
Depuis 2018, et la victoire aux élections professionnelles de FO Justice, on les a tous entendus piailler, ces colombes de mauvais augures qu’elles soient nationales, régionales ou locales. Chez nous, dans le Sud-ouest, elles prenaient la forme de cette expression bien connue : « Je dis ça, je ne dis rien… ».
« La Catégorie B pour le CEA, on ne l’obtiendra jamais, impossible pour nous sans le bac, je dis ça, je ne dis rien… Et même, les heures supplémentaires ne seront plus payées, je dis ça, je ne dis rien… La Catégorie A pour le CDC, on ne l’obtiendra jamais, sans nous imposer l’article 10, je dis ça, je ne dis rien… ».
Tous ces discours ont perdu de l’écho et du sens depuis que FO Justice a obtenu de haute lutte ces avancées au 1° janvier 2024 ! Et tout cela sans oublier l’augmentation des nombres de promotions dans chaque grade, des augmentations de salaire significative avec une ICP largement revalorisée sur trois ans, des indices de départ à la retraite en hausse, et même l’augmentation du taux horaire des heures supplémentaires qui n’ont évidemment pas disparues !
Alors l’UFAP a changé de stratégie ! Aujourd’hui elle nous bombarde de communication pour s’attribuer le travail mené par FO Justice. Dernière tentative en date l’augmentation de l’indemnisation des CET. Eh oui, car cette année, les CET seront indemnisés au tarif de la Catégorie B !
Comment peut-on avoir voter contre la Catégorie B et se féliciter des conséquences de ce passage quelques semaines plus tard !!!
Mais avec l’UFAP tout est possible, nous vous l’annonçons dès aujourd’hui bientôt le reste des négociations que nous portons, déplafonnement du 1/5 et prime d’encadrement pour les Premiers Surveillants, seront obtenus grâce à eux alors qu’ils voteront contre ces dispositions !
Alors petit conseil ! Assurez-vous du bon renouvellement des magnums, continuez à ne rien dire et laissez-nous travaillez pour le bien de tous les Personnels du Ministère de la Justice !
La commission des Lois de l’Assemblée nationale a créé une mission d’information visant à évaluer l’efficacité de la politique de lutte contre les trafics de stupefiants.
Les quatre Organisations Syndicales représentatives de la DAP ont été conviées.vSeules 2 ont répondu présentes FO Justice et la CGT!
Nous avons échangé sur la circulation des stupéfiants en détention, l’impact sur nos missions au quotidien, les sanctions…
Dans un premier temps, nous avons fait un état de lieux des détentions et notamment du manque de personnel chronique qui concerne l’ensemble des établissements pénitentiaires et qui, de fait, impacte également les missions quotidiennes des agents. Nous avons également souligné qu’il était très difficile de faire une fouille de cellule rigoureuse tant elles sont, pour la plupart, surencombrées.
Nous avons également expliqué aux députés que les agents étaient démunis, par manque de moyens humains et matériels, pour lutter contre le fléau des projections et des livraisons par drones.
FO Justice a demandé une évolution de la législation dans la lignée de ce que nous avons obtenu avec l’expérimentation des chiens d’appui: nous proposons que les brigades cynotechniques puissent être dotées de « chien de recherche de stupéfiants sur personne » et faire notamment des opérations plus fréquentes à l’entrée des parloirs familles. Les députés présents ainsi que la CGT étaient plutôt d’accord avec nous quant à la nécessité de faire évoluer la législation en ce sens, ainsi que sur le besoin d’augmenter le nombre de brigades cynotechniques et les effectifs qui les composent.
Concernant l’article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, qui a mis fin aux fouilles intégrales systématiques à l’issue des parloirs familles et qui a facilité l’introduction de toutes sortes d’objets illicites et notamment de stupéfiants au sein de nos détentions, nous en avons à nouveau demande l’abrogation, en démontrant aux députés les mefaits de cet article.
FO Justice constate que la circulation et le trafic de stupéfiants gangrènent nos détentions et que les moyens pour y faire face ne sont pas à la hauteur si l’on souhaite véritablement y mettre un terme.
FO Justice répondra toujours présent pour défendre vos intérêts, vos conditions de travail et pour faire évoluer la profession vers le haut !
Chers collègues,
La médaille d’or de la flemme olympique du dialogue social revient à l’administration centrale qui semble incapable de prendre la mesure des enjeux en matière d’adaptation RH et d’organisation des services dans le cadre des Jeux olympiques.
Faisant fi des difficultés structurelles qui gangrènent les services franciliens, la DPJJ propose dans le cadre du CSA PJJ de repli, quatre misérables feuilles devant traiter de sujets impactant directement les conditions de travail des agents.
Une contribution frugale pour aborder des sujets majeurs tels que les congés, le recrutement de contractuels, la constitution de la réserve, les périmètres de circulation, les autorisations d’accès, l’hébergement et l’attribution d’une prime. S’agissant de la prime, gageons que le ministère de l’Intérieur a été sans ambiguïté en promettant bien en amont une prime allant jusqu’à 1900 euros pour ses agents.
La légèreté de la centrale contraste avec l’attitude proactive pour ne pas dire pro-agressive de la DIR IFOM. En effet, en toute décontraction et sans l’aval de la centrale, la direction interrégionale tente d’imposer un plan Marshall des JO et contraint ses cadres à faire remonter les congés estivaux avec un taux de présence obligatoire de 70%.
Pour FO Justice PJJ, cette manière d’agir est inacceptable. Tout changement de rythme de travail, de modification de congés ou d’artifices organisationnels portant sur les conditions de travail doit préalablement recueillir l’avis des organisations syndicales et le consentement des agents.
