Jadis, à l’époque des guerriers de parole, le vil petit détenu au comportement risqué, ce voyageur incontesté de la DI (surnommé “virevolte au vent”), aurait déjà dû être transféré après avoir attisé les flammes à deux reprises dans un quartier disciplinaire. Mais aujourd’hui, quatre dépôts de plainte et deux feux volontaires de cellule ne suffisent plus. Où se situe la protection des personnels sur l’échelle de l’irresponsabilité ? Ce détenu pyromane aux troubles psychologiques, qui a jeté à deux reprises tous les objets de sa cellule sur nos collègues, doit être transféré immédiatement. Le RDC du b ne suffira pas, cette gestion ne leur incombe pas !
Et pendant ce temps, à Vera Cruz (comprenez ici le QM), la situation est tout aussi déplorable.
Nous sommes cette taule légendaire aux travailleurs parfaits, transformant ici tout MOS, toute escorte renforcée, tout criminel condamné, en un magnifique cygne blanc.
« Ne jugez pas chaque jour par la récolte que vous faites, mais par les graines que vous semez.»
– Robert Louis Stevenson.
Voyons un peu les graines semées : 8 procédures criminelles, 2 MOS dont un en gestion isolée face à plusieurs jeunes de chaque groupe, une escorte renforcée impliquée dans un contrat de centaine de milliers d’euros contre la tête de collègues , un quartier mineur sans premier surveillant dédié, des séparations supplémentaires aux groupes, des ouvertures à deux, des mouvements accompagnés sans premier surveillant, des promenades d’une gestion individualisée sur une cour de promenade majeure, pendant que les autres mineurs sont sur la cour des mineurs. Nous cherchons encore un agent promenade, un agent pic du A ou le troisième du A. Et pendant ce temps à Vera Cruz, notre escorte renforcée remonte après chaque promenade avec les poches pleines grâce aux fenêtres des majeurs. Ne serait-il pas mieux en promenade QI ?
Le bureau F.O local insiste sur la nécessité de la présence d’un agent promenade. Il serait judicieux d’avoir le gradé posté omniprésent pour les ouvertures à deux, les accompagnements, etc. La présence des deux agents est cruciale et demandée à chaque entretien de n’importe quelle nature avec un profil renforcé. Comment voulez-vous faire si, en plus, les surveillants du quartier mineur gèrent les mouvements du troisième du A ? La question n’est plus de vouloir, mais de pouvoir.
Affecté depuis 2007 sur le poste d’agent « PSE » au sein d’un établissement pénitentiaire, j’ai vu ma fonction évoluer au fil du temps, la montée en puissance de cet aménagement de peine a permis aux agents d’intégrer les services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) en 2011.
Mes tâches quotidiennes ont toujours été claires, mon intégration au sein de mon antenne s’est faite naturellement
Entouré par des professionnels, j’ai su démontrer mon savoir être et mon savoir-faire en travaillant étroitement avec les différents acteurs du monde judicaire. Je suis fier de faire parti d’une équipe de professionnels dédiés à l’insertion et à la réinsertion des personnes qui lui sont confiées par l’autorité judiciaire, Moi le surveillant !
Comme vous le savez, Père Noël, nous manquons malgré tout de moyens humains et matériels pour réaliser nos missions… Nous nous efforçons quotidiennement de réaliser au mieux notre tâche.
Malgré ma bonne volonté, je suis inquiet en cette fin d’année en effet de nombreux cauchemars viennent perturber mon doux sommeil
Lors de ces mauvais rêves, on veut m’obliger à réaliser de nouvelles missions qui ne m’incombent pas… On veut me faire croire que c’est pour l’évolution de ma fonction…les changements d’horaires et la gestion des alarmes des personnes placées sous bracelet seront mes nouvelles tâches.
HEUREUSEMENT QUE LA SONNERIE DE MON REVEIL MET UN TERME À CE CAUCHEMAR …
C’est pourquoi père noël, j’aimerais comme cadeau cette année de nouveaux collègues, des moyens techniques à la hauteur de nos missions et surtout père noël de la considération.
Je rêve de vous rencontrer, vous et vos lutins sur mon terrain de « jeu ». Ma luge, une 207 DE 2010, pourra vous véhiculer …
Merci père noël, un agent de la surveillance électronique.
Madame la Présidente par « intérim », Mesdames et Messieurs les membres du Comité Social d’Administration, nous souhaitons tout d’abord commencer cette instance en apportant une nouvelle fois et par cette déclaration tout notre soutien à M. l’Adjoint Chef des détentions, ainsi qu’à la Chef d’établissement qui ont subi des menaces graves ayant franchi toutes les limites de l’acceptable !
