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Prison de Tarbes : Le seigneur de l’anneau

Voilà plusieurs semaines que le détenu SAURON (nous le nommons comme tel pour rester dans le thème) est écroué à la Maison d’Arrêt de TARBES.

Plusieurs semaines qu’il se balade avec une chevalière digne d’un poing américain, FO JUSTICE MA TARBES vous laisse apprécier.

La question que nous nous posons est : Qu’attendons-nous ? Qu’un collègue soit balafré ? Un détenu ?

Qu’en est-il de la réglementation sur les objets de valeur puisque le détenu se vante que sa valeur est de 5000 euros ?

FO JUSTICE MA TARBES demande qu’une décision soit prise dans les plus brefs délais.

Dans le cas où un collègue serait blessé vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas au courant !!!

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Prison de Toulon-la-Farlède : Agression prévisible !

C e vendredi 13 février, le Surveillant en charge de la buanderie terminait sa distribution des kits au 2ème étage du CD.

Un détenu mécontent est alors arrivé dans le dos de l’Agent et lui a assené un violent coup de poing dans le visage qui le mit un instant K.O !

Tombé au sol, l’Agent a pu activer son alarme A.P.I grâce à l’intervention des 3 auxis qui tentaient de maitriser le forcené jusqu’à l’arrivée des renforts sur le secteur.

CETTE AGRESSION EST INTOLERABLE, INACCEPTABLE … MAIS TELLEMENT PREVISIBLE !!

FO JUSTICE ne se contentera pas de seulement dénoncer une énième agression ! !

Ce détenu était connu pour être une “bombe à retardement” comme tant d’autres en détention !

Cette nouvelle agression n’est pas une surprise pour les Personnels qui ont maintes fois été menacés, insultés par ce détenu habitué des Commissions de Disciplines !

En décembre dernier, parce-qu’il ne pouvait voir rapidement le Chef du bâtiment, il avait menacé le Pic du C.D via l’interphonie en hurlant : ” Par All…, je vais vous mettre des coups de couteaux !”.

En aout 2025, l’Agent du PIC lui demande sa carte de circulation et déclenchait sa violence verbale coutumière : “Ferme ta gueule, vous me cassez les couilles !”.

On vous passe les nombreux C.R.I pour les ramassages et la dissimulation des colis projetés en cour de promenade du C.D !

En 2023, pour un refus d’aller en promenade avec un paquet de gâteaux, il dira à l’Agent :

“Nique ta mère, nique tes morts!”

Une autre fois, se plaignant que l’Agent d’étage ne vienne lui donner du feu, il insultera l’Agent du Pic C.D : “Je vais tous vous niquer bande de fils de pute, je vais vous saigner, allez niquer vos morts, vos mères… Nique la Justice bande de fils de putes !”.

En 2022, un Agent refusait de lui passer du tabac : ” Fils de pute, la con de tes morts, je vais te monter en l’air !”.

Pour exiger d’avoir un rapide r.d.v avec le chef de bâtiment, il refusera de sortir de promenade :

“Le fils de pute de Chef me laisse en galère, qu’il aille niquer sa mère !”.

FO JUSTICE DEMANDE UNE SANCTION PENALE EXEMPLAIRE ET SON TRANSFERT RAPIDE SITÔT SA LOURDE SANCTION DISCIPLINAIRE TERMINEE !

FO JUSTICE DENONCE LA BANALISATION DES C.R.I POUR DES VIOLENCES VERBALES QUI MENENT SOUVENT AUX AGRESSIONS PHYSIQUES DES PERSONNELS !

Sanctionné a de multiples reprises et depuis des années a des peines de Q.D ou à des périodes de”confinement en cellule” (souvent assorties de sursis ?) , ce détenu semble persister à vouloir menacer les Personnels et aujourd’hui à les agresser !

Cette clémence face à ces violences sont irresponsables et criminelles, même si elles semblent justifier que le manque de personnel en détention ne soit pas si grave que ça !

LA “COUVERTURE DES POSTES” DOIT RESTER UNE PRIORITE SECURITAIRE ABSOLUE!

