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Etablissements de Haute-Sécurité – FO Justice pose des jalons

Les établissements pénitentiaires de haute sécurité de Vendin-le-Vieil et de Condé-sur-Sarthe seront désormais exploités conformément à leur vocation initiale. En effet, le refus antérieur de Christiane Taubira, alors Garde des Sceaux et ministre de la Justice, de les utiliser en tant que tels, a engendré de nombreuses difficultés et drames au sein de ces deux structures.

En 2018, lors du mouvement Historique des personnels, il aurait été possible de modifier la situation, en allant vers la classification des établissements. C’était déjà l’une des revendications portées par FO Justice. Hélas, le syndicat majoritaire de l’époque, l’Ufap-Unsa Justice, a fait un tout autre choix : la création d’unités pour détenus violents qui, aujourd’hui, n’ont rien réglé, bien au contraire. Il ne s’agit pas de prétendre aujourd’hui revendiquer quelque chose depuis 40 ans pour finalement ne pas le faire quand on en a l’opportunité.

Aujourd’hui, c’est une excellente nouvelle : FO Justice a obtenu satisfaction. Le ministre de la Justice a ainsi entamé la création d’une classification des établissements pénitentiaires qui tiendra compte de la dangerosité de chaque détenu, et non plus uniquement de son statut pénal.

Conformément à notre entretien avec le ministre, nous attendons le vote du projet de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic, discuté à l’Assemblée nationale du 17 au 25 mars prochain. Si les amendements prévoyant un régime dérogatoire de détention, la généralisation de la visioconférence, ou encore faisant de l’extraction judiciaire l’exception, n’étaient pas adoptés, FO Justice s’opposerait alors au projet.

En effet, l’absence de ces mesures mettrait gravement en péril la sécurité des Personnels et leurs familles, SITUATION INACCEPTABLE !

Le projet de loi et ses amendements font déjà l’objet de critiques et de refus de la part de l’OIP, du syndicat de la magistrature et de la CGT, du Syndicat des Avocats de France… et d’autres.

FO Justice va donc pleinement s’emparer du sujet avec ses représentants locaux et régionaux afin de définir les priorités et le mode de fonctionnement de ces établissements.

FO Justice a d’ores et déjà informé le ministre de la Justice et le Directeur de l’administration pénitentiaire que la sécurité périmétrique des établissements ne saurait être confiée aux ERIS. Ce n’est ni leur mandat ni leur rôle. Nous disposons, à cet effet, d’ELSP.

FO Justice a également informé le ministre de la Justice et le Directeur de l’administration pénitentiaire de la nécessité d’une vigilance accrue envers les autres maisons centrales devant accueillir les détenus actuellement hébergés à Condé-sur-Sarthe et de Vendin-le-Vieil. Ces structures resteront dépourvues du régime dérogatoire et des effectifs nécessaires à un travail en toute sécurité. L’augmentation significative du nombre d’ERIS sur les Directions Interrégionales de ces établissements constitue une priorité absolue. Le risque de prise d’otage ou de mouvement collectif sur ces Quartiers/Maisons Centrales va considérablement être accru.

FO Justice s’engage à travailler étroitement avec le cabinet ministériel et l’administration pénitentiaire pour garantir la conformité de ce projet aux réalités opérationnelles, en tenant compte de l’ensemble des besoins et dans l’intérêt des Personnels.

Un travail de précision reste nécessaire, et vous pouvez compter sur notre vigilance !!!

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Prison de Condé-sur-Sarthe : Déclaration Liminaire – 45% de stigmatisation + 45% de discrimination = 90% de raisons de ne plus se soigner !

Le bureau local Force Ouvrière Justice souhaite dénoncer avec fermeté le décret du 28 février, réduisant à 90 % la rémunération des agents en congé de maladie ordinaire (CMO), c’est une attaque inacceptable contre les droits des fonctionnaires. Une fois de plus, les agents publics sont pris pour cible, sous prétexte de lutte contre l’absentéisme, alors que cette mesure ne fera qu’aggraver la situation.

