Notre organisation syndicale – qui avait réclamé- des comités de suivi concernant la situation à Mayotte a eu un échange ce jour avec la direction des services judiciaires
FACE A LA SITUATION PLUS QUE DIFFICILE DE NOS COLLEGUES ULTRA-MARINS
► NOUS DEMANDONS :
► la reprise du plan de continuation d’activité : ce plan a été arrêté trop tôt !
► que le télétravail soit élargi au plus grand nombre : à situation exceptionnelle, décision exceptionnelle !
► la mise à disposition RAPIDE de locaux adaptés pour que nos collègues puissent exercer leur fonction dans des conditions normales : il n’est pas normal que nos collègues doivent exercer dans des conditions IGNOBLES !
► le respect de la santé et de la sécurité de nos collègues : il n’est pas normal que nos collègues craignent d’arriver et de partir de leur juridiction de peur d’être agressés ! il n’est pas normal qu’ils risquent leur santé faute de climatisation ou encore au risque d’être électrocutés !
► l’effectivité rapide de l’affectation de renfort pour le greffe : nos collègues doivent souvent assurer plusieurs services faute d’effectifs suffisants et ce sans concertation
►Le paiement de la prime « CHIDO » : face aux conditions d’exercice de leurs fonctions nos collègues ont droit comme d’autres fonctionnaires à cette prime
Le ministre de la Justice annonce sa venue à Mayotte en avril prochain,
Le 5 mars 2025, un détenu doit changer de cellule pour des travaux pendant 24H, celui-ci refuse catégoriquement le changement.
Après plusieurs minutes de négociations, le seul moyen d’amener ce détenu vers sa nouvelle destination, est l’utilisation de la contrainte.
Lors du trajet celui tient des propos suicidaires, ce qui change sa destination vers la CPROU. A son arrivée, les surveillants du QAE sont accueillis par un détenu virulent qui crache en plein visage de notre collègue.
Ce détenu est bien connu de notre établissement, après 29 CRI, il alterne entre cellule disciplinaire et CPROU, sans réelle prise en charge sanitaire.
Notre chef de détention et son adjointe, militent depuis trop longtemps pour un transfert vers un établissement spécialisé.
Faut-il attendre à chaque fois un drame pour que les choses avancent ?
FO Justicefélicite l’ensemble des intervenants, et salue leurs professionnalismes.
FO Justiceremercie la direction pour la prise en charge de notre collègue.
FO Justiceappuie la demande de transfert de ce détenu dans les plus brefs délais et attend des autorités judiciaires la fermeté habituelle sur ce genre d’agression.
FO Justicesouhaite un prompt rétablissement à notre collègue après ce traumatisme qui ne doit pas rester impuni.
Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les membres du Comité Social d’Administration (CSA),
En premier lieu, le syndicat local pénitentiaire FO Justice du centre pénitentiaire d’Avignon-Le Pontet souhaite, à travers cette déclaration liminaire, FÉLICITER chaleureusement toutes les personne mises à l’honneur lors de la cérémonie du 24 février 2025.
C’était une demande FORTE des membres du bureau local FO Justice de relayer les cris du cœur des agents, de reconnaître leur engagement et de mettre à l’honneur les agents.
Notre Organisation Syndicale est ravie de constater que le nombre de collègues ayant reçu de réelles félicitations et décorations au sein de notre établissement ne cesse d’augmenter.
Cependant, il reste encore de nombreux agents méritants qui doivent être mis en lumière pour le courage de leurs actes, leur volonté et leur détermination. Le bureau local FORCE OUVRIÈRE continuera à œuvrer pour tous ces agents ne sombrent pas dans l’oubli !
Cette déclaration liminaire exprime également un profond soulagement à la suite de l’arrestation de Mohamed Amra, suspecté d’avoir été impliqué dans l’assassinat de nos deux collègues Arnaud et Fabrice.
Avec son arrestation, nous espérons que les familles endeuillées pourront enfin obtenir des réponses à leurs questions. Nous leur souhaitons tout le courage nécessaire pour surmonter cette nouvelle épreuve difficile.
Après de telles tragédies, il est d’autant plus important que des agents comme ceux qui ont été félicités servent d’exemple. Leur engagement est un message fort :
LA LUTTE CONTINUE ET NOUS DEVONS LA REMPORTER, CAR IL EN VA DE LA VIE DES AGENTS !
