Publié le Laisser un commentaire

Prison de Beauvais : La loi des séries, agressions et incendie

Le 19 novembre 2024, le centre pénitentiaire de Beauvais, notamment au sein du quartier femmes, a été le théâtre d’une agression violente orchestrée par la même détenue impliquée dans l’incident du 18 novembre.

Alors que les surveillantes se rendaient à la cellule du quartier disciplinaire pour distribuer les repas, la détenue, malgré plusieurs injonctions, a refusé d’obtempérer.

Lors du contrôle qui a suivi, elle a réagi avec une extrême violence, portant des coups de poing et de pied à toutes les surveillantes présentes.

Suite à cette agression, la détenue a manifesté une inertie physique, compliquant davantage la situation. Pendant la maîtrise, elle a réussi à retirer le casque de l’agent bouclier, mordre l’avant-bras d’une surveillante et arracher une touffe de cheveux à la cheffe, tout en tentant de dérober ses clés.

En réponse à cette attaque, l’alarme a été déclenchée, entraînant une intervention rapide de renforts pour maîtriser cette situation d’une grande violence.

Bilan : 5 jours d’ITT pour la gradée et 2 jours pour chacune des trois autres surveillantes.

Aujourd’hui, un nouvel incident a eu lieu au sein du quartier femmes. Une détenue, mécontente du service public, a volontairement mis le feu à son matelas, sa couverture et son drap. Une intervention avec des équipements de protection respiratoire a dû être mise en place.

Notre bureau syndical tient à féliciter tous les agents pour leur sang-froid et leur professionnalisme exemplaire, souhaite un prompt rétablissement à toutes les personnes blessées par ces agressions injustifiées. Remercions la direction pour la gestion efficace des incidents, du soutien apporté aux agents, de la condamnation de la détenue à 30 jours de quartier disciplinaire ainsi que de son transfert prochain.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Val-de-Reuil : Retranché en cellule

Aujourd’hui encore, deux agents ont été blessés dans l’exercice de leurs fonctions.

Suite à l’ouverture d’une porte, pour répondre à un drapeau, l’agent d’unité a reçu au niveau du ventre, sous le gilet pare-lame, un objet non identifié. Cet objet, lancé avec force à blessé l’agent qui par reflexe referme la porte.

Lors de l’intervention, suite à cette agression, l’équipe découvre que le voyou s’est barricadé avec sa table, son armoire. Au moment de désencombrer l’entrée, les collègues se sont retrouvé face à une pluie de morceaux de verre, de jets de vaisselles lancé avec une violence sans nom !

Ce qui devait arriver, arriva, un des nôtres se  retrouve avec un morceau de verre planté dans la cuisse !

Face à la dangerosité et à l’impossibilité d’aller maitriser l’individu, la décision de déclenché les ERIS a été prise !

FO justice Val de Reuil salue bien évidemment cette décision !

Ce nouvel acte de violence vient s’ajouter à une longue liste d’agressions que subissent les agents du CD Val de Reuil, exposés chaque jour à des risques inacceptables !

FO Justice Val de Reuil félicite l’ensemble des agents qui ont su, malgré la violence de la situation garder leur calme et leur sang-froid !

FO Justice Val de Reuil souhaite un prompt rétablissement à nos camarades blessés et se porte à leurs cotés dans les démarches.

FO Justice Val de Reuil réitère sa demande de CREATION d’une équipe locale de sécurité pénitentiaire avec un abondement en agents.

Les violences subit sur notre établissement prouve d’elle-même que cette équipe ELSP est plus que nécessaire !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison du Port : Le naufrage annoncé d’un navire abandonné

La fin d’année approche et le constat au CD le Port est sans appel : La gestion est catastrophique.

Bizarrement le père Noël n’oubliera pas de récompenser ces gentils encadrants, bien que les caisses de l’établissement soient vides.

Une régie des comptes nominatifs qui est dans un état désastreux en raison d’un management déplorable depuis plus d’un an, mais ça ne semble pas choqué la direction. On applique des solutions de fortune alors que des solutions pérennes existent.

En détention les notes sont distribuées à tout-va pour compenser le manque de personnels. Car oui l’organigramme de référence n’est pas respecté, au point que quasiment toute une équipe se retrouve sur des postes non cartographiés depuis plusieurs années (Travaux, archives…).

Il manque une équipe complète qui se retrouve dispatché sur divers postes.

Résultat : les agents de détentions doivent pallier cette gestion catastrophique des ressources humaines. Les agents du quartier bas se retrouvent à gérer les extractions de nuits des deux quartiers. Conséquence : une accumulation de fatigue pour les agents.

FO JUSTICE SOUHAITE une révision de l’organigramme de référence. Les postes créés doivent être validés afin de rétablir l’effectif en détention.

FO JUSTICE INTERPELLE la Direction sur l’urgence de renforcé les équipes du quartier haut (6 agents prévu par l’organigramme de référence au lieu de 4 actuellement).

Avez-vous entendu les cris du personnel en ce samedi 16 novembre 2024 lors du débrayage.

