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CPIP : CSA SPIP du 9 Septembre 2026 – Déclaration Liminaire

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs les membres du CSA SPIP,

Par cette déclaration liminaire, FO Justice, en sa qualité d’organisation syndicale majoritaire au sein de l’AP, entend porter haut et fort la voix de l’ensemble des Personnels au sein des SPIP qui sont aujourd’hui au bout du rouleau. La situation dans nos services a atteint un point de non-retour, et l’administration ne peut plus se contenter de constats lisses ou de réponses hors-sol.

Nos derniers constats de terrain et nos récentes interpellations l’attestent : les SPIP suffoquent.

La charge de travail est devenue insoutenable et les effectifs insuffisants. Avec des moyennes nationales qui explosent (souvent entre 100 et 110 dossiers par agent en milieu ouvert comme en milieu fermé ou des antennes en sous-effectif chronique), l’accompagnement qualitatif n’est plus qu’un lointain souvenir. Nos collègues gèrent l’urgence en permanence, au détriment de leur santé et du sens de leurs missions. Les risques psychosociaux (RPS) ne sont plus une menace potentielle, ils sont une réalité quotidienne que l’administration continue de minimiser. L’absence de renouvellement des contractuels au sein des SPIP n’augurera rien de bon pour assurer la continuité du service public pénitentiaire.

Par ailleurs, l’injustice continue de frapper nos collègues CPIP. Qu’il s’agisse du récent réexamen quadriennal de l’IFSE perçu comme un véritable camouflet pour les CPIP ou des retards chroniques et inadmissibles en vue de la régularisation de la PSS, la coupe est pleine. Rappelons également qu’il aura fallu près de 7 mois pour que les arrêtés des CPIP promus au grade de « classe exceptionnelle » à la suite de l’examen professionnel 2026 puissent aboutir.

Pour ce qui est des conditions matérielles, entre des locaux vétustes et une absence de sécurité qui ont conduit à des faits très graves au SPIP de Martinique, là encore c’est la goutte d’eau. Lors du procès de l’auteur, l’actuel procureure a reconnu regretter de n’avoir pu qualifier les faits, comme nous le dénoncions par voie de communiqué, en “tentative d’assassinat”. Hélas, désormais le mal est fait pour les agents du SPIP traumatisés à vie et ulcérée de voir les faits qualifiés de “violences avec arme” par le parquet. Les professionnels en SPIP exercent dans des conditions indignes et dangereuses et ils ont bien conscience qu’en cas d’incident grave, plus rien ne leur sera épargné.

Monsieur le Président, FO Justice refuse que les SPIP soient traités comme de simples variables d’ajustement budgétaire. Nos collègues n’attendent plus des promesses illusoires ou des effets d’annonce, mais des actes forts et des moyens à la hauteur des enjeux.

Pour ce qui est de l’ordre du jour, le point sur la fiche de poste des psychologues en SPIP soumis pour information nous pose question, comme lorsqu’il s’agissait des fiches de postes ASE. Même si nos demandes ont été majoritairement entendues et suivies par les autres OS lors des multilatérales, la fiche de poste a été remaniée avant le passage en CSA SPIP. Ces remaniements ne sont pas de simples questions de structuration du document ou de sémantiques, ils sont bien plus que cela. Soucieux d’un dialogue social constructif, notre syndicat vous demande Monsieur le Président que ce point soit soumis pour avis aujourd’hui et en vue du prochain CSA AP, afin que des amendements puissent être débattus.

FO Justice restera, comme toujours déterminé à se battre pied à pied, sur le terrain comme dans cette instance, pour la reconnaissance pleine et entière de tous les personnels qui exercent en SPIP.

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Prison d’Ajaccio : Visite de la Direction Marseillaise des Equipes de Sécurité Pénitentiaire – Irrespectueux !

Le bureau local Force Ouvrière Justice de la maison d’arrêt d’Ajaccio constate que le lundi 7 septembre 2026, Madame la Directrice E.S.P. de Marseille, est venue, accompagnée de l’Officier des EJ du CP de Borgo, au sein de la Maison d’arrêt d’Ajacccio et a dénié saluer et rencontrer l’Equipe Local de la Sécurité Pénitentiaire.

