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Prison de Brest : Nouvelle agression !

Les jours se suivent et se ressemblent malheureusement à la Maison d’Arrêt de Brest.

En effet, ce mardi 25 mars 2025, vers 14h30, un détenu mineur en formation aux ateliers s’est permis de menacer à plusieurs reprises son formateur.

Face à ses multiples provocations, le surveillant en poste aux ateliers a demandé l’évacuation du mineur vers son unité.

Lors de son retour vers le Quartier Mineur, le détenu a persisté dans ses provocations en menaçant à nouveau les agents venus l’escorter.

A son arrivée au Quartier Mineur, alors que l’officier lui demande de s’assoir sur une chaise, celui a préféré dans une nouvelle provocation s’assoir au sol, refusant de bouger obligeant les agents à le soulever par les bras.

Une fois relevé, les collègues l’ont conduit devant sa cellule en lui demandant de patienter le temps que l’officier exécute le contrôle de celle-ci.

Le détenu a continué à invectiver nos collègues et a fini par assener une violente claque à l’un d’eux.

L’intervention a été nécessaire pour maitriser l’individu et le conduire au Quartier Disciplinaire.

Durant le trajet, le détenu n’a cessé d’insulter nos collègues :

« Sale fils de pute, je vais baiser ta mère, sale raciste, attends je passe au majeur, je vais te défoncer ».

L’intervention s’est alors terminée avec un coup de pied dans le bouclier et des crachats en direction de l’équipe d’intervention.

Inapte au Quartier Disciplinaire, il a été placé en CPROU.

Bilan :

Contusions à la main pour le Brigadier-Chef et au coude pour un surveillant.

Le bureau local Force Ouvrière Justice condamne cette nouvelle agression et exige le transfert immédiat de ce détenu.

Le bureau local Force Ouvrière Justice félicite les agents présents pour leur professionnalisme et apporte tout son soutien à nos collègues qui souffrent au quotidien.

Le bureau local Foce Ouvrière Justice souhaite un prompt rétablissement à nos collègues sauvagement agressés.

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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : Le débordement d’une structure

Le bureau F.O local, lors de son tract du 12/08/2024, évoquait déjà la limite de notre structure.

Aujourd’hui, V.L.M déborde de toutes parts. 1046 détenus ce jour pour 600 places et un effectif de -21 surveillants postés actés par notre DIOS !!

Le quartier arrivant est devenu un fourre-tout, à la fois mouroir mais aussi unité pour tuberculeux. Les gestions isolées et les gestions équipées sont toujours aussi nombreuses, avec une récupération de profils à troubles psy, faisant de notre quartier labellisé le réceptacle résilient, déversoir multi-catégoriel de notre maison d’arrêt.

Le RDC du C connaît des profils à troubles psy de plus en plus compliqués. Les gestions isolées sont contenues par aile, il faut y être psychiatre non diplômé pour y travailler. En atteste encore l’intervention de ce matin.

Le QI/QD voit la liste de ses CDD augmenter. Nos camarades ne ressentent pas la reconnaissance de leur expérience. On met parfois des gestions équipées en place pour peu, alors que l’on demande à nos camarades de servir à ces mêmes détenus, toujours en gestion équipée, le repas à la louche ? Mais où est le bon sens ??! Gestion équipée = repas en barquette !!

Le quartier mineur et ses 5 MOS depuis septembre !! Des agents qui se partagent entre CAP, CPU, gestions isolées, gestion du 3 A presque journalière et doivent assurer toutes les activités socioculturelles, assurer le suivi avec tous les intervenants. Le quartier mineur brasse énormément de travailleurs, l’intendance et les multiples menaces de mort, mise à tabac, coup dans la trogne pour séparer nos phénomènes ! Encore 5 jours de CDD prononcés pour un de nos jeunes hier !

La détention ! Haaa !!! Quel plaisir d’évoluer dans un casse-tête sans fin. Refus de réintégrer, refus de mutations, mises en préventions, punaises de lits rongeant jusqu’à la ferraille, souris, rats, cafards malgré les nombreuses désinfestations. Les étages débordent, la tension est à son comble, les trafics en tout genre sont incessants et rendent la sécurité active plus que délicate.

Les saisies sont nombreuses, mais nous ne voyons pas le côté immergé de l’iceberg, tous ces couteaux en céramique trouvés, ces recherches d’armes .., toujours autant de drones mais toujours pas de brouilleur!!

