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Prison de Ducos : Surpopulation pénale !

Le déficit d’effectifs, conjugué à une surpopulation pénale devenue critique et matérialisée notamment par la présence de matelas au sol, impose aujourd’hui un fonctionnement de l’établissement en mode dégradé.

La prison ne peut plus fonctionner comme en régime normal et doit impérativement s’adapter à cette réalité structurelle.

Les surveillants des unités de vie (UV) assurent les mouvements, les distributions, ainsi que la multiplication des sollicitations interservices, dans un contexte de sous-effectif permanent et de surpopulation massive.

Cette surcharge de travail n’est plus acceptable.

Cette situation ne résulte en aucun cas d’un manque d’engagement ou de professionnalisme des autres services de l’établissement, lesquels sont eux aussi confrontés à une surcharge de travail importante et à des conditions d’exercice dégradées. Les sollicitations adressées aux surveillants des unités de vie s’inscrivent dans un contexte global de sous-effectif et de surpopulation pénale qui impacte l’ensemble des personnels. La responsabilité de cette situation est structurelle et institutionnelle, et ne saurait être reportée sur les agents ni sur les services contraints de s’adapter au quotidien.

Dans l’attente d’un retour à l’équilibre des effectifs, des mesures immédiates doivent être mises en œuvre afin de permettre une réduction drastique des mouvements, lesquels doivent strictement limiter les flux d’entrées et de sorties des cellules, dans l’objectif clair de réduction des risques sécuritaires.

Les mouvements doivent être réorganisés et planifiés strictement en amont par l’ensemble des services sollicitant les surveillants des UV. Ces derniers ne pouvant plus pallier l’improvisation permanente, à l’exception des urgences réelles et avérées.

Concernant l’agent affecté à l’UV 0, la situation d’isolement doit stopper immédiatement. L’exercice des missions repose sur la présence collective, seule à même de garantir la sécurité, la crédibilité de l’encadrement et le respect dû aux agents.

Il est impératif de permettre à l’agent de l’UV 0 d’accéder au bureau du gradé sans avoir à attendre la disponibilité de son collègue de l’UV 1 et 2.

Nul ne peut ignorer l’existence de ce risque structurel, connu et durable sans engager sa responsabilité.

Reconnaissance officielle du risque psychosocial liée à la suroccupation pénale.

Aujourd’hui, les surveillants des UV sont sollicités par l’ensemble des services, en plus d’assurer l’ensemble des mouvements et des tâches récurrentes. Ils se trouvent ainsi en première ligne d’une gestion quotidienne sous tension permanente. Cette sollicitation constante s’accompagne d’une négociation individuelle continue avec les personnes détenues, devenue une source majeure d’épuisement professionnel et de risques accrus pour les personnels. L’objectif de ces mesures n’est en aucun cas le confort mais bien la réduction des risques, la sécurisation de l’établissement et la protection physique et psychologique des surveillants, lesquels ne peuvent plus être la variable d’ajustement d’un système à bout de souffle.

Le syndicat LOCAL Force Ouvrière Justice -Toujours aux côtés des agents, pour la défense de leurs droits.

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Prison de Rennes-Vezin : MA2 – AGRESSION À LA CHAINE !

Ce jeudi 29 janvier 2026, à la Maison d’Arrêt 2 (MA2), deux agressions distinctes ont eu lieu en moins de quinze minutes, visant un officier du bâtiment et un surveillant, de la part de détenus refusant toute forme d’autorité.

10h45 : Un collègue invite le détenu T. à se rendre en salle d’attente plutôt qu’attendre dans le Hall de la MA2 pour un rendez-vous avec sa CPIP. Le détenu indique préférer sortir fumer mais l’agent lui rappelle que ce n’est pas le moment et qu’il doit se rendre en salle d’attente. Le détenu, refusant cette consigne, commence alors à s’énerver et à insulter le surveillant.

Une fois dans la salle concernée, toujours très énervé, il profère de nouvelles insultes à l’encontre du collègue avant de porter un violent coup de pied dans la porte, que l’agent parvient à bloquer de justesse afin de ne pas la recevoir en pleine figure.

