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CAP des Corps Sociaux-Éducatifs du 2 et 3 juillet 2025

Monsieur le Président,

Notre organisation syndicale tient à féliciter l’ensemble des stagiaires pour leur titularisation amplement méritée.

Comme chacun sait, s’engager à la PJJ auprès des mineurs délinquants conduit nécessairement au don de soi et à l’esprit sacrificiel. Nous sommes convaincus que nos nouveaux collègues s’inscrivent dans cette dynamique et leur arrivée dans nos services nous réjouit.

Monsieur le Président,

Être éducateur à la PJJ et psychologues au sein du ministère de la justice implique de pouvoir compter sur la bienveillance et la bientraitance de l’administration notamment dans le cadre de la fidélisation des agents.

Il ne suffit pas d’organiser le village des DIR pour laisser penser que l’intérêt des nouveaux titulaires est une préoccupation centrale.

Personne n’est dupe, le village des DIR vise principalement à masquer la réalité des territoires et des services aux agents.

Raison pour laquelle, vous continuez de refuser la présence des organisations syndicales, qui en l’espèce ont une connaissance beaucoup plus fine des réalités de terrain et des dispositifs en vigueur dans le cadre de l’action sociale.

Le choix éclairé des agents ne peut se réaliser sur la base de discours ou de propos en décalage avec les réalités de terrain.

Monsieur le Président,

La nouvelle promotion ne doit pas oublier le ridicule de la loi ATTAL largement censurée par le conseil constitutionnel. Grâce à la mobilisation des organisations syndicales et le rempart du conseil constitutionnel, les principes fondamentaux de la spécificité de la justice des mineurs ont été préservés. Désormais, les velléités du tout répressif guette et un ATTAL 2 est à craindre.

Monsieur le Président,

Les nouveaux titulaires doivent savoir également que l’administration a publié contre l’avis unanime des organisations syndicales la charte de déontologie et des valeurs. Elle prévoit même de faire prêter serment aux agents qui devront jurer fidélité aux principes du tout éducatif sous le regard d’une chancellerie du tout répressif avec des moyens insuffisants.

Nous tenons à rappeler que l’objectif inavoué n’est pas de défendre une vision du métier mais de traduire un maximum d’agents en procédure disciplinaire. A croire que la PJJ ne souffre pas d’un problème d’attractivité.

Monsieur le Président,

Dans le même esprit, la Direction de la PJJ poursuit sa réforme visant à déconcentrer les actes disciplinaires alors que toutes les organisations syndicales s’étaient fermement opposées à ce projet.

Pour rappel, l’objectif est de donner les pleins pouvoirs aux cadres des services déconcentrés pour distribuer à foison des sanctions disciplinaires de premier groupe. Le transfert de cette compétence est déjà lisible à travers les procédures totalement bancales menées dans certains services juridiques déconcentrés.

Afin de garantir l’équité de traitement entre les agents et le droit au contradictoire, FO Justice PJJ s’opposera fermement à la modification du décret lors du CSA ministériel du 09 juillet 2025. Dans l’intérêt supérieur des agents, nous appelons les organisations syndicales qui siègent en cette instance à rejoindre nos rangs.

Monsieur le Président,

Avant de prendre pleinement leur poste, nos collègues doivent avoir connaissance des nombreux dysfonctionnements dans les services. La réalité est loin de celle présentée par l’appareil de formation. Les moyens nécessaires sont pas à la hauteur des enjeux. D’ores et déjà, certains services n’ont pas de garanties en matière de renouvellements des contractuels. L’administration aime parler de PAE et de cible pour ne pas avouer simplement qu’elle compte de nouveau bloquer les contrats de remplacement. Un nouveau plan social est à craindre.

Monsieur le Président,

 Nos futurs collègues  doivent également  mesurer  le niveau de déshumanisation de l’administration, l’absence d’orientation claire en matière de justice pénale des mineurs, la dérive incessante de la direction de la PJJ, l’absence décomplexée de la direction des ressources humaines de la centrale, l’iniquité de traitement entre les agents en matière de mobilités, de respect de lignes de gestion, le réseautage inavoué, la léthargie structurelle, les difficultés RH, les budgets restreints, l’incapacité à réformer dans l’intérêt des professionnels et des mineurs.

