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Prison de Valenciennes : La sécurité au fil du rasoir !

Lundi 24 août 2026, à 9h30, lors d’un mouvement douche, une altercation éclate entre deux détenus.

L’intervention rapide de l’agent J.-P., aussitôt rejoint par les personnels présents à proximité, permet de mettre fin à l’incident.

L’un des deux détenus est placé en cellule d’attente après avoir été soumis à une fouille par palpation.

Cette fouille permet de découvrir qu’il était porteur d’une lame en céramique.

UNE NOUVELLE ARME BLANCHE DÉCOUVERTE EN DÉTENTION!

Cette nouvelle saisie intervient alors même que, samedi 22 août 2026, une lame de scie avait déjà été découverte et saisie (cf. tract FO JUSTICE du 23 août 2026).

Quelques semaines auparavant, vendredi 5 juin 2026, un couteau avait également été récupéré en détention.

La répétition de ces découvertes est particulièrement préoccupante et révèle, une nouvelle fois, les importantes failles de sécurité auxquelles sont confrontés nos personnels.

Cette situation ne peut plus durer !

La présence d’une arme blanche en détention constitue une menace directe pour la sécurité des personnels et des personnes détenues.

Plus inquiétant encore, l’absence d’officier de bâtiment au moment des faits n’a pas permis d’anticiper la situation et de mettre en prévention le porteur de cette arme blanche.

Ces découvertes successives ne doivent pas être banalisées, faudra t’il un drame pour que nos dirigeants prennent le problème à bras le corps ?

L’ÉTAT NE PROTÈGE PLUS NOS DÉTENTIONS!

Faudra t’il qu’un des nôtres fasse les frais de ces carences pour que les moyens humains et matériels nécessaires soient enfin mis en place ?

FO JUSTICE félicite les agents qui, une nouvelle fois, ont fait preuve d’un très grand professionnalisme, de sang-froid et de réactivité afin de mettre un terme à cet incident.

FO JUSTICE demande que ces personnels soient reconnus et distingués à la hauteur de leur courage et de leur engagement.

FO JUSTICE exige également des réponses concrètes de la part de l’administration sur les moyens humains et matériels qui seront déployés afin de garantir la sécurité de l’ensemble des personnels.

LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS

NE DOIT PLUS ETRE UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT !

FO JUSTICE continuera de dénoncer les carences sécuritaires et d’exiger les moyens indispensables à la protection de nos collègues.

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Prison de Villepinte : Ça ne peut plus durer !

Surpopulation, sous-effectif, agressions, drones, trafics : les personnels ne peuvent plus tout absorber.

FO Justice dresse un constat clair : au CP Villepinte, la surpopulation carcérale, le manque d’effectifs, la multiplication des mouvements, les tensions en détention, les agressions et les trafics pèsent chaque jour davantage sur les personnels. Les agents continuent de tenir l’établissement, mais leur professionnalisme ne peut pas devenir le système de secours permanent d’une organisation à bout de souffle.

LES PERSONNELS TIENNENT, MAIS ILS NE PEUVENT PAS TOUT ABSORBER.

La surpopulation entraîne plus de mouvements, plus de tensions, plus d’interventions, plus de trafics et davantage de risques d’incidents et d’agressions. Elle impacte directement la sécurité des agents au quotidien.

Le sous-effectif avec des postes vacants, des absences, des rappels, des heures supplémentaires et des équipes fragiles, contraint les personnels à compenser en permanence. Cela crée de la fatigue, de l’usure, une baisse de vigilance et un risque accru pour tous.

LES PERSONNELS NE SONT PAS UNE RÉSERVE INÉPUISABLE.

Les agressions sont chaque fois une de trop. Le soutien après une agression est indispensable, mais la priorité doit être d’empêcher qu’elles ne se produisent: identifier plus tôt les profils violents, faire circuler l’information efficacement et prendre des décisions de gestion rapides.

