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Prison de Metz : Bon boulot

Ce jour, à la demande de l’autorité judiciaire, l’équipe des E.LS.P. à effectué la fouille de cellule des auxiliaires d’étage au 5ème , à la recherche d’un téléphone portable.

Fouille une nouvelle fois rondement menée, car ce n’est pas un, mais QUATRE téléphones qui ont été saisis !!!!

A ces téléphones s’ajoutent :

– 3 boîtes d’oreillettes sans fil, type I POD avec tous les câbles.

– Environ 15 grammes de stupéfiants ;

– 1 Firestick branché sur la télévision ;

– 1 rouleau de gros scotch ;

– 1 bande de papier à poncer.

Ces trouvailles prouvent une fois de plus l’impuissance et l’inactivité de notre administration face au fléau, qu’est le drone.

Faut il attendre qu’une arme entre dans notre établissement pour que les choses bougent enfin ?

Le Bureau Force Ouvrière félicite une fois de plus les agents E.L.S.P pour leur professionnalisme.

Le Bureau Force Ouvrière demande à ce que des solutions soient apportées avant qu’un drame ait lieu.

Le Bureau Force Ouvrière s’interroge sur la mise à l’écart d’un agent de l’équipe E.L.S.P quand dix jours après, le service des agents recherche en urgence des volontaires pour combler l’effectif de cette équipe.

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Sous-effectif à la prison d’Aix-Luynes : Silence assourdissant face à la sécurité en péril !!!

Le vendredi 19 janvier 2024, un sous-effectif CRIANT sur AIX 1 a compromis l’ouverture sécurisée. Dans le courant de la journée, une réunion en urgence s’est tenue afin que des solutions concrètes soient apportées.

Notre organisation syndicale, qui dénonce cette situation depuis plusieurs mois et qui souhaite être informée des nouvelles recommandations afin de TRANSMETTRE UN MESSAGE FORT AU PERSONNEL, a pris contact avec le chef de détention d’Aix 1 sous couvert de la direction d’Aix 1, mais nos demandes sont restées sans réponse…

UN SILENCE ASSOURDISSANT !!!

(expression employée pour qualifier la conduite d’une personne ou d’un groupe de personnes, dont l’absence totale de déclaration surprend ou soulève des questions.)

Cette absence de communication, qualifiée d’oxymorique, est INACCEPTABLE ! FO Justice demande des réponses immédiates et des mesures concrètes pour assurer la sécurité et le bien-être du personnel !!!

Nous n’accepterons pas ce silence assourdissant et continuerons à faire entendre la voix des agents d’Aix 1

JUSQU’À CE QUE DES ACTIONS CONCRÈTES SOIENT PRISES !

Faute de réponses et d’échange constructif avec la direction d’Aix 1 et de son chef de détention, voici les recommandations FO Justice. Les enjeux sont cruciaux et le personnel mérite une attention immédiate et sérieuse :

1. Il est essentiel d’impliquer activement les agents et gradés confrontés aux horaires les plus sensibles lors de ce type de réunion. Leur expérience de terrain est inestimable pour l’élaboration de solutions viables.

2. Les brigades ne sont pas un palliatif aux agents postés et ne constituent pas la solution pérenne pour une

ouverture sécurisée.

3. Il est impératif de prioriser les mouvements essentiels pour maintenir un fonctionnement optimal et sécurisé dès lors que le mode dégradé est mis en place.

4. En tant que chef de détention, en cas de nombreux postes fermés à la réception de la feuille de service, une présence avant 8h30 est IMPÉRATIVE. Il est crucial de montrer un soutien en tant que chef de détention, sans pour autant se substituer aux agents.

Si vous aviez pris le temps de répondre à nos sollicitations, nous aurions pu contribuer davantage. Votre silence est regrettable pour le personnel et dénote un mépris flagrant, comme le dit si bien George Bernard Shaw : “Le silence est l’expression la plus parfaite du mépris”.

FO Justice SOUTIENT sans faille les agents qui, malgré le sous-effectif, effectuent plus que leur travail. Nous serons leur voix pour porter haut et fort leurs propositions.

 FO Justice DÉNONCE avec véhémence l’attitude passive du chef de détention et la direction d’Aix 1. Leur silence n’est pas seulement une absence de communication, c’est un affront direct et un manque de respect.

Ne nous méprisez pas. Nous sommes les représentants des agents. Votre manque de dialogue est une offense, il est temps d’agir avec respect et considération pour ceux qui constituent le cœur de notre établissement.

