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Prison d’Osny-Pontoise : Un Couteau en cellule – Jusqu’où ira-t-on ?

QUATRE TÉLÉPHONES SAISIS. UN COUTEAU. ÇA SUFFIT !

Le 1er novembre 2026, une fouille réalisée au CP Osny-Pontoise a permis la découverte de quatre téléphones portables, d’un couteau et de divers objets interdits ou dangereux. Le compte rendu mentionne également des substances et des liquides signalés comme illicites.

FO JUSTICE salue la vigilance et le professionnalisme des personnels ayant permis ces saisies.

Certains détenus se croient tout permis et ne se fixent plus aucune limite. La présence d’un couteau en cellule est une menace directe pour la sécurité. Elle ne doit jamais devenir un fait banal !

Un couteau en détention peut tuer. Faut-il attendre qu’un agent soit frappé pour renforcer la sécurité ?

FO JUSTICE EXIGE DES MESURES IMMÉDIATES

  • Des fouilles renforcées et régulières, avec les moyens humains nécessaires et dans le respect du cadre applicable.
  • Des contrôles et des moyens de détection renforcés contre l’introduction et la circulation d’armes, de téléphones et de produits interdits.
  • Des effectifs suffisants pour sécuriser les fouilles et les interventions, sans fragiliser les autres services.
  • Un contrôle renforcé des objets dangereux et des équipements susceptibles d’être détournés de leur usage.
  • Des suites disciplinaires à la hauteur des faits établis et la transmission à l’autorité judiciaire des faits susceptibles de constituer une infraction.
  • Un plan d’action concret de la direction, assorti d’un calendrier et d’un suivi en instance.

LES PERSONNELS FONT LEUR TRAVAIL.
L’ADMINISTRATION DOIT LEUR DONNER
LES MOYENS DE L’EXERCER EN SÉCURITÉ !

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UISP Paris : Déclaration Liminaire du Comité Social d’Administration, Formation Spécialisée du 2 Novembre 2026

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,

FO Justice aborde ce CSA en formation spécialisée avec une exigence : obtenir des décisions concrètes pour la santé et la sécurité des personnels. Les sujets présentés aujourd’hui – DUERP, médecine de prévention et prévention du suicide – doivent déboucher sur des mesures applicables dans l’ensemble du ressort.

FO Justice porte une ligne claire : chaque risque identifié appelle une mesure, chaque alerte une réponse et chaque engagement une échéance. La prévention doit se vérifier dans les conditions réelles de travail.

FO Justice alerte sur la surcharge chronique des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP), particulièrement en détention. Avec jusqu’à 120 personnes détenues suivies contre 60 préconisées, la surpopulation et l’urgence permanente dégradent les conditions de travail dans les SPIP. Cette charge mentale expose les agents aux risques psychosociaux, à l’épuisement professionnel et aux accidents de service. FO Justice exige des recrutements, une charge soutenable, une prévention effective et une rémunération exacte, versée à temps.

FO Justice exige aussi un suivi transparent des plaintes professionnelles et de l’avocat mobilisé au titre de la protection fonctionnelle. Le DUERP doit s’accompagner de moyens concrets et d’une régulation carcérale, notamment par les aménagements de peine proposés par FO Justice.

Cette exigence prolonge notre engagement ministériel en faveur du programme de prévention 2026. FO Justice demande sa traduction régionale par des actions financées et suivies dans les établissements et les services.

Sur les DUERP, FO Justice exige un bilan des mesures engagées. La synthèse annonce 36 documents ouverts. Nous demandons un état daté de leur actualisation, les risques prioritaires recensés et les actions réalisées, en associant les personnels et leurs représentants.

Chaque risque prioritaire doit être relié à une action, à un responsable, à des moyens et à une échéance. Les visites de postes et les signalements doivent alimenter l’évaluation. Les mesures reportées doivent être expliquées et assorties d’un calendrier.

La présence récurrente de rats et d’autres nuisibles relève pleinement de la santé au travail. Dans les établissements concernés, la succession des alertes, des dératisations et des réapparitions appelle une réponse durable. FO Justice demande que ce risque soit intégré aux DUERP, notamment pour les postes et les espaces de repos.

FO Justice demande un plan coordonné associant traitement des infestations, suppression des points d’entrée, travaux sur les défauts du bâti et gestion des déchets. Les interventions doivent faire l’objet d’un suivi par établissement, d’un contrôle de leur efficacité dans la durée et d’une information des personnels.