Face à cette situation et au comportement agressif du détenu, le surveillant n’a d’autre choix que de maîtriser l’individu dans l’attente des renforts ELSP présents sur le bâtiment. À l’issue, le détenu est placé au Quartier Disciplinaire (QD).

11h00 : À peine le premier incident terminé, l’officier de la MA2 se rend à la cellule 19 du 1er gauche, suite à un signalement du service de nuit pour une bagarre entre détenus.

Alors que le chef annonce à l’un des détenus présent qu’un changement de cellule sera effectué afin d’éviter tout nouvel incident, le second détenu présent, le détenu A., refuse de laisser sortir son codétenu et exige que ce soit lui qui change de cellule. L’officier lui rappelle qu’il a déjà changé de cellule à trois reprises récemment pour des problèmes de cohabitation et qu’il restera donc en place.

Le détenu commence alors à saisir ses affaires, semblant vouloir provoquer une sortie de force. L’officier tente de procéder à la fermeture de la cellule. À ce moment précis, le détenu assène un violent coup de poing en plein visage de l’officier. L’agresseur se jette ensuite au sol, les mains en l’air, dans l’attente de l’arrivée des renforts, qui procèdent à sa maîtrise et à son placement au Quartier Disciplinaire.

Bilan : Le surveillant agressé présente une blessure à la lèvre ainsi qu’une douleur au pouce de la main droite. L’officier, quant à lui, souffre d’un hématome sous l’œil et d’un gros mal de crâne.

Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien à nos deux collègues, victimes de ces individus intolérants à toute forme d’autorité, et les accompagnera dans l’ensemble de leurs démarches administratives et judiciaires.

Le bureau local FO Justice alerte une nouvelle fois sur la surpopulation carcérale, avec le seuil des 1 000 détenus dépassé depuis plusieurs jours sur l’ensemble du CPRV, situation qui ne fait qu’augmenter les tensions et le risque de multiplication de ce type d’incidents.

Le bureau local FO Justice appelle l’ensemble des personnels à un débrayage demain matin à 6h45 devant l’établissement, en soutien à nos collègues agressés, dont un officier unanimement reconnu pour la qualité, et l’ampleur du travail accompli au quotidien.

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PJJ : La Réforme Statutaire des Cadres Éducatifs, C’est Maintenant !

Cher(e)s collègues,

La section FO justice PJJ – CADEC a récemment adressé à l’ensemble des responsables d’unité du territoire un questionnaire visant à évaluer les conditions de travail et à recueillir les difficultés spécifiques liées à cette fonction essentielle au sein de la PJJ. L’objectif étant de rester fidèle aux aspirations de tous.

Vous avez été nombreux, partout en France, à y répondre. Nous tenons à vous remercier chaleureusement pour votre participation et votre confiance.

La lecture attentive et l’analyse de vos retours ont permis d’élaborer un cahier de revendications clair et solide, que nous porterons prochainement auprès du directeur de la

PJJ et du Garde des Sceaux.

Nos revendications prioritaires :

  • Une augmentation significative des salaires, à la hauteur des responsabilités exercées
  • La refonte du règlement d’emploi, devenu inadapté aux réalités du terrain
  • Une transparence totale sur les postes vacants du territoire
  • La fin du profilage, source d’inégalités et d’opacité
  • Des conditions matérielles dignes, cohérentes avec la charge de travail et les missions confiées
  • Des unités à taille humaine, permettant un travail éducatif de qualité et respectueux des jeunes comme des professionnels.

La section FO Justice CADEC PJJ porte à votre connaissance que le Directeur de la PJJ est favorable à la revendication portée par FO Justice PJJ à savoir une réforme statutaire de la filière CADEC.

D’ores et déjà, une demande de bilatérale a été adressée afin qu’une délégation représentative des CADEC puisse défendre les principales revendications. Nous ne manquerons pas de vous tenir informé.

Nous continuerons à défendre vos droits, à porter votre parole et à exiger des conditions de travail qui permettent d’exercer nos missions avec sens, sécurité et reconnaissance.

Ensemble, faisons entendre la voix des cadres éducatifs ! 

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Prison de Roanne : Soirée d’enfer en CPROU !

