Nous avons pris connaissance avec stupéfaction de votre communication adressée aux agents du ressort au sujet du CIA. Vous dites constater que le « CIA attribué à certains d’entre (eux) est identique, voire inférieur, à celui de l’année dernière » et vous nous expliquez cette baisse par une « politique nationale de réduction de l’enveloppe budgétaire » (sic).
Mais tout va bien, vos agents doivent se sentir réconfortés car vous êtes conscients du rôle qui est le leur !
Nonobstant ces paroles rassurantes, cela ne devrait pas beaucoup aider nos collègues à payer leurs factures, leur plein d’essence ou leurs courses en fin de mois.
Pourtant, les enveloppes, nous rappelle l’administration centrale, sont calculées par rapport aux effectifs de référence. Nous serions donc curieux de connaître le montant global annuel de l’enveloppe CIA qui a été dédiée au SAR de Basse Terre cette année et en 2025. Pourriez-vous nous les communiquer afin que nous puissions porter une juste réclamation à la centrale si les comptes n’y étaient pas ?
Pour rappel, comme l’indiquent les notes du secrétariat général et de la DSJ, « le CIA vise à valoriser l’engagement professionnel et la manière de servir de l’agent » et « la détermination du montant du CIA attribué ne peut reposer QUE sur l’objectivation de la manière de servir ».
Est-ce donc la faute des collègues s’ils sont trop nombreux à être évalués « excellent », « très bon » ou « bon » ? Notre ministère n’a-t-il plus les moyens pour rétribuer l’excellence de ses agents ?
Est-ce que cela dispense l’administration de servir un CIA à la hauteur de l’engagement professionnel de ses agents ? À cette question, la jurisprudence administrative récente répond par la négative : la limitation de l’enveloppe n’est pas un critère opérant et le montant du CIA ne doit être modulé que sur la valeur professionnelle de chaque agent.
Nous allons donc inviter les collègues qui le souhaitent à formuler des recours hiérarchiques auprès de vous. Nous formulons le vœu que vous étudierez avec toute la bienveillance possible les recours qui vous seront adressés.
Nos collègues doivent pouvoir retrouver un CIA à la hauteur réelle de leur valeur professionnelle, sans qu’ils soient obligés de saisir le tribunal administratif !
Messieurs les chefs de cour, vos agents sont en quête de dignité et de reconnaissance professionnelle ! Ils comptent sur vous !
Lors d’une réunion d’antenne du SPIP 47, alors que la hiérarchie se gargarisait de « bienveillance » et d’« écoute », la direction a annoncé, 5 minutes avant sa fin, que le milieu fermé allait quitter la Maison d’Arrêt d’Agen pour rejoindre les locaux de l’antenne du milieu ouvert.
POUR LES COLLÈGUES DU MILIEU FERMÉ, CETTE DÉCISION EST VÉCUE COMME UNE HUMILIATION.
Pour l’équipe de la Maison d’Arrêt d’Agen, c’est un séisme :
Liens avec les agents de la Maison d’Arrêt : rompus ?
Liens avec les partenaires : abandonnés ?
Organisation des entretiens avec les personnes détenues : comment faire ?
Réunions au sein de la Maison d’Arrêt : où, quand, comment ?
De plus, aucune précision pour les agents sur les conditions matérielles afin de se rendre à la Maison d’Arrêt.
Rien ! Pas un mot ! Pas un budget ! Pas un véhicule ! Le flou le plus total.
ET CE N’EST PAS TOUT !!!
Deux collègues CPIP étaient en arrêt maladie pour BURN-OUT. À leur retour, aucun entretien professionnel ne leur a été proposé.
Rien ! Pas un mot ! Pas un accompagnement ! Le silence assourdissant d’une hiérarchie qui ferme les yeux.
FORCE OUVRIÈRE JUSTICE DÉNONCE :
Une méthode brutale et méprisante : annoncer un tel changement 5 minutes avant la fin d’une réunion et qui prendra effet le 02 novembre 2026.
Une absence totale de concertation et d’anticipation.
Une violence institutionnelle faite aux CPIP et aux équipes.
Un mépris pour les agents en souffrance.
Une désorganisation programmée du service public pénitentiaire.
