
Le 17 Novembre 2023, un incident a secoué les rangs de l’équipe locale de sécurité pénitentiaire (ELSP) 84. Un détenu a affiché un comportement inacceptable. C’est une preuve de plus que La prison n’est pas toujours une leçon suffisante pour certains individus !!!
L’incident a commencé lorsque le détenu, lors de son extraction judiciaire (EJ), a exigé d’emporter ses cigarettes – une demande clairement en violation des règles de l’établissement.
Son mécontentement face au refus des agents de l’ELSP 84 a rapidement dégénéré en une série D’INSULTES ET DE MENACES !!!
Malgré l’attitude provocatrice du détenu, les agents ont maintenu leur sang-froid et leur professionnalisme. Cependant, la situation a empiré dans le fourgon pénitentiaire. Le détenu a effectué un tapage incessant et a même craché à plusieurs reprises à travers la grille de la cellule sur les agents, atteignant le visage de l’un d’eux à trois reprises.
Un comportement honteux, inacceptable pour ceux qui protègent la société jour et nuit, souvent au détriment de leur propre sécurité !!!
La journée a été marquée par un autre incident : la panne du véhicule de l’ELSP. Les équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) de Lyon et Marseille, ainsi qu’un équipage du pôle de rattachement d’extractions judiciaires (PREJ) d’Aix-en-Provence, ont dû intervenir pour ce seul détenu.
FO Justice FÉLICITE et REMERCIE l’équipage de l’ELSP 84, ainsi que des agents du PREJ d’Aix-en- Provence et des ERIS de Lyon et Marseille.
FO Justice DEMANDE sans équivoque les sanctions disciplinaires et pénales les plus sévères à l’encontre du détenu en question.
FO Justice INSISTE également pour une reconnaissance accrue du travail de agents. Ils méritent notre respect et notre soutien inconditionnel.
Ce weekend plusieurs saisies ont été opérées sur nos pensionnaires affectés à la maison d’arrêt de Villepinte.
Ainsi, le samedi 18 novembre 2023 lors de la deuxième série de parloir, suite à une forte suspicion, l’un de nos pensionnaires a fait l’objet d’une fouille intégrale.
Grâce aux gestes professionnels des agents, Il a été découvert 56 grammes de résine de cannabis.
Le bureau local Force Ouvrière Justice demande que le permis de visite du visiteur lui soit annulé.
Le dimanche 19 novembre 2023, les agents du soir en poste au bâtiment A, ont saisies différents objets et produits prohibés lors de la fouille approfondie d’une cellule.
Le bureau local Force Ouvrière Justice félicite le professionnalisme des agents qui ont effectué cette fouille minutieuse.
Le lundi 20 novembre 2023, dans la continuité des actions menées sur ce bâtiment particulièrement sensible en terme de trafic, les agents ELSP ont procédé à différentes opérations qui ont conduit à saisir :
Le bureau local Force Ouvrière Justice félicite les agents ELSP le temps de cette opération.
Par ce constat, le bureau local Force Ouvrière Justice demande une fouille sectorielle dans le cadre de la politique de lutte contre les trafics en tous genres qui polluent nos détentions et la sécurité dans son ensemble.
Madame la sous directrice.
Tout d’abord, FO justice souhaite se féliciter de la signature du protocole d’accord sur les négociations pour les greffiers, véritable avancée qui permet une évolution vers un corps de catégorie A, que nous réclamions depuis plus de 20 ans, tout en conservant des fonctions juridictionnelles.
Cet accord n’est ni celui de la honte, ni une scission du corps. Il est un premier pas dans le cadre d’une revalorisation statutaire et indiciaire. FO continuera à travailler afin que l’ensemble du corps puisse y accéder.
Madame la sous directrice, cette CAP nous démontre une nouvelle fois les problématiques de nos jeunes collègues stagiaires dans certaines juridictions. En effet, ce sont trop souvent les mêmes qui demandent des prolongations ou encore des non titularisations…
La fausse excuse des affectations de fin de rang de classement ne suffit pas à expliquer cette situation. Cela serait plus simple bien évidemment.
Nos collègues n’ont pas à pâtir du manque d’effectif, de stages qui n’en sont pas puisque directement mis en poste alors même qu’ils sortent tout juste de l’école.
Nous réclamons une nouvelle fois un vrai tutorat avec des collègues dédiés à cette fonction et une vraie reconnaissance de cette mission dans leur évaluation, dans leur CIA, dans leur passage au choix… Car oui, il s’agit d’une vraie mission que de former des collègues. Reconnaissons-le, tous les greffiers n’y sont pas formés et il faut une certaine appétence pour le faire. C’est une véritable fonction sans laquelle les juridictions ne peuvent pas avoir de nouveaux jeunes collègues prêts à s’investir dans les services qui ont tant besoin de leur arrivée.