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Prison de Basse-Terre : Agressions

Cher(e)s collègue,

Chaque jour est un jour à risque pour le personnel au sein de l’établissement. Notre métier devient de plus en plus dangereux et difficile à exercer avec des profils psy qui se trouve au niveau de la détention.

Ces profils font preuve d’une violence extrême et inouïe.

Le mardi 23 janvier 2024, aux alentours de 15h15 le premier surveillant adjoint du bâtiment C en a fait les frais. En effet, un détenu avec un lourd antécédent de compte rendu d’incident décide d’animer la détention avec des tapages intempestifs. « Il a dû se croire au CARNAVAL ».

En bon professionnel, le premier surveillant accompagné des agents du secteur décide de se rendre au niveau de la cellule de ce musicien. Dès l’ouverture de la porte, la mélodie du bonheur est au rendez-vous ! En effet, ce dernier insulte copieusement les personnels présents avec une effroyable violence verbale et va jeter une boîte de médicaments en leur direction.

Le premier surveillant reste toujours dans le dialogue et invite le détenu à sortir de la cellule afin de comprendre le pourquoi du comment de son agressivité envers eux. Évidemment, il refuse de sortir et décide de passer à l’action.

Finit l’ambiance musicale, place à l’ambiance MMA !!!

Dans un premier temps, le détenu saisit un tabouret en plastique et les multiples injonctions du gradé pour qu’il repose ce fameux tabouret resteront vaines. Il va l’utiliser comme arme par destination.

Bilan : Le gradé reçoit plusieurs coups de tabouret au niveau de la tête, sur l’avant-bras et un coup de poing au visage.

Dans un réflexe de survie, le gradé va utiliser sa bombe incapacitante afin de mettre fin à cette agression violente et gratuite. Le détenu sera placé en prévention au quartier disciplinaire.

Le gradé sera pris en charge et conduit aux urgences.

Dans la continuité des évènements, lors du repas au quartier disciplinaire le détenu M va lancer volontairement son repas en direction du capitaine qui sera touché au niveau du pantalon, du polo, des chaussures et des cheveux.

Le capitaine aura doit à des menaces : « VOU AN KÉ TROUVÉW DÉWO, É LA OU KÉ VWÉ SA KI KÉ RIVÉW » (Toi je vais te retrouver dehors et tu verras ce qui va t’arriver).

Le Bureau Local Force Ouvrière Justice condamne avec une grande fermeté ces agressions gratuites et violentes.

Le Bureau Local Force Ouvrière Justice souhaite un prompt rétablissement à nos collègues Jean-Michel et Didier qui ont été meurtris dans leur chair.

Le Bureau Local Force Ouvrière Justice les accompagnera dans leurs différentes démarches administratives et judiciaires.

Le Bureau Local Force Ouvrière Justice rappelle aux personnels qu’ils doivent déposer plainte quel que soit le type d’agression qu’elle soit physique ou verbale. Nous ne devons pas banaliser les agressions.

Le Bureau Local Force Ouvrière Justice exige la sanction maximale ainsi que le transfert à l’issue de l’exécution de la peine au QD.

Si pour la Direction, une agression sur personnel ou un incident grave sur l’établissement est synonyme de placement au quartier C ! Pour nous c’est NON !!!

Le Bureau Local Force Ouvrière Justice espère que vous n’attendez pas qu’un des nôtres tombe ou sort les jambes en avant pour réagir !?!

De ce fait, le Bureau Local Force Ouvrière Justice exige de la Direction des mesures fortes pour stopper cette hémorragie de violences au sein de notre détention. Vous êtes garant de la sécurité du personnel placé sous votre autorité.

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SPIP Guadeloupe : Entre doutes et vérités

Chères collègues,

Une rencontre s’est tenue le 13 décembre 2023 au SPIP de Guadeloupe en présence du Secrétaire local FO Justice, de la Représentante locale FO CPIP et de Mme RAMBERT la DFSPIP. Ce compte rendu a été rédigé suite aux observations constatées et aux propos que nous avons pu recueillir.

1 – Difficulté(s) rencontrées par les collègues :

→ Traitement des frais de déplacement en l’absence de Chorus DT en outre-mer.

Les démarches actuelles sont trop fastidieuses et les délais de remboursement indécents : formulaires papiers en plusieurs exemplaires avec de nombreux justificatifs à joindre. De ce fait bon nombre de collègues découragés ne font pas leurs demandes de remboursement.

Cette situation n’est pas tolérable ! Les agents n’ont pas à pâtir du manque d’organisation de notre Administration et doivent se faire rembourser leur frais de déplacement dans les meilleurs délais comme le stipule le Décret n°2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l’État.