FO JUSTICE lit chaque jour les C.R.I des Agents et les décisions prises en C.D.D !

Certain(e)s devraient s’y mettre pour voir enfin la réalité en face avant de parler de Sécurité e t d’effectifs !

“ZERO PORTABLE EN PRISON” C’EST BIEN … MAIS “ZERO TOLERANCE FACE AUX VIOLENCES” C’EST MIEUX ET BEAUCOUP PLUS URGENT !!

SOUTIEN A NOTRE COLLEGUE VICTIME DE CETTE LACHE AGRESSION

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Compte-rendu Comité Social d’Administration Interrégional PACA-Corse : Jeudi 12 février 2026

Jeudi 12 février 2026, le Comité Social d’Administration Interrégional (CSAI) s’est tenu dans un contexte particulièrement lourd.

FO Justice PACA-Corse a ouvert cette instance en exprimant son émotion et son soutien indéfectible aux collègues grièvement blessés à l’arme blanche au sein du Centre pénitentiaire (CP) d’Aix-Luynes et du Centre de détention (CD) de Salon-de-Provence.

FO Justice PACA-Corse soutient l’ensemble des personnels qui exercent leurs missions dans des conditions difficiles et particulières.

Ces agressions, aux conséquences dramatiques, auraient pu coûter la vie à nos collègues sans le sang-froid, le courage et le professionnalisme des agents intervenus. Grâce à eux, le pire été évité. Les personnels ont maîtrisé l’auteur d’une tentative d’homicide et ont immédiatement porté secours aux agents blessés. Les reconnaissances accordées par le ministre de la Justice sont légitimes et indispensables.

Le Directeur Interrégional Adjoint (DIA) a affirmé que ces violences ont été prises très au sérieux, il a rappelé que « les bombes incapacitantes et les PIE constituent une avancée concrète pour la protection des personnels. »

FO Justice PACA-Corse rappelle que ces équipements de défense sont le fruit d’un combat syndical porté seulement par FO Justice pour doter les agents des moyens nécessaires face à une violence devenue structurelle en détention.

L’administration reconnaît par ailleurs des insuffisances dans le suivi des procédures disciplinaires et un rappel sera adressé aux chefs d’établissement.

I – QUARTIER DE LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ ORGANISÉE (QLCO)

L’ouverture du QLCO est envisagée courant 2026. Si le volets bâtimentaires et sécuritaires progressent, des incertitudes persistent sur le plan des ressources humaines.

FO Justice PACA-Corse restera attentif à ce que cette montée en charge ne se fasse pas au détriment des équipes déjà sous tension.

II – RESSOURCES HUMAINES : DES BESOINS TOUJOURS AUSSI PRESSANTS

La Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires (DISP) de Marseille indique déployer des efforts pour obtenir des effectifs supplémentaires. Les besoins doivent être objectivés avec précision. À ce stade, aucun emploi supplémentaire n’a été budgété pour cette année et aucun organigramme actualisé n’est arrêté.

Pour FO Justice PACA-Corse le déficit en personnels sur la DISP demeure une réalité quotidienne pour les établissements.

III – PROFESSIONNALISATION DES FILIÈRES ET MOYENS OPÉRATIONNELS

Une volonté de professionnalisation des filières est affichée. FO Justice PACA-Corse soutient la nécessaire mise à niveau des équipements des Équipes Locales de Sécurité Pénitentiaire (ELSP). La sécurisation des missions passe par des moyens adaptés et harmonisés.

IV – PLAN DE LUTTE CONTRE L’ABSENTÉISME : VIGILANCE ABSOLUE

L’administration a présenté un plan de lutte contre l’absentéisme, présenté comme une « boîte à outils » et une priorité de fonctionnement des services. La DISP de Marseille met en avant l’exemple de la DISP de Paris, qui aurait constaté une baisse significative depuis 2021.