Les agents sont constamment confrontés à des agressions et mis en danger par l’ampleur croissante du trafic. Nous devons lutter pour que des actes tels que ceux de l’année dernière ne se reproduisent plus jamais !
La fatigue des agents atteint un seuil critique, et il est INADMISSIBLE que l’on exige toujours plus d’eux. Il est URGENT d’agir pour que ceux qui ont été agressés ne se sentent plus abandonnés !
Qui peut contester que ce sentiment d’abandon ait contribué à la décision tragique de la surveillante anciennement affecté sur le centre pénitentiaire d’Aix-Luynes ?!
Quand la mise en place de l’ESAP sera-t-elle effective ?!! Nous sommes un site pilote « fantôme » ! Il est plus rapide de mettre en place une « prison médiatique sécurisée » que de déployer un système d’aide et d’accompagnement des agents, pourtant « clé en main » et prêt à être mis en œuvre !!
L’administration doit réagir ! Pas avec des fouilles tous les 6 mois, mais maintenant ! Pas avec de belles promesses qui font un joli décor mais qui ne seront jamais mises en application ! La diminution des maintiens de salaire lorsque l’agent est placé en congé maladie ordinaire (CMO) et le passage en force de l’administration sur la suppression de « la boule dynamique à 2 mois » ne font que témoigner du manque de considération pour notre métier.
Monsieur le Président, nous constatons que nos tracts ne semblent plus vous alerte, que nos interventions médiatiques sur les chaînes d’informations locales, régionales et nationales n’ont plus d’impact. Pourtant la sonnette d’alarme a été tirée depuis longtemps. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
Le nombre d’agressions depuis le début de l’année devrait impulser des changements immédiats !
Le bureau local FO Justice sera toujours présent pour faire évoluer les choses en faveur des agents.
FO Justice continuera de travailler pour améliorer les conditions de travail des agents, car telle est notre volonté.
La surpopulation carcérale qui gangrène nos coursives et dégrade nos conditions de travail ne saurait justifier les violences envers les personnels de notre établissement pénitentiaire.
En effet, ce jeudi 06 mars 2025 vers 11h10 l’agent en charge de la gestion des télévisions sur le bâtiment D5 a été victime d’une odieuse agression par un détenu incarcéré pour des faits de violences. Bénéficiant d’un soi-disant totem d’impunité avec son prétendu « statut d’indigent », il a cédé à ses pulsions primaires lorsque notre collègue a procédé au retrait de la télévision au bénéfice de ceux qui avaient payé pour ce service.
Sans état d’âmes, il a porté plusieurs coups de poings au niveau du visage et du torse de notre collègue qui cherchait en vain à lui faire entendre raison à l’ouverture de la porte.
L’alarme a été déclenchée et la réactivité des renforts ont permis de procéder à la maitrise du forcené.
A peine remis de leurs émotions les agents ont dû retrousser leurs manches pour prêter main forte à une seconde agression qui s’est produite dans foulée au 1er étage de cette structure.
Un détenu visiblement mécontent du service à forcer le passage, dès l’ouverture de la cellule, en bousculant au niveau de l’épaule la collègue en charge de la distribution des cantines. La maitrise a té particulièrement difficile au vu de l’excitation du détenu.
Nos deux collègues ont été pris en charge et les auteurs des agressions ont été conduit au quartier disciplinaire.
Le bureau local Force Ouvrière Justicecondamne fermement ses agressions en dépit des louanges du plan de lutte contre les violences.
Notre organisation professionnelle apporte un soutien indéfectible à nos 2 collègues fortement choqués par cette violence décomplexée.
Le bureau local Force Ouvrière Justicedemande la comparution immédiate des auteurs de ses agressions au regard de la gravité des faits.
La section locale Force Ouvrière Justicedemande des mesures fortes pour contenir cette agressivité visiblement contagieuse.
Notre organisation professionnelle souhaite un prompt rétablissement a aux agents blessés et les accompagnera dans ses différentes démarches administratives et judiciaires.
Au vu des informations fournies par la DAP, FO Justice CPIP tenait à vous informer que la campagne de mobilité 2025 pour les Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation sera lancée après la tenue du Comité Social d’Administration de l’Administration Pénitentiaire (CSA-AP) du 20 mars, soit « à priori le 24 mars ». La
DAP nous a assuré qu’elle maintenait l’objectif d’une publication des résultats au plus tard fin mai 2025, permettant ainsi une prise de poste au 1er septembre. Ce calendrier laisserait donc un délai de trois mois entre les résultats et la prise de fonction des collègues mutés.
