Jour : 21 mai 2025
FO Justice face aux enjeux du SNRP. Prime au secret, effectifs, filiarisation
Le 19 mai, FO Justice a été reçu par la direction du Service National du Renseignement Pénitentiaire (SNRP), représentée par Madame Camille Hennetier, Madame Fabienne Daviet et Madame Alexandra Legros.
1. Prime au secret : une revendication prioritaire
La question de la prime au secret a été au cœur des échanges. Annoncée en 2023 par l’ancien DAP, M. Ridel, lors d’un séminaire des DLRP au Millénaire, cette prime avait été inscrite au budget 2024 à hauteur de 250 € brut mensuel par agent.
Cependant, la Fonction publique a rejeté cette proposition pour plusieurs motifs :
• Le montant était jugé trop proche de celui alloué aux services du premier cercle de renseignement ;
• Des effets collatéraux étaient redoutés sur les autres services de renseignement ;
• L’absence de modulation selon les missions et les niveaux d’exposition posait problème.
Une nouvelle proposition, ajustée selon les recommandations de la DGAFP, a donc été soumise :
• 200 € brut par mois pour les DLRP ;
• 180 € brut par mois pour les autres personnels du SNRP.
Un retour de la Fonction publique est attendu d’ici le 31 mai. FO Justice reste mobilisé et informera les agents des suites données à ce dossier.
En outre, la Cour des comptes a préconisé auprès de la Coordination Nationale du Renseignement et de la Lutte contre le Terrorisme (CNRLT) qu’une prime soit créée pour l’ensemble des services de renseignements.
2. Effectifs : des progrès, mais des carences à combler
Le schéma d’emploi pour 2024 a été rempli. Pour l’année 2025, 26 équivalents temps plein supplémentaires ont été obtenus, notamment pour renforcer la lutte contre la criminalité organisée.
►Ces créations de postes concernent, entre autres, les établissements suivants : Vendin-le-Vieil (2 postes d’ALRP), Condé-sur-Sarthe, ou encore Longuenesse (1 poste de DLRP).
FO Justice a néanmoins alerté sur un problème de calendrier lié à la campagne de mobilité : certains agents ont été mutés sans avoir eu connaissance des postes à pourvoir au SNRP. Conséquence : ils ne pourront pas candidater, bien que qualifiés, car déjà engagés dans une autre mutation. Ce dysfonctionnement pénalise le service et prive le SNRP de personnels formés.
FO Justice sera en soutien de ces agents et interviendra auprès de la SDRH de la DAP si nécessaire.
Par ailleurs, de nombreux établissements restent sans DLRP, notamment dans les DISP de Bordeaux et Dijon.
3. Filière renseignement : entre avancées et blocages
La filiarisation des agents issus du CEA se poursuit favorablement grâce à la mise en place de la filière expertise de notre réforme historique. Cela permet aux surveillants d’évoluer jusqu’au grade de major au sein du SNRP.
Toutefois, en cas de promotion au grade de Capitaine, ces agents ne bénéficient d’aucune priorité pour intégrer un poste au SNRP. En l’état, ce service ne fait pas partie de la filière des spécialistes. Seules des règles de gestion particulières pourraient offrir une dérogation à cette limite.
4. L’avenir du SNRP dans la future Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire
Enfin, FO Justice a évoqué la future création de la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP). L’évolution du SNRP dans cette nouvelle structure soulève des interrogations, notamment quant à sa Prime au secret, effectifs, filiarisation direction, qui pourrait passer d’un chef de service à un véritable Directeur d’Administration Centrale.
FO Justice, toujours aux côtés des agents du SNRP !
Prison du Mans : QD en surchauffe !!! Encore une agression qui aurait pu mal tourner !
Samedi soir au QD, le détenu B., qui n’a cessé de multiplier les provocations (43 jours passés au QD et 4 MEP depuis son arrivée dans notre établissement mi-mars !!!), a volontairement et violemment agressé le brigadier-chef lors de la distribution du repas !!!
À l’arrivée du gradé et des agents QD, le détenu B. était nu dans sa cellule jonchée de nombreux détritus et reliquats de repas.
Le gradé lui a alors demandé de s’habiller et de nettoyer sa cellule s’il voulait manger.
Le détenu B. s’est exécuté avec une lenteur calculée espérant sans doute déjouer la vigilance du gradé.
Heureusement il n’en fut rien et ce dernier a réussi à parer un violent coup que le détenu tentait de lui infliger avec le couteau en bois qui devait lui servir de couvert.
Amené au sol et maîtrisé rapidement par le gradé et les agents venus en renfort, le détenu B. a quand même tenté à plusieurs reprises de frapper à nouveau le gradé avec ce couteau.
Cette agression, d’une rare violence et manifestement préméditée, n’a pas entamé le professionnalisme des collègues qui ont su maîtriser, avec l’usage de la force strictement nécessaire, ce « fou furieux » qui sévit depuis trop longtemps dans nos murs.
Le bureau local FO félicite l’ensemble des personnels présents qui sont intervenus pour mettre fin à l’incident et demande que le sang-froid et la réactivité du gradé soient pleinement reconnu et récompensé.
