



Depuis plusieurs jours, le personnel ne cesse de faire des signalements concernant le changement de comportement de la personne détenue L affectée sur le bâtiment CDH. Cette dernière tient souvent des propos incohérents.
Suite à ces signalements, la personne détenue devait être placée cette après-midi à l’UHSA 45 mais elle décidera lors de la distribution du repas vers 11h40 de se faire du bleu.
En effet, au regard du profil de la personne détenue L l’adjointe du bâtiment prend les dispositions adéquates afin d’éviter tout incident. Elle est présente avec deux agents et procède à l’ouverture de la porte de la cellule.
La personne détenue L a voulu montrer à l’adjointe des documents et à la vue de notre collègue C, la personne détetnue perd l’esprit. Elle le pointe directement du doigt en lui disant « Toi surveillant je vais te tuer ».
La personne détenue L va forcer le passage en poussant l’adjointe de bâtiment qui se retrouvera au sol puis se dirige vers notre collègue et lui assène plusieurs coups de pieds et de poings. Notre collègue va recevoir une pluie de coups et tentera tant bien que mal à se défendre afin de maîtriser ce cas psy.
L’alarme sera déclenchée, notre collègue C va réussir à l’emmener au sol. La surveillante R et l’adjointe présentent vont aider à la maîtrise en attendant l’arrivée des renforts.
La personne détenue ne se laissera pas faire et portera à nouveau des coups des pieds.
Bilan : Deux agents blessés et conduits à l’hôpital.
La personne détenue sera placée en prévention au quartier disciplinaire.
En fin d’après-midi, la personne détenue sera acheminée vers l’UHSA 45.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice
exige le passage en commission de discipline de ce cas psychiatrique à l’issue de son séjour à l’UHSA 45.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice exige la sanction maximale.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice rappelle qu’en aucun cas l’état psychiatrique d’un détenu ne doit être une excuse pour justifier l’agression de personnel.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice félicite l’ensemble du personnel qui a dû faire face à ce déséquilibré en faisant preuve de beaucoup de professionnalisme.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice souhaite un prompt rétablissement à nos collègues et les accompagnera dans leurs démarches administratives et judiciaires.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice exige le transfert de cet énergumène qui n’a pas sa place dans notre établissement à l’issue de sa sanction disciplinaire.

Le 21 Décembre 2023 était prévu à l’ordre du jour du CSA AP, les organigrammes de référence des personnels technique de la DAP.
FO, syndicat majoritaire au CSA AP était présent pour la filière technique :
FO Cadres Supérieurs par Monsieur Paul BONO et Monsieur Éric PILARD
Pour FO Justice Personnel Technique, M. Christophe CHAVANNE.
FO a voté pour la mise en place des organigrammes de références des personnels techniques. Il sera effectif dès le 01 janvier 2024.
Nous avons rappelé au DAP que nous étions la seule organisation syndicale depuis 2017 à proposer et travailler avec eux pour la mise en place de ces organigrammes.
Pour FO, ces organigrammes de références ne sont pas à la hauteur de nos attentes mais ont le mérite d’être une première base de travail pour les discussions à venir. Nous avons pu constater quelques erreurs principalement sur les gros établissements pour lesquelles nous allons transmettre à la DAP des demandes de rectification.
Le DAP s’est engagé pour une révision chaque année de ces organigrammes de références en fonction de l’évolution des établissements pénitentiaires.
Les personnels qui ne figurent pas sur les postes de l’organigramme de référence resteront en place, la DAP s’est engagé sur ce point.
Ces organigrammes de référence ont permis de constater une nette augmentation de Directeur Technique (255) et de techniciens (698).
Ces organigrammes nous permettront de mieux travailler et revendiquer le travail fait par les personnels techniques.

– Présentation avant l’ouverture du Quartier Prévention de la Radicalisation Femmes du CR Roanne
L’ouverture prévue en janvier 2024, le QPRF accueillera des Prévenues ou condamnées avec des signes forts de radicalisation. La capacité sera de 14 Places QPR Femmes dont 1 PMR (4 affectées à l’ouverture et montée en charge à 8 sur la fin du premier trimestre). Les affectations se font sur 6 mois, renouvelables.
Les autres TIS de la région ne seront forcément pas affectées à Roanne car c’est une compétence nationale suite à une évaluation.