Environ 90 postes ouverts à la mobilité cette année
Le nombre de postes proposés cette année est donc inférieur à celui des précédentes campagnes. Cette baisse s’expliquerait par plusieurs facteurs selon la DAP :
Fin du plan de renforcement des SPIP 2018-2022
Manque de ressources disponibles, notamment en raison de l’absence de création d’emplois dédiés au Projet de Loi de Finances (PLF).
Pour FO Justice CPIP, la position très contestable de la sous-direction des RH de la DAP aggrave la situation et explique également le nombre si peu élevé de postes ouverts à la mobilité cette année. Ainsi, nous déplorons la décision unilatérale de la DAP d’avoir attribué une trentaine de CDI à des ANT dans des SPIP, y compris dans des DISP attractives (ex : la Réunion). Cette gestion des ressources humaines a donc bien aggravé la pénurie de postes pour les CPIP titulaires, et nous tenons donc la DAP pour responsable de cette situation !
S’agissant du PLF 2025, la DAP ne semble même pas s’être battue non plus auprès de la Chancellerie en vue de moyens humains supplémentaires dans les SPIP. Il est sans doute plus aisé pour notre Administration de fournir des données chiffrées douteuses sur l’action des SPIP, minimisant ainsi le nombre de suivis par CPIP en vue de rapports biaisés émanant du Sénat ou de la Cour des Comptes plus récemment ; plutôt que de se démener pour obtenir les budgets nécessaires pour atteindre les effectifs de référence et permettre à nos collègues de remplir pleinement leurs missions.
La justice pénale des mineurs est un sujet sensible qui tend à la crispation et parfois même à la radicalisation. Pourtant, seule la pondération et l’humilité peuvent conduire à des décisions de bon sens.
Ce n’est pas le cas des lois ATTAL qui en l’espèce constituent une première étape vers un démembrement méthodique de la spécificité de la justice pénale des mineurs.
Le soutien indéfectible du Garde des Sceaux démontre la volonté de ce dernier de plaire plutôt que de faire.
La posture du ministre de la Justice adepte d’une communication active sans réelles connaissances du public et du fonctionnement de la justice des mineurs est contre-productive et ne permettra pas de répondre efficacement à l’enjeu de la délinquance juvénile.
En s’attaquant à l’excuse de minorité, en imposant la comparution immédiate et en pointant la responsabilité parentale, il démontre sa méconnaissance du public et cède aux sirènes de la simplification.
FO justice PJJ invite le ministre à se rapprocher des organisations syndicales avant de s’aventurer dans un nouveau plan « place nette XXL» anti-mineurs délinquants.
Madame la Présidente,
Puisque vous avez annoncé votre potentiel départ, un bilan s’impose.
En effet, le plan stratégique national s’est révélé inefficace et bien loin des besoins identifiés sur les terrains.
Que dire de la gestion calamiteuse des CEF, fleuron de la politique macroniste, de la violence quotidienne envers les agents qui ne cessent de croître, de l’obsolescence du dispositif placement assujetti aux logiques arithmétiques, du refus d’octroyer plus de moyens aux services de milieu ouvert, de la dégradation des conditions de travail des agents, de la perte de sens des missions et de l’incapacité à se positionner face aux juridictions.
Que dire madame la Présidente de votre décision de renforcer les pôles juridiques dans les services déconcentrés pour augmenter le volume de sanctions disciplinaires, de la priorisation de l’écologie pour soutenir les ours polaires, de la déliquescence de l’ENPJJ qui forme des théoriciens et non des praticiens de l’enfance délinquante, des dysfonctionnements de certaines directions interrégionales qui agissent à leur guise et du silence complice face au réseautage.
Madame la Présidente,
Vous n’avez pas été capable de régler la question de la gouvernance, de veiller à l’application scrupuleuse des consignes au niveau des services déconcentrés, de proposer un plan de lutte contre le narcotrafic et l’emprise sur les mineurs, de diversifier les modes de prise en charge, de permettre l’octroi de renforts humains pour absorber l’impact du CJPM en milieu ouvert, de vous mobiliser avec détermination pour revaloriser les salaires, de permettre la simplification administrative, de protéger les agents victimes de violences, de manifester publiquement votre soutien à ces derniers et de donner une véritable place au dialogue social.