FO JUSTICE SPIP GUADELOUPE demande à ce qu’une réflexion soit menée sur le déploiement de CHORUS DT en outre-mer.

→ Inquiétude grandissante face aux rumeurs de suppression des 1⁄2 journées vaquées et de la gestion du télétravail.

En effet, la note du directeur de l’Administration Pénitentiaire en date du 20/10/23 prévoit 2 journées de télétravail. Dans l’attente d’une note de service de Mme la DFSPIP, il a été annoncé en réunion la possibilité de prétendre à deux jours de télétravail. Cependant, pour obtenir ces deux jours de télétravail, certains collègues ont dû renoncer à leurs vaqués. Il ne va pas sans dire que cela créé de l’émoi. Ces vaqués ont une histoire et les locaux se sont battus pour obtenir ce droit qui était accordé au personnel de l’hexagone venant travailler dans les DOM dans les années 50.

Si certains pensent que journées sont des avantages illégaux, intéressez-vous à l’histoire de cette île.

Le doute est permis quand il est annoncé que la charte des temps est un sujet travaillé depuis plusieurs mois avec l’organisation syndicale représentative.

Télétravay é vaké a pa menm bitin !

FO JUSTICE SPIP GUADELOUPE veillera à ce que la voix de tous les collègues syndiqués ou non syndiqués soit entendue au sujet de la charte des temps et l’organisation du service.

Nou adan menm bato !

→ Utilisation des véhicules de service :

Mme RAMBERT a fait taire cette nouvelle qui se répand sur l’utilisation du véhicule de service fléché DFSPIP. Elle a indiqué que sa Directrice Interrégionale lui a donné l’autorisation d’utiliser le véhicule comme un véhicule de fonction et a pris une assurance afin que son conjoint puisse également en bénéficier.

FO JUSTICE SPIP GUADELOUPE se demande si tous les personnels du SPIP de Guadeloupe auraient droit à autant de clémence de sa hiérarchie.

FO JUSTICE SPIP GUADELOUPE demande à Mme la DFSPIP qu’un prestataire soit trouvé quand il s’agit de déposer les véhicules de service pour une révision ou autre. Il est absurde que ce soit les CPIP qui ont une tonne de tâches à réaliser qui soient contraints de perdre leur temps au garage.

2 – Locaux/sécurité :

→ Sur l’ALIP des Abymes des travaux doivent être réalisés pour sécuriser les lieux. Aujourd’hui, pénétrer au sein de ce service est un jeu d’enfant. Aucun agent de sécurit n’assure les vérifications d’usage. Les personnes suivies peuvent être armées et/ou présentées un danger imminent lorsqu’elles arrivent dans l’enceinte du service. Le portique de sécurité n’est la que pour la déco, car même lorsqu’une personne sonne, elle n’est pas invitée à vider ses poches et à repasser.

Qu’attend la Direction pour prendre les mesures nécessaires ? Des blessés graves ou un mort ?

→ Le Parking du personnel est non adapté et trop petit : FO justice SPIP Guadeloupe a demandé à Mme la DFSPIP de se rapprocher du département afin de pouvoir éventuellement récupérer quelques places de parking. Une convention peut être passée entre les deux administrations.

 Il a été demandé que des protocoles clairs et concis soient établis du fait des spécificités climatiques de l’ile (cyclone, tempêtes, tremblement de terre…) et du manque d’eau récurrent.

Aujourd’hui aucun personnel ne connaît la bonne conduite à tenir lors d’une alerte, sauf à s’en référer aux informations de la préfecture.

3 -PointRH:

Madame la DFSPIP n’a pas été en mesure de nous donner l’organigramme de référence du SPIP, mais nous a déclaré qu’elle demande la création de nouveaux postes de CPIP pour les prochaines mobilités.

Une contractuelle est venue renforcée le secrétariat de l’ALIP des Abymes qui est en souffrance depuis plusieurs mois et accumulant un retard conséquent dans la gestion des dossiers.

En ce qui concerne les surveillants chargés de la surveillance électronique (ASE), il semblerait qu’ils soient en nombre suffisant.

4 – Le droit syndical :

FO JUSTICE SPIP GUADELOUPE demande, au même titre que l’OS représentative, de pouvoir bénéficier de son propre tableau d’affichage et de pouvoir bénéficier du bureau syndical. FO JUSTICE SPIP GUADELOUPE demande à ce que la clé de ce bureau soit accessible et mise à disposition de toutes les organisations syndicales présentes sur sites, représentatives ou pas.