– Validation du Plan de Formation 2024
Vote : 6 abstentions des OS
La formation obligatoire pour l’ensemble des fonctionnaires sur la laïcité est déployée via la plateforme Mentor. Une expérimentation sur le socle commun sera faite à Riom. Il n’y aura pas de monitorat TIR ou TI pour 2024 sur la DISP.
– Règlement intérieur des pôles de Formation
Vote : 6 abstentions des OS
Question sur la validation des Formateurs Occasionnels :
– Formateurs relais : pilotage DAP suivant thématique
– FIO : appel à candidature au moins une fois par an ; CV, lettre de motivation,
commission RF et formateurs URFQ, entretien, formation obligatoire 5 jours.
Un appel d’offre a été diffusé pour combler les postes vacants formateurs et responsables formation en DI à titre exceptionnel. L’opération n’a pas vocation à être renouvelée ailleurs. Des contractuels ont été recrutés sur Saint-Etienne, Corbas et Villefranche afin d’assister les personnels en place concernant l’administratif et l’organisation. La formation 1er secours est retirée pour les ESP en 2024 car elle est déjà longue : 6 semaines.
– Organisation du service des ERIS
Vote : 6 abstentions des OS
Nouvelle doctrine nationale qui oblige à une astreinte jusqu’à 18h sur site.
Pas de difficultés remontées de la part des agents.
Union Interrégionale des Syndicats Pénitentiaires FO Justice de LYON– Questions diverses
Les OS demandent les organigrammes à jour de toutes les structures de la région.
Le DI donne son accord de principe. Le DIOS va les transmettre.
Les Organigrammes de Référence ont été transmis aux structures car modifiés suite aux créations de postes ELSP et à la fin de la mise en place du plan de requalification, sauf Moulins (en attente visite DAP – service EX1).
Le DI indique que la dernière CAP SVT n’est pas forcément prise en compte (postes ELSP).
Les organigrammes ne sont pas encore disponibles pour les ERIS et CYNO.
Les OS regrettent une fois de plus de ne pas avoir été consultées avant ces modifications !
Le DI indique que des ressources en ETP sont encore disponibles au niveau national pour les ELSP ou PREJ et qu’elles seront réparties prochainement. Un groupe de travail est prévu au niveau DI à ce sujet avec le Directeur des ELSP début 2024.
En cas de différence avec la réalité du terrain, une expression de besoin doit être faite par les établissements et sera à faire remonter à la centrale par la DI pour une création d’emplois.
Les OS demandent le nombre d’agents qui font régulièrement plus de 108h au trimestre.
1385 agents en 2023 dont 925 différents, parmi eux : 136 PFNA 666 DET 119 PFDA 4 ADM
963 agents en 2022 dont 812 différents, parmi eux : 116 PFNA 591 DET 103 PFDA 2 ADM
71 608 heures en attente au 01 12 2023 RHS dont 63692 pour les PS.
– Situation de la DISP LYON
Le DI indique une augmentation de 28% des personnes hébergées depuis la crise sanitaire.
6 structures particulièrement impactées : Corbas, Villefranche, Riom, Saint-Quentin et Valence qui ont supporté 80% de l’augmentation soit 300 détenus de plus sur un an. Saint-Etienne et Grenoble sont déjà saturés.
La tendance nationale est identique avec 76000 détenus hébergés.
La DI a perdu 283 Surveillants en établissement sur un an (départs retraite, mutations, démissions, détachements, etc.) .
Le taux de couverture moyen en établissement est actuellement inférieur à 90% !
Il y a près de 3000 vacances de postes au niveau national.
Il y a beaucoup de CMO (environ 10%) sur Bonneville, Saint-Quentin, Grenoble, l’EPM et Aiton qui provoquent des grosses problématiques sur la gestion quotidienne de la planification du service. Pour les OS, le management est responsable et les agents sont épuisés !
De fortes tensions sont à prévoir au mois de juin avec la reprise totale des extractions judiciaires sur la DISP LYON.
Une administration efficace :
-Suite à l’évasion de 2020, les surveillants ont été sanctionnés contrairement au chef d’établissement défaillant qui avait ordonné des affectations de cellules non règlementaires. Réaction rapide pour constater la responsabilité des surveillants contrairement à celle du chef d’établissement. Étrange?
– Mise en examen de 2 de nos collègues en 2021 aujourd’hui relaxé. L’administration a su très vite les condamner en ne leur apportant aucun soutien alors que le dossier était totalement vide mais sera telle agir aussi rapidement pour réparer le préjudice subi par leur famille et eux même. Ne rêvons pas ! Étrange?