Les services USMP, cantines, cuisines, buanderie tournent à plein régime dans des locaux trop petits. L’USMP et ses personnels de surveillance et travailleurs médicaux doivent faire un tri dans les urgences de plus en plus conséquentes. Il nous manque toujours 2 salles d’attente pour affronter les besoins actuels, il n’y a toujours pas assez de salles pour les intervenants et nous perdons en plus un psy, rallongeant de ce fait la liste d’attente déjà bien longue pour nos personnes détenues. Et le socio/culturel avec une surveiallant pour parfois plus de 100 detenus sur zone!!! Le régime efreiné du suivi, des mises à jour des listes etc..

Les ELSP/EJV : à effectif doublé, leur cadence de travail l’est aussi. Les risques le sont également.

Nos administratifs : les solutions d’aide avec stagiaire ou aménagement de poste ne sont pas une solution à long terme. Leur responsabilité est largement engagée, ils se doivent d’être doublement vigilants sur chacune de leurs tâches. Car, ne nous leurrons pas, si une faute est commise, ils seront les premiers visés alors même qu’ils travaillent pour un double effectif !

À défaut de nous trouver du budget pour agrandir la zone de stockage Alat cuisine, à défaut de nous trouver une solution pour agrandir notre infirmerie ou notre cuisine, à défaut de nous offrir nos 21 surveillants, de remplumer nos administratifs, de nous mettre la climatisation dans les étages en détention, de nous installer les brouilleurs anti-drones, ne pourriez-vous pas, Monsieur le D.I, saisir la DAP sur le besoin évident d’équilibrage du surencombrement au national ? Les RPE ont une limite, Monsieur le D.I.

Vaut-il mieux des conditions insalubres et indignes ou simplement moins bien veiller au maintien des liens familiaux ? Combien encore de matelas au sol ou de lits rajoutés pour faire baisser les statistiques ? Est-ce que la sécurité de nos personnels importe si peu à nos dirigeants ? Il est inacceptable d’entendre que certaines DISP sont à 80% d’encombrement quand nous sommes en souffrance avec plus de 900 matelas au sol en Occitanie ! Nous sommes sans cesse en réunion pour trouver des solutions à ce « travailler plus avec moins d’agents et le double de détenus, chercher un nouveau planning avec un effectif présentiel et non théorique ». L’heure des sacrifices n’est plus dans le camp des surveillants.

Monsieur le Directeur interrégional, Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire, nous avons besoin d’équité, d’équilibrage de l’effectif national, de pouvoir transférer (ce qui nous aurait évité 3 blessés au QI/QD dernièrement). La gestion de surencombrement régional voulue par notre DAP est inadaptée à cette situation historiquement sans précédent avec plus de 80000 détenus. La régle doit changer !!!

Le point de rupture est prononcé en ce jour. Monsieur le D.I, cette prison risque bien des jours de blocages si une solution n’est pas trouvée dans les plus brefs délais !

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PJJ : Déclaration liminaire FS CSA Territorial Franche-Comté

Monsieur Le Président,

FO Justice PJJ Grand Centre tient à ouvrir cette séance en alertant sur les difficultés rencontrées par les agents dans l’exercice de leurs missions : agressions physiques à répétitions, management inéquitable, réponses institutionnelles questionnantes, astreintes éducatives… ces agents se retrouvent trop souvent seuls face à des situations complexes et éprouvantes.

Cette solitude, face aux tensions, aux charges de travail excessives et aux exigences croissantes, impacte directement leurs conditions de travail et leur bien-être. Alors que la prévention des risques psycho-sociaux est affichée comme une priorité, nous constatons que certains outils, pourtant reconnus comme essentiels, ne sont pas accessibles de manière égalitaire à tous les agents. L’analyse de la pratique professionnelle, qui constitue un véritable levier pour prendre du recul, partager les expériences et éviter l’isolement, est pourtant refusée.

Cette inégalité de traitement est inacceptable et va à l’encontre des principes mêmes de prévention et de soutien aux agents.