FO Justice PACA-Corse a alerté sur les risques de dérives d’un tel dispositif s’il est utilisé de manière subjective ou inéquitable par certains chefs d’établissement. Un plan qui privilégierait une logique de contrôle et de pression plutôt que l’accompagnement, la reconnaissance et la valorisation des agents, notamment par l’octroi d’autorisations d’absence exceptionnelles, ne peut être acceptésans garanties d’objectivité et d’équité. L’administration a décidé de ne pas soumettre ce plan au vote, considérant qu’il s’agit d’une directive nationale.

FO Justice PACA-Corse, attaché à la protection des personnels, rappelle qu’une politique RH efficace repose d’abord sur la confiance, l’écoute, la reconnaissance, et non sur la seule logique de maîtrise.

V – RÉPARTITION DES POSTES D’OFFICIERS 2026

L’enveloppe 2026 suite à l’arbitrage interrégional, prévoit :

6 postes pour combler des vacances (2 pour le CP d’Aix-Luynes, 2 pour le CP de Borgo, 1 pour la Maison d’Arrêt de Nice, 1 pour le CP d’Avignon-Le Pontet)

3 postes pour le CD du Comtat Venaissin

1 emploi réservé pour le CP de Marseille

VI. QUESTIONS DIVERSES FO JUSTICE PACA-CORSE

LA BOMBE LACRYMOGÈNE AU GEL

Question : L’état des lieux sur le déploiement des bombes incapacitantes pour l’ensemble des personnels de surveillance.

Réponse : L’administration confirme le déploiement, pour les officiers et les gradés, dans le cadre fixé par le décret du 8 octobre 2021. Sur le terrain, elle reconnaît cependant deux freins majeurs, l’approvisionnement et le stockage sur certains établissements.

FO Justice PACA-Corse considère que ces obstacles ne peuvent pas devenir une excuse à des dotations incomplètes ou retardées, dès lors que l’équipement est acté, l’administration doit sécuriser la chaîne logistique et prévoir des solutions de stockage adaptées, établissement par établissement, avec des consignes claires.

LA PROTECTION DES AGENTS NE SE GÈRE PAS « QUAND ÇA ARRANGE L’ADMINISTRATION », ELLE SE GARANTIT !!!

LES ÉQUIPES LOCALES DE SÉCURITÉ PÉNITENTIAIRE

Question : Point sur l’harmonisation des pratiques professionnelles pour les agents ELSP à savoir la conservation de leur matériel de dotation lors de missions de sécurités intérieures.

Réponse : L’officier de l’Autorité de Régulation et de Programmation des Extractions Judiciaires (ARPEJ) s’engage à réaliser un « état des lieux », au motif qu’il n’y aurait pas eu de remontées d’établissements.

FO Justice PACA-Corse rappelle qu’une absence de remontée ne signifie pas une absence de difficulté. Les pratiques hétérogènes existent. L’harmonisation ne doit pas reposer sur des bricolages locaux.

LES RESSOURCES HUMAINES

Question : Le nombre de personnels sur la DISP est déficitaire. Quels sont précisément les besoins chiffrés en personnels remontés à la DAP ?

Réponse : Un travail est en cours pour objectiver les besoins en illustrant avec des exemples et des chiffres. Aucun emploi supplémentaire n’a été budgété pour cette année.

L’administration annonce un « travail en cours » pour objectiver, mais les agents, eux, subissent déjà le déficit au quotidien. FO Justice PACA-Corse souligne que « l’objectivation » ne peut pas servir à gagner du temps, il faut un calendrier, une méthode, et des chiffrages opposables. Sans cela, le risque est connu, on acte le sous-effectif, on normalise la surcharge, et on fragilise la sécurité.

LES SERVICES PÉNITENTIAIRES D’INSERTION ET DE PROBATION (SPIP) EN MILIEU OUVERT

Question : Quel est l’état précis des effectifs en SPIP milieu ouvert et fermé sur la DISP ?

Réponse : Le taux de couverture des SPIP en 2025 est de 86,3%. En décembre 2022 les effectifs de CPIP étaient de 338 contre 404 en décembre 2025 pour un effectif de référence de 405 soit une hausse de 19%.

