à en informer vos services RH de proximité.
Conservez soigneusement tous les documents liés à la procédure : ils pourront servir de preuve et faciliter notre accompagnement en cas de difficulté.
Nous vous rappelons également d’être vigilants durant la période d’annulation des vœux. N’oubliez pas que vous pouvez annuler vos vœux jusqu’au 19 décembre inclus. Passé ce délai, toute demande d’annulation sera très difficile à obtenir, sauf situation exceptionnelle.
Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à vous rapprocher de vos représentants FO Justice pour toute question ou accompagnement.
Les établissements pénitentiaires de Corse viennent d’officialiser la création de la Police Pénitentiaire !!!
Aujourd’hui mardi 14 novembre « 3 personnes sous mandat de dépôt » FO Justice de Corse rappelle « non écrouées » se sont présentées au CP. Borgo ( en provenance d’Ajaccio) dans un fourgon cellulaire, conduit par un agent ELSP de la MA. Ajaccio et 3 CRS dans le véhicule.
La mission Pénitentiaire ou Police-Pénitentiaire, après deux heures de route, escortée par un fourgon de CRS, S’EST FAITE HEUREUSEMENT SANS PROBLÈME et a pu faire écrouer ces « 3 personnes » au Centre Pénitentiaire.
– Qui a organisé cette mission ?
– Qui a donné cet ordre?
– Pour quelles raisons a-t-on affecté un agent pénitentiaire dans une mission Police?
– Quelles sont les responsabilités de la pénitentiaire et de l’agent en cas d’incidents sur ce genre de mission?
Voilà 4 questions auxquelles FO Justice de Corse exige des réponses rapides !!
Pour FO Justice de Corse cette mission relève d’une totale incohérence et surtout, reste complètement illégale !!!
ou
Les établissements pénitentiaires de Corse font-ils partie des établissements « site pilote » ( cachés ) en vue d’une officialisation générale de la Police Pénitentiaire ??
FO Justice souhaite alerter sur un incident qui illustre une nouvelle fois la réalité du terrain : malgré des conditions souvent dégradées, les personnels restent en première ligne et répondent présents avec un professionnalisme irréprochable. Les faits survenus au TGI de Béthune en sont une démonstration frappante.
Alors qu’un fourgon des PREJ de Lille entrait dans le sas, un équipage de police est arrivé avec un prévenu pour un défèrement. Le sas étant occupé, il a été débarqué en mode piéton. Profitant du portail ouvert, il a violemment bousculé un collègue de la police pour tenter de s’enfuir.
L’ELSP de Béthune, présente dans le sas, a immédiatement réagi. Sans hésiter une seconde, nos collègues se sont lancés à sa poursuite derrière les immeubles du tribunal. Avec l’appui d’un policier, ils l’ont rattrapé, maîtrisé et escorté jusqu’aux geôles du TGI, rétablissant la sécurité en un temps record.
FO Justice tient à souligner la réactivité exemplaire, le professionnalisme et la détermination des agents impliqués. Leur action rapide a permis d’éviter une évasion en pleine zone judiciaire…, avec les risques majeurs que cela aurait pu entraîner.
Nous demandons que ces personnels soient gratifiés et récompensés sans attendre. Leur engagement et leur sang-froid doivent être reconnus à leur juste valeur. Lorsque les agents prennent des risques pour la sécurité de tous, il est indispensable que l’administration valorise clairement leur action.
Décidément au QLCO de Vendin le Vieil, les agents ne sont pas aidés par leurs officiers.
Nous en avons encore fait les frais hier avec nos responsables du QLCO 3.
En effet, ces derniers ont mis en porte-à-faux les agents du bâtiment et le brigadier-chef encadrant en allant contre leur décision de ne pas mettre deux détenus en promenade suite à leur retour de parloir pourtant la note est claire :
« SI LA PERSONNE DETENUE A UNE CONVOCATION POUR UN PARLOIR FAMILLE DURANT SON CRENEAU PROMENADE, ELLE NE PEUT ACCEDER A LA PROMENADE MEME APRES LE PARLOIR QUEL QUE SOIT LE TEMPS DE PROMENADE RESTANT. »
Tout cela validé par le chef de détention adjoint présent sur le secteur, mais on n’en attendait pas moins de sa part.
Décision catastrophique qui remet en cause l’autorité des agents et met à mal le règlement intérieur qui jusque-là, était appliqué à la lettre.
ALORS POURQUOI CETTE SORTIE DE ROUTE ?
Les conséquences auraient pu être plus graves, si un incident avait eu lieu en promenade à cause d’une décision dénuée de bon sens.
Messieurs, si l’aspect sécuritaire du QLCO vous gêne, profitez de la CAP de mutation actuelle, L’INSERRE d’Arras sera plus en adéquation avec votre fibre sociale. Les agents de Vendin n’ont pas besoin de philanthropes aux décisions hasardeuses, mais d’officiers qui ont pris toute la mesure sécuritaire qu’impose le QLCO et les profils que nous gérons.