Madame la DFSPIP, FO JUSTICE SPIP GUADELOUPE vous fait savoir qu’il est irrespectueux et peu objectif, voire maladroit, lors d’une journée départementale de votre service, de donner la parole à la seule organisation syndicale représentative. Ce n’était pas un CSA. Un service est constitué d’agents syndiqués et non syndiqués, et tous ont droit à la parole.

Faut-il vous rappeler que chaque personnel a une liberté syndicale.

Est-ce une pure stratégie de votre part : diviser pour mieux régner ?

FO JUSTICE SPIP GUADELOUPE, n’en déplaise à certains, existe bel et bien au SPIP, NOUS avons des choses à dire et NOUS saurons nous faire entendre.

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Conseil National de l’Action Sociale du 24 janvier 2024 : Déclaration liminaire

Monsieur le Ministre,

Madame la Secrétaire Générale, Mesdames, Messieurs,

L’Union FO Justice tient en premier lieu à exprimer sa satisfaction concernant l’augmentation de 12% du budget alloué à l’action sociale de notre ministère. C’est un pas positif et significatif. Néanmoins nous nous devons de garder à l’esprit que la détresse et la paupérisation continuent de gagner du terrain, avec une augmentation de 8% en 2023.

Ce constat nous rappelle que nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers, mais au contraire redoubler d’efforts pour obtenir davantage de moyens, financiers et humains. Le chemin vers l’amélioration est encore long et nous devons rester résolument engagés dans cette lutte.

Plusieurs sujets requièrent donc une action déterminée de notre administration :

Tout d’abord sur la restauration, il est impératif que nos agents ne subissent pas l’inflation galopante, le reste à charge ne doit pas augmenter !!! Il en va de la reconnaissance de l’effort que fournissent nos agents au quotidien et de leurs conditions décentes de travail. Nous devons leur garantir un pouvoir d’achat et une qualité de vie non érodés par des circonstances économiques indépendantes de leur volonté.

En matière de logement, il est crucial de renforcer nos actions. Nous demandons une révision et une amélioration des prêts bonifiés immobiliers proposés par le ministère de la Justice. En outre si la création de nouveaux projets est une nécessité afin de développer notre parc immobilier, nous devons soutenir et encourager l’accession à la propriété de nos collègues.

Concernant la petite enfance, il est essentiel de poursuivre nos efforts sur l’accueil de nos enfants. Nos collègues doivent pouvoir se consacrer pleinement à leurs missions de service public tout en sachant que leurs familles sont prises en charge de manière optimum.

Enfin, sur l’aide d’urgence, il est opportun de réviser le montant de l’aide de 350€ attribuée par les Conseils Régionaux d’Actions Sociales (CRAS). L’inflation alimentaire et l’augmentation du coût de l’énergie, nous obligent à devoir réviser cette aide à 500€ minimum. En effet, les CRAS doivent pouvoir disposer de leviers financiers suffisants afin de répondre positivement aux situations d’urgence. De même, revoir l’ensemble des aides et secours, les prêts sociaux de la Fondation d’Aguesseau et les montants qui y sont alloués devient une nécessité absolue pour correspondre à la réalité du tissu économique actuel.

Nous constatons par ailleurs que nous faisons face à une recrudescence de catastrophes naturelles, comme nous le rappelle tragiquement la récente série d’événements dans le Nord – Pas-de-Calais et sur l’île de la Réunion. Il y va de notre responsabilité de doter notre administration de dispositifs juridiques adaptés permettant de répondre à ces crises multiples.

L’administration doit se décider à fournir une aide financière adaptée à chaque catastrophe, même si celles-ci se succèdent à quelques jours d’intervalle. Nous avons besoin de règles qui ne laissent aucune place à une quelconque interprétation pouvant être défavorable pour nos agents en ces temps de crise.

En conclusion, l’Union FO Justice EXIGE que l’action sociale soit cadrée par des règles explicites, précises et minutieusement détaillées afin d’éviter toute dérive interprétative préjudiciable à nos agents.

Si l’Union FO Justice EST CONSCIENTE du travail qui attend l’administration et les membres du CNAS, elle se tient prête pour se joindre à tous afin de relever le défi et travailler de concert avec notre instance. Néanmoins, il est impératif que l’administration prenne également ses responsabilités et mette en place des mesures préventives pour soutenir ses agents, pas uniquement en paroles, mais surtout en actes concrets et immédiats.

L’Union FO Justice RESTE CONVAINCUE que notre ministère peut mieux faire pour garantir une action sociale plus juste mais aussi plus efficace pour tous.

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