FO Justice PJJ Grand Centre préconise, comme nous l’avions déjà indiqué lors d’un précédent CSA Local, d’insister sur l’importance de communiquer sur l’existence et l’utilisation des registres d’hygiène et de sécurité au travail. Trop souvent méconnus ou sous-utilisés, ces registres sont pourtant des outils essentiels permettant aux agents de signaler les situations dangereuses, les manquements en matière de sécurité ou encore les risques professionnels auxquels ils sont confrontés.

Une meilleure sensibilisation et une mise à disposition plus accessible de ces registres contribueraient à améliorer la prévention et à renforcer la prise en compte des difficultés rencontrées sur le terrain.

Lorsque l’on fait un parallèle entre les alertes dont nous sommes les relais et la pauvreté des remarques à l’intérieur de cet outil, il est essentiel de se demander si c’est un manque de connaissance ou une crainte de la part des agents de faire remonter les difficultés, FO Justice PJJ Grand Centre a son idée sur la question.

FO Justice PJJ Grand Centre souhaite alerter sur la façon dont certains agents vivent leur entretien professionnel. Alors que cet entretien devrait être un moment d’échange constructif permettant de faire le point sur le parcours professionnel, les compétences et les perspectives d’évolution, nous constatons que pour certains, il se transforme en un véritable règlement de comptes. Plutôt que d’être un outil de valorisation et de progression, il devient une source de stress et d’inquiétude, utilisé parfois pour sanctionner implicitement un agent ou remettre en cause son professionnalisme et son engagement. Force est de constater que dans certaines situations le manque d’impartialité et d’objectivité nous inquiète fortement.

Nous demandons que ces pratiques cessent et que ces entretiens retrouvent leur vocation première : accompagner, écouter et soutenir les agents dans leur carrière.

FO Justice PJJ Grand Centre rappelle une nouvelle fois son enracinement durable dans le paysage syndical de la PJJ et que la Direction Territoriale doit prendre la pleine mesure du rôle de notre Organisation Syndicale.

Nous défendons le droit des agents à un traitement juste et équitable de leurs situations.

Nous demandons que l’ensemble des moyens nécessaires soit mis en place pour garantir à chaque agent un accompagnement adapté à la réalité de son poste.

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Prison de Digne : Déclaration liminaire au CSA du 25 mars 2025

Monsieur le chef d’établissement,

Le syndicat local Force Ouvrière Justice de la Maison d’Arrêt de Digne déplore qu’aucun poste de Surveillant n’ai été proposé à la CAP de mutation dite « de printemps » afin de remplacer un Collègue parti en retraite . Un autre Collègue partira lui aussi en retraite à la fin de cette année .

Nous venons d’apprendre que le Directeur Interrégional de la DISP de Marseille vous a demandé Monsieur le Directeur de mettre en place les ELSP à Digne sans renfort d’effectif et alors qu’aucun travaux n’a été exécuté afin d’héberger correctement cette équipe !

Aussi , paradoxalement , l’ordre du jour comporte la mise en œuvre du chantier sur les cycles de travail !?

Pour le coup, après « les bonnes nouvelles énoncées » on peut dire qu’effectivement cela va être un véritable chantier à Digne au sens péjoratif du terme ! Comment ne pas craindre que le fait de vouloir créer des ELSP sans apport d’effectif et avec un déficit de 2 agents n’aura pas d’impact sur le service des Surveillants ?

Pourtant, Monsieur le chef d’établissement selon vos propres mots le service actuel des Surveillants est idéal car il permet de concilier vie professionnelle et vie familiale pour les Surveillants ! Cela correspond tout à fait à l’esprit dans lequel devrait tendre les travaux sur ce sujet ! Mais avec des effectifs en moins les inquiétudes sont grandes !

Le syndicat local Force Ouvrière Justice de la Maison d’arrêt de Digne tenait aussi à préciser n’avoir jamais déclaré que c’était vous Monsieur le Chef d’établissement qui vouliez « faire sauter le service des Surveillants mais les conséquences des aberrations de l’administration sur les effectifs dévolus à notre établissement !

C’est pour ces raisons que les membres du syndical local Force Ouvrière Justice de la maison d’Arrêt de Digne ne siégeront pas ce jour à cette réunion !

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Prison de Fleury-Mérogis : Opération de fouille aux parloirs

Dans le cadre de la politique de lutte contre les trafics, ce mardi 25 mars 2025, une opération conjointe associant les personnels de notre établissement en étroite collaboration avec le parquet/gendarmerie a été menée avec l’appui d’une brigade cynotechnique.