Nos collègues ne peuvent ignorer qu’en intégrant la PJJ, ils devront supporter des structures dégradées, des services en crise, des situations de violence, une absence de soutien, la menace permanente de la procédure disciplinaire, la surcharge de travail en milieu ouvert, la perte de sens et d’autonomie.

Monsieur le Président,

Concernant les stagiaires non titularisée, notre organisation syndicale continue de refuser catégoriquement le format actuel de la CAP dite de non-titularisation. Nous dénonçons fermement le choix de l’administration qui dénature cette instance. En tant que représentants du personnel, nous considérons qu’un réel espace de débat et de dialogue doit être instauré en cette instance pour permettre le cas échéant de revoir le positionnement pour certains stagiaires.

Monsieur le Président,

Est-il nécessaire de rappeler que la PJJ, la DAP, la DSJ et le SG ont un besoin cruel de psychologues ?  Pour autant, rien ne semble organisé pour favoriser l’attractivité et l’accès au statut.

En dénote la situation alarmante de certains psychologues de cette promotion, déjà dénoncée dans cette instance par FO Justice Psychologue, contraints de pallier aux problèmes RH et d’absorber des charges de travail toujours plus lourdes.

Nous dénonçons l’absence d’accompagnement de certains de nos jeunes collègues stagiaires aux prises avec des situations institutionnelles intenables. Ces situations allant jusqu’à les conduire à envisager de démissionner. Cela devrait profondément vous alarmer.

Notre organisation réclame la mise en place de règles de mobilité adaptées à la situation des stagiaires et des nouveaux titulaires.

Monsieur le Président,

FO Psychologue et FO PJJ s’unissent également pour dénoncer la disparition des postes anciennement pourvus qui ne sont ni ouverts au concours ni à la mobilité. Nous vous appelons à une grande vigilance afin de vous assurer que ces postes paraissent à la mobilité ainsi qu’à la tenue d’un concours psychologue en 2026.

Monsieur le Président,

Nous rappelons ici que l’ensemble des collègues Psychologues de la PJJ et de la DAP et de la DSJ peuvent désormais compter sur notre soutien indéfectible. Les agents ont toute notre attention pour répondre à leurs problématiques quelle que soit la direction à laquelle ils appartiennent.

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Prison de Borgo : Déclaration liminaire

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les membres du CSA Local,

les membres du CSA Local FO Justice Borgo vous ont saisi le 13 juin 2025 pour vous demander la tenue d’un CSA exceptionnel dont les sujets étaient l’article 33 du protocole d’Incarville et la validation de la charte des temps des parloirs qui aurait dû être votée avant le 31 mars 2025.

A la place Monsieur le Président, vous avez envoyé des convocations pour un CSA classique traitant des mêmes sujets, bafouant ainsi un droit syndical. Le but de cette manœuvre étant probablement de ne pas vouloir se faire remarquer une fois de plus par la Direction Interrégionale, comme lors des derniers CSA Interrégionaux.

Cela malheureusement ne nous surprend pas, car nous connaissons « l’amour » que vous portez pour le travail syndical.

Pour preuve, ce que vous avez déclaré sans vergogne lors d’une réunion de synthèse avec une brigade : les détachements syndicaux, c’est du détournement de fonds publics !

Sachez que le travail syndical à Borgo a permis des avancées majeures. Certes tout n’est pas parfait mais le bilan est bien plus positif que le vôtre, tant vous vous acharnez à tout déconstruire et à ne pas nous écouter. Les « anciens » vous le diront, ils n’ont jamais vu le CP Borgo dans un si piteux état.

Votre politique et votre management (nous incluons également vos adjointes) ont fait que :

Tous les services sont en souffrance.

La sécurité de l’établissement n’est plus assurée avec des travaux intérieurs et extérieurs sans surveillance, et l’absence de bagage X à la PEP depuis des semaines alors qu’il y en a un disponible au greffe.

Et la protection de vos agents est inexistante comme nous en avons eu le triste exemple, alors qu’elle devrait être une de vos priorités.

Vous l’aurez compris, les membres du CSA local FO Justice Borgo ne siègeront pas aujourd’hui ! Et pour terminer cette déclaration liminaire, ne vous demandons Monsieur le Président, de respecter la charte des temps que vous présentez ce jour en remplaçant l’agent muté.

