Depuis plus d’un an, le détenu D est maintenu à l’isolement et géré équipé ou menotté en raison de sa violence extrême envers les personnels. Depuis son arrivée à Val-de-Reuil, il a agressé physiquement plus d’une douzaine d’agents ! Chaque jour, les personnels subissent insultes, menaces, crachats, exhibitions dans une gestion quotidienne devenue dangereuse et intenable.
Avant son départ en retraite, Madame la directrice avait pris des engagements clairs. Un transfert devait être effectué à la suite de son jugement début janvier …
A ce jour rien à changer, la situation s’aggrave de jours en jours laissant les victimes de ses agressions face à leur agresseur au quotidien, depuis des mois !
Maltraitance au travail, mauvaise blague ou expérimentation de justice restaurative made in VDR ???
Cette situation est inacceptable et la seule réponse entendable pour notre organisation syndicale est le transfert immédiat de cet énergumène !
Monsieur le directeur, vous prenez aujourd’hui vos fonctions au sein de notre établissement. Vous héritez d’une situation qui relève de décisions antérieures mais la responsabilité d’y mettre un terme vous appartient désormais.
FO Justice Val de Reuilattend des actes. Sans réponse concrète et effective dans les quarante-huit heures, notre organisation syndicale prendra toutes ses responsabilités et appellera l’ensemble des agents à se mobiliser.
FO Justice Val de Reuil félicite l’ensemble des agents qui, avec un grand professionnalisme et une grande dignité tiennent et affrontent chaque jour ce détenu qui n’a de cesse de les pousser dans leurs retranchements.
La patience est une force mais elle ne peut suppléer indéfiniment l’absence de décisions.
Comme l’an passé, faute de Loi de finances, nous nous retrouvons en période dite des « services votés ».
Et comme l’an passé, des consignes de la direction du budget et de notre ministère ont été données aux SAR pour limiter ou reporter toute dépense qui serait jugée indispensable à la continuité du service public.
► En conséquence, le paiement…
des jours CET,
de l’indemnité pour les jours de télétravail,
de l’indemnité de vie chère notamment,
…est reporté jusqu’à l’adoption du projet de loi de finances !
Les SAR espèrent au mieux un paiement sur la paie du mois d’avril !
Les collègues qui comptaient dessus pour régler leurs factures ou leurs crédits en retard, notamment les agents contractuels ou les fonctionnaires qui perçoivent les plus petits traitements, n’ont qu’à attendre une fois encore le printemps et devront se serrer la ceinture.
En attendant, le ministère nous propose une nouvelle saison de « l’amour est dans le PRÊT » pour la 2ème année consécutive !
FO Justice a eu le plaisir de venir à votre rencontre dans vos bureaux ce vendredi 30 janvier 2026 sur les sites du tribunal judiciaire de Coutances et de l’annexe de ce dernier.
Nous avons pu venir à la rencontre de collègues greffiers, corps commun, magistrats et attachés de justice et nous vous remercions pour la qualité de nos échanges et votre franchise ainsi que du bel accueil que vous nous avez offert.
La profondeur de nos discussions est le témoin de votre confiance. Ainsi ont été abordés vos revendications, vos aspirations, vos craintes et votre ressenti concernant l’ambiance de travail.
Et il est rapidement apparu que côté greffe le compte n’y est pas !
En effet, l’ensemble des agents du greffe rencontrés nous ont fait part de leur profond mal-être, qu’on peut objectivement et facilement observer par le simple constat des agents qui tiennent sous médicaments, des arrêts maladies qui fleurissent, des burn-out qui se multiplient, des permanences avec la psychologue surchargée, d’une double intervention des services de pompiers voire d’une tentative de suicide sur site !
Qu’attendent les chefs de juridiction pour se saisir de la situation et réagir ?
Un mort comme à Argentan ? Un article 40 du code pénal !
Les échanges avec les agents du greffe sont sans appel sur l’origine de ce mal-être ambiant, déjà constaté aujourd’hui dans de nombreuses juridictions du fait d’une politique du chiffre devant une politique humaine, mais particulièrement exacerbé depuis l’arrivée de la nouvelle directrice de greffe.
Le crédo procédural est le chiffre, mon avancement, ma carrière.
Avant de venir, nous avions déjà été alertés de la situation par plusieurs collègues et nous avions tiqués en voyant certaines notes de service passer, provoquant une saisine de la DSJ de notre part.