Sur la médecine de prévention, FO Justice demande une couverture effective de tout le ressort. La cartographie comporte des volumes non précisés et des dispositifs annoncés pour 2027. La couverture actuelle, sa continuité et les moyens futurs doivent être clairement distingués et confirmés.

FO Justice demande un bilan des consultations, des demandes en attente, des vacations assurées et des remplacements, rapporté aux effectifs suivis et aux délais de rendez-vous, ainsi qu’un suivi anonymisé des préconisations d’aménagement de poste.

Sur la prévention du suicide et les Sentinelles, FO Justice demande des moyens à la hauteur de la mission. La présentation annonce 324 personnes formées depuis 2022 et environ 240 sentinelles actives. Nous saluons leur engagement et demandons un bilan de la couverture des équipes, des besoins de formation et des difficultés rencontrées.

FO Justice demande du temps identifié pour la formation, les retours d’expérience et l’accompagnement professionnel après une intervention. Le volontariat, la confidentialité et l’articulation avec les médecins et les psychologues doivent être garantis. Cette démarche doit aussi conduire à agir sur l’organisation du travail.

FO Justice renouvelle sa demande de mettre fin aux enchaînements matin-nuit. Pour les agents résidant loin, les trajets absorbent une grande partie de la coupure entre les deux services. Le retour au domicile devient difficile, parfois irréaliste. Des collègues en arrivent à dormir dans leur voiture pour éviter deux nouveaux déplacements avant la reprise de nuit.

Cette organisation réduit les possibilités de récupération et fragmente le temps personnel. Pour ces collègues, l’interruption de service laisse peu de place à la vie du foyer et aux moments partagés avec leurs enfants. Les travaux de l’INRS documentent les effets défavorables des horaires fractionnés sur le sommeil, la vigilance et la vie familiale.

FO Justice demande un calendrier de fin des matin-nuit et des cycles préservant un repos réellement utilisable, la sécurité et la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Cette évolution doit être construite avec les agents et leurs représentants, en prévoyant les effectifs nécessaires et des plannings stables.

Après une agression ou un événement grave, FO Justice demande une prise en charge coordonnée des besoins médicaux, psychologiques et administratifs, ainsi qu’un retour d’expérience.

FO Justice attend un plan d’action régional financé intégrant la fin des matin-nuit, la salubrité des locaux, une couverture médicale effective et les moyens du réseau de prévention. Chaque engagement doit être assorti d’un pilote, d’une échéance et d’indicateurs de réalisation.

Nous demandons que les réponses et les engagements soient consignés au procès-verbal et proposons un premier point d’étape à trois mois. Cette exigence concerne les personnels de tous corps et de tous grades.

La santé des personnels appelle des moyens, des décisions et des résultats. FO Justice en exigera la traduction concrète dans tout le ressort.

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Action Sociale : Les PIM, des aides pour vous et votre famille

► FO Justice – Action Sociale vous informe sur les aides qui peuvent alléger vos dépenses et celles de votre famille. Les PIM, ce sont les prestations interministérielles d’action sociale. À travers ces aides, l’État employeur participe à certaines dépenses de ses agents pour améliorer leur quotidien.

Ces aides s’adressent aux agents du ministère de la Justice, titulaires, stagiaires et contractuels, tous corps et grades confondus, sous réserve des conditions propres à chaque prestation.

DES RÈGLES NATIONALES, UN FINANCEMENT PAR NOTRE MINISTÈRE !

Les règles communes et les montants de référence sont définis au niveau national par les ministères chargés de la Fonction publique et du Budget. Chaque ministère finance ensuite ces prestations pour ses agents. Pour nous, elles sont financées par le budget d’action sociale du ministère de la Justice.

DES AIDES CONCRÈTES AU QUOTIDIEN !!

> Les PIM peuvent participer aux frais de centre de loisirs, de colonies de vacances, de séjours scolaires ou linguistiques de vos enfants, ainsi qu’à certains séjours en centres familiaux agréés ou en établissements labellisés Gîtes de France.

> Elles prévoient également des aides pour les familles ayant un enfant en situation de handicap, une participation aux repas en restauration administrative ou conventionnée, et une aide lorsqu’un jeune enfant accompagne son parent en maison de repos, dans les conditions prévues.

Retrouvez dans le tableau page 2 les différentes prestations et leurs montants.

FAITES ÉTUDIER VOS DROITS !

Chaque aide à ses conditions : ressources, âge de l’enfant, type de séjour ou situation administrative.