Aujourd’hui, reviennent devant nous des collègues qui multiplient les prolongations.
Cette situation n’est plus acceptable. L’institution se sert de stagiaires qui ne sont pas encore opérationnels, à qui on demande de prendre des audiences bien évidemment parce qu’il n’y a plus de fonctionnaires pérennes mais qui ensuite, subissent les foudres avec des rapports réclamant leur non titularisation.
Alors soyons honnêtes, nos collègues stagiaires méritent le respect et la considération. On ne peut aujourd’hui vouloir les jeter après les avoir utilisés comme main d’œuvre disponible et bon marché alors qu’ils n’ont pas reçu la formation adéquate.
FO justice reste inquiet pour les nombreux stagiaires qui vont arriver, sous peu, dans ces juridictions.
Un dernier sujet la prime pouvoir d’achat ou son mode de calcul, nous sommes saisis par de nombreux collègues qui ne comprennent pas comment le calcul a été fait. Pourriez-vous nous apporter quelques précisions ?
Monsieur le Président,
FO Justice PJJ déplore la désorganisation des services RH de l’administration centrale qui impacte considérablement la qualité du dialogue social. La direction de la PJJ est systématiquement négligée dès lors qu’il s’agit de lui donner les moyens humains pour fonctionner. L’absence de directeur/directrice des ressources humaines et la multiplication des intérims nuisent à la mise en œuvre des ambitions affichées par la DPJJ.
Monsieur le Président,
La Direction de la PJJ est constamment mise en défaut par les services RH déconcentrés qui semblent agir en totale autarcie sans craindre la moindre remontrance.
Des recours CREP ne sont pas transmis aux services RH de la centrale, il conviendrait de pointer rapidement les défaillances dans les services concernés et établir un protocole fiable permettant à chaque recours d’aboutir comme le prévoient les textes réglementaires.
La Direction de la PJJ semble impuissante face au non-traitement des avis émis par la CAP. En effet, au-delà des délais parfois indécents, certaines directions refusent de procéder aux modifications et maintiennent leurs positions, remettant de facto en cause la légitimité de cette instance. Il serait opportun de rappeler aux cadres concernés les prérogatives de la CAP et de pousser ces derniers à prendre en considération les arbitrages de la commission paritaire.
Monsieur le Président,
Pour FO Justice PJJ, il n’est pas audible que l’administration centrale ait envisagé de ne pas traiter le recours de certains agents alors qu’ils avaient respecté la procédure.
Il n’est pas acceptable non plus que notre organisation syndicale soit contrainte d’insister pour que le droit des agents soit respecté. Cette situation est inacceptable d’autant que les CREP ont une incidence sur les déroulés de carrière, l’avancement et l’attribution du CIA.
Monsieur le Président,
Notre organisation syndicale s’oppose au format de la CAP dite de non-titularisation. Nous contestons avec force le choix de l’administration qui vide cette instance de tout son sens. En tant que représentants du personnel, nous siégeons pour défendre l’intérêt des stagiaires. Par conséquent, nous refusons d’assister à des échanges stériles dont l’issue est nécessairement la non-titularisation. Nous avons démontré à plusieurs reprises que certaines situations de stagiaires justifient un changement de position de l’administration, voire le cas échéant une titularisation. Les CAP ne doivent pas être des chambres d’enregistrement, le moment est venu d’intégrer le principe de négociation dans le cadre du dialogue social.
Monsieur le Président,
Dans la perspective de la mobilité de 2024, nous réclamons la prise en compte de l’ensemble des difficultés que nous avions pointé lors du précédent exercice.
Pour rappel, l’administration consultait systématiquement les organisations syndicales avant la diffusion et la publication de la circulaire de mobilité. Nous réclamons le rétablissement de cette multilatérale pour éviter les nombreux dysfonctionnements observés lors des dernières campagnes de mobilité.
Par ailleurs, nous sommes particulièrement inquiets de l’annonce du Secrétariat général sur la mise en place d’un nouveau logiciel de mobilité dès 2024 en lieu et place d’Harmonie. Une fois de plus, les organisations syndicales n’ont pas été consultées préalablement. Quand comptez-vous présenter cet applicatif et mettre en place les modules de formation ?
Enfin, FO Justice PJJ ne peut conclure cette déclaration sans aborder le dévoiement de la Mutation dans l’intérêt du service. Cette disposition s’assimile à une sanction disciplinaire sans le respect du contradictoire. Nous réclamons la mise en place d’un débat sur l’utilisation de cette mesure administrative dont l’utilisation semble de plus en plus inadaptée.