Nous vous demandons également de bien relire l’article 33 du protocole d’Incarville et d’en comprendre le sens, tant la voie que vous prenez en est éloignée !

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PJJ : Île-de-France – Outre-Mer en danger 108 postes supprimés, un massacre programmé !

La DIR-PJJ IDF-OM vient d’annoncer qu’elle supprimera108 contrats au 31 août 2025.

FO Justice PJJ dénonce un PLAN SOCIAL DISSIMULÉ qui poursuit le DEMANTELEMENT de la PJJ après le plan social de 2024.

Malgré une inspection de l’ancien Garde des Sceaux, la gestion des agents contractuels reste catastrophique, avec pour seul objectif une réduction drastique de la masse salariale visant à supprimer tous les postes dits « renfort ».

► ILS S’ATTAQUENT AU CŒUR DE NOS MISSIONS

Ces 108 suppressions frappent principalement les éducateurs, mais aussi des assistantes sociales, psychologues, personnels administratifs, désorganisant TOUTES les unités et brisant le fonctionnement quotidien des services.

Agents et mineurs, personne n’est épargné.

► POURQUOI CES POSTES EXISTAIENT-ILS ?

Ces postes de « renfort » existaient car les normes et cibles d’emploi sont déjà INSUFFISANTES ET INADAPTÉES aux besoins réels des services et des jeunes.

Ces postes n’étaient pas un luxe : ils étaient INDISPENSABLES à la continuité éducative et au maintien d’un fonctionnement minimal dans nos services.

Les supprimer, c’est :

– Amputer les équipes,

– Allonger les délais de prise en charge,

– Désorganiser durablement les collectifs,

– Aggraver des conditions de travail déjà intenables : surcharge, heures sup, amplitudes horaires démesurées, congés impossibles.

► UNE POLITIQUE SUICIDAIRE POUR LA PJJ

Alors que le CJPM s’impose sans révision et que la nature des prises en charge a radicalement changé, les services subissent :

– Une présence exigée renforcée aux audiences,

– Des RRSE plus longs et complexes avec parquet systématique,

– Une hausse des placements en détention et un turnover carcéral,

– Des situations éducatives de plus en plus complexes.

Dans ce contexte, ils SUPPRIMENT des postes ?!

Cette politique RH fragilise encore plus les services et met en péril la mission de la PJJ.

► DES CHOIX BUDGÉTAIRES DANGEREUX ET DÉCONNECTÉS

– Des critères d’allocation opaques et inadaptés,

– Un plafond d’emplois bien en-dessous des besoins,

– Une politique qui se contente de « pourvoir les postes vacants » sans répondre aux besoins RÉELS,

– Des suppressions qui sacrifient la prise en charge des jeunes pour équilibrer des tableurs.

► VERS UN SEPTEMBRE NOIR

En septembre, il faudra en urgence reprendre les dossiers de collègues licenciés, réduire les visites, ralentir les synthèses, abandonner des jeunes déjà fragilisés.

Les services tourneront en mode dégradé, au détriment des mineurs et de nos missions.

FO Justice soutient activement les agents licenciés et lutte pour garantir un service normal dès la rentrée.

► FO JUSTICE PJJ EXIGE :

– UN MORATOIRE immédiat sur les 108 suppressions.

– Une réévaluation URGENTE des critères d’allocation des moyens selon les besoins RÉELS.

– L’ouverture de postes pérennes adaptés aux missions et à la réalité du terrain.

Le cas échéant, un ALLÈGEMENT immédiat d’activité sur TOUS les dispositifs dès le 1er septembre.

► NOUS REFUSONS LE MASSACRE DE LA PJJ

Sacrifier la masse salariale, c’est sacrifier les personnels et les jeunes confiés à la PJJ.

Une audience à la Chancellerie aura lieu demain pour exiger des moyens à la hauteur des missions éducatives et des réalités de terrain.

FO Justice PJJ reste mobilisé, à vos côtés, pour défendre vos conditions de travail et la prise en charge éducative, cœur de nos missions !

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Prison du Port : Heureusement que c’est lui le meilleur du pire

Les mois passent et ne se ressemblent pas au centre de détention du port, surtout depuis l’arrivée

D’un gradé qui se proclame le meilleur de tous les temps.

