Prison de Grasse : Des sanctions à la hauteur des agressions

Dans l’exercice de notre profession, les agressions du personnel sont malheureusement trop fréquentes. Mais elles ne doivent pas être, pour autant, considérées comme normales, et encore moins être banalisées.

Quelle que soit la forme, verbale ou physique, de l’agression, quelle que soit son intensité ou sa gravité, elle doit être systématiquement dénoncée par le biais d’écrits professionnels et donner lieu à des poursuites disciplinaires et pénales.

En effet, les conséquences les plus visibles sont celles qui entrainent des blessures d’ordre physique mais les répercussions psychologiques, qui ne sont pas perceptibles à l’œil nu, s’avèrent généralement plus dévastatrices et surtout indélébiles !

POUR FO JUSTICE, IL EST INDISPENSABLE ET URGENT DE FAIRE FACE AUX AGRESSIONS ET DE LES COMBATTRE !

Au sein de l’établissement cette bataille doit être menée de concert avec la Direction qui se DOIT d’apporter une réponse forte à destination de ces agresseurs notamment lors de la tenue des commissions de discipline.

LES PERSONNELS ATTENDENT DES SANCTIONS EXEMPLAIRES AVEC DES PEINES DISSUASIVES DE QUARTIER DISCIPLINAIRE !

Actuellement, les personnels victimes de leurs agresseurs ont le sentiment de ne pas être suffisamment soutenus par la Direction, les plongeant dans le désarroi et l’incompréhension à l’image d’incidents récents :

o 29 octobre 2023 : un détenu particulièrement énervé, suite à une altercation avec le surveillant d’étage quelques heures plus tôt, porte gratuitement un coup de poing au visage du collègue venu s’enquérir de ses difficultés. Dans la tentative de maîtrise, il atteindra également le visage d’un autre collègue venu en renfort.

SANCTION : 20 jours fermes de cellule disciplinaire et 10 jours de sursis. Détenu connu pour des actes de violences entre personnes détenues et insultes répétées envers les personnels.

o Jeudi 17 avril 2023 : la surveillante, effectuant un état des lieux d’une cellule doublée, constate la présence d’un téléphone portable mais n’a pas le temps de s’en saisir. Son propriétaire s’empresse de le récupérer et de le camoufler. Elle essaiera en vain de se faire remettre l’objet mais face à ce refus elle prend la décision de demander des renforts par radiotéléphonie. Les deux protagonistes tentent de subtiliser le Motorola et de repousser vigoureusement la collègue à l’extérieur de la cellule. Faisant preuve de sang-froid et de ténacité elle réussira à s’opposer jusqu’à l’arrivée des renforts.

SANCTION : 20 jours fermes de cellule disciplinaire et 10 jours de sursis pour chacun. L’un des deux détenus ayant été condamné pénalement pour des faits d’agression sur personnels en 2022.

MADAME LA DIRECTRICE, CES SANCTIONS NE SONT PAS À LA HAUTEUR DES ACTES VIOLENTS !

FO Justice réaffirme la nécessité de sanctionner lourdement chacune des agressions dirigées vers le personnel, d’engager des procédures pénales et de transférer dans les plus brefs délais leurs auteurs.

FO Justice attend de la Direction des sanctions de cellules disciplinaires au quantum maximal pour tout acte de violence, ceci afin de montrer son soutien, son accompagnement aux personnels.

FO Justice renouvelle ses félicitations à tous les personnels qui, au quotidien, font preuve de sang-froid et de professionnalisme notamment lors de situations conflictuelles ou violentes.

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