FORCE OUVRIÈRE JUSTICE EXIGE :
Le retrait immédiat de cette décision unilatérale.
La mise en place immédiate d’un dialogue social constructif, notamment via l’avis des OS en CSA SPIP local ; un préalable qui était pourtant requis compte tenu de l’impact sur le service.
LA DIRECTION DOIT NOUS ENTENDRE.
NE LAISSONS PAS LA BIENVEILLANCE DE PAILLETTES DEVENIR NOTRE QUOTIDIEN.
FORCE OUVRIÈRE JUSTICEapporte tout son soutien à tous les collègues CPIP que ce soit en milieu ouvert ou en milieu fermé.
Une délégation FO Justice s’est rendue sur l’antenne locale d’insertion et de probation (ALIP) de DOUAI le lundi 14 septembre 2026. Ce compte rendu a été rédigé à la suite des observations effectuées et des témoignages recueillis auprès de l’ensemble des personnes rencontrées lors de notre visite.
1. Situation générale de l’antenne
Concernant la prise en charge des personnes placées sous-main de justice (PPSMJ), l’antenne n’est pas épargnée. Que ce soit en milieu ouvert (MO) ou en milieu fermé (MF), les difficultés constatées sont semblables à celles du reste de la DISP : une charge professionnelle très importante, caractérisée par toujours plus de travail et toujours moins de moyens.
– Personnels administratifs (PA) et Assistante de service sociale (ASS)
Il est à noter que l’antenne n’est pourvue que de 2 PA, un effectif clairement insuffisant au regard des tâches à accomplir et de l’organisation du service. La présence très régulière d’un réserviste ne saurait pallier l’absence d’un troisième agent titulaire. Compléter cette équipe permettrait également de soulager la permanence (PS2) du MO, qui n’aurait plus à venir en renfort de l’accueil.
À l’instar des autres personnels, l’ASS voit son activité s’accroitre proportionnellement aux nombres de PPSMJ, sans espoir de renfort.
– Organisation de l’ALIP et permanence estivale
Concernant l’organisation de l’antenne, une expérimentation a eu lieu à l’été 2026. Elle consistait à mobiliser la PS2 du MO sur le MF afin d’y assurer la permanence arrivants. Ce renfort s’est avéré essentiel pour la permanence du matin, mais optionnel sur le reste de la journée. Par ailleurs, ce dispositif n’a pas été sollicité durant la deuxième semaine d’août en raison des effectifs déjà réduits en MO.
Une fois de plus, le manque de personnels sur les antennes doit être compensé par les agents eux-mêmes, sans aucun espoir de renfort pérenne à venir. Encore une fois, on modifie les organisations de service sans tenir compte des appétences ni de la volonté de chacun : il faut que « ça tourne » à tout prix.
Il est important de rappeler qu’un appel au volontariat aurait été mené. Cependant, l’offre semblait peu attractive : donner un coup de main sans contrepartie. Il aurait été de bon augure de proposer que les volontaires acceptant d’assurer des permanences en MF soient proportionnellement déchargés de permanences en MO. Cela aurait permis aux agents ne souhaitant pas se rendre en milieu fermé de participer indirectement à l’effort collectif en reprenant ces permanences de milieu ouvert.
– Dialogue avec la direction de l’antenne
Nous avons constaté avec étonnement que le bureau de la cheffe d’antenne était inoccupé en plein jour de visite, alors même que celle-ci avait été programmée par deux organisations syndicales. La cheffe d’antenne n’étant pas présente, nous n’avons pas pu nous entretenir avec elle sur les différents sujets évoqués. Sans remettre en cause les motifs de son absence, il aurait été intéressant de nous prévenir en amont et de nous proposer un entretien ultérieur à notre visite.
Nous aurions pourtant aimé échanger sur les éléments mentionnés ci-dessus, mais également sur :
L’organisation du pôle TIG (qui ne repose que sur un seul agent) ;
La gestion des congés annuels (CA), du télétravail (TT) et des rappels d’agents ;
L’organisation de service de l’ALIP ;
Le soutien institutionnel apporté aux agents, entre autres.
2. Focus sur la Maison d’Arrêt (Milieu Fermé)
– Problématiques bâtimentaires et matérielles
De nombreuses difficultés sont directement liées aux locaux et à leur aménagement (téléphonie, gestion thermique, reprographie…).