Sur place il nous a été rapporté des postures professionnelles de cette directrice de greffe pour le moins problématiques, avec des commentaires désobligeants (« vous ne servez à rien », « vous êtes une erreur de casting »), un ton inapproprié (crier sur les agents pour s’exprimer), des changements d’humeur et d’attitude avec du « chaud-froid » permanent, insécurisant de ce fait les agents qui ne savent plus sur quel pied danser ni à quelle sauce ils vont être mangés, des consignes données au dernier moment, etc..
Nous ne ferons pas ici une liste à la Prévert de l’ensemble de ces comportements que nous jugeons particulièrement inquiétants et que traduisent les sentiments de mal-être et de souffrance de nos collègues du greffe.
► À Madame la directrice de greffe :
– NON ! Vos agents n’ont pas à vous expliquer de quelle manière ils occupent leur congé, ceci est clairement une atteinte à leur vie privée, laquelle ne vous regarde absolument pas !
– NON ! Vous n’avez pas à refuser l’évaluation d’agents sous prétexte qu’ils étaient une partie de l’année en congé maternité ou arrêt maladie, et nous vous rappelons que l’évaluation professionnelle est un droit, la refuser est discriminatoire
– NON ! Vous n’avez pas à vous adresser à vos agents en les rabaissant, les dégradant, les insultants ou les humiliants
– NON ! Les agents du greffe ne sont pas vos écoliers, vous n’êtes plus professeur d’anglais mais directrice de greffe
– NON ! Le fait de crier sur les personnes n’est pas un mode de communication souhaitable ni sain dans une équipe, particulièrement quand on occupe une position hiérarchique
– NON ! Au double discours qui insécurise les agents, avec des consignes sibyllines ou fluctuantes
– NON ! Au fait de ne pas assumer les directions et les décisions prises, ce n’est pas à vos adjoints d’assumer vos décisions et vos choix !
– NON ! Une réunion d’information n’a pas à se tenir sur le temps de pause méridienne mais doit se faire sur le temps de travail !
Au surplus, la présence régulière de ses enfants sur site alors que les stages sont refusés faute de moyens humains suffisants posent question quant à l’équité qui règne dans cette juridiction.
► FO dénonceune posture inadaptée et à la limite de la tyrannie de la directrice de greffe en poste, mettant à mal l’équilibre de travail ainsi que la santé mentale et physique des agents du greffe au sein de la juridiction de Coutances
► FO dénonceune absence de réaction du président du tribunal judiciaire de Coutances, pourtant alerté sur la situation par plusieurs collègues,
► FO rappellele récent Flash Info du Ministère sur la QVCT et les risques psychosociaux
► FO encourage les agents en souffrance à parler et à se saisir de la possibilité de rencontrer la psychologue de la cour d’appel, laquelle effectue un travail indispensable et de grande qualité
► FO invite les agents du greffe à provoquer des écrits afin de se protéger, car « si les paroles s’envolent, les écrits restent »
Madame la directrice de greffe, la prochaine fois que vous voudrez rédiger une note de service, donner des consignes à vos agents ou même faire un entretien avec eux, n’hésitez pas à venir vers nous pour que nous vous expliquions comment faire, car visiblement vous avez dû manquer plusieurs cours à l’ENG.
Les agents n’ont pas à subir vos humeurs ni à pâtir de votre manque de confiance ou votre crise de légitimité !
Nous vous invitons à méditer la formule de Jean Marie Petitclerc (que vous avez due découvrir lors de votre formation à l’ENG) :
« le pouvoir se reçoit, l’autorité se construit, la légitimité se lit dans le regard de celles et ceux dont on porte le souci ».
Et ce qu’on peut lire actuellement dans le regard de vos agents ça n’est certainement pas de la légitimité.
Mais comme vous le dites si bien à vos agents, vous restez dans notre coeur !
Ce matin au CPN, une tentative d’agression a visé une collègue de la MAF. Une détenue à tenter de lui porter deux coups de poing. Fort heureusement, l’incident a pu être maîtrisé grâce au sang-froid, au professionnalisme et à l’engagement des surveillantes présentes ainsi que de l’officier responsable du quartier. Néanmoins, notre collègue reste choquée par la violence de cette tentative d’agression. Et les faits ne s’arrêtent pas là.
Lors de la notification de sa mise en prévention, cette même personne détenue, manifestement déterminée à répondre par la violence, a de nouveau tenté de s’en prendre à l’officier présent. Dans la tentative de la raisonner et de la maîtriser, notre capitaine a été violemment mordu au doigt. La force strictement nécessaire a dû être employée afin de mettre fin à une escalade de violence intolérable.