Ce mercredi 28 janvier, en fin d’après midi, la CPROU du Quartier Arrivant a basculé dans le chaos.

Tout commence au Quartier Isolement : un détenu au profil psychologique instable se retranche dans sa cellule. Conduit au Quartier Disciplinaire, l’individu va alors tenter de se pendre, obligeant son transfert immédiat en cellule de protection d’urgence (CPROU). C’est là que la situation a dégénéré en une crise de démence d’une violence inouïe.

Ce détenu a littéralement arraché le plexiglass de protection du téléviseur, se retrouvant armé d’une barre improvisée. Transformant sa cellule en champ de bataille, il a méthodiquement saccagé les lieux avant de hurler avoir ingéré des vis.

Sans le sang-froid et le professionnalisme exemplaire des collègues du Quartier Disciplinaire/Isolement, appuyés par le renfort indispensable des agents de nuit, l’issue aurait pu être tragique.

Le secteur QI/QD devient un mouroir psychiatrique

Le constat est alarmant et FO Justice Roanne le dénonce avec force :

il y a beaucoup trop de profils “psy” sur ce secteur !

Le Quartier Disciplinaire et le Quartier Isolement ne sont pas des annexes d’hôpitaux psychiatriques.

Pourtant, l’administration continue d’y envoyer des détenus, transformant ces secteurs en poudrières.

  • Les agents ne sont pas des soignants : Nous sommes des personnels de surveillance, pas des infirmiers psychiatriques.
  • Saturation dangereuse : L’accumulation de profils instables sur un même secteur multiplie les risques d’incidents graves et épuise physiquement et nerveusement nos collègues !
  • Matériel défaillant : Comment un plexiglas censé être “sécurisé” peut-il être arraché si facilement et devenir une arme par destination ?
  • Mise en danger : Jusqu’à quand devrons-nous pallier les carences de l’administration avec notre seule intégrité physique ?

FO Justice Roanne EXIGE :

  1. Une expertise immédiate sur la résistance des équipements en CPROU. Nos cellules de protection ne doivent pas être des armureries pour détenus en crise.
  2. Le transfert de ce détenu, qui depuis le début d’après midi voulait mettre le feu et inonder sa cellule.
  3. L’arrêt immédiat de l’affectation de profils psychiatriques au QI. Ces détenus relèvent du soin, pas de l’isolement !
  4. Une reconnaissance officielle pour les agents intervenants qui ont su gérer l’ingérable.

L’administration doit cesser de jouer avec le feu. La sécurité n’est pas une option, c’est un droit !

“Aujourd’hui, c’est une cellule saccagée. Demain, ce sera quel collègue ?”

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UISP FO Grand-Est : PLAN ÉQUITÉ – Favorable mais Vigilants !

FO Justice soutient ce projet, car son rôle est de remettre de la justice dans l’organisation du travail.

Mais sans règles claires et un contrôle réel, il risque de créer l’inverse : Inégalités, passe-droits et décisions au cas par cas.

Nous devons nous appuyer sur des critères précis, et non des termes trop vagues.

Nos points de vigilance :

Reconnaissance = carrière

Les agents « présents et impliqués doivent être reconnus concrètement : inscription au tableau d’avancement et propositions d’évolution quand l’engagement est constant. L’équité ne doit pas se limiter à des intentions.

Équité pour tous, pas de favoritisme

Les critères doivent être objectifs, transparents et identiques pour chaque agent. On refuse toute dérive : clientélisme, traitement différencié ou pression de l’administration sur certains agents.

Rappels : compensation garantie

Quand un agent effectue trois rappels dans le mois, l’administration doit s’assurer qu’il bénéficie réellement de ses repos et compensations. La “nécessité de service” ne doit pas devenir un prétexte pour ne pas accorder ce qui est dû.

Application cadrée et contrôlée

Le dispositif doit être appliqué de façon uniforme, avec un suivi et des corrections rapides en cas d’écart. Sans cadrage, les dérives seront inévitables.

FO Justice est pour ce plan Equité, mais exige des garanties écrites et une mise en œuvre contrôlée.

Trop de dérives existent déjà : ce projet doit protéger les agents,

Et ne pas ajouter de nouvelles injustices.

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