Les axes d’amélioration identifiés sont les suivants :
Isolation : installation de volets roulants pour améliorer la régulation thermique.
Téléphonie : remplacement des combinés actuels par des postes permettant de visualiser le numéro appelant, ou par des téléphones sans fil.
Matériel : ajout d’une photocopieuse directement au sein des locaux du SPIP.
Ventilation : installation de solutions de ventilation fixes (accrochées au mur ou au plafond).
Nous avons rencontré la direction de l’établissement qui s’est montrée sensible aux problématiques des agents du SPIP. Nous allons avancer à ses côtés afin d’obtenir des améliorations concrètes sur les dysfonctionnements relevés.
– Problématiques organisationnelles
Au niveau de l’organisation du service, la multiplicité des instances ne laisse aucune marge de manœuvre aux personnels. Des discussions doivent impérativement être entamées avec le SAP et la direction du SPIP afin de trouver une organisation qui puisse laisser respirer les agents. Nous avons échangé avec les personnels du SPIP qui ont des propositions constructives en ce sens ; nous allons les travailler ensemble. L’appui de la direction locale est nécessaire pour l’étude de ses aménagements.
3. Perspectives et conclusions
Nous allons rester particulièrement vigilants face aux différentes évolutions en cours, notamment :
Au contenu de la note de criticité actuellement en cours d’élaboration ;
À sa déclinaison concrète sur les antennes et à sa mise en place effective ;
À l’ensemble des propositions évoquées dans ce compte rendu.
Nous restons à l’entière disposition des agents, en particulier de ceux que nous n’avons pas pu rencontrer lors de cette journée de visite.
FOJustice remercie chaleureusement l’ensemble des agents qui ont pris le temps d’échanger avec la délégation, ainsi que la directrice du SPIP en milieu fermé pour son accueil et l’équipe de direction de la maison d’arrêt qui nous a également reçu.
Le partenariat entre le ministère de la Justice et Orphéopolis existe depuis la convention signée le 14 janvier 2021. Depuis plusieurs années, il permet d’accompagner les familles endeuillées et les orphelins des agents du ministère de la Justice.
► Aujourd’hui, ce dispositif connaît de nouvelles évolutions avec :
la mise en place d’une plateforme entièrement dématérialisée ;
des démarches simplifiées pour les familles ;
un meilleur suivi des dossiers par les assistants de service social ;
le développement du dispositif, qui compte désormais 18 aides financières et sociales ;
des barèmes et des critères d’attribution actualisés.
FO Justice – Action Sociale, qui suit ce dossier dans le cadre du Conseil National d’Action Sociale (CNAS), se félicite de ces avancées destinées à améliorer concrètement l’accompagnement des familles.
► QUI PEUT EN BÉNÉFICIER ?
► Le dispositif s’adresse aux enfants de moins de 25 ans :
dont le parent décédé était agent du ministère de la Justice ;
ou dont le parent, agent du ministère de la Justice en activité, a perdu son conjoint.
Pour une première demande, le décès ne peut pas être antérieur au 1er janvier 2021.
► DES AIDES RENFORCÉES ET DIVERSIFIÉES
► Selon l’âge de l’enfant, sa situation et les ressources du foyer, les aides peuvent notamment concerner :
les études, avec une bourse pouvant atteindre 590 euros par mois ;
la rentrée scolaire, jusqu’à 275 euros ;
le soutien scolaire, jusqu’à 650 euros par an ;
les activités sportives ou socioculturelles, jusqu’à 220 euros ;
les frais de garde, jusqu’à 200 euros par mois pendant 11 mois ;
le permis de conduire, jusqu’à 1 500 euros ;
l’installation dans un logement, jusqu’à 1 600 euros ;
le soutien psychologique, jusqu’à 70 euros par séance, dans la limite de 20 séances par an ;
la réussite à un examen ou à un concours, jusqu’à 275 euros ;
l’accompagnement des orphelins mineurs ou majeurs en situation de handicap ;
la création d’une entreprise, jusqu’à 5 000 euros ;
l’attribution d’un pack informatique à partir de la 6e ;
un chèque de Noël de 150 euros pour les bénéficiaires âgés de moins de 18 ans.