Les drones, projections et trafics nourrissent les trafics et fragilisent la sécurité de l’établissement.

Les observer ne suffit plus. L’établissement a besoin de moyens renforcés : détection, brouillage, suivi, interception, dispositifs anti-projection, opérations ciblées, présence canine et communication claire sur les sanctions.

LES COLIS DOIVENT ÊTRE INTERCEPTÉS AVANT D’ARRIVER EN DÉTENTION.

FO JUSTICE EXIGE :

  • des effectifs adaptés à la population pénale et à la charge réelle de travail ;
  • une véritable politique de fidélisation et de couverture des postes vacants ;
  • des mesures concrètes face à la surpopulation carcérale ;
  •  une politique forte de prévention des agressions ; une gestion ferme et réactive des profils violents ;
  • des moyens renforcés contre les drones, projections et trafics ;
  • une organisation du travail qui protège les personnels au lieu de leur demander de compenser en permanence.

FO Justice continuera de porter la réalité des personnels et d’exiger des réponses rapides lorsque leur sécurité, leurs conditions de travail et le fonctionnement de l’établissement sont en jeu.

VILLEPINTE NE PEUT PLUS FONCTIONNER EN MODE DÉGRADÉ.

À L’ADMINISTRATION, MAINTENANT, DE FAIRE SA PART.

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Prison de Neuvic : Agression gratuite

Alors qu’il purgeait sa peine de quartier disciplinaire pour violences entre codétenus, voilà que le détenu B. passe à l’étape supérieure !

Ce dimanche, il a pris le Major encadrement pour son valet de chambre en l’invectivant pendant la distribution du repas. Celui-ci, surpris, lui demande poliment de lui parler correctement. Au lieu de de cela, le détenu se colle au collègue avec un air menaçant. Le gradé le repousse pour garder une distance de sécurité.

C’est à ce moment là que le détenu lui assénera un coup de poing au visage.

Malgré le coup reçu, le Major gardera son sang-froid et avec l’aide des agents QD/QI et A3, ils maitriseront le détenu pour mettre fin à l’agression.

Cerise sur le gâteau : le détenu finira par des menaces de mort à notre collègue.

Résultat : un jour d’ITT et 15 jours d’AT pour le gradé agressé.

Sans parler du choc psychologique.

FO Justice exige une sanction exemplaire et le départ de l’agresseur.

FO Justice souhaite un prompt rétablissement au collègue blessé et choqué et se tient à sa disposition pour l’accompagner dans ses démarches administratives et judiciaires.

FO Justice remercie les collègues pour leur solidarité et leur professionnalisme sur cette agression qui est déjà la 3ème depuis le début de l’été.

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La mobilité interne des ASS passée à la trappe !

FO Justice – ASS a pris connaissance de la diffusion, sur l’intranet, du poste d’assistant de service social du personnel (ASSP) du secteur de Fresnes (94).

Cette diffusion ne répond toutefois pas à une question essentielle… Pourquoi ce poste n’a-t-il pas été proposé, au préalable, aux ASS de l’équipe de Paris dans le cadre d’une véritable démarche de mobilité interne ?

Diffuser un poste ne suffit pas, encore faut-il examiner en priorité les possibilités de mobilité au sein de l’équipe concernée et permettre aux ASS déjà en fonction d’exprimer leurs souhaits d’évolution !

Faut-il comprendre qu’aucune candidature interne ne pouvait être recherchée ou examinée ?

FO Justice – ASS refuse de le croire !

Le recrutement externe peut être nécessaire lorsqu’aucune candidature interne ne permet de pourvoir un poste.

Mais il ne doit pas devenir une solution de facilité qui contourne la mobilité des ASS déjà en fonction.

Le problème est clair, avant de rechercher des compétences à l’extérieur, l’administration doit commencer par reconnaître et valoriser celles dont elle dispose déjà !

Cette situation pose plus largement la question de l’attractivité et de la fidélisation !