Le personnel qui dénonce l’insécurité sur le quartier haut (population pénale avec profil inadaptée).

Le personnel qui dénonce le manque de soutien sur la gestion des conflits avec les détenus.

Vous êtes sourd à la souffrance du personnel. Vous êtes aveugles à la situation catastrophique de notre établissement.

Cessez de prendre le personnel pour des pigeons. Les palettes sont déjà prêtes !

FO JUSTICE RÉCLAME depuis 2018 la mise en place d’un planning nuit sèche, comme préconisé par le Rapport Mollard. Le rythme matin- nuit est usant pour la santé du personnel, et sa suppression va dans le sens du bien-être au travail, un enjeu majeur pour notre organisation.

FO JUSTICE DEMANDE un vote du personnel des deux quartiers concernant ce futur planning. Les agents doivent être les seuls décideurs de ce changement.

FO JUSTICE EXIGE le transfert des détenus mahorais vers la métropole. Les détenus mahorais transférés sont sans pièce d’identité à leurs arrivées sur notre établissement, êtes-vous sur de leurs identités ?

Le CD du Port n’est pas un centre de rétention, le CD du Port n’est d’ailleurs pas un centre de détention, l’encellulement individuel n’étant pas respecté.

Devons-nous vous rappelez qu’il y a un mois deux détenus mahorais ont tenté de s’entretuer en cellule. L’intervention rapide de l’agent en poste à l’étage a évité le drame, cependant une extraction médicale fut quand même nécessaire.

FO JUSTICE REQUIERT la création d’une ELSP avec apport en personnel dans les plus brefs délais.

FO JUSTICE SERA TOUJOURS aux cotés des agents de tous corps et tous grades confondus afin de les soutenir au quotidien face à une Direction inerte.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Déclaration liminaire : CAP filière socio-éducative 20 et 21 novembre 2024

Madame la Présidente,

Nous siégeons aujourd’hui dans un contexte social tendu, marqué par des annonces budgétaires préoccupantes. La volonté gouvernementale d’étendre les jours de carence à trois jours pour les arrêts-maladie suscite une profonde indignation. La fonction publique est prise pour cible et l’État pointe une nouvelle fois du doigt les fonctionnaires.

Les attaques répétitives de nos acquis sociaux sont l’expression d’un mépris décomplexé et inacceptable.

FO Justice PJJ dénonce fermement cette mesure injuste, qui ne ferait qu’aggraver les inégalités sociales et affecterait durement les agents. Notre organisation demeure mobilisée pour empêcher cette réforme et défendre les droits des agents de la PJJ.

Monsieur le Président,

Nous déplorons la perte de substance des instances de dialogue social et particulièrement la CAP.

Il est inacceptable de se retrancher derrière des formalités administratives en opposant systématiquement des règles juridiques. Le principe du dialogue social est de permettre un temps d’écoute et d’échange. Il est indispensable de prendre en compte les réalités de terrain et d’accorder une place conséquente à la négociation. FO Justice PJJ refuse de se limiter à un exercice administratif de validation et à un simulacre de dialogue social.

Monsieur le Président,

Nous constatons également, une fois de plus, un nombre élevé de recours liés aux campagnes CREP. Le constat est d’autant plus alarmant que nous approchons de la campagne CREP 2025.Nous insistons sur l’importance de mener ces évaluations dans un esprit de bienveillance et de respect envers les agents. Il est essentiel que l’entretien professionnel ne devienne pas un outil de sanction ou un prétexte pour régler des comptes.

L’évaluation professionnelle a des conséquences directes sur la mobilité des agents ainsi que sur l’attribution du CIA. Il est donc indispensable que les évaluateurs soient préparés en amont et sensibilisés aux conséquences de leurs évaluations pour limiter le nombre de recours lors des prochaines commissions paritaires.

Monsieur le Président,

FO Justice PJJ exige que les décisions prises dans le cadre des recours CREP au sein de cette commission soient obligatoirement appliquées par les cadres. Il est impératif que cette instance ne se limite pas à émettre un simple avis. Les agents sont en droit d’exiger une décision opposable à l’administration.

Monsieur le Président,

FO Justice PJJ milite pour la fin du profilage spécifique des éducateurs en CEF et des cadres de manière générale.

En effet, les campagnes de mobilité s’apparentent à un parcours du combattant. Pour rappel, le choix des recruteurs se base essentiellement sur les CREP.

Certains agents n’ont pas de CREP, d’autres font l’objet de recours, d’autres encore n’ont pas pu exercer leur recours, d’autres enfin ont simplement renoncé.

Pour autant, c’est sur la base du compte rendu professionnel que se joue l’avenir des agents. Le niveau de contestation des CREP est tellement important que cet outil ne peut être utilisé comme support à un entretien de recrutement.

FO Justice PJJ réclame l’arrêt du profilage ou à tout le moins la non-prise en compte des CREP dans le cadre des entretiens de mobilité.