– Admission de notre collègue au concours de Cpip. Pot de départ effectué, délai de route accordé… zut arrivé à l’ENAP on lui dit que l’administration s’est trompée. Qui est jugé responsable de cette grossière erreur ? Personne bien sûr, il n’y a rien à réparer…Etrange?
-Une collègue en arrêt, un contrôle automatique !!! Son déplacement couché en ambulance ne coûte pas cher à l’administration lorsque l’on sait que lors du 1er RDV une mauvaise adresse lui a été transmise et que lors du 2ieme RDV le médecin expert était en arrêt depuis plus de 15 jours. Imaginé sa réaction lorsqu’elle a reçu un courrier lui mentionnant l’arrêt de ces droits, faute de présentation. Qui sera sanctionné et qui va réparer ces dysfonctionnements. Personne bien sûr…Étrange?
– Ouverture du poste de chef de détention occupé depuis plus de 10 ans par une personne irréprochable comme le démontre ces notations. Quelle honte de ne pas présenter sa candidature devant la DAP ! Humiliation, totale pour un agent qui disposait d’un sens du service public qui n’était pas à démontrer. Espérons que la justice interviendra en sa faveur afin qu’elle conserve son poste. Ne comptons pas sur une démarche de l’administration pourtant génératrice de la situation. Étrange ?
Nous soulignons de plus son intervention du 4 octobre 2023 auprès de l’un de nos collègues agressés par une personne détenue. Malheureusement son intervention lui a valu d’être violemment propulsé dans les rambardes du 1er étage. La reconnaissance à son égard est tellement déplorable que le Chef d’établissement par intérim lui a demandé d’effectuer l’entretien arrivant QD de son propre agresseur en présence de son mari. Que cherche la direction ? Quelle soit en dépression. Bravo vous avez atteint votre objectif. Etrange ?
Démonstration d’efficacité : le 29 septembre 2023, le 1er surveillant de service et ses 3 agents de nuit ont commis des fautes professionnelles qu’ils ont reconnues en s’excusant platement et en ayant pris conscience de leur erreur. Réaction immédiate de l’administration !!! En moins de deux mois, une enquête a été diligentée et un passage en commission nationale leur a été notifiée. Qu’elle rapidité d’intervention alors que les fautes reconnues n’ont entrainé aucune conséquence à l’exception d’un portique, certes légèrement brûlé tout mais restant opérationnel. Etrange ? Pourquoi êtes-vous capable d’agir aussi vite lorsque les sanctions sont orientées vers des personnels de surveillance ? Etes-vous sûr que la responsabilité du chef d’établissement par intérim ne peut pas être engagée ? Le service de nuit n’était pas complet cette nuit-là, pourquoi ? Le CE par intérim s’est déplacé sur la structure à 22h30, s’est-il posé les bonnes questions en voyant un portique se consumer avec des morceaux de draps calcinés autour ? Sera-t-il lui aussi convoqués à la DAP ?
Comment pouvez-vous nous dire que vous agissez sur les risques psychosociaux alors que nous nous sentons de plus en plus en insécurité avec un mal être qui n’est même plus mesurable tellement il est élevé. L’insécurité ressenti par les agents provient bien sûr de la surpopulation carcérale, de l’absence de couverture des postes en détention (surveillants, 1er surveillants et officiers) mais aussi du manque de confiance que nous pouvons avoir envers notre direction. Surcharge de travail non mesurée, agression régulièrement sous-évaluée, aucune considération….
A bon entendeur ‘CELUI QUI SEME L’INJUSTICE, MOISSONNE LE MALHEUR’

Le bureau local Force Ouvrière Justice félicite l’ensemble des agents des parloirs pour la pertinence de leurs observations suite à la découverte de produits et objets prohibés.
En effet, le vendredi 22 décembre 2023 à l’issue de la 1ere série des parloirs D3, il a été découvert 99 grammes de substances illicites dissimulées dans ses parties intimes et 7 tickets PCS d’une valeur de 50euros.
La visiteuse a été auditionnée par la brigade territoriale de Fleury-Mérogis saisie de l’enquête et des différentes investigations.
Sur les instructions du Chef d’établissement, le permis de visite a été suspendu et le parquet avisé.
Le bureau local Force Ouvrière Justice félicite les agents pour la qualité de leurs gestes professionnels et leurs sens aigue de la sécurité
Le bureau local Force Ouvrière Justice demande des récompenses pour l’ensemble des agents pour la qualité de leurs observations et leur investissement au quotidien.