Les ASSP du ministère doivent bénéficier d’une véritable reconnaissance professionnelle, statutaire et indemnitaire à la hauteur de leurs missions et de leur expertise !!

Les difficultés de recrutement ont déjà des conséquences concrètes, sur la DISP de Marseille, dans l’attente de la prise de fonction d’une ASS contractuelle prévue dans quelques mois, l’administration a temporairement recours à la société Prestasocial. Cette solution ne peut pas remplacer une politique durable de recrutement et de fidélisation.

Mais la question posée à Fresnes demeure entière… pourquoi les possibilités de mobilité au sein de l’équipe de Paris n’ont-elles pas été étudiées en priorité ?

⇒ FO Justice – ASS exige que les ASS de l’équipe de Paris puissent se positionner

prioritairement sur le poste de Fresnes avant toute poursuite du recrutement externe.

FO Justice – ASS exige que chaque poste vacant, soit d’abord proposé au sein de l’équipe concernée, dans le cadre d’une procédure de mobilité interne claire et transparente.

⇒ FO Justice – ASS exige une politique de recrutement cohérente sur l’ensemble du territoire et des mesures concrètes permettant de reconnaître et de fidéliser les ASSP.

FO Justice – ASS dénonce la méthode retenue pour le poste de Fresnes. Elle ignore les compétences internes, fragilise les parcours professionnels et contribue à l’invisibilisation des ASS du ministère.

La mobilité interne ne doit pas être une simple option.

Respecter les ASS, c’est reconnaître leur savoir-faire et leur offrir de véritables perspectives d’évolution.

ASS du ministère, ensemble, défendons notre profession, notre expertise et nos perspectives d’avenir !!!

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Prison de Fresnes : Le constat ne peut plus durer ! Sécurité, conditions de travail, surpopulation, il faut des actes

FO Justice dresse aujourd’hui un constat clair : au CP Fresnes, la situation ne peut plus rester en l’état.

La surpopulation carcérale atteint un niveau insoutenable et pèse directement sur la sécurité, les conditions de travail et le quotidien des personnels. Le QMAH concentre à lui seul une pression devenue intenable.

Plus de mouvements, plus de tensions, plus de trafics, plus d’incidents : les personnels tiennent l’établissement à bout de bras, mais cette réalité ne peut plus être banalisée.

FRESNES TIENT PARCE QUE LES PERSONNELS TIENNENT.

Les drones et les projections continuent d’alimenter les trafics et de fragiliser la sécurité de l’établissement.

Constater ne suffit plus. Il faut empêcher les colis d’arriver en détention et renforcer la lutte contre ces réseaux.

FO Justice demande le renforcement des moyens de détection, de brouillage, de suivi et d’interception, le développement des filets antiprojections là où cela est possible, ainsi qu’une communication claire sur les sanctions encourues et prononcées.

Concernant les bombes incapacitantes, les agents de Fresnes sont dotés. L’administration doit maintenant communiquer, familiariser les collègues à leur utilisation et lever toute crainte sur le recours légitime à cet équipement de protection.

PROTÉGER LES AGENTS, CE N’EST PAS SE CONTENTER DE LES ACCOMPAGNER APRÈS UNE AGRESSION.

À Fresnes, l’accompagnement des collègues victimes d’agression existe. C’est une bonne chose. Mais cela ne suffit pas. La priorité doit être d’éviter les agressions, d’anticiper les situations à risque et de prendre les décisions de gestion qui protègent réellement les personnels.

FO Justice alerte également sur l’organisation des plannings. La fin du matin-nuit doit devenir une priorité à Fresnes. Beaucoup d’agents, faute de pouvoir se loger à proximité, ne peuvent pas rentrer chez eux entre les deux vacations et se retrouvent à dormir dans leur véhicule avant de reprendre leur service. Cette situation est inconcevable au regard de la vigilance ensuite exigée d’eux.