Aujourd’hui, tous les agents de tous corps et de tous grades sont visés par une population pénale qui n’a aucune limite.
Aujourd’hui, certains personnels sont ciblés, malheureusement à cause du « laxisme » de certains autres cadres qui ont préféré pendant des années fermer les yeux !
Nous sommes conscients de la prise en charge rapide des FSI, de la DAP, de la DISP.
Ceci est un minimum de considération et de protection envers les agents.
FO JUSTICE CP Marseille n’a pas fait un communiqué local à la suite de cet évènement par respect de ces personnels et de la situation qui méritait tout d’abord la discrétion !
Nous remercions nosrégionaux et nos Nationaux qui ont pris le relais en communiquant sur ce sujet.
FO JUSTICE adresse une nouvelle fois tout son respect et sa gratitude à tout le personnel du CP Marseille qui travaille dans des conditions déplorables.
Tous les personnels du CP Marseille sont épuisés ! Certains services sont au bord de la rupture !
Le manque récurrent de personnel devient lourd de conséquences !
La surpopulation pénale de l’établissement devient ingérable, notamment au QAE qui est le « Fourre-tout »de l’établissement.
Quel respect accorde la direction aux agents qui l’interpellent sur le manque d’effectif lorsqu’elle leur répond :
« Il faut patienter jusqu’à l’ouverture de B3 ».
Les agents non plus de grandes motivations pour rester au CP Marseille qui ne les considère plus, avec une majeure partie de l’encadrement qui ne leur accorde aucune considération et pense plus souvent à les sanctionner au lieu de les écouter, ou à les diviser comme lors d’une situation similaire, certains ont une lettre de félicitations et d’autres agents n’ont rien ?
Nous espérons et nous le rappelons à chaque Déclaration Liminaire, que l’administration prendra conscience que sans les personnels de terrain qui prennent des risques tous les jours et accomplissent bien souvent des missions sans un minimum de moyens humains et matériels les établissements ne peuvent pas fonctionner !
Si nos dirigeants à tous les niveaux pouvaient également ne plus mettre en danger les agents uniquement pour réaliser leurs projets en « brutalisant les personnels » ou en les déplaçant dans des locaux inadaptés, sans écouter les propositions de FO JUSTICE, nous pourrions croire aux discours du Directeur Interrégional qui « prétend être soucieux » du bien-être du CP Marseille.
Pour ce qui concerne ce CSA :
FO JUSTICE vous a signalé un Danger Grave et Imminent en date du 02/12/2024.
Nous prenons acte de la réponse jointe sur un document agrafé daté du 5/12/2024, alors qu’en date du même jour, suite à notre relance par mail, vous répondiez :
« Je vous transmettrai des éléments de réponse dès que possible »
Nous prenons acte de la bonne prise en compte et de la reconnaissance de ces dangers graves et imminents par la direction et de la magie concernant les dates de réponses !
Pour autant, la réponse apportée ne répond pas à un délai à la hauteur des dangers évoqués et connus depuis 2019.
FO JUSTICE ne tolère plus le discours des directions successives de dire « Ce n’est pas moi, je ne suis pas responsable de ce que les autres n’ont pas faits ».
FO JUSTICEtiendra pour responsable la DISP et les personnes qui sont présentes depuis 2019 et qui ont caché sous « le tapis » ces situations pour gagner du temps !
Nous, représentant FO JUSTICE au CSA, prenons nos responsabilités d’informer les personnels de la gravité de ces carences et du danger qu’ils encourent :
– Absence de réponse de l’administration suite à déclaration registre DGI,
– Absence de tenu d’une réunion CSA FS sous 24 H,
– Nature des travaux à réaliser,
– délai de réalisation des travaux, échéancier,
– Mesures, à titre conservatoire, préalables aux travaux : Que fait-on en attendant ?
Droit de retrait, …
Enfin :
FO JUSTICE revient une nouvelle fois sur le manque de Logement pour les personnels affectés au CP Marseille, qui ne fait qu’accentuer la situation, ceci est encore plus préoccupant pour les agents qui seront affectés avec l’ouverture de B3.
Ce cadre professionnel, défavorable impacte la situation personnelle des agents, l’épuisement psychologique qu’ils subissent les plongent dans une incertitude totale, trop de troubles dans les pratiques professionnelles et de contradictions entre les moyens alloués et les objectifs parfois même à contre-sens de l’intérêt de l’établissement.
La compétence et la volonté des agents ne suffisent plus à remédier au bon déroulement de l’activité de notre établissement.Il y a URGENCE !
En tant que membre du Comité Social d’Administration, il est de notre devoir de veiller au respect des droits des agents et à l’intégrité des conditions de travail au sein du centre pénitentiaire.