Enfin, notre organisation syndicale réaffirme son attachement à un dialogue social sincère où les échanges permettent des avancées réelles pour les agents. Nous demandons des évaluations professionnelles qui respectent les droits et attentes légitimes des personnels de la PJJ, pour des carrières construites sur la reconnaissance de l’engagement professionnel et des compétences.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Examen professionnel : Commandant Pénitentiaire 2025

FO Justice vous informe de l’ouverture de l’examen professionnel pour l’accès au grade de Commandant Pénitentiaire au titre de l’année 2025.

Cet examen professionnel est ouvert aux capitaines pénitentiaires de classe supérieure justifiant d’au moins un an d’ancienneté dans le grade.

Inscription : du 18 novembre au 20 décembre 2024

Épreuve orale d’admission : à partir du 10 février 2025

Publication des résultats : à partir du 28 février 2025

Le nombre total de postes offerts fera l’objet d’un arrêté ultérieur.

En vue de l’épreuve orale d’admission, les candidats doivent envoyer leur dossier de reconnaissances des acquis de l’expérience professionnelle (RAEP) par voie électronique à l’adresse suivante : exapro.dap@justice.gouv.fr dans un fichier unique au format PDF d’une taille inférieure à 20 Mo. La date limite de l’envoi des dossiers RAEP est fixée au vendredi 20 décembre 2024 à 23 H 59, heure de Paris. Tout dossier incomplet ou envoyé hors délais sera refusé.

FO Justice est intervenu auprès de la DAP afin de faire rectifier une erreur reportée concernant la durée de cette épreuve orale sur l’arrêté en date du 13 novembre 2024 portant ouverture de l’examen de commandant au titre de l’année 2025.

Durant la période transitoire jusqu’au 31 décembre 2026, la durée de l’épreuve orale est fixée à 15 minutes dont 8 minutes au plus d’exposé.

FO Justice constate également la même erreur du syndicat UFAP UNSA Justice dans son communiqué du 18 novembre 2024.

ERREUR OU INCOMPÉTENCE, NOUS NE JUGERONS PAS !

Dans l’intérêt supérieur des officiers, il serait fortement souhaitable pour cette organisation syndicale soit de prendre connaissance des textes fondateurs de notre réforme historique soit de se rapprocher auprès de FO Justice pour connaître les modalités de sa mise en place.

FO Justice reste à votre disposition pour plus de renseignements !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Examen professionnel : Capitaine pénitentiaire 2025

FO Justice vous informe de l’ouverture de l’examen professionnel pour l’accès au grade de Capitaine Pénitentiaire au titre de l’année 2025.

Cet examen professionnel est ouvert aux brigadiers-chefs et aux majors pénitentiaires comptant au moins 12 ans de services effectifs dans le corps d’encadrement et d’application dont 4 ans au moins en qualité de brigadier-chef ou de major pénitentiaires.

Inscription : du 18 novembre au 20 décembre 2024

Phase de présélection sur dossier RAEP : du 13 au 31 janvier 2025

Résultats de la présélection : à partir du 17 février 2025

Épreuve orale d’admission : à partir du 17 mars 2025

Publication des résultats : à partir du 03 avril 2025

Le nombre total de postes offerts fera l’objet d’un arrêté ultérieur.

Pour la phase de présélection, les candidats doivent envoyer leur dossier de reconnaissances des acquis de l’expérience professionnelle ( RAEP ) par voie électronique à l’adresse suivante : exapro.dap@justice.gouv.fr

La date limite de l’envoi des dossiers RAEP est fixée au vendredi 20 décembre 2024 à 23 H 59, heure de Paris. Tout dossier incomplet ou envoyé hors délais sera refusé.

FO Justice reste à votre disposition pour plus de renseignements !

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Saint-Mihiel : Arrêtons le massacre

FO Justice local tire la sonnette d’alarme sur la gestion dictatoriale.

Après une absence totale de dialogue social que nous subissons depuis des mois, des droits syndicaux bafoués et maintenant des décisions prises en mode solo.

Un régime de terreur est instauré sur l’établissement, un nouveau règlement plonge les agents dans un doute total sur leur avenir au sein de l’établissement.

Différents discours sont tenus aux agents et des prises de décisions opposées aux dires. Cela a assez duré.

La révolution pour s’en prendre à des agents de brigades ou des agents postes fixes a commencé. Aucun scrupule, on est loin des belles phrases, « je n’irai pas contre la volonté des agents » ou « si les brigades jouent le jeu je n’y toucherais pas », tant de belles phrases pour amadouer le personnel.

Cela ne peut plus durer, la situation est insoutenable, nous demandons une visite d’une délégation de la DISP en urgence , avec si possible la présence de la psychologue du personnel, car beaucoup d’agents sont dans un état psychologique inquiétant.

Le seul droit qu’il nous reste c’est écrire, au vu du mépris que vous avez envers nous, nous écrivons pour nous plaindre de vos agissements.

FO JUSTICE Local exige un geste fort de la part de la DISP pour réinstaurer l’ambiance qu’il y avait il y a quelques mois.

Lire le communiqué