Pourtant l’équipe ELSP d’Ajaccio avait changé leur planning et a attendu en vain la rencontre avec Madame la Directrice, il n’y avait qu’une porte à franchir !!!

Le bureau local Force Ouvrière Justice de la maison d’arrêt d’Ajaccio déplore le manque de considération envers les ELSP d’Ajaccio alors qu’ils ne rechignent pas sur la charge de travail malgré un effectif restreint !!!

Le bureau local Force Ouvrière Justice de la maison d’arrêt d’Ajaccio saura s’en souvenir !!!

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Prison du Port : Combien de temps allons-nous encore respirer cette situation ?

Lors du dernier CSA, FO JUSTICE avait pourtant alerté la direction sur le risque imminent de débordement des eaux usées et des excréments au quartier haut.

Une fois de plus, le temps donne raison aux professionnels de terrain que sont nos personnels techniques.

Aujourd’hui, chacun peut le constater : Une odeur nauséabonde envahit quotidiennement les lieux de travail et pollue l’air respiré par les personnels.

Une situation indigne, inacceptable et qui aurait pu être évitée.

CANALISATION BOUCHÉE

Pourtant, la solution semble simple : procéder à la vidange du circuit concerné. Mais à la place d’une intervention rapide, on nous ressort le vieux refrain :

« IL FAUT DEMANDER UN DEVIS, LES CAISSES SONT VIDES. »

FO JUSTICE CONSTATE :

Les caisses ne semblent pas vides pour tout le monde. Des travaux ont récemment été réalisés dans les logements de direction afin d’accueillir la nouvelle équipe. Bien entendu, comme d’habitude, on nous expliquera qu’il ne s’agit « pas du même budget » ou « pas du même fléchage ».

PENDANT CE TEMPS, LES PERSONNELS CONTINUENT À SUBIR LES CONSÉQUENCES DE L’INACTION.

Et comment demander un devis précis pour savoir combien de mètres cubes devront être pompés avant même d’avoir procédé à l’intervention nécessaire ? Une logique qui interroge et qui démontre, une fois encore, que nous marchons sur la tête au Centre de Détention du Port.

FO JUSTICE LE DIT HAUT ET FORT :

➡️ Nous n’attendrons pas que les personnels aient des eaux usées jusqu’aux chevilles pour agir.

➡️ Nous n’attendrons pas qu’un incident sanitaire majeur survienne.

➡️ Nous n’attendrons pas non plus que les services de l’État, de la préfecture ou les autorités compétentes soient informés de cette situation et de ses conséquences sur les conditions de travail des agents.

CAR UNE QUESTION SE POSE :

QUE SE PASSERA-T-IL SI CETTE SITUATION SORT DES MURS DE NOTRE ÉTABLISSEMENT ?

LA SANTÉ, LA SÉCURITÉ ET LA DIGNITÉ DES PERSONNELS DOIVENT ÊTRE UNE PRIORITÉ ABSOLUE.

FO JUSTICE EXIGE :

🚨 UNE INTERVENTION IMMÉDIATE pour résoudre le problème de vidange et d’assainissement.

🛡️ LA MISE EN SÉCURITÉ SANITAIRE DES PERSONNELS.

👥 UNE INFORMATION TRANSPARENTE sur les mesures engagées et les délais d’exécution.

🤝 QUE LES ALERTES DES REPRÉSENTANTS DU PERSONNEL SOIENT ENFIN ENTENDUES AVANT QUE LES SITUATIONS NE DEVIENNENT CRITIQUES.

DIRECTION, RÉAGISSEZ VITE !

AVANT QUE LA MERDE NE SALISSE TOUT LE MONDE !

FO JUSTICE | DÉFENDRE LES PERSONNELS, FAIRE RESPECTER LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL, DÉNONCER L’INACCEPTABLE.

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Prison de Saint-Denis : Déclaration Liminaire

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les membres du CSA,

Le Bureau local FO Justice du CP Saint-Denis souhaite, à l’occasion de ce CSA, attirer une nouvelle fois l’attention de l’administration sur la situation particulièrement préoccupante de notre établissement.