Si ce dernier pouvait obtenir une médaille, ce serait sans compter sur la mise en place de parties de Cache-cache avec les agents lors de son service.

En effet, souvent appelé à l’ICOM ou sur son téléphone, notre excellence ne répond jamais, il préfère prendre des pauses car il est surmené. Que doivent dire les surveillants qui travaillent 10 jours consécutifs en raison du sous-effectif ?

SI OU LA BESOIN A LI PASSE VOIR A LI AU BOX 13.

OYEZ, OYEZ, Monsieur le gradé, vous souhaitez un service à la carte ? Soyez présent en détention et passez les consignes en salle d’appel au lieu de polémiquer.

La geôle le Port n’est pas une garderie, na point marmaille l’école ici. ICI NA LE ZOMME.

Soyez présent en détention et passez des consignes au lieu de polémiquer.

Une chose est sûre, depuis votre arrivée, les consommations téléphoniques sur le portable des Gradés ont explosées, au point que l’opérateur envoie des messages de dépassement de forfait.

Il est vrai que notre organisation syndicale est intervenue auprès du chef d’établissement pour votre Affectation au quartier haut à la suite du dernier incident vous concernant.

Ne cherchez pas le problème ailleurs. Personne ne veut travailler avec vous au CD du Port.

VOUS ÊTES LE PROPLÈME.

Que d’incidents depuis votre arrivée au CD du Port, propos tendancieux envers une collègue, sieste récréative au box 13 pendant votre service, dépassement du forfait téléphonique des gradés.

Mais que fait le chef d’établissement pour signifier la fin de la récréation à ce gradé.

RIEN au pire une petite tape dans le dos.

ATTENTION mon garçon dernière fois papa y pardonne à ou jusqu’à la prochaine fois.

Bénéficie-t-il d’un totem d’immunité de la part de la Direction ?

Mais sur l’épreuve des poteaux li va tomber, c’est sûr.

Selon vous, vous êtes le Boss, mais bizarre dixit vos collègues à Domenjod : « GARDEZ-LE ».

Capable du PIRE, comme du MEILLEUR, mais c’est dans le PIRE qu’il est MEILLEUR.

Parole Gramoun : fo defende éclore de zeufs comme ça !

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DI de Rennes : Flash-inFO sur les ESR

Cher(e)s camardes,

Lors du CSA interrégional du vendredi 27 juin 2025, le bureau Interrégional de Rennes à fait intervenir un expert de terrain au sujet de la charte des temps PREJ et ESR. Toujours au plus prés du terrain notre organisation syndicale a profité de ce moment d’échange avec l’administration pour faire remonter les inquiétudes quant au calibre de l’arme qui sera délivré au agents ESR qui auront pour mission de sécuriser les convois les plus sensibles.

Pour FO Justice il n’est pas entendable d’armer les agents avec une carabine de 9mm alors qu’en face, la voyoucratie prête à tout, s’équipe avec des armes de guerre ! FO Justice a réclamé encore une fois a ce que les agents ESR soient équipés d’arme à calibre 5.56 pour pouvoir faire face à la menace !

Mettre en place les ESR, OUI mais dans quelles conditions ?

FO Justice l’a dit lors de cette réunion, si les conditions humaines et matériels ne sont pas réunies pour que le déploiement se fasse dans de bonnes conditions, l’administration va se retrouver face à une vague de démission dans cette fonction !

Notre organisation syndicale a également exigé que les ESR soient rapidement dotés de fumigènes, outils utilisés lors des formations afin de pouvoir créer des évacuations d’urgence ! Cette demande a été validée par l’ARPEJ tout comme notre demande de dotation de cotes pour les agents ESR qui a été expressément validée par le directeur interrégional !

Quand notre expert FO Justice ESR a obtenu les côtes et les faveurs de l’administration sur le matériel, l’UFAP vexée de ne pas maitriser le sujet a exigé que tout soit reporté en réunion spécifique ESR.

Une manœuvre dérisoire pour combler le vide leur ignorance et de leur incompétence. Monsieur le directeur interrégional si vous voulez parler efficacement des sujets de terrain c’est bien avec FO Justice qu’il faut travailler ! Par contre si vous voulez savoir le menu du mess du CD Caen, c’est bien avec l’UFAP qu’il faut traiter !