Pour les orphelins ayant perdu leurs deux parents, une majoration de 50 % est prévue pour l’aide éducative et la bourse d’études.
Ces aides restent soumises aux critères d’éligibilité propres à chaque prestation et, pour la majorité d’entre elles, à des conditions de ressources.
► UNE NOUVELLE DÉMARCHE EN LIGNE
► Les familles peuvent désormais effectuer directement :
La demande initiale peut être déposée toute l’année. Le renouvellement doit être effectué à partir du mois de septembre.
Pour une première demande, il est fortement recommandé de prendre contact avec l’assistante ou l’assistant de service social des personnels. Celui-ci pourra accompagner la famille, suivre l’avancement du dossier et intervenir en cas de difficulté.
► UNE ATTENTION PARTICULIÈRE À LA RENTE TEMPORAIRE D’ÉDUCATION
Depuis septembre 2025, lorsque l’enfant peut bénéficier de la rente temporaire d’éducation ou de la rente viagère pour handicap liée au décès d’un agent public, ces prestations remplacent l’aide éducative et la bourse d’études ministérielles.
Les autres aides du dispositif peuvent néanmoins continuer à être sollicitées, sous réserve des conditions d’attribution.
FO Justice – Action Socialerappelle qu’un dispositif social n’est réellement utile que s’il est connu, facilement accessible et rapidement mobilisable par les familles.
L’ACTION SOCIALE, UN BESOIN ESSENTIEL
NON NÉGOCIABLE !!!
Ce jeudi 17 septembre 2026, la Directrice d’Eysses a adressé un mail aux Organisations Syndicales afin de nous indiquer que : « 11 agents du JNS avaient demandé par CRP la mise en place du nouveau planning pour 2027 proposé par l’Administration. Dans l’hypothèse où 18 agents confirment ce souhait, je monterai le planning à la DISP qui l’a d’ores et déjà validé… ».
Lors du CSA du 3 septembre dernier, FO Justice CD d’Eysses, syndicat majoritaire sur la structure, avait voté CONTRE ce nouveau planning, après avoir pris l’avis des agents du 3/2, du PGS, mais également du JNS.
En effet, ce nouveau planning n’améliore en rien la qualité de vie des agents. Rien ne change pour le 3/2.
Le PGS est quasiment détruit par ce nouveau planning. Quant au JNS, il est transformé en un 3/2 « longue journée », bien loin du fameux « Journée – Nuit Sèche – RH – RH – RH » qui avait été présenté lors de sa mise en place initiale.
Pourtant, nous avions clairement relayé la voix des agents : « Les agents du 3/2 ne veulent pas de
changement. Les agents du PGS sont “vent debout” contre ce nouveau planning. Et, pour finir, seulement une dizaine d’agents souhaitent le nouveau planning sur les 36 concernés… ».
Manifestement, l’analyse de notre Organisation Syndicale n’a pas plu à Madame la Directrice. Ainsi, dès le vendredi 4 septembre, elle vous invitait par mail à vous manifester afin de s’assurer que nous ne racontions pas de « bêtises ». Le lundi suivant, lors du rapport de direction, elle demandait aux Officiers de relayer cette demande auprès des agents : « Contactez-moi par mail si vous souhaitez le nouveau planning ! ». Et aujourd’hui, elle invite une certaine OS à mobiliser pour son service !
Maintenant, ça suffit !!!
Revenons simplement à ce que veulent les agents :
Leurs plannings 2027, et surtout leurs congés, avant le 15 octobre
Un service des fêtes équitable, respectant les vœux de chacun, avant le 15 octobre
La fermeture des portes le midi à 11 h 30, afin de mettre en place une organisation permettant à chacun de prendre ses 45 minutes de pause déjeuner
Le respect des postes prévus au 3/2 et sur les longues journées
Le respect des postes des agents référencés QA, QI/QD et Respecto.
FO Justice CD D’Eyssesexige désormais des actes forts et le respect des calendriers !
Madame la Directrice, la balle est désormais dans votre camp !!!
Prenez vos responsabilités, sinon FO Justice CD D’Eysses saura prendre les siennes !!!