LES AGENTS VENDINOIS FONT LEUR TRAVAIL EN APPLIQUANT LE RÈGLEMENT, FAITES EN DE MÊME POUR LA SÉCURITÉ DE TOUS !
Faute de budget, nous apprenons que la direction interrégionale, via le département budget et finances, interdit aux établissements d’acheter des boîtes de chocolat pour les personnels à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Pire encore : cette restriction touche également les repas de fin d’année. L’an dernier, quatre repas étaient pris en charge. Cette année, il n’en reste plus que deux au maximum, et encore uniquement pour les nuits du 24 et du 31 décembre.
Comment expliquer aux agents qui tiennent les établissements à bout de bras, avec une surpopulation carcérale qui explose, un sous-effectif chronique et des conditions bâtimentaires parfois déplorables, qu’on vienne gratter sur ces petites attentions qui comptent ?
C’EST TOUT SIMPLEMENT SCANDALEUX.
Certes, le budget est contraint, mais la priorité doit rester le personnel. Ces boîtes de chocolat ou ces repas n’améliorent pas directement les conditions de travail, mais ils avaient au moins le mérite de réchauffer les cœurs et de rappeler que les agents ne sont pas qu’un numéro de matricule.
Encore une fois, c’est raté pour cette année.
FO JusticeTROUVE CELA INDIGNE, ÉCŒURANT, À GERBER.
Objet : Situation des psychologues du ministère de la Justice
Monsieur le Ministre,
Nous avions évoqué avec vous la situation des psychologues du ministère de la Justice lors de l’audience que vous avez accordée à notre syndicat en janvier 2025.
Pour rappel, FO Justice est l’unique syndicat qui a voté en faveur de la création du corps des psychologues en 2022, du fait de l’engagement de vos services de poursuivre sa construction. Nous déplorons aujourd’hui de ne percevoir aucun effet tangible de cet engagement. Il est désormais plus qu’urgent d’agir, en mettant en œuvre une nouvelle modalité d’avancement, en réduisant les disparités indemnitaires inacceptables et en corrigeant les dysfonctionnements identifiés et persistants.
Dès le mois de décembre 2024, FO Justice entamait des échanges avec les services du Secrétariat Général en proposant la création d’un examen professionnel pour l’avancement au second grade, modalité d’avancement dont les psychologues sont les seuls personnels exclus. Malgré une écoute attentive et les engagements pris de traiter ce sujet, nous déplorons aujourd’hui une absence totale de traitement de cette demande.
De plus, ce corps, qui a intégré de nombreux contractuels avec une carrière longue, ne bénéficie d’aucun soutien de vos services concernant la négociation d’un taux de promotion à l’avancement acceptable au regard de la situation.
Si nous vous écrivons ce jour, c’est pour qu’enfin, les sujets relatifs aux psychologues cessent d’être reportés inlassablement aux calendes grecques.
FO Justice avait déjà alerté vos services sur le fait que certains postes vacants de psychologues ne sont pas publiés à la mobilité, entraînant leur gel, voire leur disparition pure et simple.
L’exemple du Centre de détention de Val-de-Reuil (27), plus grand centre de détention d’Europe, est particulièrement parlant : le poste de psychologue PEP y est vacant et n’a jamais été proposé depuis 2023.
Aujourd’hui, les psychologues sont devenus les variables d’ajustement budgétaires que nous redoutions qu’ils deviennent. Ceci n’est pas acceptable.
FO Justice demande la mise en place de modalités nationales claires afin de garantir la protection et la pérennité de ces postes essentiels au fonctionnement des établissements et des services.
Nous vous demandons de vous saisir de ce sujet, de changer les règles de ce dispositif trop flou et contraire à la pérennisation de ce corps.
FO Justice vous demande également d’envoyer un signal fort, en exigeant des directions interrégionales la remontée exhaustive de l’ensemble des postes vacants, ainsi que de tous ceux actuellement gelés.
Il est indispensable que la transparence et la lisibilité des effectifs soient rétablies, afin de préserver le corps des psychologues. Il est également nécessaire de déclencher un recrutement conséquent lors des concours à venir, qui ne correspondent pas uniquement à un remplacement des départs, mais à un réel abondement afin de répondre aux besoins criants du terrain et de permettre aux agents contractuels de devenir titulaires. Nous verrons, Monsieur le Ministre, lors de la parution du nombre de postes offerts au concours 2026, la démonstration de votre engagement envers notre corps.
Par ailleurs, ce recrutement doit s’accompagner de mesures d’aménagement concernant le choix d’affectation des lauréats, afin de favoriser la transition des contractuels vers le statut et de sécuriser les parcours professionnels.
Enfin, vous qui avez à cœur le bien-être et la santé mentale des agents du ministère de la Justice, vous ne pouvez qu’être sensible à l’injustice indemnitaire qui touche les psychologues en charge du soutien de vos personnels à la DAP, DSJ et dans les DHRAS.