Ainsi, les différentes investigations menées au niveau des parloirs ont permis de réaliser la saisie totale de :

289 grammes de substances illicites

Le bureau local Force Ouvrière félicite les agents pour la qualité de leurs observations et de leurs gestes professionnels qui ont contribué à la politique de lutte contre la prolifération des produits prohibés au sein de notre établissement.

Notre organisation professionnelle encourage les personnels tous grades et corps confondus et les différents services à croiser leurs informations afin de lutter efficacement contre les trafics en tous genres qui polluent nos détentions.

Le bureau local Force Ouvrière demande des récompenses pour l’ensemble des agents pour la qualité de leurs observations et leur investissement au quotidien.

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Prison de Béthune : RH, où es-tu ?

Monsieur le Directeur,

Depuis plusieurs mois, les agents de la Maison d’Arrêt de Béthune font face à de sérieux dysfonctionnements au niveau des ressources humaines.

Plusieurs dossiers sont en attente depuis des mois : soins dentaires, optiques, sans parler des collègues en demi-traitement qui ne reçoivent leurs arrêtés qu’après avoir eux-mêmes signalé leur retour. Une situation inadmissible.

Il est urgent de trouver une solution pour que ce service soit pleinement opérationnel et que les dossiers soient traités dans les délais.

Entre les heures supplémentaires qui ne cessent d’augmenter et les nombreux problèmes RH, les agents de la Maison d’Arrêt de Béthune arrivent à un point de rupture. Beaucoup seraient prêts à se mobiliser si rien n’évolue.

Monsieur le Directeur, ces problèmes doivent être réglés au plus vite.

Cette situation ne peut plus durer !

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Prison de Besançon : Le compte n’y est pas. Des zéro en moins ou des zéro de trop

Le 6 mars 2025, le SLP FO Justice Besançon alertait dans un communiqué sur la situation explosive à la Maison d’Arrêt de Besançon. Le constat est alarmant : manque chronique de personnels, toutes catégories confondues, violences physiques et psychologiques quasi quotidiennes entre détenus, aggravées par une surpopulation carcérale insoutenable. Les conséquences directes sur les conditions de travail des agents sont inadmissibles.

À l’issue du mouvement social de 2018, la DISP de Dijon nous promettait un véritable « Plan Marshall » pour cet établissement. Cinq ans plus tard, force est de constater que les engagements n’ont pas été tenus, notamment en matière d’infrastructures.

La division C est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé mettant gravement en danger la santé et la sécurité des détenus et des personnels : humidité persistante, infestations de nuisibles, moisissures omniprésentes et risques électriques majeurs. Une dizaine de cellules ont été officiellement déclarées hors service par la direction, décision saluée, certes nécessaire mais insuffisante.

Lors de sa récente visite, le Directeur Interrégional a constaté lui-même ce désastre.

Sa réponse ? L’annonce d’une enveloppe aussi dérisoire que ridicule de 60 000 euros. Ce n’est même pas le prix de certain véhicule de l’administration !

Pour l’UISP FO Justice de Dijon, de deux choses l’une, soit il s’agit d’une faute de frappe et un ou deux zéro ont été oubliés, soit cette annonce s’apparente à une plaisanterie cynique ou est la démonstration évidente d’incompétence multiple. C’est un pansement pitoyable sur une jambe de bois. Les plus hauts cadres de la DISP sont ils incapables de chiffrer correctement le montant des travaux primordiaux ? Sont-ils seulement capable de les identifier ?

S’imaginent-ils que la maison d’arrêt de Besançon est un petit T4 rural ? Ont-ils seulement conscience que leur passivité crée les conditions d’une mutinerie ?

Monsieur le Directeur Interrégional, il est urgent de mettre en œuvre un plan MASSIF d’investissement avec une réfection complète et ambitieuse de ce bâtiment. Les personnels bisontins méritent mieux que de simples rustines. En cette période d’instabilité financière, les priorités budgétaires du ministère doivent être claires : la Maison d’Arrêt de Besançon doit être en tête de liste.

Nous refusons d’assister impuissants à cette mauvaise farce, et si d’aventure vous persistiez à vouloir la jouer, gagez que l’UISP FO Justice de Dijon saura construire un théâtre à la hauteur.

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