⛔️ UNE MENACE SANITAIRE MAJEURE

En instaurant une perte de salaire massive, ce décret va contraindre des agents malades à venir travailler, au risque de contaminer leurs collègues et les usagers. C’est une aberration ! Cette politique va favoriser la propagation des maladies et mettre en danger la santé des agents et du public.

⚠️ DES CONDITIONS DE TRAVAIL DÉGRADÉES

Un agent malade qui travaille, c’est un agent affaibli, moins performant et plus exposé aux accidents. Cette mesure va accroître la souffrance au travail, la fatigue et le mal-être, aggravant ainsi le problème au lieu de le résoudre.

❌ UNE FAUSSE SOLUTION, UN VÉRITABLE DANGER

Pénaliser financièrement tous les agents sous prétexte de réduire l’absentéisme, c’est mépriser leur engagement et leur dévouement. Cette réforme brutale ne fera que provoquer plus d’arrêts longs et une explosion des pathologies chroniques, car les agents, poussés à bout, finiront par craquer physiquement et mentalement.

FORCE OUVRIÈRE JUSTICE DIT STOP !

Nous dénonçons avec force cette attaque injustifiée contre les fonctionnaires et exigeons des mesures respectueuses des agents et de leur santé. La lutte contre l’absentéisme ne doit pas se faire au détriment des malades, mais par une politique de prévention, de reconnaissance du travail et d’amélioration des conditions d’exercice.

Cette nouvelle disposition de traitement est une véritable discrimination sanitaire !

Punir les malades, c’est condamner le service public !!!!

Le bureau local Force Ouvrière Justice dit NON à cette injustice.

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Prison de Fleury-Merogis : La Direction du D4 au Chevet de la Lutte Contre les Violences… LOL !

Pendant que les agressions explosent, que la surpopulation carcérale étouffe nos établissements, et que la violence gangrène les cours de promenade avec des règlements de compte sous fond de trafics. La Direction du D4, a eu la bonne idée pour se démarquer de nouveau et se distinguer des autres, « comme l’élève modèle aux bottes des directives européennes » d’imposer à la sécurité des personnels une révision des pratiques professionnelles complètement déconnectée de la réalité du terrain :

❌ Suppression des fouilles par palpation systématique lors des mouvements collectifs !? QUID des autres mouvements des détenus ?

Pour le bureau local Force Ouvrière Justice cette consigne sécuritaire laxiste est une aberration qui met en péril la sécurité des agents dans un contexte de violence prégnant !

Nous rappelons à nos têtes pensantes que les premiers boucliers sont les agents !

Pour le bureau local Force Ouvrière Justice les gestes de sécurités sont des éléments non négociables qui permettent un contrôle poussé de nos pensionnaires.

Est-ce nécessaire de lister toutes l es saisies , les découvertes et armes de confection artisan al e s qui circulent au sein de cette structure ? ?

Pour le bureau local Force Ouvrière Justice, la sécurité des personnels pénitentiaires est une priorité non négociable.

L’ intégrité physique des agents passe avant ou après celle de nos pensionnaires ?

Notre organisation professionnelle a interpellé le chef d’établissement sur l’opportunité d’une telle mesure dans le contexte sécuritaire dégradé de sous- effectif et de surpopulation carcérale.

A quand la suppression des PORTIQUES DE SECURITE et des MAGNETOMETRES sur le bâtiment D4 !?

Force Ouvrière Justice ne peut attendre (« dixit : 2 minutes ») et demande l’application des fouilles par palpation à chaque sortie de détenues de leur cellule.

Nous rappelons la position constante de Force Ouvrière Justice contre l’article 57 de la loi pénitentiaire.

A CHACUN SES PRIORITÉS !!!

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Prison de Caen-IFS : Quand la Prison Devient Ingérable !

Le quartier mineur est une nouvelle fois au cœur des préoccupations, et malheureusement, pas pour de bonnes raisons.