Pour rappel : Cette personne détenue avait déjà fait l’objet d’une MEP en novembre 2025, après avoir agressé et mordu grièvement une surveillante.
« FO Justice refuse le silence et pose les questions légitimes qui dérangent la direction locale »
– Les surveillantes de la MAF doivent-elles continuer à subir la gestion d’un profil extrêmement violent, au mépris de leur sécurité physique et psychologique ?
– Nos collègues doivent-elles travailler sous la menace permanente d’une « vampire », malgré des sanctions disciplinaires déjà prononcées et des mesures sécuritaires pourtant renforcées ?
FO Justice l’affirme avec force :
La dangerosité de ce profil n’est manifestement pas compatible avec la structure de la MAF du CPN. Continuer ainsi, c’est exposer délibérément les personnels à un risque majeur et augmenter davantageles carences d’effectif.
FO JUSTICE EXIGE SANS DÉLAI :
Des sanctions disciplinaires fermes et exemplaires,
Le transfert de cette personne détenue vers un établissement adapté à son profil,
Le traitement rigoureux des CRI, CRP ou signalements formulés par les agents, restés sans réponses,
Un renfort immédiat de surveillants et d’officiers.
FO Justice apportera son soutien total et sans réserve à l’ensemble des collègues de la MAF exposés à un environnement de travail toujours plus dangereux et dégradé. FO Justice souhaite un prompt rétablissement aux collègues touchés et les accompagnera dans toutes leurs démarches administratives.
Force Ouvrière Justice a été reçue en bilatérale par le chef d’établissement du Centre Pénitentiaire de Fleury-Mérogis, accompagné de son équipe.
Deux sujets étaient inscrits à l’ordre du jour.
1/Projet de création d’un Quartier de Semi-Liberté (QSL)
Le chef d’établissement a présenté un projet de création d’un QSL avec les éléments suivants :
Capacité : 100 places
Localisation : zone située entre la MAH et la MAF
Livraison annoncée : janvier 2027
Effectif prévu : 16 personnels
Force Ouvrière Justice prend acte de ce projet.
Notre organisation sera toutefois extrêmement vigilante quant : à la concrétisation réelle du projet, aux futures conditions de travail, et à la mise en place de véritables concertations syndicales, notamment via un Conseil Social d’Administration spécial.
2 /Réouverture du CD : un projet alarmant et inacceptable
Si le projet de QSL semble relativement cadré, la question de la réouverture du Centre de Détention suscite de vives inquiétudes et a conduit FO Justice à interpeller fermement l’administration.Le chef d’établissement a indiqué qu’une commande de la DAP prévoit un nouveau schéma de fonctionnement du CD :
1er et 2e étages transformés en Maison d’Arrêt (382 détenus).
3e et 4e étages dédiés à deux quartiers CD (206 détenus).
❗ Un schéma totalement inacceptable
Ce projet ferait évoluer l’établissement : d’un CD initialement conçu pour 406 détenus, vers un établissement mixte MA/CD, avec une capacité portée à 588 détenus.
Force Ouvrière Justicedénonce un projet irréaliste, dangereux et irresponsable.
Des risques majeurs clairement identifiés :
Locaux non adaptés à un fonctionnement CD
Cellules exiguës, incompatibles avec un régime de détention CD.
Graves failles sécuritaires :
Circulation interne, gestion des parloirs, organisation des mouvements.
Sécurité des cours de promenade fortement compromise.
Profils de détenus inadaptés au regard : de la vulnérabilité du bâti, de l’absence de miradors.
Force Ouvrière Justice s’oppose fermement à ce nouveau schéma.
Notre organisation est clairement défavorable à toute modification du projet initial de réouverture du CD.
La réouverture du CD doit impérativement se faire selon les modalités prévues à l’origine, pour lesquelles les agents se sont portés volontaires.
Un nouveau coup porté aux personnels !Pour Force Ouvrière Justice, ce projet constitue un nouveau coup de poignard pour les personnels, après : une ouverture médiatisée par l’ancien garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti, suivie d’une fermeture brutale seulement six mois après l’arrivée des premiers détenus.
Effectifs : une ligne rouge non négociable
Nb : La question des effectifs a été abordée sans détour.
Force Ouvrière Justicea été très claire :
Aucune réouverture du CD ne pourra être envisagée sans un renfort massif et conséquent en personnels.