Les dernières semaines ont été marquées par plusieurs événements révélateurs d’un contexte sécuritaire qui demeure particulièrement tendu. La bagarre générale survenue il y a quelques semaines, ainsi que la découverte récente de lames de scies au sein de l’établissement, constituent des faits qui doivent nécessairement être pris en considération dans l’appréciation des conditions de fonctionnement et de sécurité du centre pénitentiaire.

Ces difficultés interviennent dans un contexte déjà fortement contraint par une vacance importante des effectifs. À ce jour, 23 postes demeurent vacants, alors que l’établissement connaît parallèlement une progression significative de sa population pénale, avec près de 1 000 personnes détenues écrouées.

Cette situation entraîne des conséquences directes sur l’organisation des services et sur les conditions d’exercice des personnels. Les agents sont régulièrement sollicités afin de compenser les difficultés d’effectifs et d’assurer la continuité du service.

Dans ce contexte, le bureau local FO Justice s’interroge sur la pertinence de nouvelles réductions d’effectifs dans certains services.

Le PCI constitue à cet égard un point d’attention majeur.

Lors de l’ouverture de l’établissement, ce service était composé de neuf agents. Il est aujourd’hui envisagé de porter cet effectif à six agents.

Pour FO Justice, cette diminution doit être examinée avec la plus grande prudence au regard des missions exercées par le PCI et de sa place dans le dispositif global de sécurité de l’établissement.

La réduction des effectifs d’un service concourant directement à la sécurité, dans un établissement confronté simultanément à une importante vacance de postes, à une augmentation de la population pénale et à une multiplication des incidents, apparaît difficilement compatible avec les exigences opérationnelles auxquelles les personnels doivent répondre quotidiennement.

Le bureau local FO Justice réaffirme ainsi son soutien à l’ensemble des personnels, tous corps confondus, qui exercent leurs missions dans un environnement professionnel particulièrement contraint.

Nous demandons au Directeur interrégional des services pénitentiaires de l’Outre-mer, ainsi qu’à l’administration centrale, de prendre pleinement en considération la situation du CP de Saint-Denis et de mettre en œuvre les mesures nécessaires afin de résorber la vacance des postes et garantir des effectifs adaptés au fonctionnement de l’établissement.

FO Justice restera particulièrement vigilant quant à l’évolution des effectifs et aux conditions de travail des personnels.

Il appartient désormais à l’administration d’apporter des réponses concrètes et adaptées à la situation de notre établissement, afin de garantir à la fois la sécurité, la continuité du service et des conditions de travail compatibles avec l’exercice de nos missions.

Je vous remercie de votre attention.

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Prison de Paris-la-Santé : Ça Suffit ! Plus de 200% de Surpopulation !

1er septembre : Après les départs en mutation, le CP Paris La Santé accuse désormais un déficit de 70 agents disponibles dans le corps d’encadrement et d’application !

UNE SURPOPULATION QUI A DÉPASSÉ LES 200 % !

DES AGENTS ÉPUISÉS !

  • Manque d’effectifs
  • trop de charges
  • trop de risques
  • trop peu de moyens…

ÇA SUFFIT !

PLUS DE DÉTENUS, MOINS D’AGENTS : UNE ÉQUATION INACCEPTABLE !

Plus de détenus ≠ moins d’agents

Nos conditions de travail se dégradent !
Notre sécurité et celle de l’établissement aussi !

FO JUSTICE EXIGE !

À la sortie de la 225ᵉ promotion de surveillants, FO Justice exige des affectations à la hauteur des besoins réels !

  • Une affectation à la hauteur des besoins réels !
  • Des départs compensés !
  • La surpopulation prise en compte dans le dimensionnement des effectifs !
  • Des agents qui puissent exercer leurs missions dans des conditions acceptables de sécurité et de travail !

MOINS DE 70 AGENTS…

PLUS DE 200 % DE SURPOPULATION…

DES PERSONNELS ÉPUISÉS…

IL EST TEMPS D’AGIR !

FO JUSTICE CP PARIS LA SANTÉ Restera pleinement mobilisée pour défendre les personnels et exigera des réponses concrètes à la hauteur de la situation de notre établissement !

LES PERSONNELS NE DOIVENT PLUS PAYER LE PRIX DU MANQUE D’EFFECTIFS !

ENSEMBLE, FAISONS ENTENDRE NOTRE VOIX !

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