À ce titre, FO Justice PJJ exige :
Chers collègues,
Pour FO Justice PJJ, le dialogue social doit véritablement s’établir pour permettre l’amalgame entre des conditions de travail dignes et la continuité de l’activité judiciaire en période de JO. Il devient urgent pour la DPJJ de prendre en compte les alertes de notre organisation syndicale et de mettre en place une stratégie harmonisée notamment avec la DIR IFOM.
Monsieur le Directeur,
Permettez-nous tous d’abord de vous souhaiter nos vœux pour cette nouvelle année, ainsi qu’à nos collègues, que cette année soit enfin l’aboutissement d’une vraie évolution de carrière pour tous les greffiers et les adjoints. Il est temps que chacun soit reconnu dans ses missions afin de permettre à chacun de s’épanouir dans ses fonctions.
A l’ordre du jour figurent les jeux olympiques et, sans doute dans une moindre mesure, paralympiques sujet au combien compliqué alors même que cela doit être une fête sportive, ainsi que l’aboutissement d’années d’attente et d’entrainement pour tous les compétiteurs. Or si cela relève d’un accomplissement personnel pour tous ces sportifs, il n’en demeure pas moins que cela ne doit pas relever du parcours du combattant pour les collègues qui œuvrent chaque jour pour la justice.
Face a cet evenement « historique », des magistrats et greffiers seront nommes en renfort dans les 1/ juridictions concernees. Ces moyens supplémentaires devront donc pallier, si nous comprenons bien, à la surcharge inévitable de dossiers. Quand bien même certains collègues ne seraient pas bloqués dans l’organisation des congés d’été, d’autres doivent être joignables pour nécessité de service. Pouvez-vous nous expliquer cette notion ?
FO Justice réclame la possibilité pour les représentants du personnel de se déplacer sans restriction dans les lieux concernés afin que l’on puisse se rendre compte, le cas échéant, de l’impact sur le travail des personnels. Il ne faut pas oublier que, pour partie, les affaires risquent de revenir plus tard devant la juridiction et que, dès lors, l’augmentation JO des dossiers ne se limitera pas à la période des jeux olympiques et paralympiques.
FO Justice défendra toujours les personnels de justice sans qui rien n’est possible !!!
Cela fait déjà bien longtemps que la MA Albi tourne avec un déficit de personnels. Et bien sûr cela ne se fait pas sans conséquence, les personnels sont à bout.
Ce lundi après-midi seulement 3 surveillants présents pour 183 détenus, et comme à chaque jour suffit sa peine, une extraction médicale en urgence….
Missions extérieures quasi-quotidiennes, surpopulation endémique, le tout avec toujours moins de personnels présents.
Ce mardi matin, toujours 3 surveillants pour 183 détenus, re extraction médicale (le même) assuré par le Chef d’établissement et le moniteur de sport, toujours faute de personnels présents…
Il faut rappeler que la MA Albi ne dispose pas d’ELSP et pourtant comme dit précédemment les missions extérieures ne cessent d’augmenter, le tout effectué par les surveillants de détention avec un service en mode dégradé pour qui les RH ne sont plus qu’un souvenir, et des postes fixes qui cumulent de plus en plus de fonctions et de tâches.
Stress, fatigue, burn out, destruction de la vie de famille (liste non exhaustive) entraînant AT et apparition ou aggravation de pathologie touchent désormais les personnels.
Est-ce qu’on attend que les cantines ne soient plus distribuées, que les activités sportives disparaissent, qu’il n’y ait plus qu’un surveillant en détention (au mieux) ?
Faire le pari de la chance est plus qu’hasardeux à long termes…
FO Justice exige que des réponses soient apportées, que l’administration prenne la mesure du désastre.
Une petite étincelle pourrait bien mettre le feu aux poudres…
Mardi 30 janvier, un Surveillant prend son étage pour gérer son service du matin en Maison d’Arrêt et subir “le type de détenu qui passe son temps à tambouriner violemment sur sa porte de cellule pour exiger d’aller urgemment à l’infirmerie s a n s rendez-vous ni urgence médicale”!
MALHEUREUSEMENT UN GRAND CLASSIQUE DE NOS DETENTIONS ET UN VERITABLE FLEAU INSECURITAIRE POUR NOS SURVEILLANT(E)S !
Vers 12 heures, le détenu recommençait à cogner de plus belle sur la porte de sa cellule.
L’agent fait alors son énième contrôle oeilleton avant l’ouverture de la porte afin de faire cesser à nouveau ce tapage. Le détenu s’est immédiatement mis à le menacer et l’insulter :
“NIQUE TA MERE… JE VAIS TE NIQUER TA MERE !”
Il forcera alors le passage en collant son front contre celui du Surveillant qui (par réflexe de défense) tentera de le maitriser au sol. Le détenu parviendra a saisir l’Agent au cou en l’étranglant avec un bras et en maintenant sa nuque avec l’autre !!
Le Surveillant se souvient de ne plus pouvoir respirer … la conscience d’un grand flou … à la limite de la perte de connaissance !? Le déclenchement de l’alarme et l’intervention rapide des renforts auront permis de libérer l’Agent de cette terrible agression !
FO JUSTICE DENONCE CETTE LÂCHE AGRESSION CONTRE NOTRE COLLEGUE ET DEMANDE DES SANCTIONS DISCIPLINAIRES ET JUDICIAIRES EXEMPLAIRES CONTRE CE DETENU DANGEREUX !
FO JUSTICE DEMANDE QUE LES AGENTS SOIENT FELICITES POUR LEUR COURAGE, LEUR PROFESSIONNALISME ET LEUR MERITE !