FO Justice soutient également le développement de la santé par le sport. Le futur parcours sportif autour du domaine doit devenir un véritable outil au service des personnels : préparation physique, cohésion, maintien en condition et qualité de vie au travail.

FO JUSTICE EXIGE :

• que la question de la surpopulation, et en particulier celle du QMAH, soit traitée comme une priorité :

• un renforcement concret de la sécurisation face aux drones et aux trafics :

  • une doctrine claire, rassurante et opérationnelle sur l’usage des bombes incapacitantes ;
  • des mesures de prévention permettant d’éviter les agressions, au-delà du seul accompagnement après les faits ;
  • la fin des organisations de service de type matin-nuit ;
  • la poursuite d’une politique ambitieuse en faveur de la santé par le sport.

FO Justice continuera de porter la réalité des personnels, de dénoncer ce qui doit l’être et d’exiger des réponses à la hauteur des enjeux du CP Fresnes.

LES PERSONNELS NE DOIVENT PAS PAYER LE PRIX DE L’IMMOBILISME !

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Prison de Fleury-Mérogis : Les murs ne suffisent plus, l’état doit agir !

FOUILLES, STUPÉFIANTS, TÉLÉPHONES, DRONES : LES PERSONNELS NE PEUVENT PLUS COMPENSER SEULS LES FAILLES DU SYSTÈME !

Les découvertes réalisées le 24 août 2026 sont une nouvelle fois révélatrices : 98,5 grammes puis 202,5 grammes de résine, plusieurs téléphones, câbles et chargeurs, ainsi que divers objets dissimulés.

Ces saisies démontrent une réalité : les trafics évoluent et les personnels pénitentiaires doivent constamment s’adapter.

À cela s’ajoutent les projections et survols de drones, devenus une véritable menace pour la sécurité de nos établissements.

Pendant ce temps, la surpopulation carcérale accentue encore les difficultés : davantage de détenus, de mouvements, de tensions, de trafics et d’interventions.

On ne peut pas demander toujours plus aux personnels avec toujours moins de moyens.

ÇA SUFFIT !

Force Ouvrière Justice exige :

– des effectifs adaptés à la population carcérale ;

– des moyens modernes de détection et de lutte contre les drones ;

– une sécurisation efficace des établissements contre les trafics

– des équipements adaptés aux nouvelles menaces ;

– des mesures concrètes face à la surpopulation carcérale.

Force Ouvrière Justice salue une nouvelle fois la vigilance, le professionnalisme et l’engagement des personnels.

Mais leur professionnalisme ne doit pas devenir la variable d’ajustement d’un système sous tension.

La sécurité des établissements exige des actes, des moyens et des effectifs. Maintenant.

Force Ouvrière Justice :

SÉCURITÉ • EFFECTIFS • MOYENS • RESPECT • RECONNAISSANCE

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Prison de Nantes : Toujours palier les carences de l’état !!!

Ce lundi 24 août, dans la matinée, des détenus de la MA1 ont reçu une livraison par drone pendant leur promenade.

Les détenus trafiquants se sentent tellement intouchables qu’en plus d’être réapprovisionnés la nuit à leur fenêtre ils se font encore livrer en pleine journée !!!

S’agit-il d’une commande urgente ou veulent-ils narguer les personnels ?

En tout état de cause, l’insécurité de notre établissement se confirme chaque jour et seuls les personnels permettent à l’institution pénitentiaire de ne pas être totalement ridiculisée.

Avec le soutien des collègues ELSP, l’encadrement et les agents de la MA1 ont réalisé des saisies dont les chiffres se suffisent à eux-mêmes :

300 grammes de produits stupéfiants !!!

Le syndicat local FO justice du CP de Nantes félicite l’ensemble des personnels pour leur vigilance et professionnalisme.

Le syndicat local FO justice du CP de Nantes félicite les agents qui malgré l’indigence et l’incurie de l’État colmatent un tant soit peu au prix de leur abnégation et de leur ténacité.