Après cette violente et lâche agression, le bureau local FO exige une sanction exemplaire à l’encontre de cet individu puis son transfert immédiat vers un établissement plus adapté à la gestion de ce genre de profil.
Le bureau local FO se tient également prêt à accompagner le collègue victime dans toutes ses démarches, y compris judiciaires, s’il le souhaite.
Prison de Toulon-la-Farlède : Conseil ludique & “calinothérapie” !

Les victimes et leurs familles, elles, dénoncent le peu d’égard de la Justice les concernant et constatent avec dégoût ces mesures si attentionnées pour leurs bourreaux jugés suffisamment dangereux pour être “privés de liberté”!
Le “grand public” est depuis longtemps scandalisé en apprenant aux infos toutes les activités ludiques comme le “Karting” ou la “Star AC'” en prison !
FO JUSTICE constate que le Conseil d’Etat a, à l’évidence, un gros problème avec la définition précise de ce que sont “les activités ludiques”!!
(Il faut donc comprendre que les cas cités plus haut ne le sont pas pour eux ?)
La “CALINOTHERAPIE” est-il un mot plus clair et adapté à leur Dico ?
⇒ Au C.P de Toulon, les “séances de massage”, “sieste musicale” et autres soins et activités débiles pourraient donc reprendre demain…
D’ici à ce que la Loi Pénitentiaire change enfin de logiciel et de dictionnaire !
FO JUSTICE remarque que ces décisions sont validées (ou pas !) en toute responsabilité par la Direction locale de chaque établissement !
FO JUSTICE rappelle que les Agents sont en sous-effectif et surmenés et que chaque mouvement (ouverture et fermeture d’une cellule) reste toujours une situation dangereuse et une source de conflit pour chaque Surveillant(e) !
Pas étonnant que la Justice soit jugée laxiste par + de 70% des Français !
Les victimes, elles, attendent sans espoir “leur séance de massage gratuite”…
Les Agents de l’A.P en ont assez de devoir gérer ces activités non-essentielles !
FO JUSTICE, elle, sera vigilante et continuera à en informer les Médias !!
LA CONNERIE VA RECIDIVER !
Commandant Pénitentiaire 2025 : Nombre de postes
FO Justice vous informe que le nombre total de postes offerts à l’examen professionnel pour l’accès au grade de Commandant Pénitentiaire au titre de l’année 2025 est fixé à 108 postes.

FO Justice au quotidien pour les personnels !
Prison de Beauvais : CSA ACT du 12 mai Groupe de travail du 13 mai
Le 12 mai 2025 a eu lieu le CSA (Comité Social d’Administration) pour valider les demandes concernant les ACT (Améliorations des Conditions de Travail).
En ce qui concerne les ACT, il a été acté l’achat des articles suivants :
Cafetière à grains
Verres
Couverts
Tasses
Bouilloire
Senseo
Support d’écran
Micro-ondes
Casier 6 portes
Chaises
Télévision 165 cm
Jeux de société
Réfrigérateur
Banquette clic clac
Batterie de casseroles
Ménagère
Tableau de déco
Entrebâilleurs de fenêtre
Miroirs
Souris ergonomique
Dolce gusto
Lampes frontales
Diffuseurs d’huiles essentielle
Tables pliantes
Barnums
Filet de tennis de table
…
N’hésitez pas à vous rapprocher du bureau si vous souhaitez plus d’informations.
Pour information :
Le comptoir de réception avec la porte battante de mandé par les ressources humaines ainsi que le matelas demandé pour le QSL seront financés par l’établissement.
En ce qui concerne les fontaines à eau : un devis sera réalisé dans le but d’obtenir une enveloppe de la DI SP dans le cadre des améliorations des conditions de travail régionales.
Au sujet du groupe de travail, différentes possibilités ont été évoquées :
La première option consisterait simplement à déplacer la période du matin/nuit vers la première journée de reprise. Cependant, cette solution n’a pas retenu notre attention.
La seconde option s’oriente vers une organisation en petites et grandes semaines. Compte tenu des avantages qu’elle offrirait, nous avons décidé de nous concentrer sur cette solution.
Elle consiste à alterner une grande semaine avec une petite semaine. En appliquant cette organisation, 1/6 des agents seraient en congé simultanément, ce qui supprimerait les congés par équipe.
Les agents seraient répartis en deux groupes, chacun subdivisé en trois sous-groupes, travaillant selon un cycle de 6 semaines : 2 semaines en rotation longue journée, 2 semaines en Coupure, et 2 semaines en nuit.
Concrètement, le service de nuit passerait de 14 à 12 agents, puisque les deux personnels dédiés au QFE seraient intégrés dans un service commun. Cela garantirait toujours la présence d’au moins deux personnels féminins par nuit, en cas d’intervention urgente.
Gagner deux agents par nuit offrirait une plus grande flexibilité durant le service de jour, notamment pour occuper des postes vacants ou les mouvements. Ces derniers étant aujourd’hui souvent difficiles à couvrir, mais pourtant essentiels, pour assurer les relèves lors de longues journées sur les bâtiments.
Le planning se déclinerait de la manière suivante :