Question : Des renforts sont-ils prévus face à l’augmentation constante des mesures judiciaires et de la charge de travail des CPIP ?

Réponse : En miroir à la question des effectifs en SPIP se pose la question du nombre de mesures suivies par les SPIP en MO. 01/01/2026, 19 441 personnes sont suivies par les SPIP sur le ressort de la DISP, pour un total de 23 546 mesures. A cette même date, 9751 personnes sont suivies en milieu fermé, soit un total de 29 192 personnes. La dernière actualisation de l’OR se base sur les effectifs de 2023 et comptabilisent 25 719 personnes. L’écart important entre les chiffres pris en compte et les chiffres réels des suivis s’explique par les règles de comptabilisation de l’infocentre APPI, qui n’inclut par exemple pas les avis de convocation à comparaitre (mesures prises en charge par les SPIP alors que le SAP n’est pas lui-même en charge de la mesure).

Les OR se basent donc sur un chiffre sous-estimé de personnes suivies. Cette difficulté a donné lieu à la mise en place d’un GT national, associant les OS et plusieurs DISP (dont Marseille). Pour objectiver cet écart, une étude va être lancée sur plusieurs sites candidats, afin de comptabiliser à un instant « T » le nombre exact de personnes suivies, et de le comparer aux données de l’infocentre APPI, avec pour objectif de pouvoir déterminer une méthode de comptabilisation au plus juste.

La DISP de Marseille est particulièrement impliquée dans cette étude car les SPIP 06 et 13 se sont portés candidats et effectueront ce relevé dans les prochains mois.

Les chiffres communiqués confirment une progression des effectifs, mais aussi une charge de travail plus forte que ce que retiennent les outils de référence. FO Justice PACA-Corse insiste sur un point, si les règles de comptabilisation sous-estiment l’activité réelle, alors les besoins sont mécaniquement minorés, et les renforts deviennent insuffisants par construction.

L’étude annoncée doit aboutir rapidement à une méthode de calcul « au plus juste », sinon c’est le terrain qui paie avec une surcharge, de l’épuisement, et des risques psychosociaux. FO Justice PACA-Corse restera particulièrement attentif à ce que cette objectivation se traduise ensuite en moyens concrets et non en simple constat.

ACHAT DE VÉHICULES

Question : Point sur l’achat de véhicules en cours et à venir notamment pour les ESP

Réponse : Les achats de véhicules neufs ne sont pas autorisés par la DGAP. C’est moins compliqué sur le parc de véhicule d’occasion. 1 véhicule est en cours d’acquisition à l’AGRASC, les objectifs :

> 1 véhicule de transport pour troupe pour l’ERIS de Marseille

> 1 véhicule pour les PREJ par suite d’une saisie.

> 1 véhicule pour le CD du Comtat Venaissin.

FO Justice PACA-Corse alerte sur l’absence de stratégie et de crédits identifiés qui crée une gestion au fil de l’eau, inadaptée à des missions de sécurité. Les « objectifs » annoncés (ERIS, PREJ, CD du Comtat Venaissin) doivent être sécurisés par une trajectoire budgétaire, des délais, et des critères clairs.

LES MISSIONS NE PEUVENT PAS DÉPENDRE D’OPPORTUNITÉS PONCTUELLES.

TRAVAUX DE SÉCURISATION

Question : Point sur l’avancée des travaux de sécurisation et des chantiers de construction et d’aménagements retenus pour 2026 sur les établissements.

Réponse : Les travaux de sécurisation se poursuivent sur les établissements du CP Aix-Luynes, du CD de Tarascon, du CP de Toulon-La Farlède, du CP d’Avignon-Le Pontet, du CP de Marseille et de l’EPM de Marseille. S’agissant des travaux de plus grande envergure, le budget programmé de 15 millions d’euros n’a pas reçu l’aval de la DAP concernant les priorisations proposées par la DI.

FO Justice PACA-Corse relève un décalage classique, on affiche des montants, mais le terrain attend des arbitrages concrets et une programmation lisible. Sans priorisation, les établissements restent dans l’incertitude, avec des risques directs sur la sécurité des personnels (accès, clôtures, dispositifs anti-projections, sécurisation des mouvements, etc.).