Plus qu’à attendre les privations de sport seule sanction possible….

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Prison de Fleury-Mérogis : Bilatérale, sécurité, conditions de travail. FO Justice porte la voix des personnels

Le jeudi 20 août 2026, Force Ouvrière Justice a été reçu en bilatérale par l’adjoint au Chef d’établissement et la Directrice de la Sécurité et des Détentions.

Cette rencontre était l’occasion de dresser un tableau de notre établissement pénitentiaire dans un contexte marqué par une surpopulation carcérale plus de 5000 détenus et près de 500 matelas au sol.

Et de partager les difficultés que les personnels rencontrent au quotidien, mais aussi de mettre sur la table des propositions concrètes pour améliorer notre sécurité et nos conditions de travail.

Drones, trafics, sécurisation de l’établissement, agressions, quartier disciplinaire, quartier mineurs…

Nous avons souhaité aborder les sujets sans détour, avec une priorité : la sécurité des agents et le fonctionnement de notre établissement.

DRONES : PLUS DE 60 SURVOLS EN UN MOIS !

Difficile aujourd’hui de parler de sécurité au CP de Fleury-Mérogis sans commencer par les drones.

Pour le seul mois d’août, plus de 60 survols ont été comptabilisés sur la zone. Un chiffre qui montre clairement l’ampleur du problème.

Des brouilleurs sont déjà présents sur le domaine. Malheureusement, le plan d’étanchéité n’est pas encore exploité au maximum de ses capacités.

Force Ouvrière Justice a sollicité un renforcement de la couverture de notre établissement.

Sur le terrain, les opérations menées aux abords du domaine commencent également à porter leurs fruits. Une douzaine de pilotes de drones ont été identifiés et interpellés, certains opérant à une distance importante de l’établissement.

Des comparutions immédiates ont suivi et, selon les éléments qui nous ont été communiqués, les condamnations prononcées vont de 10 à 24 mois d’emprisonnement.

Constater les survols ne suffit plus. Il faut maintenant être capable de les empêcher.

Force Ouvrière Justice a donc porté plusieurs propositions :

– installer des filets de protection sur les devantures des bâtiments, afin d’empêcher la récupération des colis largués.

– installer des projecteurs puissants avec détecteurs de mouvement pour perturber les approches nocturnes et faciliter la détection des drones.

– doter l’établissement d’un canon anti-drones, dans le cadre réglementaire applicable.

– développer les moyens de détection, de suivi et d’interception.

– créer une équipe spécialisée dans la lutte anti-drones au sein de notre établissement.

– renforcer les ESI et les ELSP, notamment sur la sécurité périmétrique.

– communication des sanctions en lien avec les drones à la population pénale.

– récompenses et mise à l’honneur des personnels dans la lutte contre les drones.

– légiférer sur des sanctions plus dissuasives.

Nous devons avoir les moyens d’agir avant que les colis n’arrivent en détention.

TRAFICS : NOS MÉTHODES DOIVENT AUSSI ÉVOLUER

La lutte contre les trafics est un enjeu majeur de sécurité de l’Etat qui mobilise aujourd’hui de nombreux acteurs : Gendarmerie, Police, Garde républicaine et brigades cynotechniques.

Conscient de ce fléau, une brigade de gendarmerie spécifique a été créé dans cette politique de lutte contre les trafics en soutien aux dispositifs existants.

Une première sur notre établissement qui a vocation à s’étendre s’il est concluant.

Mais les trafics évoluent. Nos façons de les combattre doivent donc évoluer elles aussi.

Nous avons notamment échangé sur la politique de fouilles menée au sein de nos établissements.

Un constat nous interpelle : certaines fouilles XXL semblent parfois moins fructueuses que des fouilles inopinées et ciblées.

Il ne s’agit pas de remettre en cause le principe des fouilles de grande ampleur.

Mais lorsqu’une méthode fonctionne mieux qu’une autre, il faut savoir se poser les bonnes questions.