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Prison de Dijon : Danger imminent, la sécurité de tous en péril

Depuis des mois, le bureau local n’a eu de cesse d’alerter, de prévenir, de demander à ce que les caillebotis de la Maison d’Arrêt soient remplacé dans les plus bref délais. Outre la découverte quasiment journalière de produits stupéfiants, de téléphones portables et d’autres objets prohibés en tous genres, une étape supplémentaire a été franchis ces derniers jours.

– Le 27/06/25 : Découverte d’un couteau en céramique de 18 cm portant une lame de 7,5 cm !

– Le 28/06/25 : Découverte d’une arme artisanale de 9,5 cm

– Le 29/06/25 : Découverte d’une lame artisanale confectionné à l’aide de lames de rasoirs. Ce même jour une personne détenue a été victime d’un coup de lame artisanale sur la cour de promenade présentant ainsi une plaie de plusieurs centimètres sur le ventre.

– Le 30/06/25 : Découverte d’une mèche de perceuse plate à bois de 20.

Monsieur le Directeur Interrégional, la vie de vos subordonnés et la sécurité du personnel va-t-il être encore longtemps mise à mal pour des raisons de budget ?

Comment justifiez-vous la mise en route de chantiers non prioritaire sur l’établissement alors que la sécurité est clairement mise en péril ?

COMBIEN D’AUTRE DECOUVERTE COMME CELLES-CI FAUDRA-T-IL AVANT QUE VOUS N’AGISSIEZ ? DEVONS NOUS ATTENDRE UN DRAME AVANT QUE VOUS N’OUVRIEZ LES YEUX ?

Le SLP FO Justice MA Dijon exige que des travaux d’ampleur sur le remplacement des caillebotis soient effectué dans les plus bref délais !

Le SLP FO Justice MA Dijon vous demande pour cela de mettre en stand-by tous les autres projets de travaux non urgent et/ou de confort et de mettre les moyens sur NOTRE sécurité à TOUS !

Le SLP FO Justice MA Dijon vous demande de mettre en œuvre le plus rapidement possible une fouille TOTALE de l’établissement afin de remettre de l’ordre dans la détention dont VOUS êtes le garant !

Le SLP FO Justice MA Dijon REFUSE D’ETRE COMPLICE D’UN DRAME ANNONCE !

ASSEZ DE MEPRIS, LA SECURITE C’EST MAINTENANT OU JAMAIS !

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C.N.A.S du 1er juillet 2025 : Déclaration liminaire

L’Union FO Justice – Action Sociale ne peut rester silencieuse face à la dégradation alarmante de la situation sociale de notre ministère. De nombreux agents se paupérisent, confrontés à des conditions de vie de plus en plus difficiles. Cette réalité impitoyable exige une réponse forte et immédiate. Il est URGENT de savoir…

S’IL Y A UN PILOTE DANS L’AVION… DE LA COORDINATION DU TRAVAIL SOCIAL ?!

En effet, la coordinatrice nationale en travail social (CNTS) s’est faite remarquer par son absence lors de la commission de secours le 24 juin dernier. Doit-on y voir le mépris de cette professionnelle pour le travail effectué par les membres du Conseil National d’Action Sociale (CNAS) ?!!

Outre ce manquement, il est important de souligner les problématiques suivantes :

► D’une part, la perte d’un temps précieux puisque l’ouverture d’un poste en Nouvelle-Calédonie a été retardée d’un an. Si ce poste est ouvert aujourd’hui, dans combien de temps pourra-t-il être effectif ?! Nous rappelons que la CNTS disposait d’un an pour agir, elle n’a rien fait !!!

► En outre des assistants du service social du personnel (ASSP) du ministère de la Justice en Outre-Mer doivent assurer des permanences téléphoniques en raison d’un décalage horaire important (entre 7h00 et 15h00 selon les zones).

L’Union FO Justice – Action Sociale alerte également sur la situation du service social de l’École Nationale de l’Administration Pénitentiaire (ENAP). En effet, le congé maternité de l’ASSP intervenant au sein de l’ENAP aurait pu être anticipé. Encore une fois, l’avion décolle sans pilote et ce sont les « agents-passagers » et les « ASS-personnel de cabine » qui subissent cette absence de coordination… sans oublier l’arrivée de 800 « élèves-passagers » !!!