IL FAUT UNE TRANSPARENCE SUR LES CRITÈRES ET UN CALENDRIER DE DECISION.

CP MARSEILLE – BAUMETTES 3

Questions : Qu’en est-il de la demande faite au CSA I du 12/11/25 de remettre les clés, Icom, au PCD pour les structures B2, et garder uniquement les clés des structures B3 au PCH ? Ceci éviterait l’engorgement du PCH le matin et le soir et les retards de prise de service.

Réponse : La direction locale ne souhaite pas revenir sur le dispositif en place qui est réglementaire. B3 est en rodage et la DI se veut prudente compte tenu de la pression générée par cette ouverture. DSD propose de se déplacer et de vérifier le circuit sur place et les difficultés dénoncées.

FO Justice PACA-Corse note toutefois qu’une organisation peut être réglementaire tout en étant dysfonctionnelle dans l’exploitation quotidienne. L’engorgement du PCH et les retards de prise de service ne sont pas une fatalité, ce sont des problèmes opérationnels qui impactent la sécurité et les conditions de travail. FO Justice PACA-Corse sera attentif à ce que cette vérification ne se limite pas à un passage formel de DSD, mais conduise à des décisions rapides et opérationnelles.

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Prison de Fleury-Mérogis : MAF, Cupidon a pris un congé sans solde ?

Force Ouvrière Justice tient à mettre en lumière le professionnalisme exemplaire des surveillantes à la suite des incidents survenus le dimanche 15 février 2026 au sein de la MAF.

À la MAF, visiblement, Cupidon a pris un congé sans solde…….

Mais certains ont décidé de remplacer les flèches d’amour par des démonstrations de tension bien réelles.

Ce dimanche, nos collègues ont une nouvelle fois dû faire face à ce que l’on pourrait appeler… une activité disciplinaire débordante.

Refus de consignes, provocations, agitation, dégradations, porte de cellule cassée, morsures d’agents… bref, un cocktail explosif qui n’a rien d’un menu de Saint-Valentin.

Pendant que certains confondent règlement intérieur et suggestion facultative, les surveillantes sont au front pour :

• Tenir la ligne,

• Protéger les personnels,

• Rétablir l’ordre,

• Garder leur sang-froid (même quand la température ambiante monte dangereusement).

Force Ouvrière Justice rappelle la réalité du terrain. Le professionnalisme, la maîtrise et le courage des agents restent indéniable.

Les crises théâtrales et la gestion des états d’âme ne sauraient être le quotidien des personnels.

Force Ouvrière Justice le rappelle clairement :

• Le professionnalisme des agents doit être reconnu officiellement et concrètement.

• Le soutien hiérarchique ne doit jamais être optionnel.

• Les actes graves doivent entraîner des réponses à la hauteur.

• Les personnels doivent disposer des moyens nécessaires pour travailler en sécurité.

Nos collègues ne demandent ni médailles en chocolat, ni promesses parfumées à l’eau de rose.

Ils demandent simplement ce qui leur est dû : respect, protection et considération.

Force Ouvrière Justice restera, comme toujours, aux côtés de celles et ceux qui tiennent le service debout pendant que d’autres testent ses limites.

Parce qu’en détention, l’ordre ne se décrète pas…

Il se maintient. Chaque jour. Par des professionnels engagés.

FO JUSTICE PRÉSENTS, VIGILANTS, DÉTERMINÉS.

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Prison de Bois-d’Arcy : Quand on tente de discréditer FO ! C’est que la vérité dérange ! FO Justice, ni soumis, ni bâillonné

PERSONNELS DE BOIS-D’ARCY,

La réponse qui nous a été adressée par la direction, suite au tract FO JUSTICE dénonçant les conditions de l’intervention ELSP pour suspicion d’arme, appelle de notre part des clarifications… non pas pour alimenter une polémique stérile, mais pour réaffirmer notre ligne : celle de la défense exclusive des personnels.