Force Ouvrière Justice souhaite donc que nous réfléchissions à des actions « coup de poing » plus imprévisibles, innovantes et ciblées.

Nous demandons également une présence plus régulière et soutenue des équipes cynotechniques dans nos murs, notamment lors des parloirs.

L’objectif est simple : surprendre davantage les trafiquants et rendre nos contrôles plus efficaces.

SÉCURITÉ : IL RESTE DES FAILLES À CORRIGER

Force Ouvrière Justice a donc profité de cette bilatérale pour mettre en avant plusieurs points qui, pour nous, doivent évoluer.

– Le barreaudage

Nous demandons qu’un audit soit réalisé pour le renforcement du barreaudage et améliorer réellement l’étanchéité des bâtiments et limiter les possibilités de récupération des projections.

– Les cours de promenade

Avec une surpopulation carcérale qui ne cesse d’augmenter et des profils de plus en plus différents, nous demandons un découpage et sectorisation des cours de promenade.

Cela permettrait de mieux gérer les différents profils, de sécuriser davantage les mouvements et, surtout, de pouvoir avancer progressivement sur la couverture des cours.

L’objectif est là encore d’obtenir, étape par étape, une meilleure étanchéité face aux projections et aux drones.

– Le scanner palettes

Notre établissement dispose d’un scanner palettes qui, à ce jour, n’est toujours pas opérationnel.

Pour Force Ouvrière Justice, il est important que cet outil puisse enfin être mis en service.

Il apporterait un contrôle supplémentaire sur les marchandises et les livraisons qui entrent sur le domaine.

Un bureau doit également être créé pour les agents affectés à ce poste, afin qu’ils puissent travailler dans de bonnes conditions.

– Les bombes incapacitantes

Nous avons également insisté sur le déploiement des bombes incapacitantes à l’ensemble des personnels (effectif courant septembre)

Pour Force Ouvrière Justice, cet équipement est devenu un élément important de la protection des personnels.

La direction envisage l’installation d’armoires sécurisées dans les bâtiments pour permettre la conservation de ces dotations individuelles.

Nous resterons attentifs à la mise en place effective de ce dispositif.

Force Ouvrière Justice a insisté également sur la poursuite de la sécurisation du domaine. Sur ce point les travaux de sécurisation du parking débuteront mi-septembre.

FO JUSTICE : NE PAS SE CONTENTER DE CONSTATER

C’était aussi tout le sens de cette bilatérale.

Notre rôle était donc de les faire remonter, mais surtout d’arriver devant la direction avec des propositions.

Filets antiprojections, éclairage avec détecteurs de mouvement, canon anti-drones, renforcement des ESI et des ELSP, présence cynotechnique, fouilles inopinées, scanner palettes, découpage et couverture des promenades…

Nous voulons des solutions adaptées à la réalité du terrain.

AGENTS AGRESSÉS : NE LAISSONS PAS UN COLLÈGUE SEUL APRÈS LES FAITS

C’est un point sur lequel Force Ouvrière Justice a particulièrement insisté.

Lorsqu’un collègue vient d’être agressé, il ne doit pas se retrouver seul face à une montagne de démarches alors qu’il vient parfois de vivre une situation particulièrement violente.

L’accompagnement doit commencer dès les premiers écrits.

Nous demandons qu’un personnel dédié ou un membre de la direction puisse être présent pour accompagner l’agent dans cette étape.

Les écrits doivent être clairs, précis et factuels. Ils doivent relater correctement ce qui s’est passé sans contenir d’éléments ou d’imprécisions pouvant ensuite fragiliser la procédure.

Le pôle SST doit également être systématiquement sollicité afin que le collègue puisse être accompagné et orienté sur le volet médical, administratif et juridique.

Force Ouvrière Justice demande enfin un véritable suivi des demandes de protection fonctionnelle.

Il ne doit plus y avoir d’oubli ou de défaut de suivi des délais.