Les besoins sont estimés à environ 140 agents.
Toute autre hypothèse mettrait gravement en danger : les personnels, les personnes détenues, et le fonctionnement global de l’établissement.
Force Ouvrière Justicereste mobilisée
Force Ouvrière Justice demeurera vigilante, déterminée et mobilisée.
La sécurité, les conditions de travail et le respect des personnels ne se négocient pas.
FO Justice souhaite appeler votre attention, de manière formelle et circonstanciée, sur la situation particulièrement dégradée du centre pénitentiaire de Majicavo, telle qu’elle a été constatée lors de la visite effectuée par nos représentants nationaux, du 14 au 17 janvier 2026.
Plus d’un an après le passage du cyclone Chido, force est de constater que de nombreux travaux essentiels de sécurisation et de remise en état n’ont toujours pas été réalisés, en dépit des engagements pris par l’administration. Les filets de protection des cours de promenade demeurent absents, le mur séparant la cour 2 du bâtiment CDH n’a pas été rehaussé, et les SAS de la cour de promenade ne sont toujours pas opérationnels. Par ailleurs, l’établissement ne dispose toujours pas de mess, ce qui constitue un manquement grave aux conditions normales de fonctionnement.
La situation du bâtiment CDH est tout aussi préoccupante: aucune cellule ne dispose d’œilleton, ce qui pose un problème manifeste en matière de sécurité et de surveillance. À cela s’ajoute un état d’insalubrité avancé: réseau de plomberie hors d’usage, chasses d’eau et douches non fonctionnelles, les portes des locaux où se trouvent les gaines techniques sont fortement dégradées, laissant échapper des nuisances olfactives permanentes dans les coursives.
L’établissement, conçu pour une capacité théorique de 278 places, fonctionne en permanence avec un taux d’occupation dépassant régulièrement 240 %, voire 250 %, ( 300 % au CDH et 280 % MAH) rendant toute gestion normale, tant sur le plan sanitaire que sécuritaire, structurellement impossible.
La surpopulation carcérale atteint aujourd’hui des niveaux inédits depuis l’ouverture du site: quatre personnes détenues par cellule en maison d’arrêt, jusqu’à six dans certaines cellules du CDH, et pas moins de 325 matelas au sol. Les conditions de détention qui en résultent portent atteinte à la dignité des personnes et dégradent gravement les conditions de travail des personnels: 90 % des cellules sont dépourvues de réfrigérateurs, 90 % sans cabines téléphoniques, les changements de draps ont été interrompus durant plusieurs mois, les produits d’hygiène sont distribués de manière insuffisante, et la prolifération de nuisibles témoigne d’une dégradation sanitaire préoccupante.
Un an après la mutinerie, il apparaît, de manière objective, qu’aucune réponse structurelle n’a été apportée. Les personnels exercent dans un climat de tension et d’épuisement marqué par la surcharge de travail, l’accroissement des risques psychosociaux, des situations de burn-out et la crainte permanente d’un nouvel incident majeur.
À ces dysfonctionnements matériels et organisationnels s’ajoute une atteinte persistante aux droits des agents mahorais. Plusieurs collègues attendent toujours la reconstitution de leur carrière par la DSPOM, malgré des saisines anciennes et restées sans réponse.
D’autres agents attendent, pour certains depuis plusieurs années, le versement de la prime de sujétion géographique, alors même que les personnels nouvellement affectés en ont bénéficié. Les agents du SPIP, placés dans une situation comparable, ont pu percevoir l’ISG.
Enfin, des heures supplémentaires effectuées aux mois de juin, juillet et août 2024 n’ont toujours pas été réglées à certains agents, en contradiction manifeste avec les obligations de l’administration.
Au regard de l’ensemble de ces éléments, FO Justice demande formellement:
• La mise en œuvre immédiate des travaux de sécurisation et de remise en état du CP Majicavo.
• L’adoption de mesures concrètes et effectives de désengorgement de l’établissement.
• La construction d’un deuxième établissement dans les meilleurs délais.
• Le traitement sans délai des dossiers de reconstitution de carrière.
• Le paiement immédiat de la prime de sujétion géographique et le paiement des heures supplémentaires dues.
• L’octroi de moyens supplémentaires, notamment en matière de logements pour les officiers.
La situation actuelle ne saurait perdurer sans engager gravement la responsabilité de l’administration. En l’absence de mesures rapides et adaptées, les risques humains, sécuritaires et institutionnels ne pourront qu’être aggravés.