Ce matin, alors que les agents effectuaient un contrôle, ils ont découvert que le détenu B était en possession d’une rallonge multiprise électrique, un objet strictement interdit. Lorsqu’une gradée a tenté de la lui confisquer, celui-ci l’a violemment poussée contre la paroi de la douche. La mise en prévention a été nécessaire pour mettre fin à l’incident.

Un peu plus tard dans la matinée, au quartier d’isolement, un autre incident s’est produit. Un détenu a refusé de présenter ses mains au passe-menottes afin de permettre une fouille de cellule.

Malgré plusieurs injonctions, il a persisté dans son refus, contraignant la gradée à ordonner l’intervention des agents. Lors de son placement en quartier disciplinaire, une mesure nécessaire au regard de son comportement, la situation a encore dégénéré. Alors qu’un agent lui demandait d’arrêter, le détenu a tenté de mordre un surveillant à l’intérieur de la cuisse lors du retrait de ses vêtements.

Depuis un certain temps, la situation devient ingérable. Les agents, épuisés, commencent à saturer. Malgré les nombreux signalements, rien ne semble changer.

Le moral du personnel est au plus bas, et ce mal-être se répercute désormais sur d’autres secteurs. Une frustration grandissante s’installe, alimentée par le sentiment que tout le monde n’est pas traité de la même manière. Cette impression d’injustice et d’inaction pèse sur les équipes, qui, malgré leur engagement, ont de plus en plus de mal à voir des résultats concrets.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS demande à la Direction de réagir face à la situation préoccupante, car le moral des agents est en baisse. Il est impératif que des sanctions fermes et efficaces soient appliquées sans délai.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient également à exprimer son soutien aux collègues, leur souhaite un prompt rétablissement, et se tient à disposition pour les accompagner dans toutes les démarches.

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CPIP : Toujours pas de CIA ?

Dans un communiqué du 17 octobre 2022, FO Justice CPIP dénonçait l’absence de versement du CIA pour les CPIP. Nous révélions les « petits arrangements entre amis » ayant conduit à ce « consensus ». Les « amis » en question n’étant autres que la DAP et les OS représentatives de l’époque : CGT-IP, SNEPAP-FSU et UFAP-UNSA.

En effet, FO Justice CPIP ne siégeait pas encore en CSA-IP.

Mais nous nous demandons, aujourd’hui encore, qui peut bien prétendre se satisfaire de ce « consensus ». Si c’est évidemment le cas pour la DAP, et que ça semble l’être également pour les OS de l’époque, les personnels concernés qu’elles sont censées représenter ne l’acceptent pas du tout… FO Justice non plus !!!

Depuis, c’est la totale omerta autour du CIA des CPIP…

Un secret bien gardé pour une arnaque bien ficelée !

Depuis, FO Justice n’a eu de cesse de se battre pour mettre un terme à cette injustice. Car oui, l’absence de CIA pour les CPIP est une injustice. Plus grave encore, c’est une violation des règles régissant le RIFSEEP, qui est composé à la fois de l’IFSE et du CIA, sans qu’il soit possible de les dissocier l’un de l’autre… et ce sont le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel qui l’affirment.

Les OS concernées sont curieusement peu loquaces quand on les interroge sur le sujet, y compris lors des instances officielles auxquelles nous siégeons désormais (CSA-IP du 16 mars 2023).

Quant à la DAP, elle nous répondait lors d’une réunion bilatérale le 29 juillet 2024 que c’est bien la CGT-IP, largement majoritaire à l’époque, qui avait refusé le bénéfice du CIA pour les CPIP, arguant qu’ils ne voulaient pas d’une « prime au mérite ».

Interpelé par nos arguments d’ordre juridique, et peu convaincu par son service RH, le DAP s’était engagé à revenir vers nous avec des éléments de réponse précis.

Nous attendons toujours ces éléments de réponse…

Et les CPIP attendent toujours leur CIA !