Car au-delà des justifications a posteriori, des analyses psychologiques du profil du détenu ou des tentatives de minimisation du risque, une réalité demeure :

les camarades, eux, ont été engagés dans une intervention potentiellement létale avec des moyens inadaptés.

Et cela, aucune réécriture du scénario ne pourra l’effacer.

UN PRINCIPE INTANGIBLE :

LA SÉCURITÉ NE SE RÉÉCRIT PAS APRÈS COUP

Expliquer, après l’intervention, que le détenu était fragile, âgé, malade ou en souffrance personnelle ne change rien à la doctrine opérationnelle.

Lorsqu’il est question d’une suspicion d’arme à feu, il n’existe pas de sécurité “interprétative” ou “à géométrie variable”.

Soit le doute existe et les moyens doivent être à la hauteur.

Soit il est inexistant et l’engagement de forces spécialisées devient incohérent.

Mais on ne peut pas, dans le même temps :

Minimiser le danger,

Et déployer un dispositif lourd incluant ELSP, fouilles, cyno.

Cette contradiction interroge. Légitimement.

LE RESSENTI DES COLLEGUES N’EST

NI UNE INVENTION,

NI UNE MANIPULATION

Contrairement à ce qui a pu être sous-entendu, notre rôle n’est pas de “jouer avec les peurs”.

Notre rôle est de remonter le terrain.

Quand des collègues expriment un malaise, un sentiment d’exposition ou d’isolement dans une intervention sensible, il ne s’agit pas d’un récit biaisé, mais d’un vécu professionnel qu’aucune analyse administrative ne peut balayer d’un revers de main.

Un syndicat responsable écoute.

Un syndicat libre relaie.

Un syndicat digne défend.

FO JUSTICE : LIBRE, INDÉPENDANT… ET DÉTERMINÉ

Nous souhaitons être parfaitement clairs auprès de vous, personnels.

FO Justice combattra avec détermination toutes les formes d’intimidation, d’où qu’elles viennent.

Nous ne céderons jamais aux sirènes de la manipulation, de la pression ou de la disqualification.

Nous resterons, contre vents et marées, aux côtés des personnels pour défendre :

Vos conditions de travail,

Votre sécurité opérationnelle,

Et vos conditions de vie professionnelle.

Que cela déplaise ou non, FO Justice ne sera jamais bâillonné.

Notre organisation restera libre dans son expression syndicale, indépendante dans son analyse, et inflexible lorsque la protection des collègues est en jeu.

TENTATIVE DE DISCRÉDIT

UNE MANŒUVRE RÉVÉLATRICE

Enfin, nous ne sommes pas dupes.

À la lecture de cette réponse, chacun aura compris qu’au-delà des éléments de fond, l’objectif semble surtout être de tenter de discréditer notre organisation syndicale, en remettant en cause notre légitimité à relayer la parole des personnels.

Procédé classique : déplacer le débat de la sécurité des personnels vers l’intention du syndicat.

Mais cette tentative ne trompe personne.

S’attaquer au messager ne fera jamais disparaître le message.

FO Justice ne se laissera ni intimider, ni délégitimer. Notre seule ligne de conduite restera la même : porter la voix des personnels, sans filtre et sans concession, chaque fois que leur sécurité ou leur dignité professionnelle seront en jeu.

UN SYNDICAT N’EST PAS ANTI-DIRECTION…

MAIS IL N’EST PAS À SA BOTTE

Nous le rappelons sans détour :

Un syndicat n’a pas vocation à s’opposer systématiquement à une direction.

Mais il n’a certainement pas vocation non plus à s’y soumettre.

Notre boussole n’est ni institutionnelle, ni politique.

Elle est humaine !

Lorsque des décisions exposent les personnels, nous parlons.

Lorsque des lignes rouges sont franchies, nous dénonçons.

Et lorsque l’on tente de discréditer la parole syndicale… nous réaffirmons notre légitimité.

FO Justice continuera d’assumer son rôle :

Dire ce qui dérange,

Porter ce que certains taisent,

Défendre ceux qui agissent sur le terrain.

