Ce mercredi 28 janvier, en fin d’après midi, la CPROU du Quartier Arrivant a basculé dans le chaos.
Tout commence au Quartier Isolement : un détenu au profil psychologique instable se retranche dans sa cellule. Conduit au Quartier Disciplinaire, l’individu va alors tenter de se pendre, obligeant son transfert immédiat en cellule de protection d’urgence (CPROU). C’est là que la situation a dégénéré en une crise de démence d’une violence inouïe.
Ce détenu a littéralement arraché le plexiglass de protection du téléviseur, se retrouvant armé d’une barre improvisée. Transformant sa cellule en champ de bataille, il a méthodiquement saccagé les lieux avant de hurler avoir ingéré des vis.
Sans le sang-froid et le professionnalisme exemplaire des collègues du Quartier Disciplinaire/Isolement, appuyés par le renfort indispensable des agents de nuit, l’issue aurait pu être tragique.
Le secteur QI/QD devient un mouroir psychiatrique
Le constat est alarmant et FO Justice Roanne le dénonce avec force :
il y a beaucoup trop de profils “psy” sur ce secteur !
Le Quartier Disciplinaire et le Quartier Isolement ne sont pas des annexes d’hôpitaux psychiatriques.
Pourtant, l’administration continue d’y envoyer des détenus, transformant ces secteurs en poudrières.
- Les agents ne sont pas des soignants : Nous sommes des personnels de surveillance, pas des infirmiers psychiatriques.
- Saturation dangereuse : L’accumulation de profils instables sur un même secteur multiplie les risques d’incidents graves et épuise physiquement et nerveusement nos collègues !
- Matériel défaillant : Comment un plexiglas censé être “sécurisé” peut-il être arraché si facilement et devenir une arme par destination ?
- Mise en danger : Jusqu’à quand devrons-nous pallier les carences de l’administration avec notre seule intégrité physique ?
FO Justice Roanne EXIGE :
- Une expertise immédiate sur la résistance des équipements en CPROU. Nos cellules de protection ne doivent pas être des armureries pour détenus en crise.
- Le transfert de ce détenu, qui depuis le début d’après midi voulait mettre le feu et inonder sa cellule.
- L’arrêt immédiat de l’affectation de profils psychiatriques au QI. Ces détenus relèvent du soin, pas de l’isolement !
- Une reconnaissance officielle pour les agents intervenants qui ont su gérer l’ingérable.
L’administration doit cesser de jouer avec le feu. La sécurité n’est pas une option, c’est un droit !
“Aujourd’hui, c’est une cellule saccagée. Demain, ce sera quel collègue ?”