Votre service RH ou le bureau des politiques sociales peut vous renseigner, vous fournir le formulaire et vous indiquer les justificatifs nécessaires. ►

FO Justice – Action sociale est à votre écoute et toujours à vos côtés pour vous informer et vous accompagner.

PRESTATIONS MONTANTS indice majoré plafond ou équivalent
► RESTAURATION
Prestation repas 1,47 € ** 539
► AIDE À LA FAMILLE
Allocation aux parents séjournant en maison de repos avec leur enfant 26,16 € Aucune condition de ressources
► SUBVENTIONS POUR LES SÉJOURS D’ENFANTS
► En colonie de vacances
Enfants de moins de 13 ans 8,40 € Sous conditions*
Enfants de 13 à 18 ans 12,70 €
► En centre de loisirs sans hébergement
Journée complète 6,06 € Sous conditions*
Demi-journée 3,06 €
► En maisons familiales de vacances et gîtes
Séjours en pension complète 8,84 € Sous conditions*
Autre formule 8,40 €
► Séjours mis en œuvre dans le cadre éducatif
Forfait pour 21 jours ou plus 87,05 € Sous conditions*
Pour les séjours d’une durée inférieure, par jour 4,14 €
► Séjours linguistiques
Enfants de moins de 13 ans 8,40 € Sous conditions*
Enfants de 13 à 18 ans 12,71 €
► ENFANTS HANDICAPÉS
Allocation aux parents d’enfants handicapés de moins de 20 ans (montant mensuel) 183,00 € Aucune condition de ressources
Allocation pour les jeunes adultes handicapés poursuivant des études ou un apprentissage entre 20 et 27 ans : versement mensuel au taux de 30% de la base mensuelle de calcul des prestations familiales
Séjours en centre de vacances spécialisés (par jour) 23,96 €

* Pour connaître les conditions de ressources et les modalités d’attribution, contactez votre service RH ou le bureau des politiques sociales.

** Ce montant est exprimé en HT. Conformément à l’article 266-1 du Code Général des Impôts, la PIM prestation repas est assujettie au taux de la TVA de 10%.

► À noter : pour les séjours jeunes de la Fondation d’Aguesseau, la subvention interministérielle est déjà prise en compte dans le tarif, elle ne peut donc pas être versée une seconde fois.

L’Union FO Justice

Notre résistance, VOTRE inFO

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Prison de Lyon-Corbas : Refus de Réintégrer à la MAH2 !

Après le refus de réintégrer de plusieurs détenus au Centre Pénitentiaire de Varces jeudi, c’est hier, dimanche, à la Maison d’arrêt de Lyon-Corbas qu’une soixantaine de détenus ont squatté la cour de promenade, refusant catégoriquement de rentrer.

Lors de la remontée de promenade de l’après-midi à la MAH2, 71 détenus ont refusé de remonter en cellule. Quelques-uns ont fini par réintégrer, mais 62 récalcitrants sont restés sur la cour. Les ERIS ont été mobilisés afin de se rendre à la MALC. Leur réintégration s’est effectuée vers 21h, et 5 mises en prévention s’en sont suivies.

Plusieurs détenus présents dans la promenade étaient visiblement alcoolisés. Plusieurs d’entre eux ne supportent plus d’être placés à plus de 2 en cellule.

Toujours plus de détenus pour un nombre de places non extensible… Entasser les détenus dans des cellules est devenu le lot quotidien de nos personnels.

L’explosion du nombre de détenus, entraîne inexorablement la multiplication des projections, et donc la possession de substances et objets prohibés en tout genre pour nos chers pensionnaires.

La sécurité de nos agents est constamment mise en péril, nos détentions implosent, aucun secteur n’est épargné. Nos personnels subissent un épuisement moral et physique, ils portent à bout de bras un service public au bord de la rupture.

Nous ne sommes pas des bergers qui gardons des moutons, nous gérons de l’humain ; or nos conditions de travail et les conditions de détention n’ont plus rien d’humain !

La surpopulation carcérale est une urgence absolue et il serait temps de s’y intéresser de plus près !!! Qu’attendent nos dirigeants pour mettre fin à ce fléau : un dépôt de clés des personnels, le chaos dans nos prisons, comme dans nos rues ; ou comptent-ils encore miser sur l’abnégation de tous ???

Le bureau local FO JUSTICE félicite l’ensemble des personnels pour leur gestion lors de ce mouvement et souligne la qualité de leur engagement.

Le bureau local FO JUSTICE soutient que la gestion de la surpopulation carcérale historique, devenue intolérable, doit être traitée avec une priorité absolue ; c’est une urgence sécuritaire et humaine.

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