Dans l’attente de votre retour, Monsieur le Ministre, veuillez recevoir l’expression de notre considération.
Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour constater les premières conséquences de la chute du filet antiprojections. Hier après-midi, une nouvelle projection a eu lieu durant la promenade de la maison d’arrêt des hommes.
Grâce à la vigilance des agents, les colis suspects ont pu être immédiatement saisis :
Une petite bouteille contenant une poudre (encore en cours d’analyse) ainsi que de la nourriture.
Le matin même, lors de la prise de service, une fouille sectorielle était organisée dans ce même bâtiment.
Résultat : 7 téléphones portables, leurs chargeurs, ainsi qu’environ 300 grammes de résine de cannabis saisis dans seulement trois cellules.
Si FO Justice CP Perpignansoutient pleinement ce type d’opération, qui contribue à la sécurité des personnels et de l’établissement, nous tenons à alerter une nouvelle fois sur le niveau d’insécurité qui ne cesse de croître au sein du centre pénitentiaire.
Chaque jour, les agents saisissent des téléphones portables. Les récentes fouilles sectorielles confirment que plus les contrôles sont effectués, plus les découvertes sont nombreuses.
La situation se dégrade depuis que le système anti-drones est obsolète, et désormais depuis la disparition du filet antiprojections, qui ouvre en grand la porte aux projections de toute sorte.
Et pendant ce temps, notre établissement serait ciblé par la DAP pour accueillir des narcotrafiquants. Il y a là une erreur manifeste d’appréciation.
Même si des travaux de sécurisation ont été réalisés au quartier d’isolement, nous restons très loin des standards de sécurité prévus pour accueillir cette catégorie de détenus.
FO Justice CP Perpignan soutient et félicite tous les agents qui ont participé et contribué à l’exécution de la fouille sectorielle.
FO Justice CP Perpignandemande à ce que soit renouvelé dès que possible des fouilles sectorielles inopinées.
Hier à 16 h lors de la remontée des promenades, 52 détenus du troisième étage ont refusé de réintégrer, bloquant la cour.
Faisant écho à la fouille de six cellules intervenue la veille au soir, dont les trouvailles comprenaient plusieurs téléphones.
Avec rapidité, les collègues sur place ont pris les revendications des belligérants, ceux-ci réclament entre autres la fin des fouilles de nuit.
La décision de déclencher les ERIS est prise rapidement. Le professionnalisme de l’ensemble des personnes de l’établissement, avec le soutien des ERIS de Lyon et Marseille a permis de mettre fin à l’incident de façon fluide et très bien coordonnée.
L’utilisation de la grenade assourdissante a eu un résultat probant.
Les collègues ont procédé à 3 mises en préventions.
Comme quoi, un service public qui fonctionne dérange ses usagers…
Le bureau local FO JUSTICE salue et félicite, l’ensemble du personnel de l’établissement, qui par leur professionnalisme a permis de mettre fin à la situation sans aucun blessé à déplorer.
Le bureau local FO JUSTICE remercie les collègues des ERIS de Lyon et Marseille, qui par leur concours et leur expertise ont aidé à résoudre cette crise.
Le bureau local FO JUSTICEdénonce une nouvelle fois la surpopulation chronique que subit notre établissement, dont le taux d’occupation sur le seul bâtiment Maison d’Arrêt est de 196 %.
Le bureau local FO JUSTICE interpelle les autorités judiciaires sur la nécessité de revoir le schéma d’incarcération. Il existe des moyens alternatifs à la détention systématique.
Le moins que l’on puisse dire est que cette formation ne démarrait pas sous les meilleurs auspices avec une équipe ELSP venant du continent pour remplacer nos collègues qui ne savaient même pas les raisons de ce déplacement.
Ajoutons une arrivée chaotique de cette même équipe sur l’établissement car logée dans les chambres de passage (alors qu’habituellement ils sont à l’hôtel) qui n’étaient pas propres car les gérants du mess n’étaient pas au courant !
Sans oublier les agents de l’ELSP de Borgo faisant la formation mais maintenus dans leur astreinte ! S’ils étaient appelés la nuit ils ne pouvaient, de fait, pas suivre la formation le lendemain. Comme quoi notre direction ne retient pas les leçons du passé !
Vient maintenant la cerise sur le gâteau !
Une urgence médicale le 2ème jour de formation suite à une bagarre de détenus. On pouvait penser que ce seraint les agents ELSP du continent qui partiraient avec le détenu mais non ! Ils n’étaient pas disponibles car pris par les extractions judiciaires ?!?!
Ce sont donc deux agents qui ont dû quitter la formation et partir à l’hôpital.
Bref rien ne change et l’avantage avec notre direction, c’est que nous sommes rarement déçus. Quand une décision est prise ce n’est pas souvent la bonne.
Au final, nous avons deux collègues qui n’ont pas validé leur formation et qui devront la faire plus tard et probablement sur le continent. C’est une honte.