Pour nous, accompagner un collègue agressé, ce n’est pas seulement prendre de ses nouvelles le jour des faits. C’est rester à ses côtés jusqu’au bout de ses démarches.

QUARTIER DISCIPLINAIRE : UNE SANCTION DOIT RESTER UNE SANCTION

Nous avons également abordé la réponse apportée aux agressions commises contre les personnels.

Pour Force Ouvrière Justice, lorsqu’une sanction de quartier disciplinaire est prononcée à l’encontre d’un agresseur, elle doit être exécutée dans son intégralité, dans le respect du cadre réglementaire.

Lorsque les faits et les conditions légales le permettent, nous demandons également une réponse judiciaire rapide, notamment par comparution immédiate.

Et il y a un autre point essentiel : la protection de l’agent victime après l’agression.

Lorsqu’une incompatibilité existe entre l’agresseur et le ou les agents victimes, il n’est pas acceptable que les collègues continuent à subir quotidiennement sa présence dans leur bâtiment.

Dans ce cas, Force Ouvrière Justice demande un changement de bâtiment, afin de protéger les personnels concernés.

QUARTIER MINEURS : UN QM N’EST PAS UN EPM !

Nous avons également fait un point sur le Quartier Mineurs D4 et sur la complexité grandissante de sa gestion.

Aujourd’hui, plus de 72 mineurs y sont affectés pour une capacité maximale de 80 places.

Il faut rappeler une chose essentielle : un Quartier Mineurs n’est pas un Établissement Pénitentiaire pour Mineurs (EPM).

Les moyens, l’organisation et les infrastructures ne sont pas les mêmes.

La localisation actuelle du QM pose également de vraies difficultés aux personnels.

Son implantation au 3 étage entraîne de nombreux mouvements accompagnés et complique considérablement la gestion quotidienne.

Sa position, « en sandwich » entre des secteurs de détention majeurs, pose également problème. Cette proximité peut favoriser les contacts et expose certains mineurs au risque d’être utilisés comme « nourrices » pour les trafics internes des majeurs.

La diversité des profils et notamment du nombre conséquent de procédure criminelle impose une équipe complète, stable, formée et solide, capable de prendre en charge ce public dans de bonnes conditions.

Nous avons également rappelé qu’une vigilance particulière devra être portée aux profils des personnes détenues affectées au Quartier Centre de Détention.

Les difficultés de sécurité que nous connaissons déjà doivent impérativement être prises en compte dans les futures affectations.

SANTÉ PAR LE SPORT : UN PROJET POUR LES PERSONNELS

Nous avons conclu cette bilatérale sur un sujet qui nous tenait particulièrement à cœur : la santé par le sport.

Cela reste une priorité pour notre bureau local.

Force Ouvrière Justice va transmettre à la direction ses propositions concernant la réhabilitation du terrain aujourd’hui inexploité situé entre le mess et l’unité de vie.

Nous souhaitons que ce projet soit intégré au plan d’extension et de rénovation de Fleury-Mérogis.

Pourquoi laisser cet espace inutilisé alors qu’il pourrait devenir un véritable outil pour les personnels ?

Le service formation, les ERIS, le PREJ 91, l’association sportive, mais aussi plus largement les personnels de l’établissement pourraient profiter de cet espace.

Entraînement, formation, préparation physique, sport, cohésion : ce terrain peut avoir une véritable utilité pour notre établissement et pour celles et ceux qui y travaillent.

NOTRE RÔLE : PORTER VOTRE RÉALITÉ DEVANT LA DIRECTION

Cette bilatérale nous a permis de mettre sur la table des sujets qui touchent directement le quotidien des personnels de Fleury-Mérogis.

Nous ne prétendons pas que tout peut être réglé du jour au lendemain.

Mais notre rôle est de faire remonter ce que vivent les agents, d’alerter lorsque cela est nécessaire, de proposer des solutions et surtout de suivre les dossiers dans le temps.

