
Quand l’indignation remplace la réflexion !
Le dernier tract de UFAP-UNSa Justice de Paris n’est ni un débat sur la sécurité, ni une contribution sérieuse à la protection des personnels. C’est un procès d’intention grossier, teinté d’arrogance syndicale et de posture moralisatrice, qui révèle surtout une chose : l’absence totale d’arguments de fond.
La caricature comme méthode syndicale
Qualifier les positions de FO JUSTICE de « délire », de « deepfake syndical » ou d’atteinte à la mémoire des agents est indigne.
FO JUSTICE ne joue pas avec l’émotion. Contrairement à UFAP-UNSa Justice, qui instrumentalise chaque fait divers pour masquer son incapacité à proposer une vision globale, cohérente et efficace de la sécurité pénitentiaire.
Poser des questions sur :
• Les conditions réelles d’exercice,
• L’adaptation des équipements,
• L’organisation du travail,
Ce n’est pas attaquer la protection des agents.
C’est refuser la politique du pansement sur une jambe de bois.
Le gilet pare-lames n’est pas un projet de sécurité
FO JUSTICE n’a jamais nié l’utilité des équipements de protection individuelle.
Mais réduire la sécurité pénitentiaire à un slogan — « le gilet sauve des vies » — est une escroquerie intellectuelle.
Un équipement, aussi indispensable soit-il, ne remplacera jamais :
• Des effectifs suffisants et présents sur le terrain,
• Une organisation du travail protectrice,
• Une gestion adaptée des profils violents,
• Une politique pénitentiaire structurée.
Faire croire le contraire, c’est vendre une illusion de sécurité aux agents, tout en maintenant les mêmes conditions explosives dans les coursives.
FO JUSTICE : DES PAROLES, MAIS SURTOUT DES ACTES
Avant de donner des leçons, encore faut-il pouvoir présenter un bilan. FO JUSTICE, elle, assume le sien.
Sur le plan statutaire
• Catégorie B pour les CEA
• Catégorie A pour les CDC, reconnaissance pleine et entière des responsabilités exercées
• Fusion des grades avec passage automatique au grade de Brigadier à l’échelon 6
• Développement des filières d’expertise pour reconnaître l’expérience et les compétences
Sur le plan indemnitaire
• Augmentation de l’ICP, de 1 800 € à plus de 3 800 €, là où UFAP-UNSa Justice se contentait de promesses
• Augmentation de l’IFO
Sur le plan sécuritaire
• Déploiement des caméras-piétons
• Mise en place des PIE et des bombes incapacitantes, en réponse directe aux réalités du terrain
Sur la formation
• Fin du cafouillage des UV, entretenu pendant trop longtemps au détriment des personnels
Voilà la différence entre le bruit syndical et le travail syndical.
Pendant que FO JUSTICE obtient des avancées concrètes, applicables et vérifiables, UFAP-UNSa Justice préfère miser sur des calculatrices imaginaires, avec ses 9 milliards fantasmés pour la pénitentiaire.
FO JUSTICE le rappelle clairement :
• Les personnels ne travaillent pas avec des chiffres lancés dans des discours,
• Mais avec des effectifs insuffisants,
• Une pression permanente,
• Et une insécurité quotidienne.
Aucun agent ne sera protégé par une promesse budgétaire sans calendrier. Aucun collègue ne sera rassuré par un plan sans traduction immédiate sur le terrain.
FO JUSTICE ne vend pas du rêve à 9 milliards.
FO JUSTICE obtient des résultats.
FO JUSTICE le dit clairement et sans détour
Nous sommes pour la classification des établissements.
L’idéologie portée par UFAP-UNSa Justice du « tout le monde partout » a montré ses limites : elle met en danger les personnels.
La classification des établissements, c’est :
• Adapter le niveau de sécurité au public pénal accueilli,
• Concentrer les détenus les plus violents dans des structures adaptées,
• Offrir aux agents des conditions de travail lisibles, sécurisées et cohérentes.
Refuser ce débat, c’est refuser de regarder la réalité en face.
Les leçons de morale, très peu pour nous
FO JUSTICE n’a de leçon à recevoir de personne.
Certainement pas de UFAP-UNSa Justice, qui préfère l’attaque syndicale à l’exigence envers l’administration et le ministère.
La sécurité ne se négocie pas, elle se construit
FO JUSTICE continuera de défendre :
• Une sécurité globale, pas des effets d’annonce,
• Des moyens humains avant les slogans,
• Une classification des établissements assumée,
• Une reconnaissance statutaire, indemnitaire et sécuritaire réelle,
• Le respect de l’intelligence professionnelle des agents.
FO JUSTICE
Pas dans le bruit
Dans le réel
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