Parce que derrière chaque intervention, chaque ordre, chaque doctrine… il y a des collègues.

Et leur sécurité ne se négocie pas.

Bureau Local FO Justice – CP Bois-d’Arcy

FO Résister ! FO Rien Lâcher !!!

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Prison de Riom : En toute impunité !!!

Jeudi 12 février, un détenu de la MAH2 est passé en Commission De Discipline pour la 4ème fois pour des faits rappelés dans notre communiqué du 26 janvier :

Après 7 livraisons par drone, une cellule était fouillée en service de nuit et la pêche fut bonne : 3 téléphones portables, environ 500g de résine de cannabis, de la poudre blanche et 8 grammes d’herbe, et des câbles.

L’intervention du service de nuit et la mise en prévention du co-détenu seront nécessaires.

En 5 procédures disciplinaires, ce détenu condamné plusieurs fois pour trafics de stupéfiants et interdit de territoire français, aura écopé de :

– 50h de TIC

– 35 jours de QD avec sursis

Quelle crédibilité pour le personnel ?!

Ce week-end, il y a eu encore 11 projections de colis coté CD et plus de 140 g de stupéfiants et des téléphones ont encore été saisis.

4 projeteurs ont été interpellés : les surveillants et la police font leur travail, il faut maintenant que la justice condamne fermement !

Le Syndicat local FO JUSTICE demande des moyens efficaces de luttes contre les livraisons par drone et les projections.

Le Syndicat local FO JUSTICE exige de la fermeté en CDD et une transmission au Procureur de la République des faits qui méritent des peines supplémentaires !

Jeudi, un détenu, escorte 3, qui a déjà été incarcéré 15 ans en Maison Centrale et qui est prévenu pour 2 affaires de meurtres sur personnes dépositaires de l’autorité publique a été incarcéré sur notre établissement… Il n’a pas sa place ici !!!

Le Syndicat local FO JUSTICE demande son placement à l’isolement ou son transfert dès que possible !

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CSA – M du 16 février 2026 : Déclaration liminaire

Monsieur le Garde des Sceaux,

Certains CSA ministériels sont véritablement marquants. Celui-ci en fait indéniablement partie.

Pour l’Union FO Justice, le projet de texte relatif à l’exécution des peines, dont l’objectif est d’interdire les matelas au sol et de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour y parvenir, constitue une avancée importante et attendue par les Personnels Pénitentiaires.

D’autant plus que ce dispositif a, de longue date, été porté et défendu par notre seule organisation syndicale.

Avec ce texte, l’administration pénitentiaire assumera désormais un rôle pleinement proactif dans la gestion de la surpopulation carcérale. Les professionnels de l’Insertion et de la Probation y occuperont une place essentielle, afin de garantir qu’à l’avenir le recours aux matelas au sol ne soit plus une fatalité. Cette évolution permettra une amélioration notable des conditions de détention et, par voie de conséquence, des conditions de travail de l’ensemble des Personnels de l’Administration Pénitentiaire.

Il s’agit là d’une véritable reconnaissance des personnels pénitentiaires de l’Insertion et Probation, reconnaissance que vous avez vous-même confortée, Monsieur le Ministre, lors de la clôture des États généraux de l’insertion et de la probation (EGIP), en annonçant une volonté affirmée de faire enfin reconnaître l’aspect régalien de leurs missions, et ainsi de sécuriser leur statut de fonctionnaire, au lieu de céder à la facilité par le recrutement constant de personnel contractuel. Nous saluons également le fait que ces EGIP permettront d’acter les moyens humains nécessaires lors d’un prochain budget.

Monsieur le Garde des Sceaux,

Pour que cette ambition se traduise concrètement, les négociations en cours devront impérativement aboutir à l’obtention de la catégorie A+ pour les Directeurs Pénitentiaires d’Insertion et de Probation, reconnaissance que certaines organisations syndicales leur refusent, préférant se contenter de peu, et à la requalification de la catégorie A- des Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation, en une véritable catégorie A !

En effet, pour l’Union FO Justice l’enjeu est de faire gagner en attractivité la filière Insertion et Probation dans son ensemble.