En plus de leur travail quotidien, les assistants du service social du personnel doivent parcourir des centaines de kilomètres afin d’assurer des permanences !!! Comment cette situation peut-elle permettre aux ASSP un bon suivi des dossiers sociaux qui leur sont confiés ???!!!

Aussi, le départ en retraite du délégué interrégional du secrétariat général (DIR-SG) Sud étant imminant, l’Union FO Justice – Action Sociale demande l’intervention rapide et efficiente de la secrétaire générale afin que soit financé un poste supplémentaire d’ASSP à l’ENAP.

Alors que notre ministère travaille sur le recrutement de personnels et la Qualité de Vie au Travail (QVT), l’Union FO Justice – Action Sociale constate que ce manquement de personnels soulève une question fondamentale : Pourquoi recruter si l’administration ne donne pas les moyens d’assurer ces recrutements ?!

L’attractivité et la fidélisation des agents sont mises en péril par le manque de moyens humains et financiers. Si notre ministère ne prend pas soin de ces nouveaux collègues permettant ainsi de répondre à la commande nationale (attractivité et fidélisation), nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui se retrouveront en grande difficulté.

Qu’attend l’administration pour agir ???

► Mal-être, démissions, différents problèmes reportés sur les Département des Ressources Humaines et de l’Action Sociale (DRHAS)… Les ASSP sont à bout de souffle et attendent des solutions concrètes qui n’arrivent toujours pas !!!

► Il est urgent d’agir afin d’éviter que ces difficultés n’atteignent les conseils régionaux d’action sociale (CRAS). Madame la secrétaire générale, la sécurité et la stabilité des agents sont en jeu. Nos collègues stagiaires ainsi que les assistants de service social du personnel sont en DANGER !!!

Concernant la restauration, sa gestion, représentant près d’un tiers du budget dédié à l’action sociale, soulève de graves préoccupations. En effet, celle-ci est d’une opacité préoccupante au sein des DRHAS. Il devient impératif de stopper l’hémorragie budgétaire qu’elle entraine en imposant à nos prestataires une maîtrise des coûts.

Aussi, l’Union FO Justice – Action Sociale demande la mise en place d’un tableau de bord régulier incluant des indicateurs de performance clairs et précis des dépenses à l’échelle nationale, garantissant ainsi la transparence, l’efficacité et la pérennité des actions entreprises.

Les CRAS doivent pouvoir jouer un rôle central dans cette gestion. Mais l’Union FO Justice – Action Sociale constate que dans certains DRHAS, comme Lille, Versailles ou Paris, si des commissions restauration existent, elles ne sont que de simples chambres d’enregistrement, où décisions unilatérales et mépris du dialogue social prennent le pas sur la concertation.

L’Union FO Justice – Action Sociale réaffirme que le CRAS doit être un espace de dialogue, de collaboration et de décision partagée. Ce principe est essentiel pour que l’action sociale soit au plus proche et réellement adaptée aux besoins des agents. La participation active et le respect des processus de dialogue social sont indispensables pour faire avancer ces travaux et « restaurer » la confiance.

L’Union FO Justice – Action Sociale alerte également l’administration sur la hausse alarmante des aides et secours d’urgence dans les CRAS. De nombreux agents en difficultés ont recours à des solutions financièrement coûteuses, comme le crédit à la consommation ou le découvert bancaire. La demande de secours financiers dans plusieurs CRAS comme ceux de Paris, Versailles ou Aix-en-Provence, connaît une augmentation plus que significative. Ce qui témoigne d’une paupérisation qui ne cesse de s’aggraver.

Il est urgent de lutter contre cette précarité qui devient une réalité de plus en plus quotidienne pour de nombreux agents !!!

Ainsi, plusieurs problématiques sont à souligner :

► Le manque de coordination de l’ENAP qui entraine l’agent et ses difficultés à travers toute la France ;

► Près de 5 % des aides accordées en commission d’aide financière (CAFI) de la Fondation d’Aguesseau concernent des situations de non-paiement de salaires. Cependant le manque d’informations, pourtant demandées aux DRHAS, empêche de connaitre précisément la part de ces aides dans les 36 commissions de secours des CRAS, notamment celles liées au non-paiement.

L’Union FO Justice – Action Sociale souhaite alerter sur un autre sujet et non des moindres !!!