Nous avons donc décidé, comme nous l’avions annoncé, d’engager les procédures contentieuses nécessaires pour faire aboutir ce dossier. Et, comme nous l’avions annoncé également, nous irons jusqu’au bout, jusqu’aux plus hautes instances administratives de l’État s’il le faut.

Nous avons les arguments juridiques ! Nous avons une stratégie !

Nous avons une volonté inébranlable…

Nous sommes déterminés à mener ce combat !

C’est en ce sens qu’un courrier a été adressé ce jour au Garde des Sceaux, première salve de la stratégie mise en œuvre par le service juridique de FO Justice pour qu’enfin les CPIP soient rétablis dans leur droit et perçoivent un CIA.

FO Justice vous l’a promis, FO Justice ne lâchera rien et vous tiendra régulièrement informé des suites données à cette procédure ! 

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VISIOCONFÉRENCE : FO Justice fait entendre raison !

La visioconférence imposée par FO Justice a contraint l’USM à un revirement de situation, permettant ainsi à l’UNSA Justice de communiquer.

Chers collègues, la satisfaction de Force Ouvrière est immense !

L’USM, syndicat de magistrats corporatiste, qui jusqu’alors rejetait la généralisation de l’usage de la visioconférence, et dénonçait l’accord d’Incarville dans un communiqué conjoint avec ses homologues du SM le jour même de l’hommage national rendu à Fabrice et Arnaud, affirme aujourd’hui être en accord avec notre vision et nos revendications.

Cette victoire de FO Justice représente un tournant décisif !

Il convient d’améliorer la sécurité de l’ensemble du personnel du ministère de la Justice.

La réduction des extractions judiciaires minimise le risque d’incidents graves.

Un renforcement de la sécurité pour les personnels de surveillance est nécessaire, mais il est crucial d’assurer également la sécurité du personnel des tribunaux, car une attaque visant à faire évader un détenu pourrait survenir à tout moment et en tout lieu.

En outre, suite au changement de position de l’USM, son partenaire, l’UFAP-Unsa Justice, peut enfin et officiellement apporter son soutien à la généralisation de la visioconférence…

Il était temps et il a hélas fallu que FO Justice leur torde le bras pour y parvenir.

Force Ouvrière Justice exprime sa gratitude au Ministre pour sa fermeté et sa détermination concernant le recours à la visioconférence. Nous attendons désormais le vote de l’Assemblée nationale afin que, pour les affaires de criminalité organisée, la visioconférence devienne la pratique courante et l’extraction judiciaire, l’exception.

FO Justice suivra attentivement la position et le vote des députés !

Force Ouvrière Justice, syndicat réellement libre et indépendant…

Ce qui fait toute la différence.

À bon entendeur…

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Prison de Rochefort : Nouvelle Agression !

Aujourd’hui, une nouvelle fois la Maison d’arrêt de Rochefort a vu deux de nos collègues blessés lors d’une intervention.

L’un a une fracture du nez (et ses lunettes cassées), l’autre des hématomes sur un bras et un doigt.

L’adjoint au chef d’établissement quant à lui, a eu droit à des crachats de notre aimable pensionnaire.

Cette personne détenue a un profil qui n’aurait jamais dû lui permettre d’être affectée dans notre établissement. Elle n’a eu de cesse de nous poser des problèmes de gestion depuis son arrivée.

Ce détenu cherche en permanence l’affrontement avec ses codétenus.

La maison d’arrêt de Rochefort souffre depuis trop longtemps d’une surpopulation pénale grandissante et par la même d’un manque chronique de personnel.

Le syndicat local FO JUSTICE souhaite un bon rétablissement à nos collègues.

Le syndicat local FO JUSTICE se félicite du transfert de cet agresseur intervenu dans la soirée.

Le syndicat local FO JUSTICE attend avec impatience l’arrivée de nouveaux collègues, vu le manque d’effectif et le nombre de collègues sur le carreau.

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