Le Syndicat National FO Justice – Personnels Administratifs, vous informe que la publication des résultats des Tableaux d’Avancement pour l’accès aux grades de :
– Adjoint Administratif C2 (AAP2)
– Adjoint Administratif C3 (AAP1)
au titre de l’année 2025, est reportée au 21 janvier 2025
Le Syndicat National FO Justice – Personnels Administratifs vous en tiendra informé.
En cette fin de matinée du mercredi 11 décembre 2024, une violente agression se produit au rez-de-jardin du bâtiment E. L’Officier du bâtiment recevait en audience un détenu afin de lui notifier son changement de cellule suite à sa sortie de CPROU.
Mécontent de la décision, ce voyou contourne le bureau de l’Officier qui, prêt à utiliser son spray à poivre, le repousse une première fois. Revenant à la charge, le détenu donne un violent coup de poing avant d’être maîtrisé et monté à l’hôtel… Pardon le quartier « disciplinaire ».
Afin d’être sûr que ce voyou ne soit pas trop traumatisé de toute cette violence dont il est l’auteur, on demandera aux agents de passer toutes les 5 minutes devant sa porte GRANDE OUVERTE. Précisons que ce jour là, les agents sont en pleine gestion de la CDD…
Lors de notre dernier tract, nous pointions du doigt la mise à jour de la note concernant l’usage de la force par les personnels.
Est-ce que la « Dimension relationnelle du métier » a protégé notre collègue d’un coup de poing ??
Il est plus qu’urgent de redresser la barre, mais cette administration en a-t-elle la volonté ? Qu’attendent nos « têtes » pensantes pour enfin être du côté du personnel ?
Le laxisme n’apporte pas la paix, mais bien la violence et l’immunité face aux personnels abandonnés et pointés du majeur à longueur de temps.
FO Justice revendiquait la classification des établissements. Ils ont réfuté cette idée et ont préféré créer des quartiers spécifiques au sein même des établissements. Sachant que nous courrions au fiasco, FO Justice avait alors dénoncé ce mauvais choix…
Le bureau Local FO tire le signal d’alarme concernant l’établissement la surpopulation et les dangers qui en découlent…
En effet, ce 10 décembre nous arrivons à un point de rupture, pour un effectif théorique de 29 places nous avons 48 pensionnaires ! Soit 165% de surpopulation. Nous avons 6 détenus qui dorment au sol avec les problèmes d’hygiène,
les tensions que cela implique. Malgré cela nous continuons à recevoir des arrivants d’autres départements, d’autres DI. Et des clients sérieux impliqués dans des procédures criminelles, des gens de la DZ Mafia…
D’accord le personnel Belfortain est expérimenté, professionnel, besogneux…. mais quand même cela devient INGERABLE.
Nous avons un problème STRUCTUREL !!! Les autorités savent que nous n’avons qu’une cellule de quartier disciplinaire ? Les autorités savent que nous n’avons pas de quartier d’isolement ? Nos autorités savent que nous n’avons qu’une cours de Promenade ? Que 2 étages ?
Comment faire pour séparer Pierre de Paul ? Qui lui est à séparer de Jacques, qui lui même est à séparer de Marcel, qui lui ne s’entend pas avec Paul ? Bref c’est un véritable casse-tête pour donner un tour de promenade de parloir ou même dans les mouvements.
Sans oublier les détenus mentalement dérangés dont les notes de services imposent des ouvertures à 2 agents et un gradé…
Que dire des extractions en service de nuit pour l’hôpital pour des procédures criminelles escorte 2 à 3 agents minimum quand on est 4 agents la nuit ?
• Pourquoi n’arrivons nous pas à transférer les condamnés qui ont signé leur affectation depuis juin ???
• Pourquoi les 18 condamnés (pour des peines allant jusqu’en 2028 pour certains) restent chez nous ?
• Dans un petit établissement comme Belfort, nous gardons 11 prévenus en procédure criminelle alors que notre structure n’est pas adaptée à leur gestion !
La situation est devenue INGERABLE, les agents font de leur mieux pour maintenir le navire à flot, mais la situation est dangereuse pour les personnels comme pour nos pensionnaires.
Le bureau Local FO demande plus de considération et de compréhension de la part des autorités !
Le bureau Local FO demande des transferts pour les détenus condamnés et PERTURBATEURS !
Le bureau Local FO demande à ce que notre direction soit vigilante concernant les détenus que nous recevons en transfert qui sont des mesures d’ordre dans d’autres établissements.
Les agents Belfortains se retrouveront devant les portes de l’établissement pour manifester.