En effet, la Protection Sociale Complémentaire (PSC), son évolution et son coût deviennent une source d’inquiétude pour beaucoup d’agents. Nombre d’entre eux, tous corps confondus, devront faire face à des coûts prohibitifs. Le simulateur mis en exercice par le prestataire retenu met en exergue l’explosion des tarifs dès lors que des ayants droits sont rattachés à l’agent justice. Ces adhésions creuseront davantage la précarité et l’isolement social de nombreux agents. L’Union FO Justice – Action Sociale rappelle que la responsabilité de l’administration est engagée !

Malheureusement, nous ne pourrons que constater que les CRAS et la Fondation d’Aguesseau devront, une fois encore, jouer les pompiers en augmentant le nombre d’aides afin de limiter les dégâts, comme un sparadrap sur une plaie ouverte !!!

Cette situation risque de générer davantage de souffrances, avec des conséquences dramatiques pour nos collègues déjà en difficulté…

En 2021, a été mis en œuvre le dispositif Orphéopolis. Ce dispositif illustre le soutien concret du ministère de la justice envers les populations les plus vulnérables. En effet, il accompagne plus de 700 orphelins d’agents du ministère, pour un soutien financier dépassant les 1,5 million d’euros en 2024. Malheureusement, le nombre d’orphelins ne cesse de croître dramatiquement, en raison de la perte de plusieurs agents, récemment décédés, laissant derrière eux familles, proches et collègues en deuil.

Ces drames rappellent l’importance de ce dispositif, qui ne se limite pas à une aide matérielle mais offre également un accompagnement éducatif, psychologique et social, essentiel pour ces jeunes.

En renouvelant leur engagement dans le dispositif Orphéopolis, le ministère de la Justice et les membres du CNAS affirment leur volonté de garantir un avenir à tous ces enfants.

L’Union FO Justice – Action Sociale se félicite de voir que l’action sociale ne s’arrête pas là, comme en témoigne la réponse rapide et efficace de tous les acteurs sociaux quant aux catastrophes naturelles, comme le cyclone Chido à Mayotte ou Garance à La Réunion. Plus de 450 demandes d’aide ont été traitées, avec plus de 1,6 million d’euros d’aides financières et de prêts sociaux pour Mayotte. La Fondation d’Aguesseau, les assistants de service social, le Pôle Social et les membres du CNAS ont répondu présents.

Comme il est également indispensable pour, l’Union FO Justice – Action Sociale d’améliorer la gestion de la Prestation Interministérielle (PIM). Elle doit être simplifiée, uniformisée et mieux connue. Le travail des membres du CNAS et du Pôle Social, pour déployer un formulaire unique PIM 2026, doit devenir un levier pour une gestion transparente, accessible et adaptée aux agents.

Les responsables et gestionnaires des ressources humaines (RH) doivent pouvoir être informés(es) et formés(es) sur l’application de la PIM.

De même, l’Union FO Justice – Action Sociale attend avec impatience la fin des débats de la

Proposition de Loi Amiel, visant à améliorer l’accès au logement pour les agents publics. Ce texte, qui concerne initialement l’Administration pénitentiaire, sera désormais étendu à toutes les administrations du ministère de la Justice, permettant ainsi une meilleure localisation des logements sociaux.

L’Union FO Justice – Action Sociale salue l’intervention de la sous-directrice du dialogue social, de la négociation et de la qualité de vie au travail au service des ressources humaines du secrétariat général du ministère de la Justice. Cette Loi constituera une avancée stratégique, essentielle pour garantir un logement stable, abordable et favoriser la mobilité des agents.

Enfin, l’Union FO Justice – Action Sociale revient sur la situation critique des assistants de service social du personnel. Ces professionnels, qui constituent un pilier essentiel de l’action sociale, ont besoin d’aide. Il est urgent de renforcer leur nombre, notamment à l’ENAP. C’est une urgence absolue !!! L’accompagnement, l’écoute et la gestion des urgences ne peuvent attendre !!!

L’Union FO Justice – Action Sociale alerte sur une crise sociale sans précédent !

L’action sociale n’est pas une option, 

C’EST UN DROIT !!!

L’Union FO Justice – Action Sociale 

NE LÂCHERA RIEN !!!