FORCE OUVRIÈRE JUSTICE CONTINUERA À ÊTRE PRÉSENT SUR LE TERRAIN ET À PORTER VOS REVENDICATIONS AUPRÈS DE LA DIRECTION.

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Prison de Rouen : Qu’avaient-ils en tête ?

Dans la soirée du 23 août 2026, l’agent en service de nuit entend un tapage provenant de la division 2.

Après avoir rapidement localisé la cellule à l’origine de ces bruits suspects, l’équipe de nuit intervient et procède à la sortie des trois personnes détenues afin d’effectuer une vérification complète des éléments de sécurité de la cellule.

La découverte est particulièrement inquiétante :

Une vis du caillebotis a été totalement retirée.

Une seconde est déjà sortie de moitié.

Le scellement du barreaudage est brisé.

Le barreaudage sorti de son emplacement.

QU’AVAIENT-ILS EN TÊTE ?

Une tentative d’évasion ? Faciliter la réception d’un colis livré par drone ?

Quelle que soit leur intention, les dégradations constatées sur les dispositifs de sécurité d’une cellule ne peuvent être prises à la légère.

Une nouvelle fois, c’est la vigilance et la réactivité des personnels qui ont permis de détecter la situation avant qu’elle ne puisse aller plus loin.

Le Bureau Local FO Justice demande qu’une vérification approfondie des dispositifs de sécurité des cellules de l’établissement soit effectuée et qu’une réponse ferme soit apportée à ces dégradations.

Le Bureau Local FO Justice félicite l’ensemble de l’équipe de nuit pour son professionnalisme et sa réactivité.

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Prison de Béziers : Nouvel incident grave évité de justesse !

Ce matin, lors du départ en promenade au CD1, les personnels ont une nouvelle fois été confrontés à une situation particulièrement tendue qui aurait pu prendre une tournure bien plus grave.

Alors qu’un agent se rendait au niveau d’une cellule, à l’ouverture de la porte, il a constaté qu’un premier détenu se dirigeait vers lui avec une chaussette contenant manifestement un objet lourd. Face à cette situation, le collègue a immédiatement refermé la porte de la cellule et a demandé au second détenu de regagner la sienne.

C’est à ce moment-là que le second détenu est intervenu et a tenté de s’emparer des clés du collègue.

L’agent a dû réagir immédiatement afin de conserver le contrôle de ses clés et de la situation. Il a finalement réussi à maîtriser le détenu, avant que celui-ci ne soit conduit au quartier disciplinaire.

Une nouvelle fois, c’est grâce à la vigilance, à la réactivité et au sang-froid des personnels que la situation a pu être maîtrisée sans conséquence plus grave.

FO Justice CP Béziers tient à féliciter les collègues pour leur professionnalisme. Cet incident démontre une nouvelle fois que, derrière chaque mouvement de détention, les agents peuvent être confrontés en quelques secondes à une situation présentant un risque réel pour leur sécurité.

Qu’un détenu se déplace avec un objet lourd dissimulé dans une chaussette et qu’un autre tente, dans le même temps, de s’emparer des clés d’un agent n’est pas un simple incident du quotidien.

Ce sont des faits qui doivent interpeller et qui nécessitent une réponse à la hauteur de la situation.

FO Justice CP Béziers demande que toutes les suites disciplinaires nécessaires soient données et demande qu’une enquête soit également menée afin de déterminer les intentions de ces deux protagonistes de façon à ce que la dangerosité de ces comportements soit pleinement prise en compte.

Les personnels ne doivent pas avoir à attendre qu’un incident se transforme en agression grave pour que les risques auxquels ils sont confrontés soient enfin considérés à leur juste niveau.

FO Justice CP Béziers apporte tout son soutien aux collègues impliqués et continuera de se battre pour que leur sécurité soit une priorité.

La vigilance des agents ne peut pas être le seul rempart à la violence en détention.

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