Le résultat de votre inertie ou de votre refus d’affronter les véritables difficultés se traduit par de nombreux services de placement et de milieu ouvert au bord de l’agonie, par un épuisement des professionnels et une augmentation mécanique de l’absentéisme.
Votre politique d’austérité à travers le gel des postes que vous imposez aux DIR en prétextant ne pas savoir entraine des conséquences désastreuses ne permettant plus aux agents d’assurer leur mission.
Le principe d’un ETP entrant conditionné par un ETP sortant était inaudible. Le fait maintenant que les contrôleurs budgétaires régionaux imposent une gestion au mois l’est encore moins. Vous devez intervenir rapidement pour arrêter cette gestion au coup par coup et transmettre aux services déconcentrés non pas des chiffres globaux mais la répartition des effectifs par dispositif.
À ce titre, un courriel étayé a été adressé à vos collaborateurs et les DIR concernées.
Qu’attendent-ils pour agir ?
Pour ne pas alourdir votre bilan, le moment est venu de mettre fin au gel des postes sans quoi ce sont les mineurs qui ne trouveront pas d’adultes en face d’eux pour les prendre en charge.
D’autant que les questions budgétaires sont réglées.
Madame la Présidente,
Un point saillant de votre bilan, le dialogue social. FO Justice PJJa toujours dénoncé un dialogue social conduit sous le prisme du refus systématique de toutes négociations ou compromis. Force est de constater que les instances se suivent et rien ne changent
Toutefois, nous devons reconnaître que votre persévérance sur la question du dialogue social mérite d’être valorisé.
En effet, vous pouvez vous prévaloir d’une réussite majeure. Celle d’avoir permis l’émergence d’un consensus entre les cinq organisations syndicales représentatives à la PJJ. Gageons qu’il s’agit d’une prouesse.
Mieux encore, votre réussite va au-delà de nos frontières. Grâce à vos collaborateurs, vous êtes parvenus à unir toutes les organisations syndicales de ce syndicales. Eu égard aux nombreuses divergences qui les opposent, cette performance relève de l’exploit et restera dans les annales.
Madame la Présidente,
Tant que la direction de la PJJ n’ouvre pas les portes du compromis et de la négociation, nous continuerons de manifester notre mécontentement. Cela passe bien évidemment par le refus ce jour de siéger à ce CSA PJJ.
Manque criant d’effectifs : une situation intenable et dangereuse !
Le SLPFOJUSTICE Besançon tire le signal d’alarme ! Le manque flagrant de ressource RH atteint un seuil critique, mettant en péril la sécurité des personnels, des personnes détenues.
Face à cette pénurie chronique, les capitaines, déjà surchargés de responsabilités, sont contraints de prendre le roulement, une mesure exceptionnelle qui devient la norme. Des brigadiers-chefs qui tournent à 5 depuis des mois, des surveillants exténués par des journées surchargées tenant plusieurs postes en même temps.
L’accumulation des heures supplémentaires, la gestion simultanée de multiples postes et l’épuisement qui en découlent ne sont plus tolérables. Nos collègues sont poussés à leurs limites physiques et mentales, exposés à des risques accrus d’erreurs, de burn-out et d’accidents de service. Cette situation est inhumaine et contreproductive.
A cela s’ajoute une recrudescence des actes violents avec arme entre détenu.
La prise en charge des profils violents et des pathologies psychiatriques graves : un défi impossible dans ce cadre.
Dans ce contexte de sous-effectif, la prise en charge des personnes présentant des profils violents ou souffrant de pathologies psychiatriques graves devient un véritable casse-tête. 288 places en détention pour 415 personnes écrouées ! des matelas au sol dans des bâtiments vieillissants avec un seul personnel technique pour l’ensemble des chantiers et la maintenance de l’établissement.
Les personnels, déjà sous pression, ne disposent ni des ressources ni du temps nécessaire pour gérer ces situations complexes et potentiellement explosives.
La sécurité et le bien-être des personnels ne sont pas négociables ! Nous appelons toutes les parties prenantes à prendre leurs responsabilités avant qu’un drame ne survienne. Nous soutenons la direction qui a pris conscience de la situation et qui a déjà alertée sur ces problématiques.
Le temps des promesses est révolu, celui des actes est urgent.