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Prison de Salon-de-Provence : Déclaration liminaire CSA du 30 juin 2025

Madame la présidente,

Mesdames et Messieurs les membres du Comité Social d’Administration,

Nous ouvrons cette séance du CSA en réaffirmant notre profonde inquiétude face à la persistance des difficultés structurelles au sein du centre de détention de Salon-de-Provence, qui compromettent à la fois la sécurité, les conditions de travail et la qualité du service public pénitentiaire.

Notre établissement subit pleinement un manque de moyens humains. Cet élément participe à une dégradation générale du climat de travail, marquée par une pression accrue sur les agents, un essoufflement et une augmentation préoccupante des incidents en détention.

A l’orée de la période estivale, le signal d’alerte est déjà bien visible : Le sous-effectif constant !!!

Dans ce contexte, les ajustements improvisés au quotidien ne peuvent constituer une réponse pérenne. Et permettez-nous de rappeler un élément fondamental :

C’est vous-même, Madame la présidente, qui avez reconnu lors d’un groupe de travail que la charte de gestion issue de 2016 n’est plus du tout en adéquation avec la réalité actuelle de notre établissement.

Dès lors, comment justifier que l’on continue à exiger des agents et particulièrement des chefs de poste qu’ils soient obligés de faire du bricolage au quotidien pour pallier au mode déserté, sans cadre de travail actualisé.

Ce n’est pas par la débrouille quotidienne que l’on résout les problématiques d’effectifs devenues chroniques. Cette méthode a atteint ses limites, et expose l’ensemble à une usure accélérée, des risques opérationnels et psycho-sociaux non maîtrisés.

Une charte des temps des officiers toujours non validée après plus de trois années d’attente.

Comment cela est-il possible que la charte locale des temps des officiers ne soit pas à l’ordre du jour ? Essentielle à une organisation rationnelle et équitable du travail, toutefois elle demeure toujours non validée. Ce retard nuit gravement à la lisibilité des règles applicables, fragilise la fonction d’encadrement et contribue à un sentiment d’abandon parmi les personnels concernés.

Nous réitérons nos exigences, concrètes et opérationnelles :

⇒ La présentation complète et transparente du plan de gestion RH pour la période estivale, précisant un vrai mode dégradé avec un appui ponctuel pour un redéploiement ciblé des ressources

⇒ La Présentation de la charte des temps des officiers dans un délai rapproché

Le fonctionnement de notre établissement ne peut plus reposer sur des réponses empiriques et improvisées. Il est urgent de rétablir une gouvernance fondée sur l’anticipation, la transparence et la garantie du respect des agents.

Nous attendons aujourd’hui des engagements concrets, à la hauteur de vos responsabilités.

Les membres du CSA FO justice du CD Salon-de-Provence

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Prison de Moulins-Yzeure : L’argent ne fait pas le bonheur ! Sauf pour nos pensionnaires

C’est une fin de journée « chaude » (sur le thermomètre mais également sur la zone UVF) qu’a connu la maison centrale vendredi.

C’est en voulant mettre fin aux salons familiaux a l’heure prévue que l’agent de la brigade UVF accompagné par la major PCI et le brigadier-chef encadrement de détention ont été confronté à un détenu refusant de remonter et armé d’un couteau présent dans les salons avec lequel il s’est ensuite auto-mutilé.

Pour quel motif ?

Une paye non versée

Placé au QD par les agents ELSP ainsi que la brigade QID, il n’aura pas le temps de s’approprier les lieux vu qu’une sortie par le médecin de garde est prononcée. C’est donc à son étage en gestion individualisée et non en CPROU comme prévu dans ce genre de situation, qu’il finira sa soirée !

Un taux d’occupation qui ne cesse d’augmenter

Un effectif de surveillant, brigadier-chef encadrement et officier qui lui ne fait que chuter

S’ajoute à cela des températures caniculaires … Voila la recette parfaite pour faire craquer le centre pénitentiaire de MOULINS-YZEURE (MA et MC, aucun côté ne sera épargné)

Le Syndicat Local FO Justice exige une sanction exemplaire à l’encontre de ce détenu mécontent de la gestion de sa paye.

Le Syndicat Local FO Justice exige que des moyens humains soient correctement demandés à chaque CAP et sortie d’école.

Le Syndicat Local FO Justice félicite l’ensemble des personnels tous corps et grades confondus qui ont permis la bonne gestion de cet incident.

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