Il sera également nécessaire de ne plus reléguer tous les personnels en SPIP à une instance de dialogue social de façade, durant laquelle les votes des organisations syndicales dites majoritaires ne le sont que sur le Procès-Verbal. Quelques jours plus tard, tous les points à l’ordre du jour sont systématiquement copiés collés sur celui du seul CSA décisionnaire à savoir celui de la DGAP.

Par ailleurs, afin d’éradiquer durablement la présence des matelas au sol et de positionner l’administration pénitentiaire comme un acteur central de la lutte contre la surpopulation pénale, l’adoption de ce texte nécessitera l’obtention d’une majorité parlementaire. FORCE OUVRIÈRE s’engage pleinement à œuvrer en ce sens, comme nous l’avions fait en amont. Gageons également que le Conseil constitutionnel ne censurera pas tout ou partie de l’article 7.

Dans l’hypothèse contraire, la seule option qui s’offrirait à notre organisation syndicale pour résoudre la problématique des matelas au sol serait le recours à un mouvement social d’envergure car nous ne pourrons plus tolérer une situation aussi inacceptable.

Monsieur le Garde des Sceaux,

Enfin, un souffle de cohérence entre la chancellerie et la Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. L’Union FO Justice salue aujourd’hui une évolution notable dans la gouvernance de la PJJ. Après des années de décalage entre les orientations de la chancellerie et leur mise en œuvre, nous constatons enfin l’émergence d’une doctrine claire, portée par le nouveau Directeur de la PJJ. Cette approche a le mérite de rompre avec les vieux paradigmes et les tabous dogmatiques qui entravaient jusqu’alors l’action publique.

L’Union FO Justice a fait le choix d’accompagner la réforme des UJPE, dès lors qu’une réelle latitude est laissée aux organisations syndicales pour adapter ce dispositif aux spécificités du terrain. Si la dotation de deux ETP supplémentaires en hébergement pour renforcer les axes santé et insertion, ainsi que le renfort des effectifs en milieu ouvert constituent des avancées manifestes, elles ne sauraient occulter la nécessité de revaloriser les corps d’encadrement.

En effet, cette mutation profonde de la PJJ ne peut s’opérer sans une prise en compte de l’accroissement considérable des responsabilités qui pèsent sur les cadres de terrain. Notre organisation syndicale attend désormais des actes concrets tels que l’accès à la catégorie A + pour les Directeurs de service, et une refonte ambitieuse de la grille indiciaire des CADEC.

Pour l’Union FO Justice, la revalorisation statutaire des cadres n’est plus une option mais un corollaire indispensable à la poursuite d’un dialogue social apaisé et constructif.

Monsieur le Garde des Sceaux,

L’Union FO Justice souhaite exprimer sa gratitude envers Madame la Secrétaire générale ainsi qu’à ses équipes pour leur engagement déterminé en faveur de la filière des Psychologues. Nous saluons leur écoute attentive de nos revendications visant à une meilleure reconnaissance de ces professionnels indispensables au bon fonctionnement du ministère de la Justice.

Nous nous félicitons de l’ouverture de groupes de travail qui permettront enfin d’aborder les aspects statutaires et indemnitaires devant impérativement évoluer pour ces personnels. Concernant nos propositions relatives à l’ouverture du concours aux contractuels, FORCE OUVRIÈRE insiste sur la nécessité absolue que cette disposition soit mise en œuvre dès le prochain concours. Un report d’un an ne serait en aucun cas acceptable pour notre organisation syndicale.

Enfin, nous souhaitons conclure cette déclaration liminaire en exprimant notre satisfaction quant aux résultats obtenus par Unité Magistrats Force Ouvrière à la Commission d’avancement.

Il est encourageant de constater l’émergence et la confirmation d’un syndicalisme réformiste et apolitique capable d’obtenir des avancées concrètes, de défendre efficacement les intérêts de l’ensemble des magistrats du ministère et de contribuer à l’amélioration globale du fonctionnement du ministère de la Justice pour tous ses Personnels !

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